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Ceux qui dansent au rythme de leur propre musique
©
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Ceux qui se nourrissent de viandes…de produits laitiers…de desserts
Ne peuvent t'estimer à ta juste valeur.
Même si la pierre se fendait, tu ne peux pas leur faire ouvrir
Les fenêtres de leur ferme…
Des gens comme toi ne font pas partie de leur centre d'intérêt
Tu n'existes pas…
Dorénavant tu dois savoir
Qu'ils n'ont pas de temps à te consacrer!
Ils ont les yeux fixés toujours vers le haut
Pendant qu'ils s'inclinent
Avec un sourire au dessus de leur double menton
Devant le souverain… le sultan
Crois-tu un seul instant qu'ils te reconnaissent?
Si tu me demandes mon avis à ce sujet
C'est que les bouts de leur ficelle
Sont aux mains d'autrui
Ne te formalise point du fait
Qu'ils se prennent pour des rois!
Avec des espoirs vains
Et des attentes mal placées
N'attends pas d'eux
Qu'ils te considèrent comme un homme…
Même si tu écris des centaines de lettres
Aux hommes des portes fermées
Dans le but de les voir ou de leur parler
Tu ne recevras même pas une seule réponse…
Méfie-toi, sois attentif
Par-dessus tout
Tu leur permettras d'avoir des airs hautains
En se croyant importants
Ils te regarderont avec dédain!
Ils aiment bien se caresser
Le dos les uns des autres…
Il ne reste plus
Qu'à écouter leurs conversations "avec admiration"
A vanter leurs écrits "exagérément"
A récompenser leurs faits "par applaudissement"…
Ne perds pas de temps
Et ne t'occupe pas
En pensant à autres choses.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, 20.06.2007
Traduit du turc par : Yakup YURT ©
Kendileri çalıp, kendileri oyanayanlar
Etliyle… sütlüyle… tatlıyla beslenenler
Bilemezler senin kıymetini.
Taş çatlasa da onlara açtıramazsın
Çiftliklerinin pencerelerini…
İlgi alanlarında senin gibiler yok
Sen yoksun…
Bunu anlamalısın artık
Zaman ayıramazlar sana!
Onların gözleri hep yukarılarda
Bel büküp
Gerdan kırarken
Padişaha... sultana
Seni tanırlar mı hiç?
İşin aslını sorarsan
İplerinin uçları
Başkalarının ellerinde
Onların kendilerini kral zannetmelerine
Sen hiç aldırma!
Boş umutlarla
Yersiz beklentilerle
Seni insan yerine
Koymalarını bekleme...
Kapalı kapıların adamlarına
Yüzlerce mektup yazsan
Görüşmek ya da konuşmak istesen
Tek bir cevap dahi alamazsın...
Aman ha dikkatli ol
Üstüne üstlük
Şımartırsın onları
Kendilerini bir şey zannederek
Tepeden bakarlar sana!
Onlar birbirlerinin sırtlarını
Sıvazlamayı severler…
Sana sadece
Konuştuklarını "imrene imrene" dinlemek
Yazdıklarını "göklere çıkararak" övmek
Yaptıklarını "alkışlarla" ödüllendirmek düşer...
Zaman kaybedip
Başka şeyler düşünerek
Kendini oyalama.
Üzeyir Lokman ÇAYCI
Paris, 20.06.2007
Les enfants
© Louise Ballarin
Les voilà,
ils arrivent, chahutant et bruyants
Sur leurs
vélos au soleil.
Fini le
silence et l’ennui, avec eux c’est la vie.
Aussitôt
là, ils sont déjà partis, derrière le chemin,
Puis
débouchent du coin.
Comme des
cabris, ils vont et viennent, ils sautent de leurs tremplins.
Regarde-moi ! Mamie ! Ils se cabrent sur leurs vélos,
Apres avoir
pris un bel élan, sautent plus loin.
Cheveux au
vent, sourires et cris,
Quelle
belle photographie !
ELLE...© Tuan Le Quang
Elle me fait penser
A un personnage d'une bande dessinée
Que j'ai lue, adolescent
A l'insu de mes chers parents.
C'était une héroïne pleine de beauté
Que son auteur a émancipé
Pour des aventures plutôt osées
A l'intention d'un public avisé.
Ce fut mes meilleurs souvenirs
L'époque des premiers désirs
Les défis aux accents coquins
Qu'on se lançait entre copains.
C'était aussi les frustrations
Les premières déceptions
Qui marquaient plus ou moins
Un adolescent dans le besoin...
Aujourd'hui j'ai retrouvé
Mon héroïne du passé
En la personne d'une petite fée
Assise sagement à côté
Je n'ai qu'une seule envie
Lui offrir un bouquet garni
La serrer dans mes bras
En chuchotant tout bas :
"Pourquoi ces pantalons
Comme un banal garçon ?"
J'aurais bien aimé
Que ma petite préférée
Montre toute sa féminité
Dans de jolies décolletés.
J'aurais aimé beaucoup de choses
Et voir surtout la vie en rose...

...L'enfant du Mal
© Joyeux Noël
Il est le fruit d'un acte qui se doit d'être d'amour
L'innocence aux yeux d'ange et sans aucun atour
Parce qu'il est petit on le pense chétif
Mais sa faiblesse physique dévoile ses tours d'If
Le mal sournoisement l'amour lui a joué
Mais les barbares ne sont pas toujours les vilains
Quand dans la gueule des loups, il se jette soudain
C'est par la bouche du coeur qu'il s'est cru racoler
Les mains brutalement l'ont au fond cajolé
Ces mêmes mains amies pour ça l'avaient grandi
Et tous ses vêtements même pas déchirés
Sauront prouver à tous qu'ils les croyaient amis
Lui qui n'a pas d'ennemi, n'a plus non plus d'amis
Ses créateurs parents lui ont offert l'enfer
Il est à ses débuts mais pour lui c'est fini
Il n'aura sur la langue que le seul goût d'amer
Quand l'innocence est telle, qu'elle te dit aie confiance
Quand tout est si gentil, que tu veux faire confiance
Quand tout ce qu'on te rend c'est juste la souffrance
Alors la vie n'est plus que l'atroce souffrance
Quand même cette souffrance reste ton dernier sens
Que tes parents ne sont rien d'autre que déviance
Tu te croyais leur fruit, ils t'ont mûris trop tôt
Par eux tu as pourris, pour eux t'étais trop beau
Pourquoi vient-on sur terre ? Pour toi c'est évident
Tu es venus ici pour servir tes parents
Leur permettre d'assouvir leurs plus mauvais instincts
Sans eux tu ne serais pas, grâce à eux tu n'es rien
Même si tu n'es rien, pour toi c'est déjà trop
Contre ta volonté tu te sens collabo
Si c'est un viol physique qu'ils t'ont infligé
Moralement es-tu sûr de l'avoir refusé
Même s'ils sont condamnés et derrière les barreaux
Tu seras pour toujours ce jouet leur violé
Même si d'Amour un jour tu te sens être aimé
Tu n'as plus de parents mais rien que des bourreaux

