D'HISTOIRES NOUVELLES

HORIZONS
 
 

D’HISTOIRES NOUVELLES

 
  
 


TRANSES



De n’avoir su prévenir...

 
 

Le chant des miradors, étincelle de la mort, de l’ombre noire la terrible incantation, nous voici donc dans cet espace irréel où la raison sombre dans la tourmente du plus grand vide, la nuit auréole son tourbillon de flamme et les cris des Enfants que l’on massacre se répercutent sur sa cendre comme pour mieux témoigner de l’affreuse certitude d’un lendemain de givre que nos os gelés couvriront d’une floralies mortuaire, tourbillon somptueux de la mort, voile gazeuse de cris éthérés dont les soupirs de compréhension, pierre blanche du sacrifice de nos noms d’Etres, pierre blanche du sang de nos chairs dessinant une rime moqueuse, une phrase décimée éperdue de la rive comme du ciel, survol d’un oiseau solitaire dont l’Œil fixe semble conter notre voyage de vivant à travers les nuées des Univers dont nos pas furent un limon de poussière et de cendres agglomérées, vers de grandes rives répercutent leurs visions, cette bassesse infinie de plus bas sol, sur toutes terres, fanion de nos âges bafoués, stridente inharmonie aux épures fauves et lapidées circonvenant l’abîme de nos chairs par le plus fort mépris de nos Ames, mortes de n’avoir suent prévenir à temps cette tempête acharnée, de nos heures mesurées, étiquetées, parfumées, compilées, par le champ des barbelés et des armes braquées sur nos os vides et nos têtes nues évaporées, affreux spectacle de nos présences …



Les grands cernes noirs de l’Œil amer...

 

Si rive proche de la mort, les grands cernes noirs de l’Œil amer, parfum silencieux où la route sacrée descend son fardeau ténébreux, ville d’obsidienne d’étrange nébuleuse sans couleurs où volent des oiseaux de feu vers les Sites orientaux, je suis ce passant de brume et l’éventail crépusculaire de la tombe de l’hiver descend son manteau de cendres sur mes épaules affaissées, clairs-obscurs de la nuit d’abîmes profonds la douleur des temps, mémoire lavée du frisson des mélancoliques poussières envolées, d’un pas incertain je suis la litanie funèbre tandis que les feuilles tuméfiées scandent un murmure profane et beau à mon entente déchirée, du soir les lagunes le couchant fantastique où je disparais enveloppé d’un Océan de flammes, rives écarlates et tristes de la Terre d’adieu, implacable hospice de tourmente pour le songe du réel comme pour l’avenir de nos rêves étincelants...


 

Escales du vent …

 

Voici les feuilles mortes et leurs tourbillons prémonitoires, le cycle des saisons et la pierre des tombes oubliées, l’ombrage des hauts peupliers et le pleur des oiseaux de passage, néant douloureux que la porte de l’hiver blanchi de houle et de frisson, de grande marche aux escales du vent et de l’azur mortifié, marasme des faunes et des flores disparus où sont des bois noircis où pétillent encore quelques braises, fumées épicées des nuits de l’Éden parfumant d’une couleur d’améthyste les cieux pâles et transfigurés, la terre déliant son mirage dans leurs racines de miel, dérivant leurs pâmoisons, là-bas, au corps fléchi de l’Etre abandonné par l’espace monotone, cristaux semblant en ses yeux demander répond à cette étrange destinée …


 


Table


D’HISTOIRES NOUVELLES
 
TRANSES 5
 
De n’avoir su prévenir ... 7
Les grands cernes noirs de l’œil amer ... 8
Escales du vent ... 9
La beauté de l’Amour ... 10
Brume blanche ... 12
J’allai ainsi ... 13
Parjure de mon seuil ... 14
Le coeur des transes ... 15
Abîmes à vaincre ... 16
Des orbes de la nuit ... 17
 
IRONIES 19
 
Métamorphose ... 21
Parpaillot ... 25
Le malade ... 27
 
GERMES 31
 
Voyage autour d’une pièce… 33
Voix d’Enfance ... 38
Yord ... 41
Pénélope ... 43
Mystérieuse ... 45
 
ÉROS 49
 
Vierge Noire ... 51
Elles étaient là. ... 52
Et si même ... 54
Les Amazones ... 55
Le Temple de Rome ... 57
Des parfums extatiques ... 59
De ces sables qui vont ... 61
Vestiges de nos corps ... 63
 
NATURE 65
 
Course de Victoire ... 67
De l’Etre Souverain ... 72
Nature, chant d’Etre ...78
 
SIGNES 83
 
Le songe ... 85
Sanat Kumara ... 88
L’Espace ... 91
Songe d’Océan ... 93
Mémoires ... 95
Druidiques ... 98
Le crépuscule des Dieux ... 110
Jeanne ...113
Hommage donc à l’Esprit qui fût… 117
Te dis-je ... 121
 
CYCLES 123
 
Système ... 125
O large fleuve mené ... 138
Maître de l’Éclair ... 141
Nous voici donc ... 143
Quelques pierres ... 145
Voici de grands flots ... 147
Que le signe désigne ... 149
De la Mer de Tethys ... 151
Substrat de l’heure des Chants ... 153
Chant d’Âme monade ... 155
L’Hymne Divin ... 157
Du Songe l’Absolu Souverain ... 159
 
*********
Table 161

 
 
 
 
 

Le Pecq
Le 30/01/1985
Le 30/03/2003
Vincent Thierry.

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