DE TOUTE LUMINOSITÉ



DE TOUTE LUMINOSITÉ

 
  
 

Lyre de l'Univers au masque sans outrages
 
  

 
Mais voici venir du large le nuage de la nuit,  senteur d'une veillée aux flammes joyeuses et épicées de charnelles éloquences hivernales,  le cri du Corps éveillant de multiples sensations dans le gestuel d'un incarnat où ruisselle le diadème et ses schistes ivoirins dont les lèvres amantes s'abreuvent,  et la nue danse une féerie sauvage où des fêtes s'inventent et se parodient, où des cœurs palpitent et se révèlent,  dans une pluie d'Or dont les souffles perdent l'immortelle grandeur pour soif d'un désir,  d'un plaisir et d'une force,  œuvre prédestinée des heures terrestres,  œuvre de forge et d'actes solsticiaux redorant le parvis charnel d'une extase propice au jeu et au serment,  corps à corps de multiples ondes dont les fresques dérivent leurs marches de candeur,  leurs marches votives ou bien encore mesurées,  l'Astre enchantant la rive épanouie de diaphanes arborescences florales,  jardin prairial où la nuit côtoie le secret de l'infini comme de la puissance,  qu'il suffit de naître pour aimer, qu'il suffit de vivre pour s'éveiller, Nom sacré sur les Temples de nos jours aux franches ondes sycomores, des nénuphars l'églantier la fastueuse extase de rites alanguis, aurore de la Vie dont la pulsation vitale détermine le mystère et la beauté de toute Harmonie de l'Azur,  de la nacre constellée l'embellie de transes sans souci,  course rare de sources vives en ce domaine profane où se reconnaît déjà l'iris d'un lendemain d'épure,  large Voie de l'épanchement comme de la constellation des Mondes,  du Vivant le Substrat le rythme éblouissant d'un passage d'une rive à l'autre,  d'un rite à l'autre,  d'un rythme à l'autre,  dans une devise nouvelle à voir,  de l'accomplissement le sérail d'un fulgurant message,  celui de l'Unité et de son souffle,  celui de l'Unité et de son Chant,  celui de l'Unité et de son hymne,  souffle,  chant,  hymne,  mesures exondées du transcendant dans l'immanence de l’État Vivant,  des rives l'ascension du Chant du destin qui nous montre mille parchemins,  marques de fête nuptiale en la reconnaissance de chaque signe de l'Être contenant,  lyre de l'Univers au masque sans outrage,  formalité même de l'écrin ressentant la plénitude de toute dénomination par la nature du Verbe de son corps,  que l'Esprit règne dans la pluviosité,  que l'Âme destine dans la voyance rare, que le Corps déploie dans l'affirmation sereine, que l'Unité dessine dans la floraison de l'initiation,  démarche,  fut-il dit,  que nous reconnaîtrons dans la vertu de la Sagesse et de ses forces loin de toutes impulsivités, et le signe nous en parle dans la liaison maîtrisée,  ce signe irradiant,  augure messager de haute fonction dans la splendeur comme l'apprentissage,  splendeur de la Vie,  apprentissage de la Vie,  des sites en parcours l'émergence de l'état Souverain du Vivant,  sûr et fort,  libre et harmonieux,  distançant les pluies d'Éden pour naître au flamboiement Solaire dans une préhension glorieuse dissipant des nocturnes contradictions,  toutes faiblesses sans raison, Devenir avenant l'épanouissement Suprême ...

 
 

Voici des pluies Divines le secret d'un oracle
 
  
 

