La Citadelle de Marbre :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-065-3 ISBN 2-87782-165-X
Roman
Roman initiatique constitué en douze volumes, mode Antique Coryphée et Acteurs sur scène vierge.
Sujet : La reconquête de Véga du Cygne.
Tome I
Table des Actes :
I) Celui qui vient
II) D'occident l'ambre d'ys
III) Les portiques d'Alphaheïm
IV) L'initiable vertu du Chant
V) Demeure du Cristal
VI) Du Temple de la Beauté
VII) L'Eveil de la Voie
VIII) Par la Voie partagée
IX) De l'Aigle au regard Souverain
Extrait
. . . Celui qui vient . . .
" Conteur et mage s'il en fut, nous voilà devenu et pour le mystère et pour la gloire du passant, des étoiles messagères incarnées et divines les soeurs de nos prêtresses dont le sang bat des veines de corail, du souffle l'épure et la beauté des instances fidèles qui sont notre demeure, et la pluie d'or du matin, ce fut instance dans le préau des Sages agenouillés, ces Sages qui constellent de leurs myriades les terres de nos Chants,
L'emprunte des lierres à demi nu dont les fresques ourlent nos prairies de diamantaires cocons de laves dans lesquels se baignent les hirondelles du chagrin, ces oiseaux pourpres qui disent l'aventure et commettent de drames en drames la pensée fertile qui est annonce du printemps, après l'hiver et ses cohortes bruissants les rires et les maux des fenaisons humaines qui passent et repassent dans nos mémoires ouvragées,
Des cils pour l'ivoire et des signes pour la nue, l'onde fertile qui s'amenuise et respire un sacre pour un lendemain qui se vivra, la terre était douce dans ce lieu qui respire nos offrandes, la terre était tendre et prête à recevoir le don de sa désignation, venue des heures, venue des astres, venue d'on ne sait où, venue des terres là bas, austères et fières, inconnues pour les familiers de nos plaines et de nos cimes protégées,
Par la Magie du Chant qui dispose et fertilise nos hospices, par la Magie novatrice ouvrant ses ailes sur les cieux aux noirs présages afin d'évertuer leurs ténèbres au-delà de nos signes éveillés, nuptiales protections des heures par ce Monde où la guerre flamboie, où les sépales de la Vie se dissolvent dans des incantations funèbres dont les flammes gravitent la perception afin de dénaturer la vaillance et ses ordonnances,
La Terre en ce lieu, loin de l'égarement des mondes en détresse, la Terre disais je se dressait pour un accueil et ses floralies avides s'enchantaient pour affirmer la volonté de l'Etre qui viendrait, des lyres en sérails et des portées en règnes aux blondeurs opalescentes des brumes natales, l'oeuvre était en germe, les soies tressées des rives de nos fleuves, les rives en marches de couronnes, et les pluies d'arc-en-ciel en moisson,
Destin des heures, destin des sites que le parcours des âges enfante d'une prouesse que les sens ne peuvent perdurer car au-delà des rites vagabonds, d'un art mystérieux les arcanes, cet Art déployé oeuvrant des latitudes le respir de l'aube qui s'enseigne, l'aube fraîche et victorieuse, l'aube des nefs qui s'éploient sur les orbes du détroit cernant nos heures de passants, l'aube fulgurant des souffles les flamboiements Solaires,
Flamboiements des Ages et dessein des hymnes que nos Temples devisent dans de grandes envolées de parfums aux senteurs majestueuses, des flores l'ambre des fauniques allégeances les prés des âmes et les villes fortes des écumes que l'Océan destine dans la mesure de son respir puissant et solidaire, Océan de joie et de lumière baignant son schiste dans des ramures marbrières dont les pétales bleuis s'irradient de pulsions écloses,
Notre force et notre joie, notre accomplissement aussi, de villes en fêtes sans égarement dans le signe de la précognition des stances qui viendront, lors qu'immenses les vagues vont et viennent les franges de notre Ile continentale éperdue de mille flots, éperdue d'astre et de désastre dans l'histoire de son parcours dont le tumulte n'est plus que poussière, la poussière de nos songes que l'ivoire devise féerique,
Mânes futiles qui ne reviennent, la Terre altière riant de nos efforts, l'essor en son jeu fulgurant le devenir dans la promesse de l'avenir qui se montre, aux écharpes des granits, aux roches malléables des surfaces sablières d'ocre violet naturant les sources de nos stances d'une épopée qui ne s'enseigne mais se vit dans la pluviosité des rêves et dans la nature profonde de la réalité qui n'admet la déshérence en son propos talismanique . . ."
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