LA CITADELLE DE MARBRE

DES AIGLES
DES AIGLES EN CITE

 
 
 

Tome I
 
LA CITADELLE DE MARBRE

 
 



 

...Par-delà les siècles, nous sont venus des âges pourpres les Citadelles d’Onyx aux rêves conquérants, mystérieux et sombres, ourlés des frais nuages de cieux belliqueux et ouvragés où s’en viennent encore, telles des écharpes de corail, les ailes de l’Aigle Impérial, de l’aventure le fruit Solsticial, levant des monts d’Airain les sites fiers des Oasis poudrés de Règnes, cristaux épars des sèves adamantes qui ruissellent les Océans de fauves ardeurs comme de brumes natives, vagues après vagues libérant les terres vierges d’un souci de dénaturation, vagues après vagues œuvrant la nue somptueuse pour porter haut, l’Oriflamme de la splendeur d’un écrin,
 
Dans la Sagesse des cieux qui nous inondent, l’Œuvre heureuse qui témoigne, l’heure nouvelle de l’essor Souverain, des signes à genoux l’éclat de la volition qui passe et ne s’oublie, l’étreinte du fer et par-delà le fer l’espérance d’un jour neuf sur le songe qui s’envole et ne revient, des écumes blondes la beauté, l’ivresse et la fête de l’Azur, une fête vive qui vit l’incarnat du désir s’affirmer et prendre offrande pour naître notre séjour, dans le Divin, la perfection mais aussi le souvenir, des mots et des actes, Dire Agir de la vertu des mondes constellés qui exaltent leur féerie dans un tumulte lumineux où seule se retrouve la pensée sublime de l’Épopée qui fût...

 
 
 

I
 
...Celui qui vient...

 
 
 
 

« ... Conteur et mage s’il en fut, nous voilà devenu et pour le mystère et pour la gloire du passant, des étoiles messagères incarnées et divines les sœurs de nos prêtresses dont le sang bat des veines de corail, du souffle l’épure et la beauté des instances fidèles qui sont notre demeure, et la pluie d’or du matin, ce fut instance dans le préau des Sages agenouillés, ces Sages qui constellent de leurs myriades les terres de nos Chants,
L’empreinte des lierres à demi nu dont les fresques ourlent nos prairies de diamantaires coquons de laves dans lesquels se baignent les hirondelles du chagrin, ces oiseaux pourpres qui disent l’aventure et commettent de drames en drames la pensée fertile qui est annonce du printemps, après l’hiver et ses cohortes bruissant les rires et les maux des fenaisons humaines qui passent et repassent dans nos mémoires ouvragées,
Des cils pour l’ivoire et des signes pour la nue, l’onde fertile qui s’amenuise et respire un sacre pour un lendemain qui se vivra, la terre était douce dans ce lieu qui respire nos offrandes, la terre était tendre et prête à recevoir le don de sa désignation, venue des heures, venue des astres, venue d’on ne sait où, venue des terres là-bas, austères et fières, inconnues pour les familiers de nos plaines et de nos cimes protégées,
Par la Magie du Chant qui dispose et fertilise nos hospices, par la Magie novatrice ouvrant ses ailes sur les cieux aux noirs présages afin d’évertuer leurs ténèbres au-delà de nos signes éveillés, nuptiales protections des heures par ce Monde où la guerre flamboie, où les sépales de la Vie se dissolvent dans des incantations funèbres dont les flammes gravitent la perception afin de dénaturer la vaillance et ses ordonnances,
La Terre en ce lieu, loin de l’égarement des mondes en détresse, la Terre disais-je se dressait pour un accueil et ses floralies avides s’enchantaient pour affirmer la volonté de l’Etre qui viendrait, des lyres en sérails et des portées en règnes aux blondeurs opalescentes des brumes natales, l’œuvre était en germe, les soies tressées des rives de nos fleuves, les rives en marches de couronnes, et les pluies d’arc-en-ciel en moisson,
Destin des heures, destin des sites que le parcours des âges enfante d’une prouesse que les sens ne peuvent perdurer car au-delà des rites vagabonds, d’un art mystérieux les arcanes, cet Art déployé œuvrant des latitudes le respire de l’aube qui s’enseigne, l’aube fraîche et victorieuse, l’aube des nefs qui s’éploient sur les orbes du détroit cernant nos heures de passants, l’aube fulgurant des souffles les flamboiements Solaires,
Flamboiements des Ages et dessein des hymnes que nos Temples devisent dans de grandes envolées de parfums aux senteurs majestueuses, des flores l’ambre des fauniques allégeances les prés des âmes et les villes fortes des écumes que l’Océan destine dans la mesure de son respire puissant et solidaire, Océan de joie et de lumière baignant son schiste dans des ramures marbrières dont les pétales bleuis s’irradient de pulsions écloses,
Notre force et notre joie, notre accomplissement aussi, de villes en fêtes sans égarement dans le signe de la précognition des stances qui viendront, lors qu’immenses les vagues vont et viennent les franges de notre Île continentale éperdue de mille flots, éperdue d’astre et de désastre dans l’histoire de son parcours dont le tumulte n’est plus que poussière, la poussière de nos songes que l’ivoire devise féerique,
Mânes futiles qui ne reviennent, la Terre altière riant de nos efforts, l’essor en son jeu fulgurant le devenir dans la promesse de l’avenir qui se montre, aux écharpes des granits, aux roches malléables des surfaces sablières d’ocre violette naturant les sources de nos stances d’une épopée qui ne s’enseigne mais se vit dans la pluviosité des rêves et dans la nature profonde de la réalité qui n’admet la déshérence en son propos talismanique... »
 