Je sais …
© Patinet Thierri
Je sais de la Vie des
montagnes de silence, et des ennuis qui s’envolent au premier rayon de
soleil, dans l’Amour et sa claire autorité, dans cette diaphane demeure
dont la lisse vertu correspond l’harmonie dans une splendeur dévolue,
et les parterres de soupirs en cet éventail de bonheur s’évaporent pour
ne laisser à leur place que l’incandescent frisson d’un règne sous le
vent où la douceur d’un moment exonde la divinité, toutes faces en
cette préciosité éveillant des âmes la correspondance souveraine de la
beauté et de ses forces, dans une irradiation merveilleuse où le cœur
exulte une passion azuréenne, ô demeure de la tendresse qui ne s’exclue
mais se partage dans un sourire serein dont les aubes perlent des
ramures de douceurs et d’éternité, perles en sérail d’un diadème qu’il
suffit à chacun d’évoquer pour en retrouver dans le dire la gravitation
insouciante et ivre, ivre de la roseraie des enchantements, ivre de la
portée des vagues que les villes en pétales déploient d’oriflammes
souverains, ivre de la féerie des vagues où les corps baignent la
densité exquise de ce devenir qui marche en sépale les orées les plus
tendres comme les aventures les plus nombreuses, mage éloquence du
grand vœu, de voir enfin se laver du soupçon de l’antagonisme tous les
Etres en parchemins qui éclairent de leurs stances les pentes de ces
cimes qui sont notre essor commun, vers ces cieux enchanteurs dont les
volatils chamarrés de couleurs solaires inventent, par courses adulées,
les mille sources colorées, danse dans le vent, danse dans la nue de
l’hospitalière vision où chacun dans ses secrets écrins anime la flamme
de l’existence, la partage et donne au delà de ses prémisses la
splendeur de son chant, dans des arc en ciel de lumière accueillant
toutes larmes afin de les transformer dans un sourire merveilleux
développant ses draperies par toutes latitudes de ce monde, afin de
naître ces rameaux que chacun attend, équilibre harmonieux des mondes
qui ne se rejettent, qui ne se détruisent, mais prospèrent et
construisent, actes divins de l’enfantement des chants qui naîtront une
architectonie où chacun viendra sourire dès son éveil, sans peur du
jour comme du lendemain … © Vincent Thierry

Initiation …
© Patinet Thierri
Essor sans
complainte des jours neufs qui parlent de la raison du sort, nous y
voici dans la demeure qui nous fixe, étrange calvaire dont les
architectures reflètent la noblesse d’un parcours, cheminement des
dorures et glacis des portiques qui s’agencent, s’entremêlent et se
respirent dans des festins d’odeurs monacales dont les turbulences
lamentent le devenir, éclosent la perception et préviennent des coloris
cramoisis dont les larmes cernent l’affût puisatier des colonnades
majestueuses, hors du temps comme de l’Espace, regain d’un songe qui ne
se distrait mais se perpétue, tandis qu’à l’Ouest, gravitant,
l’hyperbole magique de l’aube se tresse, dans les armoiries fidèles
d’une chevalerie magnifiée portant haut les drapeaux du règne et de son
sceptre, par toutes faces, en toutes faces, Glorification de la Voie
qui ne recherche en les dévots les prémisses de ses racines et de ses
pentes, mais bien au contraire attise la saison nouvelle pour en
signifier le pure présent, déité du rêve, contemplation du Chant, dans
le frisson mélodieux des orgues qui s’enchevêtrent indéfiniment, limon
de l’azur sans peine qui ouvre la voie de l’action à sa parure
diaphane, éclairée, mystérieuse en son incarnat, épousant les sols
conquis et les trêves à conquérir, tant sur le feu que sur le fer, tant
sur l’air que par les eaux, dans cette quadrature éloquente dont le
rayon puissant s’harmonise d’une énergie particulière, densité
précieuse parmi toutes les luminosités des espèces qui s’inventent,
écument au large équinoxe la candeur de la solsticiale renommée,
Lumière Mage dont le fruit instaure, en ce lieu et par ce temps, par
delà la frivolité des mesures escarpées, des louanges hâtives, des
consciences apprivoisées, le sens souverain de l’œuvre Démiurgique qui
ne s’attend, mais dans la sérénité, se comprend puis se déploie, vision
immaculée destituant des vagues prononcées les égarements, les
manifestations, les sombres scories, pour enfin révéler au regard la
puissance de l’Eternité, cette Puissance qui ne se love, ne se
mortifie, ne s’égare ni ne se corrompt, cette Puissance baignant,
assidue, la présence immortelle de cette Chevalerie exposée et sublime,
dont le regard franc transcende tout devenir, cohorte énergétique
ranimant dans le cœur du passant l’esprit de sa transcendance et du
développement de cette transcendance, conscience intime d’une
appartenance dépassant les limites de l’apparence, du paraître et de
leurs écumes moirées de songes qui alimentent la destinée des
appariteurs de la pauvreté, ces sérails sans conditions qui manoeuvrent
dans les champs de l’ignorance, combattus et à jamais réduits dans le
cercle propitiatoire de l’errance dont ils sont issus et en lesquels
ils doivent retourner, afin de laisser la Lumière vivre de sa plus
belle harmonie les champs souverains de la Vie, en féeries dans la
nuptialité qui exonde l’intemporalité par delà l’abnégation et ses
adages qui ne sont que cristallisations du désespoir, ce désespoir qui
mute l’espèce, déséquilibre son orientation, l’amène aux précipices de
la matérialité la plus captive, enchaînement que dissous dans un
embrasement le cil de l’élévation de la luminosité dévoilée, arc en
ciel d’une présence fastueuse où l’Humain, libre de ses chaînes, ajouré
de ses contingences, dévoué au devoir du firmament Vivant, prend toute
conscience de sa réalité qui n’est dualité, mais complémentarité de
toutes faces par toutes faces, indice sans soupçon de l’exhaustive
demeure qu’il rejoint, désormais signifié par l’onde car en l’onde
naissance et renaissance de l’immortalité qui le guide, le légifère et
le porte vers ces êtres en sommeils qu’il se doit à son tour d’éveiller
afin d’éclairer ce monde d’une harmonie sans dissonance fractale.

