COSMOGRAPHIES

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Des pluies d’Etoiles

 
 
 

D’Orion l’Étoile majeure, je voguai vers l’Astre Souverain, et ma peine, et mon désir en ma peine, poursuivi des espaces sidéraux de ces maux de la Plaie qu'incarnent les Règnes fourbes au-delà des barrières de Parsifal, la proue de mon navire meurtrie par leurs actes barbares, ces algues de lumière qui développent des incantations de forge délirante brisant le métal le plus noble pour n'en faire qu'une charpie de poussière d’étincelles rougeoyantes,
 
Et l’Univers en mon cri, cet Univers perdu dans le sourire ravissant d’un feu féerique qui fût ma vie de réprouvé par les Arcanes de Sargon, j'en parle dans ce site de cruauté qui me verra périr au milieu de l’ivoire des armes les plus volontaires dans un fracas éblouissant de métal, de chair et d’os, sevrage de cette Vie nouvelle me permettant la Renaissance en ce feu majestueux qui ignore l’oubli dans ma mémoire de passant, visiteur de mondes étranges...
 
C'était hier dans la noblesse écarlate de l’exil, l’onde Impériale bannissant mon revenir pour satisfaire l’orgueil insensé des prêtres idolâtres de Sargon, l’aube voilée dissipant les ténèbres pour m'offrir par-delà les systèmes de l’Azur le fruit d’une Galaxie inconquise, des myriades le nom écrit du Verbe en ses racines fières, la Terre en son exaltation suprême, inconnue des parcours maritimes, des étraves des cargos au blanc métal comme des nefs diamantaires des régnants,
 
Un point sur une carte, une Île dans l’Océan des Mondes en gestation, où nul ne viendrait chercher ma perte, un point magique me libérant de la guerre comme de la fuite, un point mystérieux bleui de signes aventureux, que mon cœur palpite encore dans l’ardeur du combat qui me sépare d’un revenir, des lacs diaphanes du satellite argenté, fruit de l’aurore Solaire en sa grandeur, mon premier pas sur ce rivage ignoré qui allait donner toute destinée à mon éternité,
 
Isolant le cœur de mon vaisseau dans les souffles d’une brise ordonnée d’une mer accueillante, délivré d’armes j'allai ce chemin sans espoir d’une rencontre nouvelle, et sur ces rives découvrait une ville comme on en rencontre encore sur les Terres isolées des constellations de Styr dans l’Univers lambda des confins de la pérennité, une ville à l’âge mécanique ouvrant ses portiques à de vastes affluents où s’irisaient les sépales vivant de la Nature universelle,
 
J'apprivoisai le langage de ces hôtes qui me contemplaient comme leur, car inconscients des rives fantastiques les séparant de ma réalité, par les jours égrainés de leur volonté m'habituai à leurs us et coutumes, leurs joies comme leurs peines, puis dans la conscience du savoir appréhendais leur connaissance du rayonnement de leur sol, planète d’un système à peine contrôlé qu'ils délibéraient d’un sort gravitant, ce en quoi jamais je ne les trompai afin qu'ils ne me révélassent,
 
J'épuisai ainsi ce qu'ils appelaient des années, puis vint, éblouissante, la rencontre de mon Eternité, Chrystelle, l’ambre de mon cœur et la caresse de mes jours, dans l’Amour assomption de toute ma volonté comme de toute ma force, Femme merveilleuse de l’Or nuptial incantation de ma Vie, lors je vivais, lors j'aimais, lors dans une conjonction je renaissais, ivre d’une joie nouvelle à voir après ces cycles éprouvés qui m'avaient connu combattant,
 
Mais l’Iris en ce Feu ne suffit et du désir de connaissance devant l’insistance de cet Etre Divin je me révélai, me condamnant ainsi à un dernier départ, demeure de notre Loi qui ne veut de l’exil aucune renaissance, me condamnant ainsi à rompre le chant de notre alliance éponyme, demeure de l’héroïsme qui ne veut souffrance de l’Etre aimé par l’irréversible, je quittai donc le havre de paix de ce Cœur pour affronter ce destin qui me voulait ivre de son chant,
 
Et l’ambre en ce lieu dans un dernier combat, alors que s’avancent les hordes destructrices, au milieu des salves guerrières, j'écris ce chant pour t'annoncer mon retour, Ô Ame de mon Cœur, car une naissance nouvelle m'attend dans ce Lieu de ton séjour au-delà du présent qui te sanctifie et qui nous verra libre de rayonner notre Amour, car de naissance nouvelle serais-je lorsque disparu dans une pluie d’Étoiles de ce combat, aux larmes d’Alpha du Cygne…

 



De l’Orbe du Silence

 
 
 

Des signes en rêves qui nous viennent, allions-nous, braves et conquérants ces féeries de lumière jaillissant les mystères opalins des citadelles enfouies au cœur de Cythère, galaxie vivante des signes éblouis où se sont rencontrés tant et tant de guerriers pour mourir ou renoncer, quête insatiable de l’Avenir qui se doit par les myriades enfantées au Nom Suprême de notre état levant son oriflamme sur toutes faces vivantes des éclos de cet Univers qui nous tient lieu,
 