«  ...Et la nuit, onde légère, porteuse de rêves et d’incarnats, dans le bruissement des vagues portait un talisman, la nuit messagère aux ailes diaphanes des roseraies de l’Ouest, la nuit ourlée de fraîches vagues dérivant des astres la pureté de ce renouveau qui flamboyait l’Occident et ses pourpres citadelles, la nuit vécue, la nuit venue, sourde et signe des constellations que l’Azur déploie dans une mystique glorieuse et irradiante,
Des rives de l’océan Polaire l’arc-en-ciel des féeries de la nue du Détroit d’Idunn dont les flamboyances mauves se perçoivent au-delà de l’Horizon afin d’enfanter le Verbe lumineux de la grâce et de la majesté de notre aire souveraine, des rives les vagues brutales de l’orbe des banquises qui fructifient sous le vent aride et la poussière des songes qui furent, des songes qui vécurent, ces demeures de Cristal aux rêves déployés,
Demeures enceintes de nos songes, de nos aventures comme de nos épopées qui signèrent leur passage sur toutes frondaisons de cette Terre si tant nommée, si tant aimée, si tant adulée, Véga, du Cygne le firmament, du Cygne la Gloire éternelle qui frappe à la porte de nos mémoires pour demander une Vie nouvelle, une Vie meilleure, une Vie de la vie tout simplement, lors que se dissolvent les âges dans des ramures équinoxiales,
Ramures de la terre broyée, ramures de terreurs voyant des cycles de forge et d’étincelle le fruit amer de la nuit composer le verbe et l’iris en son sein dans la singulière déshérence des rythmes qui s’éperdent et ne se renouvellent, là-bas, des fronts cosmiques l’envergure qui parle dans notre hommage, qui demande et signifie dans notre vague tutélaire qui s’emploie et se délit afin d’œuvrer la mesure de l’éternité en ce site perdu,
Nous en parlions dans ce jour lors que la tempête se levait sur les fronts de l’azur et que ses cohortes déversaient dans un flot ininterrompu les diluviennes désespérances des forces en états, ces forces dont le flux et le reflux ordonnaient la désertion de rives éclairées, l’apprentissage de la fourberie, de l’esclavage et de ses chaînes multicolores brisant la volonté des Etres par ce champ, des Etres par ces temps de troubles,
Empire éclaté, semé de discordes, enseveli sous les avalanches des reptiles infâmes aux croyances stupides délibérant le vœu de la gloire d’un seuil lorsque se présentaient enfin l’accomplissement et le devenir de cet accomplissement au-delà de la terreur, au-delà des prismes de l’inconscience, au-delà des rides de l’opportunisme et des velléités contemptatrices œuvrées par des myriades sans savoir ni éveil, sans volonté,
Ivoire du sommeil qui pleut sur les Temples encore fidèles, ivoire cruel dépassant les mesures de la force, obligeant et signifiant la destitution, dans le plus lâche et le plus vil des crimes, l’abandon du devenir, l’abandon de la volition pour l’incarnation de la servilité, l’incarnation de la dérision, étendard des âges de ces âges qui ploient sous l’ignominie et dont notre aire protégée ne peut que vivre l’infamie, ne pouvait que vivre l’impérieux sentiment,
L’augure de la Vie dans son prestigieux dessein ne pouvant se satisfaire de cette destinée sans signification, nature naturée, renouvelant le site de la parure des jours heureux, libérant du sens advenu l’éclot du rite du Renouveau qui se parle dans ces cycles qui viennent et deviendront, ces cycles natifs de l’aube en ce sein de lumière qui au-delà de la pluie et des eaux se tient debout pour fertiliser l’Univers du Chant Vivant,
Navire du Sacre, de l’Age de la déperdition, les ramures qui se tendent sous le vent de la violence, des matures debout au milieu des ruines levant l’oriflamme des Aigles intrépides aux courses manifestées et superbes, éclat du songe qui brise les ouragans et les promontoires de la désincarnation, libérant des flots hâtifs le signe de la puissance en gestation, de l’Enfant sauvé de la brume,  Cristal en demeure qui parle notre conscience... ».
 
