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Science fiction,
Fantastique
Cosmographies © Patinet Thierri ISBN
2-87782-055-6
109 pages
25 Chants. Recueil de Chants 1989 sous encart COSMOS.
Extrait
Des
pluies d'étoiles...
D'Orion l'Etoile
majeure, je voguai vers l'Astre Souverain, et ma peine, et mon désir
en ma peine, poursuivi des espaces sidéraux de ces maux la Plaie qu'incantent
les Règnes fourbes au-delà des barrières de Parsifal, la
proue de mon navire meurtrie par leurs actes barbares, ces algues de lumière
qui développent des incantations de forge délirante brisant le
métal le plus noble pour n'en faire qu'une charpie de poussière
d'étincelles rougeoyantes,
Et l'Univers en mon cri, cet Univers perdu dans le sourire ravissant d'un feu
féerique qui fut ma vie de réprouvé par les Arcanes de
Sargon, j'en parle dans ce site de cruauté qui me verra périr
au milieu de l'ivoire des armes les plus volontaires dans un fracas éblouissant
de métal, de chair et d'os, sevrage de cette Vie nouvelle me permettant
la renaissance en ce feu majestueux qui ignore l'oubli dans ma mémoire
de passant, visiteur de mondes étranges …
C'était hier dans la noblesse écarlate de l'exil, l'onde Impériale
bannissant mon revenir pour satisfaire l'orgueil insensé des prêtres
idolâtres de Sargon, l'aube voilée dissipant les ténèbres
pour m'offrir par delà les systèmes de l'Azur le fruit d'une galaxie
inconquise, des myriades le nom l'écrit du Verbe en ses racines fières,
la Terre et son exaltation suprême, inconnue des parcours maritimes, des
étraves des cargos au blanc métal comme des nefs diamantaires
des régnants,
Un point sur une carte, île dans l'Océan des Mondes en gestation,
où nul ne viendrait chercher ma perte, un point magique me libérant
de la guerre comme de la fuite, un point mystérieux bleui de signes aventureux,
que mon cœur palpite encore dans l'ardeur du combat qui me sépare d'un
revenir, des lacs diaphanes du satellite argenté le fruit de l'aurore
Solaire en sa grandeur, mon premier pas sur ce rivage ignoré qui allait
donner toute destinée à mon éternité,
Isolant le cœur de mon vaisseau dans les souffles d'une brise ordonnée
d'une mer accueillante, délivré d'armes j'allai ce chemin sans
espoir d'une rencontre nouvelle, et sur ces rives découvrais une ville
comme en rencontre encore sur les Terres isolées des constellations de
Styr dans l'Univers Lambda des confins de la pérennité, une ville
à l'âge mécanique ouvrant ses portiques à de vastes
affluents où s'irisaient des sépales vivants de la Nature Universelle,
J'apprivoisai le langage de ces hôtes qui me contemplaient comme leur
car inconscient des rives fantastiques les séparant de la réalité,
par les jours égrainés de leur volonté m'habituai à
leurs us et coutumes, leurs joies comme leurs peines, puis dans la conscience
du savoir appréhendais leur connaissance du rayonnement de leur sol,
planète d'un système à peine contrôlé qu'ils
délibéraient d'un sort gravitant, ce en quoi jamais je ne les
trompai afin qu'ils ne me révélassent,
J'épuisai ainsi ce qu'ils appelaient des années, puis vint, éblouissante,
la rencontre de mon Eternité, Chrystelle, l'ambre de mon cœur et la caresse
de mes jours, dans l'Amour l'assomption de toute ma volonté comme de
toute ma force, Femme merveilleuse de l'Or nuptial l'incantation de ma Vie,
lors je vivais, lors j'aimai, lors dans une conjonction renaissais, ivre d'une
joie nouvelle à voir après ces cycles éprouvés qui
m'avaient connu combattant,
Mais d'iris en ce feu ne suffit et du désir de connaissance devant l'insistance
de cet Etre Divin je me révélai, me condamnant ainsi à
un dernier départ, demeure de notre Loi qui ne veut de l'Exil aucune
renaissance, me condamnant ainsi à rompre le chant de notre alliance
éponyme, demeure de l'héroïsme qui ne veut souffrance de
l'Etre aimé par l'irréversible, je quittai donc le hâve
de paix de ce Cœur pour affronter ce destin qui me voulait ivre de son chant,
Et l'ambre en ce lieu dans un dernier combat, alors que s'avancent les hordes
guerrières, j'écris ce chant pour t'annoncer mon retour, O Ame
de mon Cœur, car une naissance nouvelle m'attend dans ce Lieu de ton séjour
au-delà du présent qui te sanctifie et qui nous verra libre de
rayonner notre Amour, car de naissance nouvelle serais je lorsque disparu dans
une pluie d'Etoiles de ce combat aux larmes d'Alpha du Cygne …

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