ESSORS

CRISTALLOÏDES

ESSORS



I

 
  
 
 
Sans rupture des âges et des signes qui s’en viennent, de haute volonté, des terres abyssales, vers le chant de la nuit soudaine où le cœur s’éprend d’ivoirines félicités, nous apparut ce signe constellé des perfections des danses aux schistes légères, générées par les feux antiques qui couvent sous les surfaces la pure ovation du souffle et la candeur domaniale et sans repos de l’Astre du séjour aux confluents des rives qui ne s’éperdent ni ne se perdent, aux affluents des rythmes dont les essors frappés de mille assauts s’épanchent dans des sites dont la vertu majeure correspond le devenir et ses respires à propos,
 
 
Dont parlent les étoiles dans leurs secrètes divinations, dont les sépales éclosent mille tendresses comme mille desseins, de ces desseins qui sont de l’Univers les agencements sans troubles dont les contes sont les féeries de ces vies qui vont de vibrations en vibrations vers le flot et ses renommées, déploiement aux configurations nuptiales s’abreuvant des délices incertains aux formes épanchées, des fumerolles qui s’échappent en frénésie dans l’éloquence magnifiée des algues sous la nue, en ce site de la genèse où les couleurs s’estompent pour naître la pure autorité de la Nature dans ses incandescences et ses tourbillons frontaux dont les orientations dérivent,

De laves en laves Le déploiement magique des sérénités qui ne s’excluent mais mobilisent toutes formes de l’Azur afin d’en créer la face majestueuse, face de l’ambre aux roseraies de granit et de quartz, de schistes encore dans le corps même de la perfection qui inonde les temples et d’une parure élève leur chant au préau des cimes sous le vent qui paraissent le sort et enfantent dans la pure viduité l’éclair souverain qui vient de ses flamboiements baigner la chrysalide diurne de l’étonnant partage des eaux, celui épousé des œuvres en calice qui témoigne et assigne sans déshérence les lendemains à naître dans le rayonnement...



II

 
 
 
Dans les fortifications qui se dressent, et libres d’atteintes, définissent les plus nobles aventures du Chant de la Vie, dans la génération de l’œuvre du Vivant qui s’éclôt et se tresse, qui s’embrase et s’advient afin d’officier dans le renom des âges la désinence de ses fruits d’Or qui peuple la raison du mystère et de ses somptuosités incarnées, révélées dans le souffle et par le souffle, dans l’embrasement qui se veut pérennité du Vœu d’Etre au vaste solstice dont les ramifications tendrement s’irradient afin de porter par-delà le vide l’idéal de la forme advenue qui enchante le parcours de la Terre,
 
Délivre les nuées et s’oriente vers la Divinité Solaire dans une alchimie secrète dont le flux et le reflux harmonisent la destinée, dans l’orbe conquérant qui s’épanche par les mondes et les Univers éveillés, dans la tempête de l’onde à la fois sauvage et tendre des illuminations qui fertilisent le sol de la Terre et de ses souffles, dans la plénitude qui immortalise la conquête du Vivant par les myriades de l’Absolu et de ses enfantements divins, dans la source au front d’Or dont les palpitations écument de mille rêves l’incarnation du signe de la Déité aux marches victorieuses des cils qui forgent les sources de l’Avenir,
 
 
Se dressent les pentes de la pérennité, et leurs sols limpides dans les stances s’éploient pour forger des lys avenues les contes du sérail souverain qui de préciosité en préciosité élève dans la nuée le respire des diamantaires essors de l’harmonie, enchantement aux verdoiements nuptiaux dont les semis de moissons sont les écumes de la Terre, des rives baignées de langueur par la pluviosité des ivoirines perfections dont les perceptions dénomment les natures aux couleurs éclatantes, d’émeraudes et de passementeries les écharpes qui se tressent pour offrir au voyageur l’incomparable densité d’Etre...



III

 
 
 
Éclosion des Ames en l’Age de la renommée, le sort vécu en son éclat splendide, l’heure vient le salut frontal des aires souveraines, et dans l’algue du zéphyr aux myriades constellées des vagues nuageuses qui s’éclairent de l’immortalité, le Chant se tresse pour couronner dans l’opale du séjour la frise des pentes majestueuses qui se dérivent, des nombres et des souffles les respires de la beauté aux escarpements qui s’enchantent et se naviguent jusqu’à l’horizon précieux, dans des signes chatoyants dont les couleurs parsèment l’immensité afin d’éclore le souffle de la densité des œuvres qui abondent,
 
Cristal prairial du bleu minéral les exhalaisons qui s’irradient dans une festivité où les flores s’agitent, s’éploient et se déploient dans la nidation Solaire qui les enfante et les sublime, grenat des sources aux éventails qui se prononcent, s’initient et se ravissent dans la perception des songes et des ondes qui s’émondent de calices diurnes et nocturnes, effeuillés des rêves dont les transes lentement décrivent des mondes habités où les faunes magnifiées développent des Hymnes de Vie, louanges de la Terre et des eaux, louanges du Feu et de l’Éther, louanges encore au corps de la nue qui flamboie,
 
De la Divinité les mille parchemins qui embaument des senteurs surannées, dessein des demeures qui ne se mortifient mais tendent leurs fronts d’Or vers les sites merveilleux des correspondances qui s’épanouissent dans une mélodie sans fin où s’entend le clair espoir du Vivant par les configurations sacrales de l’harmonie qui se voient, présence, sans naufrage des lys aux multicolores alchimies, par les affluents des sorts de la nuit aux épousées de la Vie qui sont adventices et déjà dans la pure jouvence déclament leur vœu de noblesse par les sillons enfantés de leur candeur assumée dans la gloire de l’assomption...




Table


CRISTALLOÏDES
 
ESSORS
 
 
 
ESSORS
 
 
 
I 7
II 11
III 15
IV 19
V 23
VI 27
VII 31
VIII 35
IX 39
X 43
XI 47
XII 51
XIII 55
XIV 59
XV 63
XVI 67
XVII 71
XVIII 75
XIX 79
XX 83
XXI 87
XXII 91
XXIII 95
XXIV 99
XXV 103
XXVI 107
XXVII 111
XXVIII 115
XXIX 119
XXX 123
XXXI 127
XXXII 131
XXXIII 135
 
Remerciements 139


Table 143


 A LE PECQ
LE 16/07/1993
Relecture le 06/04/2008
Photographies
Claire Montagne
Textes
Vincent Thierry

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