« ...De cils en forêts, de champs en marécages, de déserts en cimes, dans la nue venue l’ouvrage clair qui nous fut, l’ouvrage déifié qui nous vint, nous faut-il, dans la mesure du conte qui sera ouvrir ce Chant, et sa plénitude dans le miroir des opales qui baignent un lys fertile sous la nue, devenir de l’iris et de sa beauté, par le souffle des étoiles passagères qui enseignent le Verbe et sa déité, sa préciosité et son éclat,
Nous faut-il venir l’orbe des ramures de ce temps, qui équinoxial ne devrait compter, qui insipide ne devrait se suffire, lors que depuis des millénaires s’éclôt le Chant dans l’ambre fertile d’une randonnée sublime, Hymne glorieux né des pentes de cet abîme, Hymne de joie et de bonheur éclairant toutes faces conquises des amas des nébuleuses du Couchant, comme de celles de l’Orient, dans la pure flamboyance du signe constellé de l’ardeur,
Dans la postérité des temps qui nous parlent et nous consument, dans la postérité des nativités et des mortelles errances, dans le clair-obscur frontal des pensées bannies, dans la prêtrise du moment somptueux qui se désigne et s’éclaire pour s’offrir dans le drame signe du Renouveau, des âges anciens aux âges nouveaux toutes faces des myriades interpellant cet état dont la puissance accomplie se délie pour s’offrir et se signifier,
Devenir et stance du devenir dans les flots qui vont et viennent les plaines de jade des cycles et des souffles visités, devenir majestueux dont il nous reste à vivre les pures densités dans les déploiements des passions signifiées, des arcanes de la beauté aux laideurs les plus outrageuses, des rives en rives, respire de l’orbe qui se meure puis renaît afin de fertiliser le seuil de sa parure magnifiée que nul ne peut taire ni oublier,
Ivoire de l’hymne dans la Sagesse de la précision l’heure œuvrée de vaste augure dans le flamboiement des cristaux qui devisent les plaines du sérail, l’onde joyeuse des sites ouvrant sur les mers astrales l’éclair de la puissance et de son vœu, après les défigurations des songes, libre dessein des demeures dans l’épanouissement des signes qui se transfigurent, un Monde délaissé pour un Monde libéré, des fresques le rêve éclairé,
Iris en la nuit porteuse de message, de l’éclair impitoyable navigateur des forces harmonieuses, ce temps dessinait sur la plainte de la Vie un rempart qui se devait de naître, et la pluie d’or du matin, dans la brume impitoyable, traversait ce voile pour offrir aux yeux incarnés l’ambre fertile de la moisson de ce Chant qui devient, le fruit d’Or de l’accomplissement en devenir, fruit de l’Etre en sa désinence et sa puissance,
La guerre avait balayé le respire des ouvrages acheminés, la guerre terrifiante dans sa démesure prononçait encore ses détails dans des rêves désincarnés où la lumière périssait, et des villes en flammes achevaient de sombrer dans l’abîme, les eaux se refermaient sur leur cristal, des temples s’effondraient, des demeures montaient des litanies où la prière n’avait plus place, seul gouvernait le désir impétueux de survivre,
D’Hyperborée la magnifique, centre de l’Océan Polaire, au milieu des ruines dressées, au milieu de ses champs ravagés, au milieu de l’effarement et de l’effacement, Celui qui vient attendait son heure, Celui qui vient au-delà des sarcasmes, des infidélités, des destructions, des lâchetés et des compromissions, Celui qui vient préparait son Cycle de Renaissance, dans le fracas des armes et la tempête des mots, dans la bourrasque des cris et des meutes,
Né d’Arvak, suivant la route des fleuves d’Eligavar au milieu des neiges ancestrales, venait son pas les Monts d’Airain à la cruelle destinée, nanti pour tout devenir que d’une mort Souveraine au site du feu de la flamme légère des respires enneigés, Enfant au berceau ne sachant ni Dire ni offrir, Enfant à peine né déjà voyant et percevant dans sa totalité l’immonde irraison l’ayant destitué de son rivage d’innocence ... »
 
«  ...Que le Cil de l’Aigle témoigne dans la rosée nuptiale des frais matins de l’ivresse vagabonde, le Cil de la pluie, le Cil amer des vagues amazones dont les fêtes s’écourtent devant les remparts où se prosternent les prêtres féeriques, divins de grands âges d’épures les lys qui vont les cygnes constellés des moissons solsticiales, ces aires sans repos de lagunes au feu d’une forge sublime qu’incante le respire ouvragé,
Cil sauvage sous la brume des natifs errants délibérant des largesses le vouloir d’une imposition où d’un front commun, une rupture devant la mort et ses équipages déserteurs, Cil vaillant désignant le sursis et au-delà des cimes la destinée d’un Règne trahi dont le rêve doit se perpétuer et demeurer afin que le ciel de nouveau flamboie l’horizon majestueux de la divinité qui s’éclôt, mesure de toute victoire de l’Etre ployant sous le joug,
Cil encore dans la vertu passagère des Mères apeurées et des parfums de larmes qui s’épanouissent sur les routes sombres de l’avenir, Cil encore s’il en reste du regard vertueux livrant une parure pour signifier au-delà de l’allégeance la Nécessité du Vœu de l’Empire mortifié, par le cœur palpitant évocation des Chants qui furent et ne doivent disparaître afin de perdurer l’Histoire de la pure Harmonie qui doit devenir,
La nuit tombait sur cet équipage de fidèles, de pourpres cavaliers ceints de la couronne frontale de l’horizon, cohortes en prises d’aubes blanches lumineuses et stellaires, celles des Mages et des Sages dont le clair regard désignait le lendemain à vivre, éclos d’un Peuple d’Artistes et de Prêtres devisant le séjour Impérial et ses ruines en ce Monde, en cette Heure où pleurait l’Enfant de l’Avenir dans un souffle épuisé et mélancolique,
Le ciel prenait couleur de deuil, les femmes cachaient leur visage, les hommes témoignaient, et dans le clair éclair du feu bruissant aux pentes des Monts d’Airain, cette troupe de survivant au-delà de l’apitoiement dressait la route à naître pour que le Cristal délivré puisse jaillir la flamme de sa force et de sa puissance en naissance, vœu de l’Astre que la mémoire conserve dans un souci d’éthique profonde que ces siècles parurent,
Au milieu de la tourmente et de l’affliction les plus profanes, au milieu des flots de morbides délivrances jaillissant les ruines des villes et des sites traversés, hier encore riches et vivants, ce jour désertiques et profanés, ce jour masqués par les fumerolles des pillages et des éclairs de sang labourant les terres du Vivant d’un soc monstrueux dont les menstrues éclaboussaient l’Univers d’un Règne au profit de la hideur,
La pluie pénétrait le songe, la neige s’amoncelait, les champs de la fertilité disparaissaient, les Lunes d’Erigée traversaient les nuages floconneux pour travestir la luminosité d’un éclat blanchâtre sous lequel les Etres ressemblaient à des fantômes et non à des Vivants, des cris et des plaintes secouaient ce drame, et ces cris et ces plaintes montaient vers les cieux, rebondissaient sur les couches nuageuses pour s’amplifier,
 
