D'HISTOIRES NOUVELLES


 
 

D’HISTOIRES NOUVELLES

 
  

  © PATINET THIERRI ERIC



TRANSES



De n’avoir su prévenir...
 


 
Le chant des miradors, étincelle de la mort, de l’ombre noire la terrible incantation, nous voici donc dans cet espace irréel où la raison sombre dans la tourmente du plus grand vide, la nuit auréole son tourbillon de flamme et les cris des Enfants que l’on massacre se répercutent sur sa cendre comme pour mieux témoigner de l’affreuse certitude d’un lendemain de givre que nos os gelés couvriront de floralies mortuaires, tourbillon somptueux de la mort, voile gazeuse de cris éthérés dont les soupirs de compréhension, pierre blanche du sacrifice de nos noms d’Êtres, pierre blanche du sang de nos chairs dessinent une rime moqueuse,
 
Une phrase décimée éperdue de la rive comme du ciel, survol d’un oiseau solitaire dont l’Œil fixe semble conter notre voyage de vivant à travers les nuées des Univers dont nos pas furent un limon de poussière et de cendres agglomérées, vers de grandes rives répercute sa vision, cette bassesse infinie de plus bas sol, sur toutes terres, fanion de nos âges bafoués, stridente inharmonie aux épures fauves et lapidées circonvenant l’abîme de nos chairs par le plus fort mépris de nos Âmes, mortes de n’avoir su prévenir à temps cette tempête acharnée, de nos heures mesurées, étiquetées, parfumées, compilées, par le champ des barbelés et des armes braquées sur nos os vides et nos têtes nues évaporées, affreux spectacle de nos présences …



Les grands cernes noirs de l’Œil amer...

 
 

 
Si rive proche de la mort, les grands cernes noirs de l’Œil amer, parfum silencieux où la route sacrée descend son fardeau ténébreux, ville d’obsidienne à l’étrange nébuleuse sans couleurs où volent des oiseaux de feu vers les Sites orientaux, dont je suis  passant de brume de l’éventail crépusculaire,
La tombe de l’hiver descend son manteau de cendres sur mes épaules affaissées, clairs obscurs de la nuit d’abîmes profonds de la douleur des temps, mémoire lavée du frisson des mélancoliques poussières envolées, d’un pas incertain je suis la litanie funèbre tandis que les feuilles tuméfiées scandent un murmure profane et beau, à mon entente déchirée,
Du soir des lagunes le couchant fantastique, où je disparais enveloppé d’un Océan de flammes, rives écarlates et tristes d’une Terre d’adieu, implacable hospice de tourmente pour le songe du réel comme pour l’avenir de nos rêves étincelants...


 


Table

D’HISTOIRES NOUVELLES
 
 
TRANSES
De n’avoir su prévenir ...
Les grands cernes noirs de l’œil amer ...
Escales du vent ...
La beauté de l’Amour ...
Brume blanche ...
J’allai ainsi ...
Parjure de mon seuil ...
Le cœur des transes ...
Abîmes à vaincre ...
Des orbes de la nuit ...
IRONIES
Métamorphose ...
Parpaillot ...
Le malade ...
GERMES
Voyage autour d’une pièce…
Voix d’Enfance ...
Yord ...
Pénélope ...
Mystérieuse ...
ÉROS
Vierge Noire ...
Elles étaient là. ...
Et si même ...
Les Amazones ...
Le Temple de Rome ...
Des parfums extatiques ...
De ces sables qui vont ...
Vestiges de nos corps ...
NATURE
Course de Victoire ...
De l’Être Souverain ...
Nature, chant d’Être ...
SIGNES
Le songe ...
Sanat Kumara ...
L’Espace ...
Songe d’Océan ...
Mémoires ...
Druidiques ...
Le crépuscule des Dieux ...
Jeanne ...
Hommage donc à l’Esprit qui fût …
Te dis-je ...
CYCLES
Système ...
Ô large fleuve mené ...
Maître de l’Éclair ...
Nous voici donc ...
Quelques pierres ...
Voici de grands flots ...
Que le signe désigne ...
De la Mer de Tethys ...
Substrat de l’heure des Chants ...
Chant d’Âme monade ...
L’Hymne Divin ...
Du Songe l’Absolu Souverain ...

 
 
 
 

Le Pecq
Le 30/01/1985
Le 30/03/2003

2018
Vincent Thierry.

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