HARMONIA UNIVERSUM


HARMONIA
UNIVERSUM


À Martine
Ad vitam aeternum

I
 
Prélude pour un Sacre


 
  

Initié aux univers souverains, l'Aigle en ses ramures portait l’existence, affluent des aubes sous le vent, dans la pluie caressante du matin, dessinait à foison le Temple de la Vie, et dans la mystérieuse vocation des constellations, tranquillement affinait la vertu en ses prismes temporels, où s'en venaient, nectars des oasis de bonheur, des latitudes austères, et d'autres encore belliqueuses, sans sursis des âges qui se parviennent, s'immobilisent puis s'oublient, les Univers en leurs vagues, devises de saturnales conjonctions, où les prémices en féerie de la grâce incarnée se révélaient, regardant avec compassion la densité acquise des aspirations en demeures, de celles nuptiales et prairial qui fêtaient le souffle de la Voie, là, ici, présente, dans ses refuges, ses lumières dorées et ses pénétrations exquises où le temps disparaît pour ne laisser au pluriel que l'œuvre grandie du Chant qui ne s'improvisait, qui ne s'autorisait, mais veillait à la quiétude des avenirs à naître, prospérer et enfanter, prélude sans oubli des vagues amazones, des cristallisations mordorées qui pleuvent des contes et des soupirs, des rêves ardents et des harmonies sacrales que les respires dansaient au zénith d'une gloire inachevée, remise au lendemain, veillée en son incarnation, sa réincarnation, toujours délibérée dans la soif de la justice qui se prononce, dans la joie de ce seuil magnifié où l'onde grandie s'éblouie des vacuités immortelles qui baignaient son sanctuaire de granit inaltéré, illustration des règnes qui s’en viennent, là, ici, plus loin, dans une aspiration majeure dont l’attrait se correspond de l’inerte au vivant, dans un foisonnement majestueux qui ne s’éperd, et lentement, dans une suavité exquise, se concrétise et s’offre à la vision qui ne s’efforce mais contemple, déjà agit, la maturité qui sera, l’essor qui viendra…

 

 

De l'Absolu Souverain

 
 

Mille écheveaux de vagues moirées d’azur et de jade, mille en fêtes de coralliennes épopées adventices, en chrysalide épithéliale, tenaient le lieu, le temps et l’inscription de la fragrance, dans l’amante perception des genèses qui ne s’inscrivaient mais disaient leur splendeur, la gravifique hardiesse des houles, des rondes solaires d’astres en la nue, et des hyperboles gracieuses qui irisaient de leurs effluves mélodieux, puisatiers, les consistances de ce sacre, naissance et renaissance exprimées par les buccinateurs, aux hardiesses exquises, accompagnés par leurs lourds tambours de bronze, qui sonnent le sursis des sylves et de leurs elfes, les considérations votives comme les contreforts alchimiques des pensées altières, tandis qu’en berge de ce recueil, l’incarnat pleuvait, d’une larme souriante, élevait cet hymne de l’existence qui flamboyait, déjà gardien, trouvait sa nidation et, dans le flux et le reflux des hôtes en son sérail, devinait la somptuosité de cette immensité à conquérir, scintillante sous la nue, miroitante aux danses aériennes des vents solsticiaux, faste encore renouvelé dans la pulsation des étoiles en gerbes florales qui tressent des émaux les orées incarnées des féeries d’un chant que la manifestation enfante, ici, là, plus loin, en oscillation de lumière sur ces ourlets des phasmes qui ruissellent, se taisent, se multiplient, pour inviter à l’élection des œuvres, à leur densité née de l’alcôve précieux, diamantaire horizon que les limbes, dans leur discrétion naturelle, observaient, alliant de rives impétrantes les marches du corail, les vigueurs des émaux, le feu des glaces altières, étreintes, dans le souci des algues qui s’effeuillaient, des houles qui se dessinaient, qui se parfumaient, toujours plus belles pour accueillir ce don d’Être de par l’Être Suprême, l’Absolu Divin…

 
 

Des Sphères l’Iris Glorieux

 