Revenant à la Terre dans des ires maladives spoliant la nue de son œuvre talismanique, toute pensée obnubilée ne pouvait que fléchir devant cet embrasement situant des sources de la vie la dénégation et sa compréhension dans les cavernes de l’oubli, les Guerriers eux-mêmes en arrivaient à trembler, eux qui furent les derniers remparts de la vie, eux qui combattirent dans des fresques cruelles dont le conte viendrait,
Seul, au milieu, l’Enfant en pleur, ne savait, ne pensait, seul au milieu, et les regards se portaient vers lui, vers l’espérance de leur chant et de leur luminosité, les regards s’embrasaient, délaissaient cette peur comme cette terreur, ils se devaient et ne pouvaient l’oublier, ils avaient vu la mort des pentes de cet Etre, ils avaient vu des massacres et bien d’autres choses que l’imagination ne peut décrire tant la laideur y est soumise ... »
 
«  ...Au milieu, l’Enfant se tenait, les yeux humides, le regard éclairé par les constellations, les Lunes d’Erigée n’ayant pas de prise sur leur miroir en lequel une flamme faite de tendresse et de volonté se dressait, flamme irradiante que percevaient ces cohortes qui venaient de le sauver de la mort fatale à laquelle il était destiné par le fer des hordes septentrionales, et cette flamme indiquait le chemin qui devait être pris pour perdurer,
Perdurer le Cycle et le Site de l’Empire, mort ce jour dans les fantasmes de la déchirure qu’improvisaient des souffles putrides dont le nom ne saurait être prononcé pour ne pas mettre en péril la demeure de cet âge, la demeure de ce lieu vécu et vivant, demeure à renaître, demeure à revivre lors que les derniers feux de la nuit pulsaient des senteurs de charognes bercées par les crémations des vainqueurs à propos des rives ancestrales,
Cendre dispersée des vaillances et des ardeurs, cendre dilapidée de la mémoire des âges, de la force comme de la volonté, de la beauté et de l’harmonie dispensées, cendre d’une civilisation n’ayant pas su taire les dissensions et les éclairs de parures autoritaires et négatives, instances de troupes en mal de pouvoir, instances tragiques dont les fronts réunis venaient de perdre à tout jamais pour des siècles la parole de la justice,
Par ce sol labouré de chairs sanguinolentes, par ces rives glacées de terreur voyant les chaumes brûlés, les nefs de cristal dispersées, les villes anéanties, les routes saccagées, les prairies et les cimes destituées, les foules en leur sein se couvrir du voile de la mort, les femmes en pleurs, les enfants épris de peur, les hommes repliés sur eux-mêmes, les animaux s’enfuir dans des galops tragiques les menant à l’abîme, toutes faces désignées s’éployant dans une danse macabre,
Dans la mendicité du souffle, dans l’ablution du sang, dans la détresse couronnée, dans la pâleur morbide des ossuaires, dans l’affliction la plus déshonorante et la plus vile, Peuple broyé tenant en ses mains les chaînes du servage, Peuple officié dans le désir de taire les infamies, apprêté à la reptation coutumière des ires belliqueuses, l’onde accomplie en son présage dressant sa volonté de marche souveraine sur les restes acclimatés de sa désespérance,
Ici les derniers soubresauts de la réalité dressaient leurs oriflammes aux frontières du vide, destinant un combat majeur qui se conterait par les siècles déposés, des hymnes perçants l’orbe et son degré, la Chevalerie de ce temps ouvrageant ses détails et ses armoiries pour charger l’écume rougeoyante des conquérants ténébreux de leur Ame, ivres de la folie les soutenant et les signifiant, ivres de la destruction et de ses hymnes,
Dans la plaine d’Arvak éclat lumineux, qu’ivoire les rides des visages dans l’accomplissement, haut fait d’arme permettant la fuite de Celui qui vient, que le respire flamboie dans la démesure de l’Action majestueuse isolant les Etres du Temps comme de l’Espace, Don soulevant les cimes et les abîmes pour offrir le spectacle d’un sacrifice dont l’éternité toujours fixera l’attention des espèces par les multiples cieux étoilés des Règnes vivants,
Éclair du nombre aux regards d’acier libérés des contraintes de la Vie comme de la mort, combattant et combattant encore jusqu’au dernier souffle, jusqu’au dernier Chevalier, jusqu’à la désintégration complète des rives qui furent, sous les assauts tumultueux et signifiés des hordes conquérantes, obligeant au souvenir, obligeant à l’admiration de l’adversité elle-même, obligeant à l’Hommage le plus noble l’Eternité,
Dessein de l’Œuvre dans les clameurs éteintes des rives arrogantes, fruit du destin qui passe et ne revient, l’arrêt des combats une heure seulement permettant au Vivant la condition de son accomplissement, la condition de son devenir et de son chant au-delà des myriades farouches de la destitution de son Sacre et de son déploiement, dessein qu’ivoire la pluie de l’Aube en ce chemin qui luit l’espérance par-delà le chagrin des hymnes éclairés… »
 