Ecumes du jour de la Vie
© Patinet Thierri
Dans la décence du matin et du jour de la Vie, aux flots
d’azur qui marchent à grands galops les flammes fraîches des sables
mordorés, dans l’espace majestueux des houles et des cimes rejoint des
étoiles passagères à la lumière du sérail qui jaillit, l’Ame de l’orbe
sillonne la vertu et la pluie d’arc en ciel aux grenats des adages
lentement puise en sa source le miel de l’horizon pour d’un safran éployer
sa force aux orfèvreries diamantaires des mystères à propos, limbes des
cycles et sites des pluviosités granitales qui s’abreuvent aux sillons de
la volupté et de ses épanchements, monuments de festives langueurs dans la
communauté des rites qui s’approprient, se perpétuent, et qui, dans
l’immensité d’un cri rejoignent la dimension sacrée de la renaissance et
de ses fruits, danse à mi repos des algues sous la nue, que la déité des
âges signifie, alors qu’un ruisseau d’ambre parfume le dessein fatal de la
pérennité, de ses lagunes portuaires de fauve roseraie aux lianes
épervières qui chantent dans un vol gracieux les stances d’un partage, les
souffles d’un précieux équipage, gréant de nefs altières les préciosités
du Verbe et de ses corraliques effervescences, sans abandon du terme qui
lui même dans sa vêture de printemps d’une parure ourlée de divine essence
lance dans l’azur un vol de circaètes éblouis.

Que le songe de la Vie
© Patinet Thierri
Que le songe de la Vie ne
s’éperde dans des rives incongrues où la menace devient reine, cette
menace délirante qui s’inscrit dans les fastes d’un propos, dans les rires
et dans les actes des puissances qui marchent vers la folie et son
royaume, que ce songe jamais ne s’oublie par le plus humble comme le plus
fort par delà les trêves, les guerres et les outrances du langage qui se
glorifie de sa propre destitution lorsque le sang versé devient la
parabole du bonheur, que jamais ne cessent de penser les uns et les autres
à cette obligation sacrée que nous avons vis à vis de la liberté de vivre,
cette liberté bafouée de plus en plus dans le regard des fauves reptations
qui immolent jusqu’au nom de sa grâce et de sa volonté, pour de faibles
dérisions dont les hospices sont les amalgames monstrueux de scories qui
baignent de leurs tentacules les limbes de ce monde, ces limbes qu’il
convient d’éclairer de la plus vive lumière, cette lumière indivisible qui
marque de son sceau toutes fractales dimensions afin de les élever vers ce
sommet d’azur ou chaque Etre humain reconnu et respecté parle en paix à
chaque Etre Humain, dans une diversité sublime et surtout par delà les
règnes moroses des identités détruites renvoyant à l’œil de tout peintre,
ce tableau glauque où nulle couleur ne transparaît, ou nul désir ne
s’inscrit, latitude de l’abstraction qui ne peut se vouloir maîtresse de
ce Monde dont elle figure la destitution. Ainsi et que chacun veille afin
que ne se produise cette antinomie de la Vie dont chaque vivant ne peut en
servir le destin sous peine d’oublier la vie et de se retrouver réduit à
la plus simple expression des amibes qui peuplent le silence…

A mes amis Américains ! © Patinet Thierri
Réveillez vous de ce rêve déchu qui n’amène chez vos amis, qui ne sont ni
hypocrites ni opportunistes, qu’une grande déception, réveillez vous et
regardez ce Monde dont il n’est question d’asservir le Chant, car rien ni
personne ne sera conquête par la violence de la multiplicité des Identités de
l’Humanité, toujours, elle se révoltera au même titre que chacun d’entre nous
devant l’hégémonie ! Ne croyez un seul instant être les mal aimés de ce
Monde, nous savons ce que nous nous devons mutuellement, nous savons la force
de la Liberté et l’épanchement de ce symbole de fraternité et d’égalité, nous
le savons trop pour avoir souffert de tous les carcans qui ont tenté de
briser sa réalité ! Ce jour n’est ni un jour de gloire, ni un jour de
victoire pour la Démocratie et vous le savez, il respire des conditions qui
asservissent la réalité de la Démocratie et la meurtrissent, car la
Démocratie ne s’impose pas par la violence mais se conquiert, car la
Démocratie n’est pas une vague espérance mais un choix qui se délibère et
s’ordonne, et rien ne sert de vouloir la signifier si le Peuple qui la désire
ne cherche à la révéler par la puissance de sa détermination ! Nous vous
avons fait confiance dans le cadre de la défense de la Liberté, dans cette
bataille, où nous sommes alliés, contre le terrorisme aveugle, nous vous
avons fait confiance comme on fait confiance à un frère, mais aujourd’hui que
devons nous penser de cette guerre tragique qui vient de se dérouler sous nos
yeux que l’on a cherché à atrophier ? Vous mêmes n’êtes pas aveugles, vos
anciens dirigeants, hors quelques personnalités, d’une voix commune ont
circonscrit cette action dans le cadre d’une volition déterminée par des
intérêts privés, intérêts si graves au regard du pouvoir qu’ils entraînent
sur le devenir des pays Occidentaux dont vous pouvez d’ores et déjà couper
l’approvisionnement des ressources énergétiques ! Croyez vous un seul instant
que les Occidentaux vont rester sans rien faire devant cela ? Non, de
nouvelles alliances seront crées et développées avec d’autres pays afin
d’assurer le devenir des Peuples, et tout en respectant les alliances
passées, ces dernières obligatoirement s’estomperont, car telle est la Loi de
la survie. Dès lors de nouveaux blocs se dresseront les uns contre les
autres, et l’histoire de ce vingtième siècle nous reviendra, alors que nous
pensions en avoir terminé de ces contradictions avec la chute du Mur de
Berlin ! Est cela que vous souhaitez ? Est ce ainsi que votre avenir se
dessine ? Deviendrez vous à votre tour soumis à une nouvelle race de ces
dictateurs qui parsèment ce monde et qui au nom de Lois d’exceptions
trahissent le serment du devenir des Peuples, de votre propre Peuple ? Je
n’ai de réponse ce jour, mais je pense intimement que vous répondrez par une
négation à ce devenir, car sans cela à quoi auront servis tant de combats
communs, tant de tristesse et de mélancolie pour nos morts communs, tant et
tant qui ont fait que les Etats Unis et l’Europe étaient faits pour
s’entendre et faire prospérer l’ensemble de l’Humanité ? Rêve qui n’est pas
encore brisé si dans votre conscience brille encore le fait que l’intérêt
général prime sur l’intérêt privé, et qu’au delà se situe le Droit, ce Droit
Universel qui nous est commune mesure et auquel ni les uns ni les autres nous
devons destituer le dessein magistral, car il est le lien par excellence de
toutes relations entre Individus comme entre Identités. Je ne crois pas qu’au
plus profond de vous, vous ayez oublié cette réalité, ainsi je garde cette
espérance de savoir que les liens que nous avons tissé ne sont pas
réductibles à cette histoire présente qui déjà disparaît pour laisser un
sentiment amer à tous ceux qui vous aiment, et j’espère sincèrement que cette
amertume sera symbole d’évanescence dans le devenir qui nous tient lieu de
rencontre.

