Infinitude :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-073-4 ISBN 2-87782-173-0
Nouvelles
Table:
-Des cités de granit- L'orient du songe qui fût - Dans le jeu du Firmament - Des jours sans sommeil - Des Hymnes de la nuit - L'orbe conquérant - Au coeur des Cieux Souverains - Dans l'Assomption du règne - Où la joie demeure - Dans l'harmonie des cycles - L'Impériale densité - Des demeures du Vivant - Dans la Sagesse épousée - Des cils vierges - les forges du cristal - De l'Aube azurée - Ellipse de l'Orbe - Qu'Iris le fruit épanoui - Le Triomphe du Chant - Dans la nue victorieuse - Des Lyres éblouies - L'enfantement de la Joie - Aux Nefs cristallines - Epure de toute Dimension - De l'Infinitude -
EXTRAIT
Des cités de granit...
Elles furent cils sans équivoques ces cités de granit dont l'Orient nous conte les détails, des incarnations mystérieuses versées dans l'Art Royal et ses secrets, et des brumes sous l'équinoxe les apparitions somptueuses dont les Dieux eux-mêmes ont connu naguère l'étrangeté comme la condition unique par l'Océan des Espaces,
Il y avait là mesure pour leurs pas de titans, et la joie limpide brillait dans leurs yeux éclos devant tant de merveilles à contempler, le sol avait germé des magnificences dont les ondes déployées renvoyaient aux esprits des formes divines dont la pureté immolait les contingences pour faire place à l'adoration d'un hymne,
Et d'autres respirs encore, du Chant des sirènes les contes qui se devisent dans les chaumes tandis que pétille le feu et que la chaleur des corps s'éprend des vertiges, moiteur propice pour l'esprit vagabond, aspirant de nobles fresques, allant et venant l'ardeur des propos imagés dont les souffles palpitent la raison d'une demeure illustre,
Cités fières et austères, cités d'ambre et de granit, où le cycle des voyages venu des mondes antérieurs assiste la nidation, des fruits verts de l'aurore les gerbes de satins en floralies situant des algues maîtresses les candeurs statuaires d'une raison profonde acclimatant dans ses rets la puissance des peuples en leurs dimensions,
Souvenir des sépales dont les poussières dans le marbre inscrivent la désirable harmonie d'un jeu de lumière établissant les échanges entres ces Mondes ramifiés, il y avait là des nefs éclatantes de mirages et des vaisseaux aux cargaisons de vierges existences, des sels de roches écarlates striant la pluie des jours heureux,
Et tant de contes et tant de moissons invités, des lieux à la ronde les prismes des étoiles blondes aux préaux abordables, Iles en fenaison des coeurs qui se marquent des coutumes et s'apprivoisent dans de grands éclats de voix que le monde profane connaît en ses principes et ses exhalaisons sublimes,
Toutes voix en marche vers l'assomption des rites dont les prouesses s'enfantent dans le cri de vivre et d'acclimater, passions éphémères des souffles adventices dont les épreuves passées sont communes mesures des histoires enchantées et des respirs qui perdurent, de ces élans qui défient l'avenir les fières rescapées,
Sites éclos dont le drame fût éperdu dans la nuit des âges qui se confinent, là bas, dans les marges de l'espoir où le lieu devint, où le lieu s'épris, avant que de disparaître dans les nuées solitaires de l'infini qui ne se confit mais se propose dans l'errance des signes qui se définissent et s'orientent messagers,
Sites en rêves des songes de l'enfance qui vagissent des thèmes que le vivant dans l'âge ne comprend plus, tant d'aventures en son rayonnement, tant et tant d'espoir en son climat, que le renouveau baigne d'une clarté immense qui reproduit et fidélise l'incarnation qui vient la densité comme la préciosité de l'instant qui fût et advient . . .
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