« ...Sens de l’aventure déployée, iris majeur de la vertu natale de l’œuvre en gestation, des sens advenus autorité du Verbe en semence, les fruits de l’orbe enhardissaient ce dessein à naître, et l’aube prairial dans sa densité et sa luminosité opérait une vigueur nouvelle à voir dans le jeu des voix en éclats sur les pentes de ces cimes enneigées qu’il fallait traverser pour vivre, qu’il fallait dépasser pour enseigner la pure destinée,
Du Cristal les facettes, l’ambre à genoux des fenaisons de l’Ouest, le sort fut en ce feu d’un dépassement de la volonté, les cohortes se mirent en marche, le silence régnait, au Nord se dressait l’inaccessible et l’impossible, ces Monts d’Airain tant de fois contés, tant de fois enchantés, jamais vaincus par les sources de la Vie, sinon celles des Oiseaux-lyres dont les fêtes sont de nuptiales entités par l’azur enfanté,
La plaine délaissée montrait ses sillons en flammes, ces chaumes détruits, il y avait dans l’air des senteurs croisées de sacrifices et de miel, la raison ne pouvait retourner son regard sans pensées pour les Etres de ce Temps qui avaient donné leur vie afin que l’Empire, un jour, peut-être, renaisse de cette tourmente, de cet égarement qui maintenant constellait par les brumes la Terre d’Hyperborée, la Terre Ancestrale sublimée,
Oasis, un lac Solaire se dessinait sur les portiques de glaces, les dernières blancheurs matinales disparaissaient dans des volutes de givre dont les splendeurs étouffaient sous les hymnes du firmament, le froid gagnait tout équipage, les vêtures à propos des cils du Lac Impérial n’y avaient ici plus coutume, il fallait tresser sur ses chairs des peaux animales afin de survivre à la pénétration des heures épanchées dans un souffle austère,
Rives en détail, s’irradiaient les secondes sans amertume, les chevaux ne tenaient plus et délaissaient toute aventure, les hommes et les femmes se chargèrent de leurs dépouilles afin de se nourrir, au loin, dans un envol glorieux les Aigles scrutaient cette arrivée impromptue dans leur aire majestueuse, fétu de pailles à leurs yeux, taches de couleurs devisées dans des formes informes d’où sortaient des haleines prismatiques,
Ici la féerie n’avait plus mesure de déploiement, et les Etres de son sein lentement s’éteignaient, isolés du reste du monde, isolés des Etres de leur sort, chacun se devant, un pas après l’autre, d’avancer dans ce désert fabuleux, afin de vivre encore et encore pour survivre, éclair terrible dont les traces témoignaient, des congères ici et là, toujours debout, ou bien couchés, des cadavres durcis ayant encore respire du sourire,
Les cohortes s’amenuisaient, la mort fauchait leur équipage, non la mort destructrice, mais la mort purificatrice, la liberté du Chant demeurant son principe, le soir venu en compte de ses états, il fallut bien prendre en considération son œuvre terrible, il ne restait de l’Empire à propos plus qu’une centaine de vivants, les plus forts et les plus vifs, et les comptes prenaient une envergure sans pareille, ici venait de mourir la pensée de l’Empire,
De prêtres, il ne restait, de Sages encore moins, de Mages quelques-uns, de Guerriers nombres et fort heureusement, quelques Femmes encore, la noblesse n’était plus, l’Aristocratie restait vivante, l’Aristocratie du Sang et de la Terre, et cette troupe issue des millénaires gardait le lieu propice où lentement s’éveillait Celui qui vient, non plus en pleur, mais souriant, comme s’il avait compris qu’il était sauvé des affres de la mort,
Sous un site glacier, ils reposèrent, veillant tour à tour afin de distraire leur vie des animaux féroces qui hurlaient dans la nuit éclairée, tour à tour ils dormirent essayant vainement d’oublier ce lendemain qui verrait encore mourir un certain nombre d’entre eux, essayant de créer un lendemain qui les verrait enfin aborder les rivages de l’Océan Polaire où ils savaient qu’ils pourraient bâtir une nef et partir vers une contrée meilleure à vivre.. »
 
