DELTA DU CYGNE

COSMOS
 
  

DELTA DU CYGNE

 
 
 
 

Des Routes Maritimes

 
 
 

Villes en propos des routes maritimes, Oasis dont la nue soupire le désir dans l’astre conquérant qui parle en leur propos, des vagues amazones et des lys éperviers qui d’étraves fières ensemencent l’horizon d’actes souverains, orbes sous le vent conté des âges riverains aux algues diaphanes dont les écumes se déploient et s’irradient,
 
Nous étions en liesse au-devant de ces coutumes qui font les Astres les lumineux écrins de nos passions éveillées, des sphères l’Aube au talisman Solaire qui palpite chaque nef aventureuse, forge des lendemains à naître dans la préciosité du songe voyant les cieux se poudrer de vaisseaux limpides allant la nue fertile l’exondation du rêve,
 
Des sèves les florales destinées nos règnes éblouis sur toute demeure de la Vie fastueuse, nos pas de Vivants libérant la pierre du chemin pour offrir un nectar Divin de sources adamantes, ivre parfum d’une féerie parmi les stances des Univers recueillis, ivoires la somptuosité de l’éclair d’une animation inexpugnable livrant l’espoir d’une rencontre,
 
Du sort le respire de nos cœurs les rives de Delta du Cygne, aux frontières des Univers, déployant ses hymnes dans un faisceau de brumes constellées par les luminosités Astrales, pierreries cristallisées levant d’oriflamme la plus noble conquête de l’Humain par l’Espace ouvragé, site Diamantaire éclos des racines d’un enfantement majestueux,
 
Ivre souffle de nos devenirs dont nos esprits alimentaient la perfection dans des jeux graduels et signifiants libérant notre attente d’un instant seulement, dans le prisme des géodes appropriées nous voyants demeures de l’Astre, conquérants nous-mêmes par-delà les roches lagunaires d’Isis la profonde, par-delà les spasmes des rayonnements de Terrian,
 
Allant toujours plus loin, traversant les épopées lumineuses, les brouillards opalins et les lianes de Xerxès afin d’entreprendre et pour toujours cette conquête du firmament commencée il y a de cela tant et tant de millénaires, tant et tant, depuis les rives de la Terre, notre Mère, éperdue et aimée dans cette Oasis constellée où se tiennent encore nos racines,
 
Lumière de notre Race, de notre étreinte et de notre désir, Lumière magique contée dans l’éclair du plaisir par les Voyageurs qui alimentent de leurs récits la beauté de ses mystères, l’incarnat de notre Peuple qui toujours, veille, en sa mesure magnifiée, en son ardeur signifiée, dessein de notre Age de Vivant qui nous sera donné de voir encore,
 
Car le Corps sacral de notre densité que rien n’arrête, rien ne trouble, rien ne détruit, ni l’oubli, ni l’adversité, ni la destruction, ni la corruption, l’orbe de l’Ordre Veillant sur toutes faces par toutes faces en toutes faces définissant l’Avenir au-delà des clivages matériels dans lesquels s’abîment parfois de sombres destinées,
 
Demeure du siècle qui compose notre joie non dans la soumission mais dans la pure acceptation car de notre entité le désir et le partage, qui nous verra demain maîtriser et l’infiniment petit et l’infiniment grand afin de rejoindre par-delà la Vie de la Matière la pure Spiritualité qui signifie tout âge par toute Vie de ces lieux reconnus et admis...

 
 
 
 

L’Ambre parfum des vagues  

 
 

 
Cils éperviers des mers ancestrales, volent les Oiseaux-lyres l’ambre parfum des vagues, la saison nouvelle dont le zéphyr porte le rayonnement par les Îles azurées, des nefs les compagnes des rites souverains dont l’Ouest demeure enseigne les vives ardeurs comme les souffles passionnés, dans la désinence joyeuse des vagues à Midi,
 
Sur le front de l’horizon enseigne d’un chant dont les volutes parcourent l’immensité nuptiale afin de porter à foison l’éclair de l’instant majestueux qui sacre la beauté de l’Amour, ce lys écrin de la fertilité devisant l’éblouissement des regards naissants, signes debout de par la volonté souveraine de la tendresse épanchée,
 
