CONTEMPLATIONS

CONSCIENCE
 
  

CONTEMPLATIONS

 
 

Et l’orbe dans ce chant

 
 

Et l’orbe dans ce chant des hymnes engrangés aux versants de la nue qui ruissellent et fécondent l’azur, sans troubles sous le vent, altière demeure des âges mûrs qui lavent de frissons les âmes éveillées, libre d’atteinte dans l’étreinte, sous le flot des tendres épanchements dans la nature même de l’iris, que le feu consume de laves sans repos dans la splendeur du jour et dans l’offrande de la nuit, dans la florale mesure des houles alanguies qui vont et viennent diluviennes les flancs d’Or du Vivant, des signes en répons les voix qui s’incarnent, s’irritant, et dans la profusion des stances s’épanouissent au firmament du respire ouvragé qui se réjouit du zénith et de ses flots, fruit mur sans absence éclairant la promptitude,
 
Les ardeurs et les essors dont les flamboyances s’éternisent pour porter l’insigne oriflamme des jouvences dont les semences germent des arcs-en-ciel, ondes majeures des caresses nuptiales du zéphyr porteur sans amertume de l’écrin de la joie et de ses rêves, de ses enfantements les paroles de la Voie dont les sérails exondent et libèrent la volonté d’Etre, parcours de la Vie, prononciation du Règne, désinence de l’Unité en son sacre, dans sa pure harmonie et ses vives constellations, inscrites d’un serment qui ne s’oublie par les forces qui ne se divinisent mais s’agissent pour porter le cœur au sublime du partage,  forces vivantes acclimatées ouvrant sur la pérennité la somptuosité des architectonies…


 

Vierge essaim des âmes

 
 

Vierge essaim des âmes nuptiales de l’Or du firmament les écrins qui signent de serments les rives sereines des épanchements, le cœur s’enseigne de ce répons et dans la nue vitale affirme son état pour opérer du rêve l’incarnat qui s’idéalise et ne se corrompt, il y a là demeure des lacs bleuis dont les algues, lys parfums des roseraies adamantes, dérivent les amours, les enchaînements, et les énamoures du Feu Sacral qui témoigne, viduité de l’ambre au saphir des corps qui se déploient d’une ardeur insigne afin de donner le fruit de leurs jouvences, au-delà des silences et des essors désertiques qui ne voguent que l’amertume et n’obéissent qu’à un paraître sans somptuosité, signes sans réalité devant ce Chant qui instaure la Vie,
 
Et ses myriades d’éponymes plaisirs azurés, des mille joies exquises aux cycles multicolores dont les cimes se portent d’aventures en aventures dans une féerie ou le vœu s’initie, ou le souffle s’enhardit, ou l’Unité s’affirme, éclair des vagues en parures inondant les vallées stériles pour les fertiliser et les naître au rythme de l’essor, du fleuve les méandres les visitations d’ivoire, de schiste et de marbre, les majestés du granit et de l’obsidienne, émaux des ruisseaux diamantaires aux laves diurnes et nocturnes irisant des chemins éclos de nefs en cathédrales bâties, œuvres messagères tressant les règnes de l’Olympe, d’Îles en fêtes et d’Îles en rite, la Voie propitiatoire éclairant le cil de la vertu des Univers accomplis du dessein Vivant…


 

Des rives coralliennes

 
 

Des rives coralliennes, suaves et denses, dans la pénétration des mondes d’azur, et dans la reconnaissance des chants sans errance, le fruit de l’orbe qui se règne aux marches des Temples, voici des âges les sentences, les propos et les rêves qui pullulent, des marches à propos, des stances de l’étreinte et des orbes sous le vent dont les monades légères ne s’excluent mais s’apprivoisent dans la tendresse d’un vœu sans allégeance, d’un vœu majeur qui féconde les lendemains du naître dans une ouverture diaphane dont les mystères éclos dessinent sur les terres vierges des ruisseaux en écrins et des fleuves diluviens, de haute mer, par les plages adulées ou les semis de la Vie sont éponymes de forces vives et de correspondances magnifiées,
 
Fulgurances natives des brises maritimes où le vent trouve son nom, son préau, son atteinte et son destin, fulgurances allant les rythmes des houles messagères, leur prononciation, et leur écume dans les floralies des verbes qui s’étoffent, s’enhardissent, s’éprennent et dans la pure floraison s’acclimatent d’un songe éperdu dont les signes du granit effleurent les pensées, les actes et les enfantements dans l’irisation féconde des libres désinences qui parlent de la Vie, de ses naufrages mais aussi de ses embellies qui meuvent le respire, de ces flores hâtives dont les senteurs absolvent les miracles et déterminent les puissances, alimentent le feu vivant en ses écrins qui participent de la pluie de l’aube au sacre d’un Été d’un épanchement solsticial...



Table


CONSCIENCE
 
CONTEMPLATIONS
 
 
 
 
Et l’orbe dans ce chant 5
Vierge essaim des âmes 6
Des rives coralliennes 7
Où l’astre s’en vient d’azur 8
Signes en éclair des âges 9
Où l’orbe du sourire s’émeut 10
Où l’Esprit s’inscrit de fenaison 11
Dans le Royaume visité 12
Verbe enhardit des corolles de lumière 13
De l’ambre en semis des jours heureux 14
Signes éclos de l’âge souverain 15
Où l’ambre de la nuit dessine 16
Des forces éployées de la danse 17
Et des cimes en la pluie d’or 18
Des cygnes venus l’Ouest enchanteur 19
Où vivent d’eaux blondes les suffrages 20
Et s’il fut un cil en répond 21
Et le Verbe en ses roseraies mûries 22
Irradiée des souffles cette cohorte 23
Qu’iris le Chant d’Or dans sa pluviosité 24
Racines de l’aube 25
Où sont des ramures les branches 26
Et ce ne sont les peurs 27
Portuaire en la dimension 28
De l’architectonie le verbe la mesure 29
Où le Chant s’abreuve le désir 30
Mais voici que l’onde du songe 31
Ou se rejoignent le désir et l’imaginal 32
Et la pluie dans son silence intime 33
Car le Pouvoir de la Vie est là 34
 
Table 35


A LE PECQ
LE 28/09/1991
Relecture le 06/04/2008
VINCENT THIERRY



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