CYGNE ETINCELANT

ISTAIL
 
  

CYGNE ÉTINCELANT

 
 
  
 

De la nuit des silences et des tours…

 
 

Altaïr, d’équinoxe le Chant Sacre, hymne des Mondes l’Étoile Vierge, voir si belle, lointaine de massacre, l’orbe grandi, voile d’essor berges nouvelles, Olympe granit de la Terre où louvoient nefs cristallines Amours,
 
Chars étincelants, pourpres éphémères de la nuit des silences et des tours enflammées ou vagissent, encore, guerres des naufrages d’Océan et rives diurnes des quelques cohortes, Vie lasse et amère, disparaissant lentement l’onde nocturne…


 

Souvenir d’hier qu’aujourd’hui rougit d’infortune…

 
 

Avec des mots qui dissolvent la mémoire, des âges sans fin qui s’amusent à dessiner les espoirs d’une naissance,
 
Avec des paroles d’éclats ou bien d’apostrophes qui s’élancent vers un ciel gris afin de lui rendre sa Lumière,
 
Avec des sortilèges du Nord au Sud, de l’Est à l’Ouest qu’irisent des vallées sans prestiges sauf celui de lucidité,
 
Avec, avec, et pour toujours nos visages tendus vers un souvenir d’hier qu’aujourd’hui rougit d’infortune,
 
Avec, avec Toi, tel l’Aigle au souffle du vent dressant ses ailes vers le large, je m’enfuis,
 
O Sagesse!



Cygne, reviendrais-je bientôt…

 
 

Istaïl des nénuphars blancs qu’une chenille bleue regarda dans le Levant des étoiles d’améthyste vierge, un jour d’orage où l’éclair des cœurs enflammés par toutes nébuleuses irisait un Temple guerrier d’un écrin hardi, ramure d’un autre temps où l’Amour fulgurait une Sagesse dans l’Eternité qu’un Ibis nuit, dans l’Océan parfait d’une Terre offerte, volatil, éveillait au large frisson de la beauté d’un équinoxe fragile,
 
Des mémoires les lances des abeilles aux sons des trompes divines, l’hiver habillé de myrrhe élevant dans la cendre de leurs repas les bourgeons du Printemps, merveilles incandescentes qu’un Spadassin éprouvé par mille Orients regardait naître, des larmes aux paupières, l’Univers entier à sa portée, à son corps comme à son âme, ivresse d’une profondeur de sentiment que parfois les éperviers touchent dans leurs vols fantastiques et crépusculaires,
 
Istaïl des nénuphars du lys, d’un Temple de Jade mon regard porte, perçois dans les lagunes d’obsidienne où pleuvent multiples, d’Onyx le blanc cocon des émeraudes vertes, des papillons de feu, et mes mains, semblables, dans le ciel décrivent des arcs en ciel de bonheur, retrouvant aux parfums des roses natives une joie qu’une Terre jamais n’a fermé et jamais ne fermera, d’Amour l’ivre Royaume des sépales azurés,
 
Éloquence parfaite d’une vision audacieuse où le rythme des longs coursiers, navires de fêtes et de lumières, navires messagers, voix d’ambre et de sacrifice, magnifiques, sont stances de la majesté d’un Solstice où mon cœur chavire, où mon âme s’évade, où mon corps s’évanouit, toutes saisons en leurs enivrance portant mon Chant dans la prairial Demeure où je sais la pure vision de ton séjour, des nénuphars mauves, d’Or la chaleur nue des mousses de lianes où dansent, sylphides, les arabesques élyséennes d’une chair sylve, vagues fertiles aux ramures d’ébène des plus hautes cimes, lors que s’élève, Phoenix, un oiseau limpide, colombe en l’Été fulgurant un hymne qu’un corail flamboie de mille contrastes sous le clair Soleil de nos âmes tendres livrées en chemin au plus vaste songe, celui de l’Eternité de l’énamoure,
 
