HARMONIA UNIVERSUM Auto Editions en ligne © Patinet Thierri
Présente

La Nef du Pouvoir
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-098-X
ISBN 2-87782-198-6
Roman
Roman initiatique constitué en douze volumes, mode Antique Coryphée et Acteurs sur scène vierge.
Sujet : La reconquête de Véga du Cygne.
Tome XI
Table des Actes :
- I) De la Foi dévoyée...
- II) De l’Empire Broyé...
- III) Restituerons-nous les Citadelles Invincibles...
- IV) Par le Feu et par le Fer de la tourmente...
- V) Du plus grand âge qui renaîtra sous la cendre...
- VI) Le Foyer Impérial de nos demeures enfantées...
- VII) Lavant à jamais nos sols souillés d’impureté...
- VIII) Afin d’advenir la plus belle glorification de la Vie...
- IX) Etendard Sacré ...
EXTRAIT
De la Foi dévoyée...
Des existants de l’aube venaient du Détroit de Tannhäuser les cimes de l’ambre, ces cimes joyeuses, telles clartés diaphanes dont les embruns adulent la fertile densité, et dans la pluie de leurs ocres majeures, ces cristallisations vivaces des mondes éthérés qui surgissent du néant, improvisent des douves nouvelles, où l’ivoire parfum des frais minéraux s’enhardit pour prononcer le nom du rêve des algues du Chant,
Clameur à mi repos dont la compréhension fulgure le devenir institué, site éclairé du Monde, aux parousies enfantées que le nectar nomme, souffle du Verbe azuré de l’horizon le vecteur, des sites l’élan sauvage maîtrisé initiant le clair respir de la pensée et de ses ondes, qu’iris la pluie d’or dans le chemin de la vertu et de ses lacs épurés dont les mânes à propos délibèrent le sens, haute et noble aventure qu’émondent les âges dans leurs déploiements,
Les plus austères comme les plus prolifiques, dessein de la proue des plus belles nefs qui s’en viennent l’Oasis de la nue et de ses caresses ambrées, de vive éloquence dans le préau des ondes dont les frises insouciantes s’élèvent d’un respir dans la suavité d’un séjour, dans la candeur d’un amour, ceux de la plénitude composée, cette face de la Voie dont le défi était présence en toute face de ce lieu qui lentement insinuait sa pure volition,
Ici et là, dans la féerie des jeux des fêtes en séjour et des prismes sans retour, éclair de la pensée qui nature le songe et éveille la portée des mondes qui ne s’ignorent, ne se corrompent et ne s’oublient aux latitudes ouvragées par le zéphyr et ses plaintes mystifiées, par delà les flots et la gravitation des forces qui fulgurent l’impensable et le sans regret, par delà ces épures qui inondent les faces de la terre et de leurs serments,
D’équipages les transes évertuées qui forcent le pas de l’ambre et assument la densité de l’existence, imposent dans le secret des lacs opportuns la préciosité de l’œuvre et de ses semis, moisson d’Azur aux constellations divines qui vont et viennent le cil de l’orbe et de ses actes, silencieux de la mémoire ouvragée des rythmes qui se doivent et se perdurent, ces rythmes que ce Détroit enchantait dans le verbe des flots acclimatés,
Dans la somptuosité de ce préau ou Iris et Veneur se tenaient, enchanteurs de ce Monde, enchanteurs éclos dont la pure viduité exprimait l’harmonie et l’assomption de cette harmonie, d’une perception magnifiée l’instance et l’élégance, toutes désinences dont la clameur ouvraient sur ce monde adulé l’incarnation et la densité de cette incarnation, pur séjour de jouvence, fut il dit, pur séjour à œuvrer et destiner dans la mystique de ce jour prononcé,
Voyant des éclairs se dissiper la torpeur des jours anciens pour naître la gravure d’un univers achevé, libre de ses astreintes et de ses contingences, fulgurant par delà les mythes l’inaltérable source d’une joie safranée dont les parfums endeuilleraient à jamais les sentes de la nuit et de ses volitions natives, efflorescences sans destin aux prismes de la conscience qui révélaient la puissance de l’Avenir, dans la confrontation gigantesque qui s’était achevée,
Celle voyant la puissance de la Gloire soumettre à jamais le déni de justice et ses fléaux d’armes, hier, déjà cité d’une prairiale demeure en souvenir des terres austères, de leurs élémentaires incertitudes et de leur oubli magistral, celui du Pouvoir, non le pouvoir de la déliquescence, mais de la construction, cette construction majeure qui s’argumentait maintenant en toutes faces de Véga, et ce jour frappait à la porte de cette aube,
Ce jour suave et béni dont les ramifications s’éperdaient à l’infini pour conter l’immortelle randonnée qui se devait de naître et prospérer, voyant des Etres les rires et les joies dans la pénétration féconde des ondes et de leurs miroirs alanguis, voyant des Astres la pluralité exonde des moments de magie qui glorifiaient l’instant, le sacralisant dans la vertu du possible et de ses capacités fulgurantes, hâlant de ci de là les limbes et leurs sources de vigueur …