IN MEMORIAM

CRISTALLOÏDES
 
  

IN MEMORIAM

 
 

 

An neuf sur la Terre

 
 

An neuf sur la Terre, An novateur des grâces de la nuit comme du jour, An de la sérénité qui fût, de la joie qui brilla sur chaque sourire de l'onde, An béatifié de la plus belle aventure que l'humain connu, que je ne saurais conter sans raconter l'essentiel de l'existence, sans dire la prestigieuse éloquence de la Vie dans ses royaumes, ses féeries et ses danses fastueuses qui s'élancent vers l'immensité afin de porter au-delà du rêve le symbole mystérieux de la réalité et de ses forces souveraines, et ce ne serait trop dire, et ce ne serait trop faire vivre que de revivre avant que de mourir l'exaltation du vrai partage des sens, du vrai partage vivant que la Vie exulte dans ses dimensions magnifiées, ses dimensions fabuleuses dont l'Ame est solstice ...


 

Car il ne suffit d'accroire

 
 

Car il ne suffit d'accroire, et ce jour me montre dans la terrible déshérence de la mort qui s'approche, de la mort que je cherche, de la mort libératrice qui me veut et que je veux, si tant le bonheur d'être m'étant refusé à jamais, qu'il ne m'intéresse de poursuivre cet état de vivant qui n'en serait pas un, qui ne serait qu'une ombre parmi les ombres, une ombre stérile et sans intérêt pour la Vie, qui m'oblige une dernière fois à lancer par toutes faces de la lumière la beauté de l'Amour dans de tout ce qu'il a de plus pur et de plus éthéré, dans tout ce qu'il a de plus noble et de plus fervent, dans tout ce qu'il peut être alors que les êtres ne le savent et ne le commettent, alors qu'ils recherchent ailleurs ce qui existe si près d'eux-mêmes...


 

Qu'aimer du ciel d'ivoire



Qu'aimer du ciel d'ivoire le chant des astres se prononce et dans la viduité prononcée, où l'orbe en semis est mémoire des gestuels les plus précoces, je retrouve la vision éclatante de la beauté qui s'avance, dans la sauvage efflorescence des brumes matinales, dans la tendre éloquence de la destinée fauve qui éclaire la densité de la vie et de ses préciosités, cœur de la Terre et du Soleil dont les ondes sont les fruits de la divinité, ce sérail se montre et se partage dans l'appréciation de l'heure nouvelle à voir et dessiner, enfantement des cieux et prouesse de la vision qui essaime de l'horizon le parcours intense de la perfection et de ses racines magiques et constellées, nids d'or de la pluviosité de granit des fleuves antiques parcourent...





Table


CRISTALLOÏDES
 
IN MEMORIAM
 

 
 
An neuf sur la Terre 5
Car il ne suffit d'accroire 6
Qu'aimer du ciel d'ivoire 7
Déjà dans le lys dessein 8
C'était d'Iris la vertu nominale 9
J'allai, et je ne le crois pas encore 11
Qu'iris la pluie d'Or 12
Douceur du regard 14
D'Orient les vastes aventures 15
Jours heureux dans la mélancolie 17
Dessein des cils à genoux 18
Ce vœu qui ne pouvait naître 20
Éclair du chant 21
Parcours de la densité 23
Dessein des rêves à genoux 24
Qu'Iris le fruit de la Vie 26
Signes en devenir 27
Ô faste de la nue 29
Et des rêves et des règnes 30
Signes dans la parole nuptiale 32
Et la pluie d'Or dans nos règnes 33
Éclose dans le bruissement 35
Des Ames vagabondes 36
Et nous voulions par ce Monde 38
De l'onde en miroir 39
Souffle circonscrit d'une demeure 41
Villes effeuillées des divines opacités 42
Que d'heures louangeuses 44
Signes dans la nue 45
Chant, Chant encore 47
Et l'aube en notre serment 48
Mais la promesse du Chant 50
Firmament de son parcours 51
Chant qui allait et venait 53
Des souffles de l'heure 54
Lors de nos séparations 56
Voici donc l'heure de notre mort 57
Ô silence des heures 59
Ainsi dans le poème 60
Je bâtissais l'éternité 62
Prisme du Chant dans l'ardeur fauve 63
Qu'accroire la simplicité 65
Prélude de l'énamoure 66
Dessein du Chant 68
Larmes écloses des rives ancestrales 69
Portes ouvertes sur l'immensité 71
Est-il temps ici de se déterminer 72
De temps passé, de temps aimé 74
Dessein de l'aube aux marches du palais 75
Et ce jour tant désiré nous vînt 77
Feuilles d'automne aux marches du palais 78
Etres en joies ou bien en larmes 80
Ainsi de tout ce monde éclos 81
Le monde n'existait plus 83
Et l'onde en savoir de la mémoire 84
Les heures se dissipaient 86
Gemmes lisses des écumes 87
Nous retardions à souhait 89
Qu'irise le souffle de la densité 90
Ô Dieu Souverain 92
Dans la Nature du feu qui signe cet état 93
Heure Souveraine, heure éternelle 95
Mais voici l'heure nouvelle et ses hospices 96
Nuit sacrée dans ma mémoire 97
Naître à l'Union éternelle 98
En dire plus serait trahir l'Amour 99
En dire plus des épreuves 100
Digressions 101
 
Table 105

 
  
 
 

A LE PECQ
LE 04/02/1995
Relecture le 06/04/2008
VINCENT THIERRY

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