« ...Mage la nuit féroce dans l’aube de ce Temps, des fruits d’hiver les givres aux blancheurs éclatantes et les moissons de neige aux cristallisations parfaites, la mémoire des Vivants s’y incarna et releva sur l’aube le défi des hymnes éclairés, cœur palpitant l’horizon, la dernière cohorte avança le sérail de Midi, zénith solaire où les éléments forgeaient l’éternité pour en assouvir la plénitude et l’impalpable beauté,
Ce fut une épopée monumentale comme peu d’Etres en vécurent par les cycles des Ors lumineux, ces temps Anciens qui frappent encore la mémoire de leurs contes Divins, au temps des errances avant la frondaison de la nue, lors que s’écharpaient dans des vents nuitamment dressés les nefs coralliennes des Hespérides et des Impériaux, la mort pour seul visage, la Gloire pour seule survivance dans ce Monde renouvelant leur deuil épousé,
Le songe précieux n’était plus de ce lieu, il fallait vaincre ou mourir, il fallait devenir ou périr, et les pas marquaient dans les cristaux l’annonce nuptiale de cette survivance, nul cri, nul sourire, chacun en sa destinée assumant sa pérennité s’obligeait à regarder au-delà du vide, au-delà des strates broyées par les avalanches et les semis de glaces béants afin de naître le pas suivant, le pas signifiant permettant d’aller en avant,
Heures fabuleuses voyant le Vivant affronter l’irréalisable, la traversée de cimes non conquises, des falaises aux sommets invisibles, de crêtes en crêtes jusqu’aux cieux poudrés de flamboyances vives, heures terrifiées diurnes et nocturnes permettant aux Etres de ce chant de s’éclore au-delà de ce que le Vivant peut supporter, dépassement majestueux irradiant la volition jusqu’à ses dernières extrémités, la volonté de vivre au-delà des espérances,
Volonté souveraine acclimatant toute face de la nuit comme toute face des jours répétitifs, volonté supérieure signifiant au-delà du drame la perception de la victoire sur tout élément comme sur toute structure, dessein du Verbe en sa parure Souveraine, l’Enfant né tressant un sourire après les larmes sur l’horizon de cette aire où la vaillance ne se contait plus, car devenue indéfinie dans ses composantes majeures,
Dont les nombres fulgurent la puissance de la Vie par les constellations vécues, dont les nombres sont exactes parures de l’immortelle destinée de la Vie par les féeries galactiques qui se proposent et disposent, dont les nombres accomplis sont marches de cristal vers la lumière et son éblouissant royaume transfigurant chaque état de la Vie pour l’ouvrager dans l’Eternité, dont les nombres sont mesure de la force et de sa créativité majestueuse,
Dessein du Verbe dont les signes sont des fronts d’envergures à parcourir et délivrer, au-delà de la facilité et du statisme comme de la contemptation, l’ardeur ne pouvant naître que du désir de maîtriser toute situation des plus nobles comme des plus désespérées, l’ardeur ne pouvant être qu’accomplissement et non désintégration, reconnaissance des limites et de leurs forces par-delà le cocon des atrophies,
Par-delà l’irréalité des vœux sans forces se complaisant dans la faiblesse et l’autorité de la faiblesse qui n’est que lâcheté, par-delà le laxisme et ses frondes désertiques dans lesquelles se bercent les troupeaux sans âme, par-delà la douleur comme par-delà le plaisir, au-delà de ces hydres de la passion qui ne sont que vides de la perception et ne mènent qu’à la fatuité du renoncement à la Vie, comme du renoncement à son exacte ascension,
Des cils éveillés le vécu qui forge et trempe dans l’acier le plus invincible, ces Etres en cet état, conscience du propos élevant l’Etre au sommet de son éclair dans la pensée unique de la Vie, son flamboiement et son destin, son devenir et sa transfiguration, oriflammes de cette troupe désincarnée livrant un combat sans haine afin de naître et renaître l’harmonie Souveraine qui se doit par les rives enseignées ... »
 