Des Ames de la nue © Patinet Thierri
Des Ames de la nue, les sortilèges s’enfuient pour laisser place à la beauté des harmonies qui pleuvent leurs mélodies par toutes faces de ce Chant, ici et là, dans l’ambroisie des sens et dans la pluralité exonde des lieux vivaces où l’onde se déploie, magique et majestueuse, surannée et souveraine, pour fortifier ces lendemains à naître, essaimer, construire, renouveler dans l’ardeur la plus précoce des œuvres de la Vie, et l’aube en marche, d’un regard salutaire, sans esquive s’y porte, pour embraser le firmament, ses routes, ses rives, et ses fleuves, dans la cacophonie des cils à midi, dans ces sources qui s’en viennent naturellement aux portiques Solaires dont les empruntes titanesques ruissellent des sèves à Minuit, là ou se tient le vœu, ce vœu qui ne s’exhausse mais se prononce, ce vœu majestueux de voir l’unité jaillir des la densité et de ses forces multipliées, là où se règne l’immortelle grandeur, la déité des souffles et la fragilité des roses, là où le moment s’incarne, se félicite et dans un sommet d’opale légère s’initie à la candeur des mondes qui ne s’ignorent, mais toujours s’évertuent afin de prononcer le seuil de toute délivrance, seuil de la Vie en la Voie et par la Voie partagée qui ne se témoigne de rupture mais dans la profondeur des états se vivifie pour glorifier l’instant messager, cet instant de vivre, cet instant de naître, cet instant de féconder au delà des inféodations et des stériles aventures, au delà des marbres sans nidation, au delà des constellations dont les épures enchantent des lacs amers où parfois se retrouvent, ondes éperdues, les miroirs des regards qui s’épanchent, là, ici, plus loin dans la frénésie des heures qui s’excluent, dans la torpeur des royaumes en oubli, alors que jaillissant des brumes natives se dresse l’horizon, cet horizon qui semble inaccessible et qui pourtant au delà des limites de son appartenance peut se prendre et se conjuguer afin d’efforcer ce temple de la réalité qu’est l’Humain qui se doit de transcendance et non de transhumance, ainsi dans le flux des vagues qui avancent et jamais ne n’estompent …

Ecume Solaire © Patinet Thierri
Des songes d’écumes aux rêves d’oasis lyres de la passion des œuvres aux sens affines de la perception des âmes bien nées, de celles offertes au préau de la mesure des mondes qui n’ignorent ni la réalité ni le destin, dans la Voie sacrale de l’orientation qui définie ses œuvres aux talismaniques vertus de la nue ouvragée, 0euvre en signe dans la fécondité diamantaire des sursauts des terres antiques qui préfigurent les stances du devenir, dans le flux et le reflux des vagues amazones dont les souches fleurissent des ondes bienfaitrices, là, aux lagunes que l’ivoire pleut, ici dans le souffle et par le souffle opérant des circaètes fluviaux aux ramages étincelants d’hivernale grandeur, et plus loin dans l’assomption des orbes qui culminent les principes élémentaires des forces vivantes, de celles qui déterminent, qui alimentent, qui fructifient l’essor et ses sources dans une splendeur magnifiée que les Sages, dans leur livrée de vaillance étonnée, demeurent, immobiles et simples dans la féerie d’un miroir qui explose de mille et mille conjonctions advenant d’efflorescences en efflorescences le jade souverain des enfantements enivrés, libres d’étreintes dans le sursaut des fantasques mesures que déploient les oriflammes, alors que, déjà, sonnent les lourds tambours de bronze l’agencement des armes et la litanie des guerres épervières, émondées des irisations qui flamboient de vives aurores, dans le feu et par le feu, dans ce sol des souches que l’Univers bâti pour éclairer d’une arborescence le tout d’un principe harmonieux, éclair de la pulsion solaire aux marches titanesques que bruissent les Océans ataviques, les Mers radieuses, et ces Iles sur le front d’Ouest dont les accents en mélopées se dressent pour offrir au passant un hymne signifiant, celui d’Etre parmi les Etres et prospérer la nouvelle du renouveau qui ne se signe ni ne se circonscrit mais toujours s’épure afin de révéler aux Univers l’accomplissement et ses devises, fierté des chœurs qui se ramifient à l’infini pour porter nouvelle de son Chant, de haute haleine par le timon des étoiles naguère en respir d’une flamboyance qui naît …

