La Spirale de l'Eveil :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-089-0 ISBN 2-87782-189-7
Roman.
Roman initiatique constitué en douze volumes, mode Antique Coryphée et Acteurs sur scène vierge.
Sujet : La reconquête de Véga du Cygne.
Tome III
Table des Actes :
I)Des cils Parsifal la blondeur
II) Les marches de Tréhor
III) Eclair de la puissance d'Aégir
IV) La source Ylienne du sacrifice
V) Du Désert les conjonctions Solaires
VI) L'Empire d'Aral en la Demeure
VII) D'Austri la conquérante le Verbe
VIII) Sigyn en son lieu d'Eveil
IX) Hrim au Coeur du cristal
Extrait
Des cils Parsifal la blondeur...
Et l'onde en sycomore des voiles éployées, par le Chant de l'Orbe qui se dresse sur l'horizon, des vastes promontoires qui cisèlent les lagunes, des signes d'Azur dans le ferment d'Ydalir aux marches somptueuses des équinoxes qui se lèvent au firmament, de toutes forces franchies les lames venues des sites de l'Océan d'Aégir, adviennent le flot de l'Astre en son miroir, les justes faces du souffle qui s'éploient,
Les justes danses des houles sous la nue, dans le faste et l'arrogance des vents qui brisent les éclats, destituent les mondes, innocentent les enfantements, déclament la juste mesure de la Vie dans ses étreintes comme dans ses mystères, dans ses accomplissements comme dans ses mystiques désinences, haute Voie et vaste Voie dans la promesse du séjour, haute Voie et vaste Voie dans l'épanouissement de ses conséquences,
Où le feu des anciens serments s'éteint sous la pluie divine et miraculée de l'ardeur qui se renouvelle, dans la prestigieuse éloquence de la divinité qui flamboie l'hymne de la Vie, Solaire en son rayonnement, Solaire et magnifiée, qui se dit, s'annonce, ne se trompe, s'élance dans la pure destinée qui ne s'attend, mais se prend dans la tendresse et la sagesse dont les écumes s'interpénètrent pour iriser la conscience,
Dessein de l'Orbe du Divin, dessein qui ne se prédestine mais se déclare et s'ouvre sur le présent et ses rives hautes en couleurs, ses rives égrenées dans le paysage qui fut de l'horizon et qui s'atteignent après les sites éprouvés, ces sites qui ne sont que des citadelles dans lesquelles s'éperdent les plus nobles sentiments, les plus beaux désirs, les plus vastes étreintes, pour ne plus laisser place qu'à la sécheresse des coeurs,
Du Verbe en signe le seuil qui ne s'estompe mais déjà lève ses étendards sur l'Ordre majestueux des conséquences agies en conscience du Voeu, par les routes maritimes et les défenses naturelles, par les somptuosités éclairées des monades anciennes qui d'antiennes lèvent le voile de la parousie au-delà des sorts contraires qui s'infidélisent et se mésentendent, au-delà des routes sombres qui se disloquent sous ce Chant,
Ile des flots naguère déchue dans l'aventure qui se dresse, Ile des naufrages délaissée montrant à la place de son sol aride la pure jouvence de l'accueil du Vivant, la fraîche haleine du sourire du jour glorieux dont les fastes sont les épanchements de la clarté soucieuse de sa raison et du don qu'elle détermine, ce Don loyal et beau que rien de part le Monde ne peut tarir car l'expression de la vive arborescence de l'éternité,
Du Devenir la rosée nuptiale qui devise la pure clarté qui ne se médit, qui ne se dit, mais se vit dans l'apprentissage somptueux des espérances qui se savent acclamées, des espérances qui se savent récompensées, dans les forces de la prairiale densité de l'ascension, dans les plaisirs et les désirs qui se satisfont, dans la beauté, au-delà des transes qui germent les insatisfactions et les naufrages des coeurs sans amour,
Haute Voie et noble perception qui ne s'enlisent dans les faits d'armes mais s'auréolent de la puissance de la Vie en ses armes victorieuses, haute Voie et noble perception qui ne se dénient mais s'ouvrent sur le Monde, sur l'Univers et ses flamboiements, sur la grandeur de la Nature Humaine et de ses multiplicités qui vagissent les routes nombreuses de la féerie de Vivre et d'essaimer, d'aimer et d'embraser,
Et le Coeur et le Corps, et l'Agir et l'Esprit, et le Dire et l'Ame, et l'Harmonie et l'Unité de l'Etre Vivant qui se dresse devant le Monde de l'Univers et s'accomplit et l'accomplit avec la force Sage de la perception qui le bruit et l'éploie, avec la force mure de l'élan qui porte son coeur vers le pur épanouissement comme le pur accomplissement d'Etre pour l'Etre et par l'Etre de son Chant qui se fertilise . . .
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