Signes en corps de la pluie d’ivoire dont les constellations brillent la perfection dans la mesure du Sacre qui désigne le pur destin d’un songe comme la force d’un rêve, des étoiles naguère les rives nouvelles dont les talismaniques mystères s’éploient et se déploient afin de parfaire l’immortalité de la Vie par toutes faces des œuvres engendrées,
 
Le Vivant, front d’Or aux marches limpides des équinoxiales randonnées qui ont fait l’Espace serment d’une temporalité limitée, secret d’une densité armoriée, dessein de la plénitude qui s’engendre et se recueille et dont les fastes décuplent les sens de l’Harmonie natale, dessein de l’ambre en son souci d’épanouissement,
 
En somme désir que nous fûmes dans le jeu des vagues, Olympes de ce frisson qui marque les stades avancés de l’Empire, incarne son Cœur et palpite son horizon mobile, le Verbe pour propos dans les songes et les signes qui se dissipent, renaissent, s’embellissent puis s’inscrivent sur les fresques qui content les pures conquêtes du Règne,
 
Allions-nous ce sérail que nos yeux s’éclairaient de vives lumières, tendres et belles, des enfants que nous étions l’enfantement que nous serions, ivoire de la splendeur aux féeriques parterres, de jardins colorés, des flores à genoux les senteurs fluviales de l’Ordre messager de la pulsion des sentiments qui fulgurent la splendeur,
 
Et nos théories dans le jeu sacral de la danse votive avançaient la pure fusion, de l’éclosion des songes à l’incarnation divine dont le salut, au-delà de nos héroïques combats, nous enseignait la grandeur de la Paix, ce flot imperceptible que nous ne pouvions contempler que dans la mesure où nous étions et ne paraissions, mesure nouvelle à vivre,
 
Mesure sereine dont la densité nous faisait apparaître nos moments d’actions comme le gestuel de l’Eternité composée, seuils en rives des floralies aux gerbes de corail que le vent transporte parmi les Îles aventureuses, les terres ombragées, les lacs Solaires, œuvre vive dont le firmament, telle une caresse, emportait nos témoignages,
 
Pour ne plus nous laisser que tels que nous étions, vivants et fiers, vivants et forts, vivants tout simplement sous la lumière des milliers d’Étoiles dont nous affirmions la beauté, état éclairé nous permettant d’assumer la renommée de leur souffle, de leur aspiration, de leur avenir, dans l’immensité,  secret présage d’un devenir de Gloire...

 
 
 
 

Destin des Signes

 
 

 
Destin des signes sacrés qui irisent le flot vivant, voici son Œuvre par la multiplicité des échos régnants, ici et là aux frontières du vide, par-delà les sphères écloses, à peine nées des iris opalins qui vont et viennent la gravure fantastique de l’Espace, à l’image de l’Épopée Ancestrale, flux de la Terre gravitant ces orbes du lendemain afin d’enfanter le sérail majestueux de l’Empire merveilleux, source de toute raison par le souffle délivré d’Alpha Conquérant,
 
Et nous fûmes en ce cycle porteurs de moissons, nos oriflammes baignant des tropiques sulfureux aux zéniths courroucés, dans la violence des rites et le parcours des rythmes, nos pas vainqueurs délaissant à la végétation le signe d’un éclat, principe de la vision glorieuse, étendard de nos jours et de nos peines, la Civilisation Organique, motrice des dimensions parcourues et des stances éprouvées, des Règnes engloutis le Règne Vivant pour forge nouvelle à voir,
 
Ivoire des temples à genoux et des Temples déchus, vœu somptuaire brisant les idoles afin de naître par l’Esprit l’incarnat de l’Ame élevée, là, au sommet de la perception, du signe l’Absolu, regard sans troubles délaissant les naufrages pour inscrire sur le portique de la conscience le secret d’une élévation intime se démarquant de la pauvreté comme de la lâcheté, le courage d’Etre libérant des contingences évertuées par des millénaires d’inconscience comme d’ignorance,