Vers l'Accomplissement © Patinet Thierri
Des cils qui s'ouvrent sur le perfectible, dans la mesure de ce déploiement intense de la génération des œuvres et de leur sens, dans cet éblouissement frontal irradiant la beauté des signes, dans cette force intrépide et sublimée dont les pétales diamantaires du lotus en leur profondeur et leur répond désignent l'Absolu, voici ce qui fut et ce qui sera au delà des apparences, des atermoiements, des rires et des pleurs qui ne sont que les méandres de ce samsa dans lequel nous baignons tous, limpides ou fiers, talentueux ou inféconds, sinuant ou sans desseins, les uns les autres de notre aventure commune en notre aventure individuelle, en sources et ressourcement de la destinée qui nous enjoint, et nous conjoint dans ce rappel des immensités qui bleuissent sur l'horizon, et qu'il faudra, par delà le temps, franchir pour en connaître les hospices, les grandeurs, la nature propitiatoire, afin d'en féconder l'Azur en dans la sérénité la plus humble en acclimater le sort, ce sort de la Vie qui dans ses fractales dimensions nous enseigne, nous appelle et sans désespoir nous rappelle l'intensité de notre avenir dans la perfection de notre devenir, cette perfection qui nous est cause commune et qu'il nous faudra déterminer dans ses assises, dans ses olympes comme dans ses caches les plus secrètes et les plus évertuées, dans ces seuils qui nous assignent à la reconnaissance de toute détermination, afin d'offrir au soleil levant dans la désignation de l'aube le cheminement de la puissance qui nous ouvrira ces portiques intenses des royaumes sous le vent, par delà les sphères du cristal, par delà les mondes visibles, par delà les écumes et les naufrages, voyant la voile du navire de l'humanité s'accomplir au vent serein de la prédestination qui ne songe mais accomplit par delà les écueils et les remparts de l'incertitude, pour dévoiler au voyageur dans une clarté impassible le moment de sa maturité, l'équinoxe des balbutiements et la solsticiale épopée à prendre afin d'éterniser son hymne, hymne conquérant s'il en fut, de plus noble et de plus volontaire dans un assaut impérieux dessinant au delà des cartographies les plus visitées le passage de l'étreinte Humaine par les facettes sans nombres des étoiles qui scintillent et dont les flux sont un appel à la densité de nos existences et de nos chants, insigne de notre devenir que nous ne pouvons feindre d'ignorer, que nous ne pouvons oublier, car dans la Loi de l'Ordre cette gravure s'impose et au delà de toute tergiversation interpelle la conscience de chacun, façonne le respir de tous, qu'une conséquence déploie, l'Universalité des valeurs et de leurs souffles, par toutes faces de ces continents qui nous abritent comme des cocons desquels le jour viendra vivant voir confluer non seulement l'espérance mais l'accomplissement, dans la coordination qui se doit, dans cette maîtrise souveraine qui se cherche dans cet aujourd'hui qui semble se détruire, mais qui au delà de la destruction, soubresaut de l'éternelle confusion, témoigne de la vitalité qu'il convient désormais de transcender afin que l'agressivité, sa face détournée, se transforme en sillon de pure volition, ouvrant ainsi la route à la consécration de toute réalité et de toute potentialité de préhension et de compréhension par chaque Etre en marche de ce Temps, du Temple l'ordonnance de la Sagesse le creuset l'ivoire de certitude rayonnant de son regard la puissance infinie de l'Etre-Humanité en marche vers son accomplissement …

Vent Puissant © Patinet Thierri
Ondes déployées des âmes de la nue portuaire, dans la dimension présente des âmes vagabondes, des frénésies collectives, des jours bigarrés qui se comparent, d'une suavité réciproque se mêlent et s'emmêlent pour mieux se perdre et ne renaître, voilà donc le détail des heures de litanies, et leurs offertoires sur ces pâleurs qui se dessinent, dont les offrandes ne sont que des pulsions couronnées par d'instinctuelles conditions larvaires qui se béatifient, voilà donc le sort commun qui nous attend, ce sort voyeur de l'inconsidérable abnégation, voyant porteur des règnes les plus fous assoiffés de puissance dont les menstrues se congratulent, est ce donc de ce monde dont nous parlons ? un monde où l'assassin est Roi, où le crime est légitimé ? où la justice glorifie l'instinct au détriment de la droiture, de l'exemplarité, de la civilité, creusant avidement les cicatrices des victimes afin de faire des bourreaux les héros de notre siècle ! et nous devrions nous taire, accepter ce dessein, ces outrages que la perversion des temps nous témoigne, rester silencieux devant le viol des enfants, devant l'assassinat des vieillards et des femmes innocentes, non, il est temps que se lève un vent puissant pour balayer les outrages qui profanent notre monde de vivant, un vent porté par le courage et non par la compromission, un vent déferlant sans répit afin de détrôner les scories atrophiées qui avilissent notre monde, un vent puissant et régénérateur rendant à la poussière ce qui appartient à la poussière et à la Vie ce qui appartient à la Vie !

