DE CORSE LES CHANTS

OASIS

 DE CORSE
LES
CHANTS

 
Pour ANGIE FILIPPI

 



Le Vieux fusil
 
C’était un vieux fusil
Par une nuit sans lune
Porté en sarabande
Dans le plus grand silence
 
Le jour était venu
De la chasse à l’affût
Équipés, ils étaient partis
Rejoindre le maquis
 
Canard, bécasse, sanglier
Combien en avait-il tué ?
Toujours par milliers
Sans jamais se lasser !
 
Au souffle du vent
Dans l’azur du temps
Toujours en arrêt
Sur la cible en apprêt !
 
La nuit était tombée
La source claire s’était tue
Attendant l’éclair des nuées
Pour enchanter la venue !
 
Ils étaient là mâle grognant
Femelle et marcassins
Dans le sous-bois attisant
Les rites de la faim !
 
Et nos chasseurs en joie
De voir la curée
Déjà en fête de l’émoi
Visant chacun émerveillé !
 
Lorsque tout à coup, usé,
Dans le tonnerre et le fracas,
Si servant et fatigué
Le vieux fusil explosa !
 
Adieu chasse et gibier !
Adieu volatils et sangliers !
Ce jour le vieux fusil
Venait de rendre Vie !




 

Pays de nos mémoires
 
 
Les pluies qui dorent ces rivages
Sont l’Or des hymnes sauvages
Qui font le cœur de nos Chants
Dans l’ambre cil de nos instants
 
Pays de nos mémoires
Pays de notre Histoire
Aux marches de l’ivoire
Qui règne notre Gloire !
 
Ces instants de vie qui fuient
Là-bas sur les cimes de nos vies
Dans le grenier des armes de la nuit
Qui parlent de nos saisons enfuies
 
Lointaines et témoignées
De mille voix déployées
Pour clamer et enchanter
Notre source bien aimée
 
Soleil ardent des fauves sans errance
Nos plaines et nos cimes sont instances
Des vives eaux de la mer Antique
Légion des flots qui viennent magnifiques
 
Pays de nos mémoires
Pays de notre Histoire
Aux marches de l’ivoire
Qui règne notre Gloire !
 
Le cœur de nos citadelles en nos espoirs
Que l’avenir enfante d’une victoire
Lors que la nue baigne ces cils de rêves
Et que les flammes lentement s’élèvent
 
Lointaines et témoignées
De mille voix déployées
Pour clamer et enchanter
Notre source bien aimée
 
Pays de nos mémoires
Pays de notre Histoire
Aux marches de l’ivoire
Qui règne notre Gloire !

 
 


 

De jade l’île parfumée
 
 
 
Cil d’un matin d’été
De Jade l’Île parfumée
Présence de splendeur
S’évoque de senteurs
 
Moisson des corps
Des liesses de l’Esprit
Aux marches encore
Qui acclimatent nos vies
 
Bruyères, acacias, chênes
Des hêtres par la vigne
Serment éclos sans chaînes
Du rubis suave et digne
 
Parcours de saisons
Aux stances à l’unisson
En farandoles déployant
Les nuages bleus en chants
 
Ici, là, aux collines vespérales
Côtoyant sans escales
La mer divine et claire
Opacifiée du rêve qui espère
 
Alors qu’au zénith se dresse
Magique essor en tresse
Le feu de la joie solaire
Immense plénitude de l’Éther
 
Et que nos Chant à l’unisson
Dans les liens fraternels
Se composent dans une union
Dont le sacre est Eternel
 
Chant de l’Île diaphane
Au marbre élancé du jade
Qu’irise la pluie de gemmes
Des âmes qui nous enseignent
 
Hier, demain, toujours
Dans la pluviosité des jours
Prêtresse de grand renom
Dont nous couronnons le front

 
 



Table

 
De Corse les Chants
 
 
Le Vieux fusil 5
Pays de nos mémoires 7
De jade l’île parfumée 9
Venus des âges de la nue 11
Ses yeux de braise 13
Nos Ages de vivants 15
Le Temple des Sages 17
Éveille-toi 19
La splendeur d’un monde d’écume 21
Liberté 23
 
Table 25


  
Vincent Thierry
À Bravone Corse
Le 19/09/2008

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