«   ...Et des cils en éveil, des sourires sur les lèvres gercées, qu’une démarche difficile contemple, dans le bruit des pas froissant la neige, sous le clair-obscur des plaines argentées sur lesquelles s’inscrit dans l’effort l’essor de l’Etre en portée, au-delà des remparts du vide, inscrivant son Nom comme son impétuosité sur les signes de la Terre qui se chante et s’incante, sur les sites du désert que l’Œuvre conquiert,
Iris de l’aventure qui se doit non dans un songe hâtif, mais dans un rêve éclairé dont les fresques s’inscrivent dans les mémoires du Vivant, se témoignent dans les demeures auprès des foyers près desquels se rencontrent les âges afin de disserter du renouveau, du passé et de leurs stances magnifiées, Ages en répons du Cristal aux multiples facettes que le Chant découvre par les fresques éveillées de l’Etre au firmament de sa gloire libérée,
Souffles du souffle qui régit l’Univers et ses cohortes d’étoiles blondes, des semis de moisson l’orbe en séjour des fruits glacés l’ambre satin des roseraies des épures de la nue qui vont et viennent le signe souverain, ce jour en émoi des rêves porteurs l’Ordre délibéré des justes mesures éployées le front de l’Océan, augure prestigieux relevant de la noblesse du caractère qui s’impose et dispose de par la volonté nuptiale de l’éclos,
Cela fût, et dans la nuit, lors que soulevés des vents Polaires les restes de la troupe qui sut trouver s’affligeaient en secret, le Nord magique développa son Chœur majestueux, des isthmes de la pensée un rêve éclairé frappant à la porte de l’imaginaire, empire du moment et de ses songes, sans drame, sinon celui de la perte des Etres chers disparus aux limbes des cristallisations de la pluie violente et tourmentée de l’épopée,
Il y avait là, comme toujours, mesure de la réalité dans ce qu’elle a de plus exaltée mais aussi de plus humble, l’onde des cils de la Vie bruissant chaque éclair des stances de la Voix fastueuse des éléments s’entre-déchirant et se dévoilant, des plaines de cristaux liquides aux horizons limpides épris des couleurs du prisme solaire dont les teintes ornementaient des calices de schistes coralliens évaporés de brumes éphémères,
La ramure des flots y trouvait nidation et source des opalescences vierges chevauchant ses écumes d’ivoire, franges au marbre bleui d’amazone épicé aux formes élevées irradiant des portiques argentés sous lesquels la lumière respirait de fertiles ovations, de tendres mélopées mais aussi de violentes couleurs dont les stances dépliaient des draperies d’or et de grenat où naissaient d’équivoques partages et des sensations étranges éblouies,
Le feu y était présent et par le feu incarnait le devenir en pulsion, les Etres en ce cycle levant un regard d’azur y entrevoyaient des lendemains à naître pour offrir une force nouvelle à leur corps dépassé par la fatigue et l’émotion, réunis se concentrant autour de la lumière protectrice et salvatrice dispensant les bienfaits des ressources des chasses nocturnes mais aussi au-delà des agapes, un bien-être rétablissant leurs énergies dispersées,
Un lendemain devait naître, il serait conjonction de ce renouveau qui perlait dans les yeux conquérants, ces yeux qui savaient qu’il n’y aurait bientôt plus de place pour leur regard dans ce siècle mais aussi sur cette planète, ces yeux vigoureux qui maintenant engendraient le devenir d’un seul parcours, celui de l’Empire représenté par cet Etre innocent dont le cœur palpitait leur seule raison de vivre et de combattre encore,
Dessein du Verbe dont les espaces ne sont pas nécessairement liés à la pérennité du nombre, dessein ingrat mais aussi resplendissant voyant ces Etres accomplissant le sacrifice suprême de leur Vie pour que vive l’Idéal de leur force, de leur joie, de leur croyance, pour que renaisse le sentiment de l’Etre là où ne subsistait plus que le sentiment de l’animal sur le Vivant, dessein magistral dont le feu reste à conter afin qu’il survive au temps ... ».
 
« ...Orbe miroir des Ondes de l’ambre parfum des Chants qui furent, l’aube levée de blanc matin montrait son visage d’airain et sa puissance délivrait un message de vaillance, irradiant de ses voix l’Azur d’un serment merveilleux, la tonalité des vents s’était tue, le large respire des fresques de l’Océan Polaire levait son voile devant la pénétration des hymnes Solaires embrasant l’immensité de son nectar de pollen bleui, de vastes mélancolies nuageuses disparaissaient l’Horizon,
Sépales de l’ardeur des floralies des songes, l’Œuvre incarnée dessinait le respire fractal nécessaire à la désignation de l’action par la pluviosité du granit et par la ferveur du Chant, les quelques Chevaliers encore Vivants dressèrent alors au-delà de l’oriflamme des vagues et des terres cristallisées le signe conquérant des flots,  fruit des sèves le temple des bois d’ébène recueilli avant le départ mortel, portés de mains de maître vers ce recueillement,
Nature naturante épousée de la Vie comme de la mort dans ce cycle de terreur qui fut, voyant éclose la promesse du jour, l’ivoire d’une Nef azurée berçant l’Enfant de la destinée qui ne comprenait encore le désir poussant ses fidèles à l’unir aux flancs de cet orbe qui allait lui permettre de vaincre les éléments les plus sauvages comme les plus fiers, les ouragans et les éclairs les plus intrépides, les forces démesurées de la Nature vivifiée,
L’heure venait de cette séparation, l’heure fatidique lors de laquelle l’Empire partirait vers d’autres contrées meilleures à naître, ou bien périr, car nul ne connaissaît alors les passes au-delà de l’Océan Polaire, nul n’avait conquis cette route maritime pleine de prismes et de croyances indéfinies forgeant dans la mémoire des Peuples l’image terrifiante d’une impossibilité majeure de conquête comme de déploiement,
Nul n’avait vécu les faces de cette volonté farouche déversant ses flots de schistes sur les Terres d’Hyperborée, ces diamantaires nénuphars et ces coralliennes effervescences dont les méandres trouvaient place jusqu’en les terres Australes de ce lieu qui fut l’image de la beauté de l’Empire, nul ne s’était égaré et n’avait voulu s’égarer au-delà des franges de cette puissance dont l’incantation brisait ou semblait vouloir briser toute velléité de conquête,
Nul sauf en ce jour, en cette heure magnifique voyant le respire d’un Avenir se concrétiser dans le départ de la Nef annonçant Celui qui Vient, par-delà les mystères de sa force tumultueuse, par-delà les prononciations et les condamnations de son sort, par-delà les malédictions et les étranges comportements liés à sa reconnaissance fragmentaire, par-delà les songes et les rêves porteurs en son Univers fait d’inquiétude et d’ignorance,
Iris en sa pluie d’or le corail et le marbre de ses lys, devant l’Azur, derrière les Montagnes auréolées de blancs nuages, une brise légère portait maintenant l’Enfant vers d’autres cieux, demain serait un autre jour, les Chevaliers regardaient partir leur espoir, déjà un point sur l’infini, disparu à leurs yeux aux premières frondaisons des vents hurleurs, les Chevaliers se désignaient, ils allaient revenir d’autres combats, d’autres éclairs,
Maintenir l’Esprit du Chant par-delà les aventures stériles qui tiendraient lieu tandis que peut-être dans l’annonciation reviendrait d’une pure et éclatante jeunesse l’étreinte de Feu de l’Enfant qu’ils délaissaient à la puissance de l’Absolu, peut être, et les lèvres gercées de ces Etres de puissance d’un sourire s’éclairaient, et leurs regards s’épanouissaient, ils ne devaient pas mourir, ils devaient vivre jusqu’à son retour flamboyant,
Ils devaient être les prêtres annonçant l’arrivée de Celui qui Vient, Celui par lequel tout redeviendrait, Celui par lequel l’Empire renaîtrait des flammes dans lesquelles il périssait, Celui qui Vient, Celui qui serait et restituerait à la terre profanée la splendeur du propos et la vaillance de l’agir, la force de l’Avenir et la puissance du Devenir, Celui qui Vient, Celui qui forgerait l’Eternité après les miasmes de la déshérence et de ses basses œuvres !... »