Promontoire des Sites dont la vertu parfois nous atteint dans la prémonition des gloires adventices qui se parlent dans les tavernes enfumées des Cyclades perdues aux frontières des cimes de cristal, Orient du songe déversant sa mémoire dans le cœur des fruits amers dont se parent les filles à mystères, cils d’ambre dont l’ombre est d’ombre lors des bacchanales où nous nous retrouvons parfois pour mieux nous perdre puis renaître de haute saison flamboyante,
 
Iris du destin qui frappe à notre porte, iris tapageur d’armes et de fêtes dans la tonalité des tambours de bronze appelant à l’écrin des nefs magnifiées attendant notre essor par-delà les étoiles, nos combats et bien plus, soit notre gloire ou bien notre déperdition, fêtes, fut-il dit, qu'il m'en souvienne, mais l’heure n'est au propos, car s’incarne, volontaire, cette Île de granit qu'il nous faut vaincre pour essaimer la Voie dans le Sacre de la Guerre inexpugnable,
 
Des flots de Règne en jouvence nos cohortes dans ce Chant, de la chrysalide, épure pénétrable, nos larmes et notre sang déversés dans un combat dont l’Œuvre est de vaillance, toutes forces mêlées s’irisant d’un parcours d’écume vitale où nul désespoir ne parait, ne laissant aux visages qu'un clair sourire au-delà de la vie comme au-delà de la mort, chacun de nos adversaires comme chacun de nous sachant qu'il est un temps pour vivre comme un temps pour mourir sous l’Éclair totémique,
 
De la pluie l’Onde de la Magie incantatoire des Prêtres à genoux consumant leurs forces pour mieux nous ouvrir un passage dans ce labyrinthe de feu où se meurent tant et tant d’amis survivants d’autres champs de batailles, valeur de l’Acte et cérémonie de l’enfantement, nous voici devenus et l’onde en soupir écarte d’un dernier embrasement ces forces nocturnes pour d’un sillon majestueux nous offrir la Voie, son sens et son moment fastueux, du signe l’Univers en son Site,
 
Vient le temps nouveau des exhalaisons perfides, des remords et de la pitié des Etres de ce champ, les uns s’exténuant à clamer leur innocence, les autres conspuant ces derniers pour leur lâcheté, toutes voix irradiant et la haine et le prestige, et l’Ignorance, de tribuns enfantés, sols de poussières, vertige dans la volonté de l’iniquité qui sème cette violence, devenue inutile, bientôt vaincue par les Tribunaux Solaires qui définiront par la Justice leurs châtiments exemplaires,
 
Que nous reste-t-il désormais, sinon la solitude après l’effroi des tyrans domptés, le sourire forcé de quelques hères en mal de proie, que nous reste-t-il, sinon maintenant que de repartir vers nos Oasis, car nuls prétoriens ne peuvent dans l’avenir se valoir d’un droit de Cité, ainsi en a-t-il été de tout temps dans ce Règne qui perdure depuis multiples mémoires, ainsi en sera-t-il pour le devenir, lors que se fonde ce même devenir sur nos corps déchirés par le feu contraire,
 
Et notre mémoire, et notre Chant, qui donc contera leur signification dans les décades qui viennent, qui donc au-delà des cimes du Cristal dont nous sommes les Régnants, sinon quelques Bardes des Étoiles, écumeurs de splendeurs dans ces palais majestueux où s’incarne le Pouvoir et s’établit la Loi, sinon quelques Etres en marche vers l’Azur des Sites Éperviers où se fondent des générations de Commandeurs éponymes, sinon cette Statuaire incarnée révélant ce que fut notre présent,
 
Une simple stèle témoignant par-delà la solitude de nos Actes en toutes villes conquises, en toute étoile égarée, en toute Galaxie décimée, de la pure incarnation du Règne, dans sa volonté d’inexpugnabilité, son ardeur à faire rayonner la Justice profonde éclairant de son inaccessible autorité le Devenir des Mondes, instance Sacrée permettant d’assurer la pérennité des Espèces au-delà des dissensions nées de l’irrespect, une simple stèle dont le message est l’écrin de notre cœur...

