EMPIRE

CRISTALLOÎDES
 
  

EMPIRE

 
 

Des signes éblouis

 
 

Des signes éblouis les fastes de la nue, nous avions des âges portuaires descendus les flots graves de la nuit, et notre joie dans les thuriféraires novations s’avançait d’un cil à la splendeur des étoffes magnifiées qui s’enchantaient dans l’orbe de toute devise, œuvre labiale des précisions qui vont les routes vives de la passion et de la force, nous forcions les mille chemins des sentes à genoux et nous vivions, épiques, les chants et les hymnes conquérants des signes fécondés, haute vague que la perception présente dans l’ardeur sauvage des brumes nuptiales qui s’exondent, et l’ambre aux sillons souverains s’irradiait pour saluer notre devenir éclairé que nulle vague ne pouvait ternir ni même détruire...




Écrins des âges Antiques

 

Écrins des âges Antiques qui nous viennent et des respires aux larges efflorescences qui devinent derrière les mille mots l’espace sacré de la Mémoire et de ses feux, où l’onde de l’Humain s’inscrit pour permettre le devenir et ses fastes, le devenir qui s’assigne, se témoigne et s’élance à la rencontre de l’Harmonie qui se doit, s’épanouit et s’abrite, desseins des orbes des talismans qui ne fuient mais se préparent à tout instant au renouveau de la beauté et de ses chants, au renouveau de l’Amour et de ses frissons, dans la circonstance présente de l’inoubliable parchemin qui ne se détruit mais s’ouvrage et s’éternise,
 
 
Où le fruit du souffle témoigne, et ses élans et ses ardeurs dans la composition farouche qui se déploie, ne s’improvise, mais toujours s’identifie afin de porter, nuptiale, l’allégorie aux azurs constellés de l’Agir Souverain qui ne se régule mais s’initie, s’épanche et s’ouvre sur la pérennité des œuvres, sur leur densité, leur émotion, et au-delà de l’émotion, sur leur indélébile inscription qui porte en toute nature le feu de la Nature et de ses orbes, des plus humbles aux plus nobles, des plus tristes aux plus joyeuses, toujours de leurs signes l’embelli du Chant qui se prononce, s’oriente et dispose de par l’éternité elle même,
 
 
 
Instance du signe qui ne se prépare aux plus douloureuses afflictions mais à la pure exemplarité d’Etre, et par le devoir et par la nature même de ce devoir qui s’inscrit dans le respire même de la nature Humaine et de ses épanchements, pour ce devenir qui semble se noircir des plus vifs orages comme des plus sombres tempêtes, pour ce devenir qui semble se naufrager afin d’aduler on ne sait quelle source sans avenir, pour ce devenir qui toujours s’enchante, même dans le désert le plus aride, même dans les contrées les plus sauvages, partout, en tout lieu, car le Chant de l’espoir qui se féconde et devient réalité...



Prédestination du terme

 

Prédestination du terme, dont les flots gravitent les arachnides contemptations des sorts qui s’agglutinent, se germent, et dans leur floraison, assignent à la pluralité des possibilités vivantes et mortelles, toutes faces embellies des hymnes de l’espoir comme du désespoir confondus dans l’âtre ou se tresse la flamme invincible de cet avenir qui s’embrase chacun dans ses félicités comme dans ses doutes, dans sa raison comme dans son imagination la plus profonde et la plus éthérée, éclosion des œuvres de la Vie qui ne demandent qu’à se prononcer pour d’un respire majestueux éclairer le sens de l’Eternité,
 
 
Que le souffle éploie en ses myriades constellées dont les gravitantes perfections déclament les beautés, des sources messagères les fronts hauts qui ne s’inquiètent mais viabilisent la certitude par-delà les regrets et les agencements de ces regrets qui ne sont que des liens défaits sur lesquels rien ne peut reposer sinon que l’ombre de ce qui fut, l’ombre désincarnée et futile qui ne s’improvise mais cherche un chemin pour conjoindre sa destinée dans un feu qui n’existe plus, dans une flamme qui n’illumine plus, dans ce lieu sans joie que l’on appelle non pas la veille mais la dissonance du respire et de ses feux,
 
 
 
Écartèlement de la pensée qui, foudroyée, désespère de ses aliments pour conserver une seule démarche claire qui n’obscurcisse son front d’azur, et que l’on voit ces jours s’éperdre et perdre toute racine pour se complaire dans un dédale où le monde s’essouffle, où l’Univers s’apitoie, où toutes forces s’annulent pour laisser place au statisme le plus découvrant comme le plus enhardi, conjonction de fêtes votives qui ne se mesurent dans leur déploiement mais dans leur ardeur à détruire toute voie qui se propose, toute forme qui dispose, toute volonté qui cherche malgré le mépris et l’ignorance l’inexpugnabilité...


 





Table


CRISTALLOÏDES
 
EMPIRE
 
 
 
 
Des signes éblouis 5
Écrins des âges Antiques 7
Prédestination du terme 9
Des cils l’empire 11
Où l’orbe en son chant devine 13
Desseins à mi nu 15
Enseignement des jours 17
Desseins du Chant 19
Et des cils en émois 21
Et l’onde en séjour 23
Plan de l’orbe 25
Cils en victoire 27
Et l’Orbe en ses semis 29
Presqu’île du savoir 31
D’iris le fruit de l’entente 33
Essaim de l’orbe de mille féeries 35
Et l’orbe en son repos 37
Pouvoir du règne 39
Où l’onde dans un désir fulgurant 41
Éclair de la pensée des signes 43
Écrins fauves à mi-nue 45
Souffle éclos de la pénétration des rives 47
Site d’envergure dans le royaume 49
Insigne dans l’élan vital 51
Insigne qui ne se délaisse 53
Cri de l’ambre qui fulgure 55
Firmament des âges 57
Vierge saison d’Amour 59
Ames éveillées 61
Insigne dans le Chant 63
Vertu des songes 65
Enseignement du Règne 67
Digressions 69
 
Table 73

 
  
 
 

A LE PECQ
LE 29/12/1993
Relecture le 06/04/2008
VINCENT THIERRY

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