Tandis qu’en gaîté sereine le livre des ressacs se prononçait, tandis que dans la nue fertile la semence de l’onde se répandait, tandis qu’en luminosité secrète se répondait le solstice, des limbes sans ignorance, se dressait au zénith une aube nouvelle parmi les temps, les espaces créés, les Univers accomplis, et la lumière en ce site se glorifiait, festive, initiait l’irradiation dans une gerbe de cristal et de feu, dans ce moment magique où naît la raison aux saisons de l’imaginale candeur, saveur, préciosité des nectars aux cils des bruyères éparses qui évadent des azurs bleuis, des empyrées célestes, et des brumes dont l’évanescence dans le firmament révèle d’opales les bruissements des pierreries qui s’affinent, s’unifient, s’élancent, dans une géométrie parfaite que la source enfante, une source lovée déployée avançant de citadelles en citadelles, d’écumes en écumes pour inscrire en l’ouvrage de ses portiques le jaillissement de la pérenne demeure, novation à la voûte des étoiles qui souhaitaient à sa Vie un horizon sublime, alentour de métaux qui se fortifient, de quartz qui se réverbèrent, embruns de schistes alanguis, épures du granit dans ses clameurs qui explosent de perspectives en perspectives, d’ornements en parures, de sphères en constellations, la considération de l’œuvre naissante, adulée dans la perfection, dans cette parure qui ne s’éperd, qui ne se déifie mais toujours s’éploie, libre, ivre, de cette nouvelle jeunesse, de cet incarnat sublime qui la menait à ce premier éveil qui transfigure toute viduité, dans la destinée du souffle et dans la parturition de ses rites, de l’ambre calice la sève d’un enfantement victorieux, des Sphères l’iris glorieux qui ne s’oublie mais se précise et dans l’enchantement de ses matrices multiplie la potentialité de toute existence raffinée…


 
Table des Chapitres


 
HARMONIA UNIVERSUM
 
I PRÉLUDE POUR UN SACRE
 
De l'Absolu Souverain
Des Sphères l'Iris Glorieux
Des Fresques la Course invincible
Témoins de l'Astre qui demeure
De l'Univers l'ordre inexpugnable
Dans la Vertu Sacrale Initiable
La Forge du Glaive Majestueux
Des Marches l'Étincelant rivage
 
II DE L'ABSOLU SOUVERAIN
 
Dans la mesure inexpugnable
L'Ordre en son rayonnement
De la causalité l'empreinte Sacrée
Fulguration de l'osmotique grandeur
Du Temps l'œuvre des prémisses
De l'arborescence des Univers
Essence de la Voie Supérieure
En l'étreinte du Feu majestueux
 
III LA GENÈSE SOLSTICIALE
 
Orbe du flamboiement
Cœur des racines exondées
Dessein du Chant qu'ivoire la Voie
Des Sites l'Iris Conquérant
Dans la Nécessité de l'œuvre
Le Corps Temporel essaimé
Destin de Gloire ou bien d'abîme
Dans la libre détermination du Souffle
 
IV DES SPHÈRES L'IRIS GLORIEUX
 
Aux marches Templières des Saisons
L'œuvre enchantée de raison
Lire des signes de l'Horizon
La Nature en ses floralies
L'insigne de l'Esprit Conquérant
Cœur du Chant de toute maîtrise
Dans l'Azur des cimes éprouvées
Qu'Olympe l'Aigle au regard cristallin
 
V LE RAMEAU D'OR SOLAIRE
 
Du Site en ses affines grandeurs
S'éclot le Temple de Lumière
Conjonction de la Vertu majeure
Des Implications Harmoniques
La Nef de Cristal
Dans l'Horizon évertué
Que l'Action génère dans le Chant
Conscience du Propos
 
VI DES FRESQUES LA COURSE INVINCIBLE
 
Le parcours du Signe Vivant
D'Alpha le Site nuptial
L'ambre parfum de la genèse victorieuse
De la forge l'enfantement du Règne
L'accomplissement du Chant Azuréen
De la volition l'ordonnance
L'exacte ascension du Chant
Du Devenir en sa Vertu
 
VII LE SITE DU CŒUR DE CRISTAL
 
Correspondance matricielle
Du Cœur systémique de l'ordre
En sa mesure Individuée
Déploiement de l'Horizon Signifiant
Du Signe Créateur de l'Or nuptial
Dans l'ascension formelle du Sacre
De fertile novation
Le Temple de toute Civilisation
 
VIII TÉMOINS DE L'ASTRE QUI DEMEURE
 
Des Signifiés la préhension
L'onde Primitive en ses racines
Du Règne le déploiement vital
Le Corps éclos des ombres évertuées
Du Règne de la poussière le terme
L’Âme endeuillée de la Lumière
Du Règne la stérile signification
Les flots disparus de l'onde amère
 
