DANS LA DEMEURE DES DIEUX

OMÉGA
 
 
  

DANS LA DEMEURE DES DIEUX

 
  

Dans la nue d'Éden

 

Mais voici que dans la nue d'Éden se présente le ciel de la féerie des songes, des âges les souffles qui vont et viennent les stances d'un Empire qui ne demande qu'à naître par ces lieux de l'horizon où le verbe pleut, où le verbe, vif et ardent, compose la majesté d'un principe Divin, éclairé et signifiant, demeure de l'Astre en ses forces comme en son rayonnement, du Calice le Cœur du Temple qui irradie la perfection par les étoiles des Univers composés, lumières expressives de la pluie de l'aurore qui fête son Renouveau parmi les jouvences de la beauté des Mondes, du nôtre peut être, du nôtre sûrement, si le souffle nous tient lieu de respire et de volition, si le souffle s'empare de la mémoire des âges et fulgure leurs semis parmi les ruines qui se dissolvent et s'anéantissent devant nos yeux parcourant des citadelles le Chant qui fût et reviendra, remparts de blés murs les conjonctions des signes qui se déploient dans le mystère de l'incarnation de l'Etre, vifs et arborescents des sépales de la nue le conte d'un Monde où l'équilibre est l'agencement suprême de toute renommée, et par le désir et par l'incarnat, et par la parure mais aussi par le sens de l'Eternité qui sacre son Royaume, déploie sa grandeur comme sa novation, car de l'Etre le respire octroyé dans sa désinence comme dans son accomplissement, par ce lieu, au-delà de ce lieu, dans la définition profonde de son exacte ascension, transcendance de l'immanence qui vagit son Œuvre, des routes sombres vers les routes lumineuses de fière Nef l'écrin nuptial dont la pure incandescence éblouit à la fois la Terre sa Matrice et les Univers son flamboiement, destin du songe qui frappe à notre porte de Vivant...


 

Ce sentiment unique

 
 

Mais voici que de la nue de l'Éden nous vient ce sentiment unique de rencontre nouvelle, éternelle, préciosité des heures à venir dans l'accomplissement de la beauté et non pas la dérision du statisme, l'Œuvre en son flot libérant des étreintes novatrices telle une vague vivante, dissipant les brumes coralliennes pour s'offrir aux lagunes le respire d'un Chant et la consécration d'un Hymne, l'Avenir en leur souffle destituant le crépuscule pour déterminer dans une féerie mobile, ascension vers le zénith flamboyant sur l'horizon, demeure des Dieux que le jardin d'Éden fulgure dans sa propre beauté, son étonnante dimension, conscience du respire et de ses rythmes tumultueux qui s'enchaînent et se déchaînent afin de mieux s'ouvrir au présent d'une latitude d'ivoire, demeure embrasant le firmament glorieux, ses circonvolutions comme ses éblouissements, demeure nue des âges, Aube primitive qu'enseigne le vide dans sa respiration fertile, onde choyée des isthmes de la pensée qui lentement se devine pour opérer son renouveau, dans le mystère des signes, dans la calligraphie impartiale de la raison que l'imagination fulgure, l'Imaginal, le maître Chant qui s'accomplit, se définit, s'oriente et se déploie, transcendant chaque état de la nature afin de la partager et l'ouvrager dans une forge ou se tient la Sagesse ultime, lieu de l'orbe dont le parcours dans la mémoire des temps oriente et situe l'agencement de chaque éternité comme de chaque éphéméride, dessein précieux dont le rythme marque de sa gravité l'orientation du Verbe nuptial, au-delà des prismes contingents qui font l'Humain sans devenir, toujours plus loin afin de le naître à l'Ultime perception de l'Absolu ...


 

Dessein de l'Aube

 
 

Dessein de l'Aube et de ses frissons, le site d'un serment adage de la beauté des cœurs irise cet état, et la pluie de corail germe son éclat, caresse du printemps, éclair de fenaison où le monde s'en vient, où le monde s'en va, dans la candeur d'un sillon, dans la splendeur d'un Été, le large Solsticial devisant des chairs vives la passion d'un parcours et le tumulte d'un désir, dans l'assomption d'une joie fertile dont les racines écloses transcendent la générosité d'un Don, ivoire à propos des lianes propices les souffles exondés de la génération des sens où le vœu devient nectar et non promesse, où le Chant devient tendresse et pâmoison, iris en semis de l'aube majestueuse dessinant sur les cieux les cimes des arbres millénaires, espaçant feuilles et bourgeons pour éclore une sève parfumée et tendre dont l'abeille en miroir s'abreuve, afin de naître un secret espoir, celui talismanique de son futur, essaim du Verbe, rosée des signes éveillés dont parle un séjour, multicolore par sa densité, destin de facettes que le cristal demeure dans son Œuvre signifiante situant une florale renommée, des signes en fêtes l'Orient du songe où se déploie la beauté des rêves, candeur du réel, éclos de vagues à genoux où l'onde se respire pour désigner la pure acceptation de l'Aube, marche vive d'écrin fauve dont le seuil exulte une passion téméraire dans un cri de joie dont la plénitude annonce la renaissance de la Vie, la renaissance du souffle, la renaissance de l'Univers dans sa détermination, son Ordre, sa pulsion, son équilibre et son harmonie, dessein de la nue bâtie sur la beauté, d'oriflamme la vertu, enchantement d'ambre suavité du devenir qui s'éclôt majestueusement dans le Cœur Solaire...


 


Table


DANS LA DEMEURE DES DIEUX
 

 
Dans la Nue d'Éden 5
Ce sentiment Unique 6
Dessein de l'Aube 7
Demeure des Signes 8
Que la pluie d'Or 9
De l'Astre lieu Souverain 10
Voguant de lys en lys 11
Où l'Orbe demeure 12
Un Chant de Joie 13
Vive aurore de l'Aube 14
Dans l'Amour du Règne 15
Qu'Isis en la nue les fruits d'Or 16
L'Aube majestueuse 17
D'Oasis exonde l'Œuvre claire 18
Signes parmi les Temples 19
De la Beauté diaphane 20
Que l'Univers enseigne 21
Dans un Chant d'Amour 22
Témoignage du Règne éclos 23
Que l'Orbe devise dans le respire 24
Des signes éblouis 25
L'étreinte de la Vie 26
Dans l'Amour du Chant reconnu 27
Dont le faste est épure et joie 28
De la reconnaissance du Vivant 29
L'Oriflamme magnifiée 30
Diaphanes efflorescences du rêve 31
Des Isthmes de la pensée vécue 32
Fresques du Vivant 33
Que ce siècle contemple 34
En notre Chant demeure 35
De l'Iris profane sans oubli 36
L'Initiation du songe 37
Que le souffle devise 38
Dans l'irradiation Solaire 39
Des Sites Souverains 40
Le désir éveillé de la Beauté 41
Aux sources des algues de la Nue 42
Des stances magnifiées 43
Qu'Iris la perception éblouie 44
De la Divination exonde 45
Augure du Flamboiement 46
De la Juste renommée 47
Dans l'Action créatrice 48
Le dessein de l'Aube 49
Des Chants Souverains 50
L'Azur incarné 51
De la nuptiale appartenance 52
L'embrasement de la Voie 53
Dans la Demeure des Dieux 54
 
Table 55

 
 
 

A LE PECQ
LE 24/12/1989
Relecture le 24/03/2008
VINCENT THIERRY



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