La force de vivre devisant par les incarnations du Pouvoir, insinuant ses arcanes, dans un tumulte ordonné joyeux et salutaire, éclairant la noblesse du sang, la splendeur du Vivant, et la beauté de la pure Harmonie, toutes forces en notre lieu devenant les principes de la réalité, loin des faiblesses de la soumission et de la reptation conçues pour avilir et rendre au-delà de l’infiniment petit, esclave, lieu détourné par cette parure diamantaire dont les facettes éclairent l’infini de la Vie,
 
De marbre Onyx des schistes azuréens, sols inondés de nos semences se révélant épures, marches continentales du Vœu inscrit sur la porte de nos Temples, l’Harmonie, l’Harmonie somptueuse et non simplement délétère, pure jouvence où chaque Etre par la Vie, en son état comme en sa grâce, se libère, s’ordonne et s’accomplit dans le secret de la pure acceptation de son Chant, dans le secret du pur respect des conditions existantes par l’Univers, les Etres en leur déité,
 
Livre ouvert décimant l’incertitude, la frustration, les mobiles dénués d’envergure, les souillures de l’Esprit, du Corps et de l’Ame, à la fosse commune de l’inutilité organique, chaque Etre par son regard témoignant de la vigueur de son Chant par le Chant composé de l’Idéal devisé, des liens le fruit partagé de la conquête de l’immensité qui vogue au-dessus de son cœur, partage de la joie, hymne d’Azur enfanté dans la grandeur et non l’avilissement,
 
Flux et reflux sans compromission élevant le Chant de la Vie à son apothéose, sans déclin, le verbe stimulant de l’Identité éclose relevant le défi de la Vie, allant au-delà des ruines éperdues qui furent parmi les aires ancestrales commune mesure, là-bas, par le temps qui aujourd’hui les figure tels des masques sur la définition vivante, voiles sans fastes que quelques lumières ont percées permettant la naissance de nos pentes éclairées et signifiantes, pentes sublimes,
 
Promesse du jour à jamais renouvelée, promesse noble dont le parfum est site dans le miroir de nos Chants qui fulgurent l’Univers de notre lieu, repris en chœur, adulé et compris par le degré de concertation sans équivoque du Vivant, le but étant fruit de la réalisation de la Vie dans tout ce qu’elle apporte de noble et de beau, libre dessein dont le parcours révèle la densité par les aires déployées où nos regards d’Aigles scrutent la perfectibilité, comme l’apogée,
 
Afin d’éveiller, de parfaire, dans la pluviosité de granit de signifier, non dans l’abandon mais dans la concaténation, éclosion des âges par ce Chant, éclosion fertile ouvrant ses ailes afin d’élever de dimensions en dimensions l’État Vivant à la Dimension Suprême, Cœur connaissant et comprenant toutes faces en demeure, autre Chant, autre Demeure, autre Lieu, autre Souffle, dont nous parcourrons un jour la pure sensibilité après ce rite de jouvence qui nous interpelle et nous signifie...

 
 


 

 
 

Table


DELTA DU CYGNE
 
 

 
Des routes maritimes 5
L’ambre parfum des vagues 9
Destin des signes 13
Aux flots azuréens 17
Des cils éveillés 21
Vont les Règnes de la nue 25
Désir encore 27
Aux portiques de la Vie 31
Dans la préciosité du Chant 35
Des cils du Cygne 37
L’Œuvre Magique 39
D’Ambre fenaison 41
Le Renouveau Solaire 45
De la moisson Divine 49
L’Empire du Chant Vivant 51
Cils d’or sous la pluie 53
Respire du Chant délivré 57
De l’orbe Impériale 61
L’Ambre de félicité 65
Des écrins nuptiaux 67
D’orbe les songes majestueux 71
Au Règne de l’Amour Eternel 73
Nuptialité des Ages magnifiés 75
Des Souffles Diamantaires 79
L’œuvre de la Vie 81
 
Table 85


 
 
  
 

A LE PECQ
LE 29/12/1989
Relecture le 30/03/2008
VINCENT THIERRY

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