IN MEMORIAM

 

IN MEMORIAM

 

  © PATINET THIERRI ERIC



An neuf sur la Terre
 

 
An neuf sur la Terre, An novateur des grâces de la nuit comme du jour, An de la sérénité qui fût, de la joie qui brilla sur chaque sourire de l'onde, An béatifié de la plus belle aventure que l'humain connu, que je ne saurais conter sans raconter l'essentiel de l'existence, sans dire la prestigieuse éloquence de la Vie dans ses royaumes, ses féeries et ses danses fastueuses qui s'élancent vers l'immensité afin de porter au-delà du rêve le symbole mystérieux de la réalité et de ses forces souveraines, et ce ne serait trop dire, et ce ne serait trop faire, vivre que de revivre avant que de mourir l'exaltation du vrai partage des sens, du vrai partage vivant que la Vie exulte dans ses dimensions magnifiées, ses dimensions fabuleuses dont l'Âme est solstice ...



Car il ne suffit d'accroire
 
 

 
Car il ne suffit d'accroire, et ce jour me montre dans la terrible déshérence de la mort qui s'approche, de la mort que je cherche, de la mort libératrice qui me veut et que je veux, si tant le bonheur d'être m'étant refusé à jamais, qu'il ne m'intéresse de poursuivre cet état de vivant qui n'en serait pas un, qui ne serait qu'une ombre parmi les ombres, une ombre stérile et sans intérêt pour la Vie, qui m'oblige une dernière fois à lancer par toutes faces de la lumière la beauté de l'Amour dans de tout ce qu'il a de plus pur et de plus éthéré, dans tout ce qu'il a de plus noble et de plus fervent, dans tout ce qu'il peut être alors que les êtres ne le savent et ne le commettent, alors qu'ils recherchent ailleurs ce qui existe si près d'eux-mêmes...





Table

IN MEMORIAM
 
 
 An neuf sur la Terre
Car il ne suffit d'accroire
Qu'aimer du ciel d'ivoire
Déjà dans le lys dessein
C'était d'Iris la vertu nominale
J'allai, et je ne le crois pas encore
Qu'irise la pluie d'Or
Douceur du regard
D'Orient les vastes aventures
Jours heureux dans la mélancolie
Dessein des cils à genoux
Ce vœu qui ne pouvait naître
Éclair du chant
Parcours de la densité
Dessein des rêves à genoux
Qu'Iris le fruit de la Vie
Signes en devenir
Ô faste de la nue
Et des rêves et des règnes
Signes dans la parole nuptiale
Et la pluie d'Or dans nos règnes
Éclose dans le bruissement
Des Âmes vagabondes
Et nous voulions par ce Monde
De l'onde en miroir
Souffle circonscrit d'une demeure
Villes effeuillées des divines opacités
Que d'heures louangeuses
Signes dans la nue
Chant, Chant encore
Et l'aube en notre serment
Mais la promesse du Chant
Firmament de son parcours
Chant qui allait et venait
Des souffles de l'heure
Lors de nos séparations
Voici donc l'heure de notre mort
Ô silence des heures
Ainsi dans le poème
Je bâtissais l'éternité
Prisme du Chant dans l'ardeur fauve
Qu'accroire la simplicité
Prélude de l'énamoure
Dessein du Chant
Larmes écloses des rives ancestrales
Portes ouvertes sur l'immensité
Est-il temps ici de se déterminer
De temps passé, de temps aimé
Dessein de l'aube aux marches du palais
Et ce jour tant désiré nous vînt
Feuilles d'automne aux marches du palais
Êtres en joies ou bien en larmes
Ainsi de tout ce monde éclos
Le monde n'existait plus
Et l'onde en savoir de la mémoire
Les heures se dissipaient
Gemmes lisses des écumes
Nous retardions à souhait
Qu'irise le souffle de la densité
Ô Dieu Souverain
Dans la Nature du feu qui signe cet état
Heure Souveraine, heure éternelle
Mais voici l'heure nouvelle et ses auspices
Nuit sacrée dans ma mémoire
Naître à l'Union éternelle
En dire plus serait trahir l'Amour
En dire plus des épreuves
Digressions


 
  
 

A LE PECQ
LE 04/02/1995
Relecture le 06/04/2008

2018
VINCENT THIERRY

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