De voiles azurées © Patinet Thierri
De voiles azurées au large d'Eden, la floralie Septentrionale, je fus ce Navire contemplatif, fabuleux en mémoire, ardente flamme soulevant de hauts flots les cristaux pourpres de l'Océan. Mon Nom dans l'Azur et mes Actes sur la Mer immense furent le conte fantastique des naufrages ombrageux qui parlèrent de mon règne. De grands nénuphars ployant des écharpes de soleil et d'autres encore sur des lagunes vierges m'étaient, hier, d'Iles les guides éperdus au Pacifique, si lointain rivage corralique aux anémones de feu dont mon bord chargé dérivait les parfums magiques, souvenir me laissant le visage lambrissé d'embruns et le corps craquant de vagues éblouissantes d'émeraudes. Quelque part, sous ma mâture, glissent encore les splendeurs enivrantes de cet Age salutaire et leurs ombres propices dérivent ma mémoire aux lieux de leurs puissances, grands faits d'armes stigmatisés par mon pavillon en berne, serpent de lumière harcelant mon piètre équipage pour une randonnée de plus fier Capitaine. J'allais un courant d'argent à la montagne d'ivoire délaissée, une pluie de sentiment de la cale au grand mât, mon pont de chairs boisées, rencontre des vents et autres tempêtes, au zénith du jour, colorant d'un ombrage éclairci le soleil déguisé de flots dantesques et chamarrés. De jours en jours, crépuscules diurnes et nocturnes caressant d'eaux salées mes flancs de palissandre, je poursuivais ma course aux vastes mers afin de rencontrer les pavillons moirés qui réveilleraient chez mes hôtes d'Océan le sentiment d'un barbare appétit. Ce réveil venait au son de mes cales légères, hardiment mené aux canons de guerre m'étouffant de brume jaune et blanche, choeurs des plaintes terribles de mes bois fracassés, bien souvent plus de peur que d'étreinte que l'Océan, enivré, réservait pour destin à d'autres vaisseaux fiers dont les coques brisées saluaient, à regret, ma victoire. Querelle que j'aimais à oublier, après ces rites pillards, dans le scintillement majestueux des cieux baignant le silence de la nuit, calme latitude aux noires profondeurs englouties par le halo nocturne du porphyre de quelques nébuleuses cendrées dérivant le fluide des étoiles, nasse lunaire d'Iles abordées aux hymnes primitifs incantant le retour Solaire, qu'iris à l'aube je voyais naître. Il apparaissait aux orbes décimées en franges lumineuses, blafardes et incertaines, cristallisant, monarques, des perles rares et coloriées, puis, évanescence d'une profusion stellaire de nuages violets et noirs dansants le frisson splendide des étoffes cristallines de la mer et de la terre ruisselante d'un vierge abandon, rougeoyant et grandissant, envahissait l'Horizon dans une pluie sporadique de nénuphars lumineux, fortes flammes coulant l'ivresse de la nuit vers d'autres ports, enfin, éclatant mirage sur la brise crépusculaire, cercle de feu flamboyant, il submergeait d'un calice prestigieux toutes faces de l'Univers, embrasement soudain irisant d'une splendeur infinie les lieux vécus, âges, sables d'or des arbres talismans, écrins joyaux des galets ivres de flots, armoiries profanes et claires, eaux sublimes, nectar des ombres écrasées au scintillement allégorique de ses rayons, toutes formes et toutes couleurs fulgurants sa démesure vivante. Lors était un nouveau jour, réveil d'immortel, étape active où je sentais mon corps élever ses vastes voiles claquant au vent le respir d'autres parcours, d'autres univers au chant fragile des Iles éphémères, âmes lavées et pures à conquérir d'ivresse portuaire vers le large floralique, émail des houles et étreinte de la vague, d'autres départs et d'autres conquêtes aux rythmes marins inassouvis. Ainsi, tant de ports et tant d'âges, tant de vertiges et tant de soifs connus je sur l'immensité fabuleuse, joie sans pareille du mirage de la Vie jusqu'au jour fragile de la mer, étape des canots, lieu d'une voie d'eau par la guerre advenue, signe de mon pavillon dans l'écume bouillonnante s'enlisant lentement, noir et jaune des pays d'équipages, dernière bordée de mes bois aux airs solaires avant de reconnaître la profondeur maritime d'éternelle incandescence, cette Terre d'Océan où mes yeux dérivent l'unique perspective d'un grand repos, prairie d'algue miroitante, pluie vagissante des poissons de haute mer, compagnie de chant amer au souvenir de cet oasis si grand ou, Navire fabuleux, j'écumais la gloire ivre des forces Océanes, de voiles azurées le large Eden de la floralie Septentrionale! …

Dans l'Ordre du Chant© Patinet Thierri
Mais voici qu'enseigne, la Nef du Chant se prononce, et dans ses féeries votives d'étreintes les couleurs
son flamboiement distinct irradie la perception et ses souffles de vigueur, il y a là témoignage des antiques
demeures, de celles qui vont et viennent les mémoires sacrées dont les flots adventices conjuguent les
fêtes de l'innocence et de la sagesse dans un essaim de Gloire enfanté, ovation des règnes dans leurs semis de
moisson qu'éclaire la conscience,
Un orbe en jaillit la fertile renommée, et des lianes éphémères en tressent le haume de vaillance à
l'étonnant verbiage, conjonction de la nue dans le zéphyr qui parle ses états, ses romances et ses candides
préhension, toutes faces devisées dont les marches au marbre bleui de la jouvence, lentement et graduellement
viennent des lys oriflammes la source de la beauté de l'Ordre initié, cet Ordre sans lagunes, sans crépuscules,
sans abysses déployés,
Dont le jeu des serments advient la parousie, des villes en miroir, des citadelles aux fronts d'Eden, saphyr de la
nue dont les portiques s'ouvrent sur le Temple du réel aux armoiries limpides et fières, qu'un signe dans
la sphère correspond, mage élan de la gravité des songes et des rêves, mage dans son appartenance et son
souci de pure alchimie, qu'il convient de naître afin d'en affiner la juste raison dans la plainte du jour
qui se surfait et se répond ...

Insigne du Chant qui témoigne
© Patinet Thierri
Dans l'Astre du zéphyr
se tient le lieu de l'éternelle jouvance, ses cristallisations et ses émois, ses candeurs et ses réponds
dont l'iris déploit les oriflammes sacrés, dans le message des signes et dans la beauté des flores
nuptiales qui se prennent et s'éprennent aux roseraies épouses des ferveurs gravitées, de ces stances
colorées de mille déités ou clament en secret les nénuphars de l'Orient et les senteurs de l'Occident,
perles rares et nuitées des adamantes sauvages,
L'Oasis est demeure, lac de désir
et splendeur affine de toute vertu, de toute volition comme de toute fécondation, conjonction des
âmes qui de rives en rives, au dessus des eaux, enchantent le destin et ses prairiales candeurs,
ses sources amazones dont les langueurs dressent dans la détresse des nuits perfides de vastes
renommées par les fronts d'or dissipés, instant du Chant ou rejointe l'immortalité incante son
souvenir voyageur pour épuiser les câles des navires aux flancs doux et purs,
Racines du ferment d'ivoire, d'histoire
et de croisière dont les limons fertiles transcendent le lendemain, cette parole sage et mage dont les
parfums d'épures livrent au néant le parchemin de leurs essences moirées de chimères et de jades, âges
encore qui dérivent dans la nudité parfaite de l'éclair souriant le baume de la délicatesse et l'emprunte
désirée de la pluviosité majestueuse qui unifie la conscience des êtres par son champ de pure allégorie
et de vive harmonie ...