IX L'AZUR DU CHANT IMPÉRIAL
 
Du Signifiant l'œuvre noble
L'Harmonie Symbiotique du Vivant
L'ordonnance de la moisson créatrice
De l'Intégration vitale la préhension
Le Rayonnement Impérial du Site
Dans l'Azur mémorial incarné
D'iris la concaténation des Œuvres
La Forge du Glaive Solaire
 
X DE L'UNIVERS L'ORDRE INEXPUGNABLE
 
Dans la Mesure Universelle
L'Enfantement en ses représentations
Des connexions l'épure vitale
Le Cœur de la Raison Vivante
De l'Expression majeure du Chant
De la tripartition l'envergure nuptiale
La Quadripartition du Signe Olympien
De la Genèse cristalline
 
XI LES ARCANES DE LA CRISTALLISATION
 
Dans l'œuvre et par l'œuvre accomplie
Le Site ordonné de la Matière révélée
L'ambre de l'ascension en sa Vertu
L'Éclair rayonnant de la définition
L'Agir en sa volition supérieure
Du Dire la marche Transcendée
L’Iris de la perception Immanente
Le déploiement de l'onde majestueuse
 
XII DANS LA VERTU SACRALE INITIABLE
 
De la conjonction tripartie la fertile novation
Du prisme l'Entité de la Loi Souveraine
De l'Identité le Respect inexpugnable
L'Épée flamboyante issue de la Forge
L'État de la puissance Symbiotique
De la mesure le Site Impartial
La préhension Harmonique du Devenir
Le Corps épanoui du Règne en sa Demeure
 
XIII LE CŒUR FLAMBOYANT
DU TEMPLE ÉTERNEL
 
De l'Or la pulsation du cristal éveillé
La puissance du Dire l'Incarnat
De l'Individualité l'essence supérieure
Le Glaive de l'Éclair engendré
Du déploiement de l'Action l'Harmonique
Par la Foudre le Talisman Lumineux
L'implacable Orientation du Chant
Nef du Temple Azuré
 
XIV LA FORGE DU GLAIVE MAJESTUEUX
 
De l'irradiation l'ambre parfum du Règne
La révélation en la densité novatrice
Du Lieu le Pouvoir et sa Cristallisation
Le Diadème Impérial de la Souveraineté
Sur l'espace bio politique du Sacre
De l'Intégration l'enfantement Civilisateur
Dans l'organisation comme la structure élevées
La flamboyance de toute Majesté
 
XV EN RÈGNE DE L'ŒUVRE SOLAIRE
 
De l'Action symbiotique l'instauration
Biogéographique du Signe l'Identité
La résurgence Matricielle advenue
Géopolitique du Site l'Existant
La naissance de l'autonomie Organique
Bio Politique du Site désiré la consécration
Dans la représentation transcendée du Vivant
Métapolitique de l'irradiation de l'ordre
 
XVI DES MARCHES L'ÉTINCELANT RIVAGE
 
Des représentations la forge du Cristal
De la Demeure les connexions
Le déploiement Dimensionnel
De l'Élite la force impartiale
Des Parlements le Chœur Signifiant
Des Gouvernements l'irisation féconde
Des Tribunaux le Glaive de Justice
Sous le regard de l'Aigle Souverain
 
XVII DE L'OR IMPÉRIAL IMMUABLE
 
La fulguration Domaniale du Pouvoir
De la Symbiose l'embrasement
De l'Être-Humanité le Vecteur
Le Devenir Transcendant du Parcours
Du Vivant dans sa Génération
De la Nécessité l'Implication formelle
Le Site Civilisateur en Voie de l'oméga
De l'Unité comme de la Multiplicité
 
XVIII HARMONIA UNIVERSUM
 
La Genèse Solsticiale
Du Rameau d'Or Solaire
Du Site de Cristal
Azur du Chant Impérial
Des Arcanes la Cristallisation
Du Cœur Flamboyant du Temple Éternel
Règne de l'œuvre Solaire
De l'Or Impérial Immuable
 
Table des Chapitres  365

 
 
  

Vincent Thierry
France, Le Pecq, Sèvres, La Rochelle,
Espagne, Lanzarote
25/03/2013

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