Et l'ambre à genoux aux ivoires opalins,  de l'œuvre en souci des mille configurations de l'Astre en son Royaume,  voici des pluies divines le secret d'un Oracle,  Ville noble de la beauté des âges, ville faste de l'embelli d'un songe,  un Cœur dont le battement fertile,  sans équivoque,  ranime toute perception,  libre Voie des sépales des floralies dont le conte enseigne la pluralité de candeur,  la divinité de splendeur,  Ô mannes des rives que l'Hiver atteint dans ses transhumances où lyre le feu transcende toute volonté pour la forger d'un diamant bien plus dur que l'Or du matin, état scintillant des minéraux que l'Ouest délibère en son manteau de forge, en sa pure désignation de force,  éclosion en l'Être,  par l'Être miracle d'une marche nouvelle par les genres et les fêtes,  par les sites et les joies,  par les cieux comme par la Terre, de l'Eau l'évanescence pour la reconnaissance des sépales d'un chemin dont les limbes se ferment les yeux, dont les précipices taisent la réalité,  dont les abîmes s'horrifient,  chemin de haute Voie dans le détail d'un accomplissement,  que l'Être,  nu,  dans sa renaissance déploie,  jusqu'aux marques les plus flamboyantes que l'Esprit peut engendrer et renaître,  pluviosités de Mondes majestueux qui s'irisent par le Vivant de l'Espace et de ses masques domaniaux,  invisibles au profane,  visibles à l'Éveillé,  dans le sursis d'une avance rencontre d'un éblouissement,  des Dieux l'ivresse et les floralies d’une insigne présence,  seuil de préaux nouveaux que l'Être en son Chant demeure et rebelle délibère pour porter au plus loin son visage de Voyant,  passant de l'Œuvre en ces masques qui vivent des pluralités mystiques, passant à mi-chemin au chemin Souverain de l'Astre et de sa configuration formelle, Ô fête de la Vie qu'iris la désinence déploie dans la venue mystérieuse de la condition Suprême, et l'Être en cette Voie, et l'Être sans chemin déjà s'avance pour mieux cerner le Réel de cette impériale nécessité qui frappe son Esprit pour le combler d'une aire invincible que l'Aigle lui-même ne peut atteindre tant sa luminosité foudroie les marches hâtives et sans fondement,  lyre de l'Horizon,  fut-il dit,  et l'Horizon en cette Voie se tait pour offrir au Combattant la perception du Dessein Vivant,  Ô vaste flamboyance que la mesure Souveraine destine à l'accompli par des rivages dont les fresques sont inexprimables tant leur densité s'éclôt de mille et mille désignations,  correspondance de la multiplicité dans l'organisation mystérieuse d'un flamboiement,  genèse de tout Univers comme de toute face par les multiples enfantements de ce que la vision peut paraître en le miroir de la Conscience révélée, et l'Être en ce chemin poursuit sa route,  voyageur impérissable, scrutant l'invisible pour le rendre visible, scrutant l'invincible pour le déterminer malléable, iris de vertu majeure, déjà agit dans une luminosité ascétique invisible pour rendre à l'Absolu toute mesure sans oubli de son Cœur de Vivant, toutes faces du Vivant...

 

 

 
 
 

Table
 
DE TOUTE LUMINOSITÉ
 
 
 
 
 
Lyre de l'Univers au masque sans outrages
Voici des pluies divines le secret d'un oracle
L'inoubliable rythme d'épure
Des Sites d'Or
Sublime Harmonie
Le Cycle de l'Humain
De la Connaissance de soi-même
L'Enseignement de Vivre
Au Regard de l'Absolu Souverain
Dans la Voie de l'Immanence transcendée
Prestige de la Vie de Lumière
De ce lieu de la Vie
Qu'Iris du Chant
Cœur du Devenir Humain
Dont chacun d'entre nous sera la forge
Par la Vie et pour la Vie
De l'Humaine flamboyance
Mesure impartiale
De la Vie fantastique
Le Respire Sacré
Des Sites Solaires
Du rayonnement de la Sphère
Ce Temple Solaire
Renaissance l'Univers
Densité de l'Éternité
Agir Souverain
Dont nous naîtrons la force et l'Avenir de Gloire
Moisson de futur accompli
Pure Action de Vie
Des signes du Chant, l'Été
De toute Luminosité
La Splendeur des Sphères
Azur du Ciel d'Or
Aube nuptiale
En ce lieu de la Vie
Ô Christ Roi
Venir des Hymnes
Et l'Œuvre en ce Chant
De notre Avenir
La vertu des Signes
D'un choix sans alternative
Haute perception du Chant
Voie de l'Éternité
De notre lieu Terrestre
Qui demain nous verra naître
De noble désinence
L'Humain de ce Temps en marche de ce Chant
Naissance de l'Être Humain à l'Univers
Où le seuil est une fête
Irisation du Devenir


 
 
  
 
 
 

A Le Pecq
Le 28/12/1984
Le 28/12/2004

2018
Vincent Thierry

 

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