Veilleur de Mondes
© Patinet Thierri
Et de nuit diaphane,
et de songe éternel, et sans regret des larmes et des espérances qui s'en viennent,
dans le Chant et pour le Chant, voilure extrême des paysages Océaniques
sans troubles qui s'émondent et libèrent, exondes, les pluviosités
du Sacre et de la volonté, dans la mesure de l'éblouissement, dans la naissance
souveraine qui ne s'éclipse et ne se renie, voici l'Etre en sa demeure,
qu'initie le Verbe et dont les talismans enseignent,
O clameurs des temples en mystères
et des gravitations de l'Astre, dans la parousie des cils qui s'éveillent,
ou ton nom s'inscrit, au delà des naufrages et des consomptions,
dans la luminosité prairiale de la reconnaissance des actes du Vivant,
la pensée amène des fruits d'hiver dont les roseraies sont de lys perception
l'écume des corps sanctifiés, havre des jours heureux qui témoigne,
dans le ruisseau de l'orbe qui ne s'estompe mais se révèle,
Ici surgit du néant le cri
s'impose dans les ramures de l'augure qui distille sa moisson, dans ce feu créateur
que l'Olympe déploie, rives antiques des nuptialités de ces pentes qui
fécondent l'allégresse du jour Divin, Oracle qui parcoure l'immensité
pour en recueillir le terme, dans le front mercurial de l'ultime alchimie de l'œuvre
sapientielle dont chacun se doit d'être Gardien afin qu'affine le cil s'éclose
et dans la parure de ces mondes navigue vers l'Eternité majestueuse ….
Respir de la Joie
© Patinet Thierri
Des
charges de l'Onde majeure les frémissements de l'ivoire s'abandonnent
et dans la pluralité exonde des miels souverains se partagent et
renaîssent le firmament des roseraies vivaces qui d'épures
en épures se conditionnent pour évertuer et la moiteur du
songe et son rayonnement divin par les cycles enfantés, dessein de
l'Orbe généreux qui de nuptialité éclose s'enrichit
d'un firmament que l'ombre ne sait taire, que la nuit même dans sa
danse frivole,
Eclair des
algues en séjour ne détermine d'un oubli, le Règne
en propos, dans la clameur des temps qui passent dérivant des lagunes
azurées les ferveurs d'un signe Renouveau qui, de profane allégresse,
dans la promptitude d'un éclat ravie de ses flammes les fêtes
grandioses d'un état, Ô superbe éloquence que le jor
vibre de ses parfums aux destinées souveraines, ici et là,
dans le regard qui ne s'absnte mais toujours plus loin s'intime de perfectible
renommée,
Insigne dans
la puissance qui se présente, et loin de tout immobilisme se conjoint
pour efforcer les rives essentielles de la portée des rêves,
dans la parure exacte qui se revêt et s'émonde des prismes
les plus glorieux afin de parfaire l'action signifiante de l'aventure et
de ses propos, cette aventure qui ne se veut étreinte mais dans la
beauté des rangs qu'elle offre, mesure de l'inexpugnable et de ses
féeries, de ses ordres et de ses ivoires affines,
Que le miroir
des siècles témoigne, dans le lambris des certitudes, des
renouvellements, des apparâts, des vertiges et des sensations, dans
a pluviosité secrête de ces métaux qui d'onyx en perles
rares apportent dans l'éventail de leurs frondaisons une douceur
amène qui renvoit les conjonctions dans l'heureuse certitude, le
déploiement dans l'horizon limpide d'un émoi, la candeur dans
la prêtrise d'un serment sans équivoque qui citadelle, s'éploit
et se déploit,
Tel un oriflamme
unique et serein, sans atermoiements du sort et de ses conjugaisons épiques,
sans clameurs dithyrambes, car de l'Or le principe sacré, non l'Or
matérialisé et éphémère, mais l'Or prairial
qui situe le Coeur et ses palpitations limpides, ce Coeur de la Vie qui
témoigne au delà de toutes les errances la foi inextinguible
qui pénètre toute densité afin d'en affirmer le respir
de la joie et de ses fêtes, Respir du devenir en ces circonvolutions
les plus magnifiées ...
Aux Ames de l'Amour Printemps
© Patinet Thierri
Qu'initie le Verbe dans sa parure moitée
de songe, le Verbe en ses hardiesses aux prairiales renommées, le
Verbe au front d'Or qui cingle sous le vent l'étoffe des rubis et
le satin des songes que le monde en sa prouesse décrit demeures,
hautes vagues aux frissons des parcours qui s'enseignent, des floralies
hâtives aux marques des cristaux, sans refuge de la flamme épicée
et tendre dont les frondaisons étreignent les langoureuses passions
diverses et amazones,
Monde sans agonie, ou la renaissance est l'éclair
du principe, la joie de vivre le promontoire, et le sourire fier des âmes
de ce monde, de ces âmes qui ne sont novices mais parousies des effervescences
et des domaniales perceptions, de celles qui vont et viennent, jamais ne
s'enveniment mais cristallisent les pures dénominations de l'Ordre
en ses mesures, inoubliables et inexpugnables dans le secret écrin
qui jaillit leur ferment et leur devenir puisatier,
Ames de l'Amour Printemps les ruissellements fertiles
qui gravitent la pluviosité des sacres et l'enfantement des âges,
dans la course des raisons qui s'alimentent, se devinent et participent
à l'élan novateur qui ne se sacrifie mais s'oblige et s'évertue
afin de prononcer la pureté diamantaire qui éveille, celle
de la Voie au cristal signifiant dont les déambulations ne sont que
prémisses de ces provocations qui demandent au lendemain la novation
et son courage,
Instance du Vivant de vivante perfection au delà
de l'admonestation des temps qui privilèges s'étouffent dans
leurs déshérences et se congratulent dans leur immobilisme,
vanité de leurs déploiements insatisfaits qui confinent à
l'inutilité et débouchent sur l'agonie, que ce lieu méconnaît,
tant le cil est ouvert sur la réalité des Univers et ne s'opacifie
en leur dimension mais s'inscrit dans leur destinée et leur flamboiement,
Du souffle l'exaltation, prisme de la raison enfantant
l'Imaginal que la portée développe dans ses mystères
et ses allégories, dans ce fruit que l'hommage Divin ne prosterne
mais toujours tresse à l'infini afin d'en garder la mesure et le
sage argument, mesure de la grâce, argument de la divinité,
toujours en marche vers ces seuils éblouis où le temps n'est
plus lui même qu'un symbole et un simple entrelacement qui s'oublie
et se referme ...

