HARMONIA UNIVERSUM Auto Editions en ligne © Patinet Thierri
Présente

D'Histoires nouvelles :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-021-1
ISBN 2-87782-121-8
Roman et nouvelles.
Table :
* Transes : -De n'avoir su prévenir - Les grandes cernes noires de l'œil amer - Escales du vent - La beauté de l'Amour - Brume blanche - J'allai ainsi - Parjure de mon seuil - Le cœur des transes - Abîmes à vaincre - Des orbes de la nuit -
* Ironies : - Métamorphose - Parpaillot - Le malade -
* Germes : - Voyage autour d'une pièce - Voix d'Enfance - Yord - Pénélope - Mystérieuse -
* Eros : - Vierge Noire - Elles étaient là - Et si même - Les Amazones - Le Temple de Rome - Des parfums extatiques - De ces sables qui vont - Vestiges de nos corps -
* Signes : - Le Songe - Sanat Kumara - L'Espace - Songe d'Océan - Mémoires - Druidiques - Le Crépuscule des Dieux - Jeanne - Hommage donc à l'Esprit qui fut - Te dis je -
* Cycles : - Système - O large fleuve mené - Maître de l'Eclair - Nous voici donc - Quelques pierres - Voici de grands flots - Que le signe désigne - De la Mer de Thétys - Substrat de l'heure des Chants - Chant d'Ame monade - L'Hymne Divin - Du Songe l'Absolu Souverain -
EXTRAIT
De n'avoir su prévenir
Le chant des miradors, étincelle de la mort, de l'ombre noire la terrible incantation, nous voici donc dans cet espace irréel où la raison sombre dans la tourmente du plus grand vide, la nuit auréole son tourbillon de flamme et les cris des Enfants que l'on massacre se répercutent sur sa cendre comme pour mieux témoigner de l'affreuse certitude d'un lendemain de givres que nos os gelés couvriront d'une floralie mortuaire, tourbillon somptueux de la mort, voile gazeuse de cris éthérés dont les soupirs réclament un soupçon de compréhension, pierre blanche du sacrifice de nos noms d'Etres, pierre blanche du sang de nos chairs dessinant une rime moqueuse, une phrase décimée éperdue de la rive comme du ciel, survol d'un oiseau solitaire dont l'oeil fixe semble conter notre voyage de vivant à travers les nuées des Univers dont nos pas furent un limon de poussière et de cendres agglomérés, et de grandes rives répercutent sa vision, cette bassesse infinie de plus bas sol, sur toutes terres, fanion de nos âges bafoués, stridente inharmonie aux épures fauves et lapidées circonvenant l'abîme de nos chairs par le plus fort mépris de nos Ames, mortes de n'avoir suent prévenir à temps cette tempête acharnée, de nos heures mesurées, étiquetées, parfumées, compilées, le champ de barbelés et des armes braquées sur nos os vides et nos têtes nues évaporées, affreux spectacle de nos présences ...