O ville sainte dont le diadème couronne d’un jeu de pâmoisons les cils débarqués qu’une voile glisse aux parfums mystérieux des rives d’ailleurs, planètes mercuriales dont les seuils poudroient des tendresses silencieuses, diurnes du moindre couchant, nocturnes du moindre levant, oriflammes de la danse de nos cœurs dont l’Empire scintille un tumulte majestueux, celui du rêve d’un Règne Unique, Astre du Vivant,
 
Istaïl des nénuphars de la Vie, d’armure au sol désarmée dont les cristallisations dévorent les flammes, Chevalier de ce Château aux plantes vivaces, colorées et mystérieuses, navires laissés au loin les mats rongés d’algues et de varechs, le vent soufflant sur le passé pour préparer l’avenir, sépale d’un roseau sur la rive de ses terres où les Enfants s’abreuvent de la Paix, Cygne reviendrais-je bientôt,
 
Mémoire ancienne d’un séjour de clarté où les heures sans se lasser retrouvent ton souvenir, des forêts la plus belle des Dianes qu’une étoile berce dans ce grand sillon qui enfantera une guerre sans naufrage, lire de mon retour où mes yeux sans sommeil resteront éveillés pour t’annoncer comme la chenille bleue des Olympes aux constellations du vertige, le secret état de mon bonheur par ce Temps,
 
Mon Amour !


 

Table
 

CYGNE ÉTINCELANT
 

 
5 De la nuit des silences et des tours
6 Souvenir d’hier qu’aujourd’hui rougit d’infortune
7 Cygne, reviendrais-je bientôt
10 De soif l’éternel des étoiles
11 Comme l’enfance sauvage des falaises
12 D’une fleur pétale, le calice des émaux
13 Du Temple de la Mer
15 Œuvre Chant de toute Lumière
17 L’Amour de vos jours de rencontre
18 Rappel de nos heures aimées
19 Stances douces des brises marines
20 Des floraisons de la nuit, le Cygne étincelant
22 Temps du plus grand Temps
24 D’un Soleil glorieux la face
25 Où s’étreignent Amants et Amantes
26 D’une fugue d’Océan le pétale
28 Lys sur le septentrion des voiles
29 Où furent de plus grands Sites
30 Orbes passagers des coralliennes effervescences
31 Où furent d’âges anciens, crépuscule, vieux Amants
33 De Terre exondée, le vol des cténophores
35 De l’onde sycomore, le Chant étrange
37 De l’Entité Femme de plus haute Sagesse
39 Rêve de Saturnales l’épopée des Ames
41 De la Magie l’épure du Vent
42 Aux grands écrits des planètes lointaines
44 Mémoire du signe de tout Age dans la spirale de nos jours
46 Royaume que nul n’oubliera
47 Sacre de tout Devenir du flamboiement Naturel
50 Au plus chaud secret de nos Cœurs
51 De l’Etre l’Unité de la plus noble réalité
52 Inséparable accomplissement du Vivant
54 Réalité du Vivant et de son déploiement Souverain
56 Royaume du Sacre de l’Amour
58 Geste
59 D’Éden, Haute Mer, le Chant d’Amour
63 Symbolique Univers de notre Renaissance
65 Correspondance de l’infini et de son hymne
67 Ainsi, O Femme d’Éternel
68 Au rite des clameurs des cœurs
69 Ces jours en pluies de rêves
70 Du lac d’énamoure le partage d’Éternité
72 Infini de notre Amour dans l’Amour Universel de l’Infini
74 Aux Âges du plus grand Univers
76 Devoir de plus haute cime l’ouvrage à bâtir d’Amour
78 En ce lieu de la Terre dont nous sommes le parcours
80 A la fois les spectateurs et les créateurs Avenir
82 Aube propice de plus vaste fête
84 Symbole par-delà les Temps de l’Amour Eternel
86 D’une nuit les rêves songes
 
87 Table
 
 
 
 

Paris
Le 22 /01 1978
Le 05/08/2004
Vincent Thierry

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