L'Unité Harmonieuse :
© Patinet Thierri .
ISBN 2-87782-095-5 ISBN 2-87782-195-1
Roman
Roman initiatique constitué en douze volumes, mode Antique Coryphée et Acteurs sur scène vierge.
Sujet : La reconquête de Véga du Cygne.
Tome VIII
Table des Actes :
I) D'Heilheïm libérée le Coeur de Cythère
II) Nott l'épure de Nagrind
III) Aux Iles de Hell le principe devisé
IV) Dans la fulgurance de Naastrane au rayonnement Divin
V) Que le Corps de Munin irradie en sa perception
VI) Oeuvre régénérée sous les hospices de Thanatos
VII) Dessein du verbe s'ouvrant à la plénitude Composée
VIII) Dans le sort de Lutte et de Victoire révélé
IX) Des rythmes le signe de l'Harmonieux Devenir
Extrait
D'Helheim libérée le Coeur de Cythère...
"... Ainsi Pongée dans le cil de la vertu propice, dans le Corps de l'enchantement, dans la maîtrise de l'Esprit, dans la prêtrise de l'Ame, dans l'Harmonie de l'Unité qui s'éploie et se racine, le devenir qui se conjugue, s'assure et se déploie, de l'Etre infini la beauté qui demeure, dans le sacre du courage et la loi des armes, dans le secret destin d'une appartenance qui ne se renie mais s'appartient et témoigne par delà les apparences,
Pongée, du lac des semences l'orientation du verbe qui ne se défait mais toujours se ranime, par delà les flammes et les cendres, par delà les équivoques et les parousies, par delà ces messages d'une autorité qui se voulait sans failles mais dont la volonté soumise aux principes de la dégénérescence ne pouvait que se finaliser dans une déperdition, telle en ce voeu dans l'assomption du renouveau qui brille sa désinence dans l'oeuvre de ce temps vécu,
Temps de l'orbe qui ne se meurt, temps de l'ambre qui se raffine, se situe et se propose comme le veut la conjonction des heures, comme le veut le ciel en ses émois, comme le veut la terre nuptiale et vitale qui vibre chaque moisson des mondes pour en sillonner de son écrin la préciosité et la grandeur, ces deux faces d'une même plénitude qui ne s'apprend mais est de toute maturité dans le regard de la divinité qui jamais ne ploie sous le fardeau du mensonge,
Ce fardeau tant de fois rencontré qui marche de ses scories l'enfantement de Véga dans une écume de sang et de douleur, dans une écume immonde qui lui sert de rempart jusqu'à la frénésie de ses hymnes, toutes voix qui s'entendent par delà les préaux arborés qui ont su se défaire de ses méfaits, de ses malheurs et de ses songes, toutes voix en écho qui répètent inlassablement le destin qui les accable et les situe dans le sort de la dure et impitoyable nécessité,
Vague d'après vagues aux mille essors qui composent, inventent et partagent ces détails, vague terrible qui lentement revient à l'Océan, après avoir destitué la vitalité comme la viabilité sur ses terres d'oeuvre, terres émondées dont le sacre n'est plus qu'un enfer livré au massacre, à cette terreur sourde qui résonne de ses glas les funestes conséquences de l'inconséquence qui se veut maîtresse de ce monde et de ses clartés, de cette terre et de ses origines,
Terrible épreuve dont il faudra faire reconnaître le sort, dont il faudra taire à jamais l'agonie et son enfer, par delà les rites composés qui déjà s'animent de la pure vitalité qu'il faudra bien rendre à chacun par tous les lieux et tous les climats de ce sort qui est accomplissement, renaissance et source de construction, source d'une soif puissante qu'aucune gravure ne pourra arrêter dans son élan et dans sa vigueur, car tous deux nés de l'harmonie signifiante,
Cette Harmonie limpide qui n'a de cesse de toujours s'inventer des passages là où on l'attendait le moins, là où on croyait que rien n'était vivant, là où tout semblait perdu pour sa floraison, états de faits que jamais le royaume de la Vie ne se tait même si on peut croire à sa disparition, même si on veut croire à sa destitution, la force en son écrin étant la puissance elle-même, toujours combattant l'impuissance et ses folles équipées comme ses fresques les plus dévoyées,
Ainsi Pongée ce jour libéré, ouvrant sur l'Azur ses yeux de vivante affirmation, de vive arborescence dans l'entrelacs des verbes qui s'épousent, s'éprouvent et se signifient, dans la splendeur commune à la Vie dont les offices lentement se conjuguent pour faire valoir dans l'Unité la mesure de leur déploiement et de leur conjonction, instance qui ne s'indétermine mais toujours se développe afin d'offrir au-delà du voeu l'agir en la fonction et les prouesses,
Tant de faits, tant de forces qu'ivoire le songe dans sa mansuétude coutumière, tant de forces et tant de faits qui ne sont sources d'immobilisation mais bien de créativité, cette créativité qu'il va falloir déployer dans ses limites afin d'augurer le prestigieux paysage dont les Temples de Vie sont de limpides éveils, Temples dont il faudra officier la splendeur par les rameaux qui se destinent et dont les parfums sont Eveil de pure destinée comprise... "
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