HARMONIA UNIVERSUM  Auto Editions en ligne © Patinet Thierri

Présente

Debout au milieu des ruines :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-074-2

ISBN 2-87782-174-9

 

Nouvelles.
 

Table:

- Des cils la vertu domaniale - L'Empire du Chant qui demeure - Où la vertu flamboie - Que l'œuvre situe - au-delà des rives - Dans le chant dissolu - Et les pluies Automnales - Des limbes périssables - L'Aurore des sillons - Des purulences natives - Vogue la nef de la décomposition - Dans l'ardeur des règnes - Du désir et de la soif - Que les plaines enseignent - Par les miroirs tronqués - Du rite éphémère - De l'Or qui espère - Dans la jouissance exploitée - Où les nefs austères s'éblouissent - Des liquides fangeux - Des atavismes de la dérision - Que l'orbe assigne dans la vertu - Des hymnes de la Terre - La gravure du silence - debout au milieu des ruines-

  

EXTRAIT

Des cils la vertu domaniale...



Des Cils la vertu domaniale l'orbe du rayonnement qui pleut son ambre et sa félicité, que reste il dans cet antre que la pluie délivre et incante de force et de jouvence, que reste il, et ces yeux qui parlent le zéphir des plaines ardentes, ces yeux qui clament l'espoir d'un renouveau sous la bouche amère d'un désir avorté aux plaintes du temps et aux masques étranges qui parodient l'éternité dans des vagues sombres dont les marches de sang se cristallisent,

Il y avait un Règne, certes, il y avait au-delà des méandres de l'incompréhension des rires et des joies nouvelles, des signes et des forces novatrices libérant la terre de ces assauts qui figent et dénaturent, il y avait, mais cela s'est passé il y a si longtemps, que reste t'il du miroir du songe, que reste t'il sinon ce miroir brisé ou chaque Etre se mesure et se désincarne afin que de ne plus que paraître, immobile dans l'affliction, immobile et statuaire dans la divination étrange de ce monde égaré,

Et l'Etre au milieu, l'Etre sans regard, l'Etre sans faste ni lendemain, couronné par l'inutilité, englué dans la matérialité la plus stupide, l'Etre sans raison ni raison s'oblige à l'incarnation de la viduité, il plonge son souffle dans la méprise du temps qui passe, s'agenouille et ne prit s'agenouille et attend dans la déshérence le propos de vivre qui devrait lui tenir lieu, le propos de vivre qui ne répond plus et semble t'il plus jamais ne reviendra, éperdu des mystères de la désincarnation,

Ô vague d'opale et de joie brisées, vague tutélaire qui voit ce monde dans la pure détermination de l'aridité, vague déferlant la terre ancestrale, souillant chaque fait d'arme, détruisant chaque germe de la beauté, dilapidant chaque état de la Vie, vague de détresse immolant toutes routes sinon celles des ténèbres qui se convoitent, s'improvisent et toujours se lient et se délient afin de se signifier dans la pure dénaturation, vague quand donc cessera ta nidation ?

Qu'iris la vertu se témoigne pourtant de ces officiants qui marbrent le chemin de sa venue, qu'iris la flamboyance étrange des regards adulés aux mystérieuses perceptions, l'Etre en chemin ne se noie en sa promiscuité, le Verbe toujours se tient debout, et la nuit ne suffit dans son accoutrement de chienne en chasse pour dilapider son aire, l'œuvre en errance ne se ploie sous son joug, l'œuvre toujours debout se tient, et le Verbe et l'Oeuvre par le Verbe jamais ne cesse d'animer le Renouveau,

L'Etre n'est en son respir, sa naissance est d'un autre lieu par delà le temps dont les moisissures ne l'atteignent, n'en croyez, dispersés, n'en croyez mais mesurez, le Verbe témoigne et sera votre sort dans l'affliction des songes, le temps venu, le temps supérieur qui verra se taire à jamais les fauves litanies de la peur et de la terreur qui germent dans les cœurs, qui poussent dans les jardins de la beauté, qui détruisent et annihilent le respir souverain du Vivant,

Destituent sa flamme et idolâtrent sa déperdition, ainsi tel que je vous le dis, debout au milieu des ruines se tient l'Aigle Impérial et il ne cesse de scruter cette aire désertée, et il ne cesse de comprendre sa folie, et il ne cesse de signifier son infertilité, et il ne cesse de son regard majestueux d'éployer ses ailes par le firmament, vous ne le voyez, vous ne le pouvez, car au-delà de vous, au-delà de vos mobile, il attend l'heure de son œuvre et le parchemin de son envol de gloire,

Isis en son fruit d'Or le cil de la vertu messagère l'ambre de son parfum qui vient, au-delà des marasmes et des turpitudes de la pensée travestie qui se bride et s'enlise dans des marasmes dont les œuvres perdurent l'insanité et la détresse du plaisir morbide qui vous tient lieu, Isis en sa promesse l'onde qui déploie ses oriflammes par toutes routes ouvragées au-delà des sens et de leurs passions délétères, le cœur du firmament pour support et l'Eternité pour signification,

Ainsi de l'Etre, ainsi de l'Aigle, et dans la signification profonde du Renouveau qui se lève et ne se drape, dans la signification résurgente des Ames déployées qui parlent le devenir de la Terre et de ses Chants, l'Etre, debout au milieu des ruines, se tient pour affronter ce détail que la mémoire du temps ne conservera, la tyrannie de l'abstraction et sa déification couronnée par le chant de la matérialité bestiale qui l'entretient et la culmine, dans un flamboiement inextinguible. . .
 

 

 

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