IVOIRE


HORIZONS
 
 
 
  

IVOIRE

 
  


C’était …

 
 

C’était dans la dimension l’Ordre le plus parfait qu’un règne jamais ne verra, d’une vibrante incantation …
 
C’était dans la dimension une vibrante incantation allant d’une plaine aux plus hautes montagnes !
 
C’était du haut de la montagne l’Ordre le plus parfait qu’un règne jamais ne verra, d’une vibrante incantation allant jusqu’à la plaine ou jadis la source du pétale d’un parfum de brume auréolait dans l’Univers le nom de la plus forte accusation vécue, il y avait alentour des ravins où le regard perdu devinait plus que ne voyait tant épars la Terre allait au Ciel comme la Voix de cristal d’un Cycle Conquérant …
 
Ainsi se dressait l’Ordre au front de la montagne, alors que les vents balayaient d’un hymne féroce les flots de la mer, alors qu’un épervier titanesque d’un vol forcené gagnait le large de l’Éden afin de quérir les forces de la Paix, foudre des talismans de la floralies unique, Œuvre de l’Éther …


 

Temples las …

 
 

Des maux de la Terre, tout espace de vent nargué par l’humain de la négation naturelle et spontanée, toute ivresse disparue par un sacerdoce esclave de la domination l’essence d’existant, nous vîmes ce vent dominateur, posture serpentaire aux quatre dimensions de la sphère y compris dans l’espace de l’Ame…
 
Multiple d’Etre cette foule chamarrée, silencieuse et diurne, accompli dans la prouesse de ce jour, telle l’offrande d’un destin à la porte du Savoir, Assemblée étrange en l’heure de cette Dimension qu’un vertige inoubliable gardera alors qu’au zénith pleuvait une ombre douloureuse faisant une place fragile au centre de ce tourbillon d’écumes !
 
Marche agile aux pas saccadés dans un désert et un brouillard humides d’orages humains, destructrice, catalepsie d’outre tombe …
 
Langueur extraordinaire aux vents lancinants, allait la marche, solide bâton au creux des reins esclaves, de branches et de pierres la rouille de mousse des vêtements, portafaux sur des chairs nues et sales, purulentes à chaque étape de la charogne des tyrans aux brasiers …
 
J’en porte le nom, disait-elle, fière rescapée dont la cendre ronge les plaies d’un innommable délire, cœur de la mort au cercueil blanc où des roses acheminées dansent un songe bleu sérail, hirondelle d’un crépuscule cadavérique désignant la couleur de noirs sursauts comme ceux de l’arc-en-ciel de l’Amour …
 
La foule insignifiante et paresseuse dévorait cet hymne par avance, pulsion de vivaces horreurs qu’un tyran lui même aurait écrasé tant la douleur morbide se lisait au plus profond de son antre …
 
Temples las, disait-elle, regardez-les se marcher la tempe dans des rêves impossibles, allant vers des mers abruptes où la violence clame son vertige comme la vierge son immolation aux tortures de règnes infidèles !…

 


 
Ainsi verras-tu …

 
 
 

De la forme primaire ce regard dans l’absolue circonstance qu’une irréalité prône pour perfection, que la réalité soit perfectible, je marche lentement le cœur de cette perception pour te l’offrir, O Age incertain dont les ramures parlent une souffrance plus grande que celles engendrées par la cruauté des destins …
 
Espace infini, trouble où des larmes dont mon Ame s’abreuve pleuvent sur des remparts de feu, je parle de ton ambre, et ce n’est l’absence qui crie son espoir sur tes marches arides mais un culte dont le vide porte mon regard vers l’Absolu de tes dimensions …
 
Ce sont des rires d’enfants ou des cris de bêtes qui martèlent mon tympan sur cette route largement ouverte devant ce qui fut mon pas, réalité de la fiction et fiction de la réalité …
 
Blanchi de houles aux portes de l’Éden, avancer et oser plus encore s’enfoncer en avant à la recherche de ces Mille que l’on devine comme une source jaillissante, prisme pouvant contenir tout Règne d’Ivoire, d’argent, d’Or, de Soleil, de Jade et de Diamant …
 
Au flamboiement de l’Astre, les yeux de fève rongeant le monde des grandes terres, là, sous les dents de la guerre et de la mort, entre les vents et les nuits d’éclairs des mers, je vais, faune d’un autre temps, symbole, à la recherche d’une plus vaste vérité …
 
Ainsi, me disais-je, verrais-tu se dévoiler devant tes sens la réalité de l’Univers !
 
L’Univers, étreinte gigantesque où perle la Vie, vierge éloquence fabuleuse et insigne, victorieuse et fantastique !
 
Cœur magique de la Création vertigineuse qui fit de l’embryon matériel le Cœur spirituel, essor Osmique, au cœur des Sphères le Cœur de notre Terre, si bleue, si verte du parfum des floralies …




Table


IVOIRE 3
 
 
 
 
C’était … 5
Temple las … 6
Ainsi verras-tu … 8
Entre !… 10
Une fugue de temps … 11
Instants … 12
Phrases … 13
C’est un désert … 14
La pluie … 15
Lorsque … 16
Métalloïde … 18
Éveil … 19
Chants d’Oiseaux … 21
Ô … 22
Symphonie … 23
Sommes revenus … 24
Ivoire … 25
Liberté … 27
La joie d’Etre … 28
Gloire Solaire … 29
Vecteurs du propos … 31
Vestiges de nos corps … 32
Œuvre vive … 33
Réception … 34
Fauve … 35
 
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Table 37

 
 
 

Le Pecq
Le 13/03/1981
Le 25/03/2003
Vincent Thierry







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