Devenir des Stances
© Patinet Thierri
Des signes la parousie des ondes qui s'en viennent
en flux gravitants la perfection des âmes en miroir, que chaque demeure
témoigne dans la raison des sursis qui ne s'affligent mais mesurent
la pertinence de l'Oeuvre sans repos, fière rescapée des âges
en tourments qui devisent leurs fières existences dans les mânes
de ces lendemains qui vrillent leurs espérances et obscurcissent
leurs léthargies qui voudraient devises en propos.
Nous ne sommes en leur lieu et dans la détermination
qui se provoque, s'officie et se conjugue, déjà le talisman
rejoins nous allons au delà de leurs indésirables perceptions
pour promouvoir et les fruits et leurs stances, et les stances et leurs
souffles par les demeures qui nous joignent, gréant de préau
pur le renouveau qui baigne d'une forge la prairiale aventure qui se destine.
De fidèle l'incarnation, déjà veillant
l'abîme et ses pourpres citadelles, déjà insinuant leurs
clameurs dénudées pour affirmer par delà les voiles
et les nuageuses perceptions les mantisses de la nue et de ses ivoires parfumés,
dans la nidaison des sacres qui se proposent et disposent, dans cette force
que l'azur ne sait dissiper mais toujours renouvelle pour inscrire non seulement
l'espoir dans la vague de la Vie, mais la nécessité de cet
espoir qui se transforme en action et vitale harmonie.
Où ne sont éclosent les ramifications des
troubles qui s'inventent, les candeurs des sursis et les affligeantes dévotions
des styles qui se corrompent, mais bien au delà, surgissant du néant
d'hier, s'ouvrageant et respirant de la pure liberté, se révèlent
les stances du rubis qui sacre son épanchement dans le sourire lumineux
de l'orbe qui initie et perdure.
Miracle du Vivant de citadelle féconde que rien
ne lie ni ne délie, sinon la volition profonde de naître sans
sommeil ce monde qui s'endort sous les vanités des âges, sous
les principes de l'offrande et de la mue qui n'est que mouroir d'un cil
qui ne s'éveille, mais toujours s'obvie pour complaire à un
présent qui n'est qu'une coûtume oublieuse...

Instance du Vivant
© Patinet Thierri
De la nature des jeux qui sans inquiétude
se prononcent, nous pouvons voir bien des règnes s'avancer, et ce
ne seront les multiformes épousés des antiques demeures qui
viendront trépasser les axes du renouveau qui transcendent le destin
de ces jours que nous vivons.
Il n'y a là prétoires pour les grandes foules
qu'assemblés dans le limon fertile de la pensée qui ruisselle
à nouveau sur toutes faces de nos demeures et de nos âges,
de l'ambre parfum des cieux au soleil rugissant qui jamais ne se couche,
qui toujours luit de l'espérance la plus farouche et la plus noble
pour oser défier.
Défier et le temps et l'espace, défier dans
une largesse habile que le couchant ne serait taire, ce couchant inquiet
qui de facéties en facéties se prononce et s'observe, s'alimente
et s'éternise dans une nature qui ne correspond ses ambres et ses
vertiges, la pluralité des matrices qui s'initient recouvrant d'un
voile majeure ses latitudes achevées.
Latitudes qui trépignent et dont l'angoisse se
mesure dans la pertinence des débats qui de houles en houles se lèvent
comme pour mieux se mortifier, alors quil serait temps pour elles de s'accomplir
dans l'enveloppant paysage qui se développe et s'offrande à
propos pour orienter ce devenir qui vient et dont nous sommes correspondances
...
Promontoires de l'innocence qui ne couve que le plus vaste
dessein d'être tout simplement à l'orée de ce chemin
ou chacun pourra s'éprendre des rives naturelles de la beauté
et de ses serments, l'Art épuré des conditions tapageuses
qui foulent sa destinée sous les agapes de la deshérence mentale.

Pour une conscience civilisatrice
© Patinet Thierri
L'Epopée prend ici sa dimension, et il
naît de l'époque le devenir de la pluralité afin de
reconnaître non plus seulement le signe des modes, mais la continuité
des Chants au delà des modes.
Et par delà la continuité, la réalité
multiforme voguant vers l'Universelle Harmonie des Oeuvres qui enfin peuvent
se rencontrer dans l'essor commun de la Pensée et de ses caractères
les plus denses, au delà des labyrinthes exigus des formes, parfois
informes, d'idéaux exclusifs et sans âme qui, bien souvent
par défaut d'argumentation numéraire, ne sont sources que
d'équivoques complaintes menées par des clameurs indistinctes.
La Conscience du propos redevient, cette conscience civilisatrice
qui se dresse en défi par delà les horizons ternes et échus
qui ne peuvent plus qu'apparaître, et non plus être, devant
les faisceaux qui se tressent, s'identifient, se correspondent, s'amplifient,
se mesurent, s'éblouissent, affinant leur majesté là
ou, hier encore, ils restaient en sommeil.
Et l'Etre parmi les Etres, chacune et chacun en sa redevance
de beauté peut enfin faire respir sien de la connaissance et de la
reconnaissance de cette beauté, afin d'aller au delà de la
simple constatation de l'oubli, dans l'immensité de la pensée
qui désormais n'a plus à se réfugier, n'a plus à
se cantonner, n'a plus à se cacher, n'a plus à se défaire,
mais bien au contraire à se vivifier de la rencontre des Autres,
permise de toujours, enfin révélée dans l'action la
plus novatrice et la plus fertile dont la vague immense, qui jusqu'à
présent affleurait le Temple de la Vie, peut enfin submerger le rêve
et émerger dans le Réel.
Ce Réel bâtisseur ou chacune et chacun est
convié, porteuse et porteur de ce flambeau majestueux et couronné
inscrit dans la Conscience Universelle, enfin Civilisatrice par cet Univers
du Vivant où nous sommes, chacune et chacun, l'étincelle d'une
flamme qu'il suffit d'attiser pour en désigner par toutes faces la
parure inaltérable.
Ainsi l'Epopée qui naît à laquelle
chacune et chacun est convié pour porter plus haut encore le degré
de l'Harmonie en cet Univers dont nous sommes substrats.

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