 
 
 

L’Amour Solsticial

 
 
 

D’iris le vent d’Or des pluies naguère sur le précieux métal, la flamboyance exonde des sagesses disparues, vogue ce Cygne dans le lac fauve des éphémérides du lac somptuaire, d’ivoire et de schiste, ambre parfum des règnes qui furent et ne reviendront dans ce Temple vide de la mémoire que l’onde transperce de son regret éternel, comme la lance argentée le cœur Royal sous l’ovation des combattants qui s’évertuent à l’édification de leur mausolée signifié,
 
La nuit tombée s’enhardit aux crispations de l’aube, déjà s’évanouit pour offrir dans un éclat diamantaire à la pure lumière de l’horizon paré de ses améthystes Solaire, ici se tient l’Amour, Solsticial en sa pensée profonde dont les regards s’imprègnent, dont les gestes composent, floralies nouvelles en l’onde sycomore des algues sous la nue devisant l’Espace Souverain et ses contrées vertigineuses où en viennent les plus nobles Nefs dans un Respire Vivant,
 
Conter la somptuosité des heures passagères, ici et là, d’étoiles naguère aux lys vallées où l’ombre ne pleut mais se tait devant la pure incantation de la Beauté, fière Idole conjuguant la Vertu dans un flamboiement qu'aucune contrainte ne peut atteindre, tant son éblouissant message consume toutes faces pour en révéler l’Identité Unique et sublime, féerie majestueuse où le Chant d’Or trouve sa grâce comme sa fidélité, œuvres messagères et fertiles,
 
Œuvres vastes et déployées sur le front de l’Azur irradié, des isthmes de Parsifal aux lagunes éthérées des Royaumes cristallins, là-bas, par-delà les Mondes reconnus, jusqu'aux rivières de métal bleui des Sites du Graal où viennent mourir les Chevaliers vieillis et exténués, sur leurs Temples de grenat où la Lumière s’enhardit d’une composition nouvelle suivant le souffle des Vents de Cythère, là-bas et ici même dans les alcôves de Véga où s’enchantent les Océans,
 
Louange dans la pluie comme l’Éther, des hymnes en symbiose de l’Eternité en son assomption, louange dans les Cœurs Vivants du Temps, présage des lendemains qui flamboient, envol glorieux rejoignant ce Cygne dont l’Aube est sépale des roseraies de l’Ouest où se tient l’Univers accompli, des mystères l’Éveil forgeant l’inexpugnable Nécessité dans un baume de sources ondoyantes dont l’Éclair foudroie toute démesure pour ouvrir au Règne sa pérenne Dimension,
 
Libre dessein d’ivoire dont les fresques d’énamoures enseignent des pentes la Cime du Devenir en sa vitale perfection, des floralies l’éventail des forces vives naviguant vers ces Astres toujours renouvelés d’Univers en Univers dans l’Acte suprême de la révélation comme de la compréhension, demeure en Voie de maturité éperdant ses scories pour s’éblouir d’un partage essentiel et signifiant dans le secret du plus secret écrin dont l’Orbe est Renaissance,
 
Aube vaste libérant des Chants vainqueurs par tous semis des moissons de la Genèse Souveraine, signes enfantés des cristaux, épure dans l’accomplissement d’une forge impartiale livrant des Sites l’exond moment dont l’affinité perdure au-delà des Temps comme de l’Espace, afin de se renouveler, de l’infiniment petit à l’infiniment grand, stance enivrante dont les parfums embaument d’une senteur magique, éployée, libérant dans une fête chatoyante l’évanescence de l’instant,
 
Le Vivant en ce degré, afin de lui faire respirer l’Ultime Royaume de son Identité, ce Chant que seule la maîtrise supérieure lui permettra de naître et d’éclore, de parfaire et d’embellir, d’orienter et de révéler dans un souffle qui ne sera plus souffle mais conjonction de l’Harmonie majeure éblouissant chaque état du Vivant, de Gloire comme d’Éternité, Nef splendide voguant l’immensité car comprenant l’immensité, Nef Lumineuse irradiant le Chœur Solsticial de l’Amour Eternel.
 
Étoiles nuptiales en nombre par les Univers irradiants, Étoiles en fastes de cette luminosité Souveraine exaltant le Devenir au-delà de la contemplation par l’Action régénératrice, dessein Vital de la Nécessité dans l’accomplissement et par le Temps et par l’Espace, et au-delà du Temps comme de l’Espace, afin d’ouvrir l’Œuvre au Site essentiel de son Etat Dimensionnel, et par l’Ordre et dans l’Ordre, Mesure de l’Absolu Souverain, Or Eternel de toute prononciation éclose...

 
 
 

 
 


Table


COSMOGRAPHIES
 
 
 
 
Des pluies d’Étoiles 5
De l’Orbe du Silence 9
L’Amour Solsticial 13
En la mesure de l’Hymne 17
Du Devenir 21
Dont le Songe est d’Univers 25
Gerbes de Corail 29
Des vagues d’Azur 33
Vaste Fresque 37
De l’Aube exaltée 41
L’Empire s’éveille 45
Et la nue en ses Temples 49
L’Ambre de Cristal 53
De la Demeure Flamboyante 57
D’Étoiles la nue votive 61
L’Eternité diurne 65
De la Renaissance Flamboyante 69
Dans la Féerie du Songe 73
L’Embrasement de l’Univers 77
Du Signe reconnu 81
L’Écho Vivant 85
Des Cohortes Nobles 89
Au Cœur du Vivant 93
Des Chants Civilisateurs 97
Du Lieu Souverain 101
 
Table 105

 
 
 
 

A LE PECQ
LE 27/04/1989
Relecture le 30/03/2008
VINCENT THIERRY

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