HARMONIA UNIVERSUM  Auto Editions en ligne © Patinet Thierri

Présente

Les Marches du Trône :

© Patinet Thierri .

ISBN 2-87782-097-X

ISBN 2-87782-197-8

 

Roman

Roman initiatique constitué en douze volumes, mode Antique Coryphée et Acteurs sur scène vierge.
Sujet : La reconquête de Véga du Cygne.

Tome X


Table des Actes :

- I) Ou la Nue dantesque s'élève
- II) Aux promontoires des plateaux d'Oxphar le vertige
- III) Le cri du Temple s'éveille
- IV) Dans l'Ordre la mesure inexpugnable
- V) Du flamboiement la devise inexpugnable
- VI) Ou l'ambre est chemin Templier de l'ultime destinée
- VII) Des Mages le Coeur nuptial de l'Eternité
- VIII) L'enfantement de Njrord accompli
- IX) Par la mer de Tsin l'Orbe Tannhauser

 

EXTRAIT

Où la nue dantesque s'élève ... 

" ... En notre demeure, qu'ivoire le jardin des stances et leurs breuvages sans équivoques, nous sommes en semis, et notre devoir n'est de se taire devant l'incarnation qui brille de ses feux nocturnes le souffle et ses animations, car le moment n'est plus de l'existentielle perception, de la préhension même de l'existence et de ses essors par la pluralité exonde qui marque de ses entailles fécondes la terre de nos sources et l'étreinte de nos joies,

Et ce ne serait que détresse que l'oubli qui s'insinue, que la fatigue qui se remémore, que l'enlisement qui se conflue, lors que nos vestales attitrées ont su tant de guerre l'ouvrage ralentir l'inondation des cohortes de la mort qui ne savent désormais franchir le rubis des algues noires des plateaux d'Oxphar, cantonnés qu'elles sont dans le refuge de leurs citadelles qui vous semblent imprenables mais qui ne seront que parures de poussière dans le temps de notre devenir,

Non seulement dans la promesse qui mesure notre déploiement depuis les jours contés, mais dans la portée de la voie qui nous assure la félicité de cette victorieuse détermination qui ceint notre Agir et épouse notre Dire, ainsi n'est il temps de lassitude ni même de regret dans le fourvoiement des heures qui s'estompent, ainsi n'est il forge que de notre mesure pour porter le glaive au plus profond de la plaie qui assigne notre monde et le renie,

Est il désormais venu ce temps de l'officiante détermination, de celle qui ne se corrompt dans la désuétude, dans la lie des serments, dans l'oubli et ses firmaments de cristal qui d'épures en épures se concatènent jusqu'à ne plus être apparence pour le commun des vivants, est il désormais venu le temps de cette naissance qui ne se désunie de la vitale harmonie qui passe et ne revient, qui ne se conjugue mais se porte oriflamme de notre demeure,

Et dans le flux et par le flux, dans la conviction souveraine de la nécessité qui parle de ses rameaux et de ses transes, là, dans la nue fertile de l'ovation des stances qui ne s'évoquent mais s'enchantent afin de gréer la nef du désir d'Etre et de Vivre par toutes faces de cette terre de Véga qui, hier exsangue, aujourd'hui se lève pour affronter la force qui l'enlise, se dresse pour déclamer sa force et sa vitale harmonie qui foudroie l'infini de la perversion qui l'émonde,

Ainsi vous dis je par le fruit du sacre qui souverain élargit la sentence de nos principes qui fulgurent, ainsi allons nous porter ce coup de grâce à ces nombres qui veulent notre dissolution qui cherchent notre respir par toutes faces pour s'en arroger la participation vitale, ainsi et dans la beauté de l'oeuvre qui ne s'absente ni ne s'indéfinit afin de naître le chant de nos espérances communes et de nos stances devisées, afin d'orienter le songe dans cette réalité,

Cette réalité intrépide qui efforce nos devoirs, engage nos contributions et développe nos racines, là où les actes sont de pures jouvences, là où le cil répond à la clarté des rêves et de leurs mesures, là où la fertilité ne s'interrompt mais se destine, là où la clameur de la Vie est irradiation et conjonction de toute aventure, là où tout est participe de l'Eternité et de sa volition, de l'Absolu et de sa pérennité, dans ce coeur de la Vie flamboyante qui ne se désunit,

Instance qui se partage et se participe, instance à laquelle je convie nos forces et nos étreintes, d'un seul élan porteur de ramure, d'une seule joie fondatrice, par ces terres noires qui nous attendent et dont nous révélerons la perfection au delà de l'affliction dans lesquelles se plongent leurs forges et leurs écrins, portée du Règne dont nous sommes toutes et tous les puissances ouvragées, qui ne se délimitent ni ne se limitent dans la coordination des actes,

Ainsi le souffle du vent d'Aégir qui nous mène, ainsi la vaillance de Hrim quoi nous compose, et dans la justification de notre étreinte et de notre chant, et dans la prouesse qui ne se mesure mais se déploit avec l'harmonieuse volonté qui ne se dissipe ni ne se glorifie mais se partage afin de consumer l'errance et ses léthargies affines qui ne mènent qu'à la destruction et à la destitution, lors que nous voulons délivrer Véga de ces étreintes morbides et délétères... "

 

 

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