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L´AIGLE IMPERIAL REGARDE
© Patinet Thierri . ISBN 2-87782-075-0

L'Aigle Impérial regarde :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-075-0

Nouvelles

Table :

- Dans la nuit éblouie - Irons nous plus loin ce destin - Dans la pluie des songes - Des sources à Midi - Aux fêtes du Vivant - L'ambre de l'Avenir - Des joies étincelantes - De la Vie majestueuse - Le Coeur équinoxial - Où vont les pétales - Dans la nuit du Chant - Des rives dévoyées - Des éclairs de jouissances - Dans l'imprégnation stérile - Des vagues gluantes qui paraissent - L'irradiation du devenir - Que nul ne peut tarir - Dans le souffle des Règnes - Dont les phrases témoignent - Eclairs des Mondes enivrés - Où la Vie disparaît - Dans la nuit du désespoir - Que le vivant déploie - Par delà les cimes - Où l'Aigle Impérial regarde-

EXTRAIT

Dans la nuit éblouie...

De l'Oeuvre en respir du Chant, l'Aigle en sa demeure vole de l'aire souveraine les marches de cristal des temples qui se devisent, et les contes dans l'ardeur se renouvellent pour porter au sérail ses nidaisons sacrées dont les orientations sans tumultes parlent du Verbe et de sa mesure, du Verbe civilisateur et de ses enchantements dont les signes se trouvent dans l'Olympe et ses mystères, par les cimes le sacre de la Vie le coeur Impérial qui naît impérissable,

Devise du Chant dont les forces vives s'épanchent et s'éblouissent au-delà de la nuit et de ses habits trompeurs dont les léthargies fugaces avivent des rancoeurs et des exhalaisons perfides, au-delà de ces remparts dont les cohortes s'enluminent pour éblouir leur pauvre destinée, le coeur amer et la vie austère, le coeur enchaîné et la vie déchaînée, s'offrant de mille rêves comme de mille règnes des sources d'incarnats dont les pourpres abîmes sont de poussières,

Ethers des jours anciens qui demeurent, éthers aux circonvolutions stériles dont les phares destinent des luminosités imparfaites que des gravures immondes exploitent et signifient dans des ramures épicées dont les volitions s'ordonnent dans des épanchements gradués effeuillant les mille vestiges de la déperdition pour en savourer le suc et la lie magnifiés, ce suc dont les tempes s'enlaidissent, cette lie en laquelle se plonge l'innocence pour trouver un mobile,

Mobile des fresques pitoyables qui se nouent et se dénouent dans des effluves malsains que respirent des roses épanchées dont les stigmates portent dans la nue des respirs flétries, lieux de vives déficiences aux préaux surannés des monacales perversités qui isolent de l'univers les bassesses pour en approprier le songe et d'envergure immoler la pénétration dans des rides odieuses que le tourment des cycles fustige avec délectation comme avec miséricorde,

Mobile trompeur des tromperies ouvragées qui s'irisent en hauts faits, alors qu'ils ne sont que messages sans ivoire de l'histoire les remous, les marécages hideux ou se dressent le monticule de l'errance et des nauséabondes senteurs dont s'écume le principe de la bestialité adorée et érigée en temple par les concordats et les lois abstraites qui fastent ce monde de pures désintégrations dont les opales brisent les mystères à grands bruits délétères,

Penser au fruit délivrant des suppurations visqueuses dont les potentats s'aspergent et se parfument pour se consoler de leur prêtrise magnifiée dont les cohortes sont la souffrance et les rimes translucides qui fécondent des rites orgiaques où la nue ne transpire que le sang de la vie, que la gloire de la beuverie, que l'épanchement de la laideur dont la propitiatoire répugnance s'affaire avec la délicatesse et la préhension qui sied à la démesure de la dénature,

Penser d'eaux de moires aisances qui sans refuges s'éparpillent dans des chrysalides d'où naissent des parures spongieuses et déliquescentes aux fumeroles ouatées d'acides allant et venant les scories pour en façonner la pure invention, la pure détermination, dessein des actes qui s'inscrivent et se plaignent, qui s'adorent et s'écrasent dans le fondement des conjectures qui ouvre sur les avenirs des oripeaux pour horizon et des lacunes pour plage endeuillée,

Voies ouvertes à la pénétration des mondes qui s'abreuvent de jaillissements et de pestilences ouvragées, voies lactées dont les prémisses se tiennent et s'entretiennent afin de s'offrir aux plus offrants de la pensée stérile, mouillant des nefs sans désirs inventant des passages pour s'octroyer la lyre de la venue de la destruction à grands renforts de déjections dont les poubelles matinales s'emplissent à foison pour signifier l'abandon de vivre de la Vie,

Eclat de larmes sur la soie des rires constellés qui marquent de leurs outrances les piedestals de la bêtise dont les ornementations s'éclosent dans la pure divination de l'ignorance, qui, maîtresse, entreprend en toutes racines les voies de la destitution de la reconnaissance de l'Etre, de la condition souveraine de son état, pour faire place à la contingence de la préhension du vide souriant qui benoît s'allonge dans la fange pour s'offrir la joie d'une soumission native . . .

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