 
  


TABLE
 
 
 
DES AIGLES
 
 
 
TOME I
 
DES AIGLES EN CITE

TOME I
 
LA CITADELLE DE MARBRE  

 
Celui qui vient 9
D’Occident l’ambre d’Ys 27
Les portiques d’Alphaheim 45
L’initiable vertu du Chant 63
Demeure du Cristal 81
Du Temple de la Beauté 99
L’Éveil de la Voie 117
Par la Voie partagée 135
De l’Aigle au Regard Souverain 153
 
Table 171
 
Des Aigles 177
Glossaire 201

 
 
 

A LE PECQ
LE 11/03/1990 VINCENT THIERRY
Relecture le 09/04/2008
Relecture le 12/04/2008

 
 


DES AIGLES
 
 
 

DES AIGLES
 
Tome I
Des Aigles en Cité
 
Tome I
La Citadelle de Marbre
Tome II
Le Labyrinthe Équinoxial
Tome III
La Spirale de l'Éveil
Tome IV
La Forge de l’Épée
 
Tome II
L'Univers Templier
 
Tome I
Le Corps du Vivant
Tome II
L'Esprit du Règne
Tome III
L'Ame du Déploiement
Tome IV
L'Unité Harmonieuse
 
Tome III
L'Aire Impérial
 
Tome I
Le Parvis de Cristal
Tome II
Les Marches du Trône
Tome III
La Nef du Pouvoir
Tome IV
Le Chœur des Sages

 
 
 
 

Tome I
DES AIGLES EN CITE


TOME I

 LA CITADELLE DE MARBRE

 
CELUI QUI VIENT
 
Veneur, issu de l'Empire, né à Arvak, Hyperborée, est sauvé des hordes septentrionales, suite à la Guerre des Hespérides et des Impériaux,  par les guerriers fidèles qui se décident à survivre pour naître le renouveau; il est laissé aux flots du Détroit d'Idunn
 
D'OCCIDENT L'AMBRE LYS
 
Elias, maître des Marins d'Idunn, de l’Île des Alfes le préau, sauve Veneur des flots et le ramène sur la terre ferme de son Île natale.
 
LES PORTIQUES D'ALPHAEIM
 
Elias et son épouse Ida, sont nommés parents de Veneur lors d'une Assemblée du Peuple présidée par les Sages zodiacaux.
 
L'INITIABLE VERTU DU CHANT
 
Hommage d'Ida et du peuple à l'Enfant, mise en éveil de l'éducation
 
DEMEURE DU CRISTAL
 
Éducation de l'Enfant à la pérennité de l’Île des Alfes.
 
DU TEMPLE DE LA BEAUTÉ
 
Initiation au Temple de la Beauté, à la vie commune et en respire déjà de l'Éveil.
 
L'ÉVEIL DE LA VOIE
 
Auto initiation de Veneur sous les yeux des Incarnés dans le temple de la Beauté.
 
PAR LA VOIE PARTAGÉE
 
Les Incarnés du Temple de la Beauté assistent la Renaissance de Veneur et rendent hommage à Celui qui Vient.
 
DE L'AIGLE AU REGARD SOUVERAIN
 
 Éducation de Veneur par les Sages Zodiacaux, révélation de la chute de l'Empire, née des Sites d'Oxphar, révélation sur la naissance de Veneur, sur son destin, départ de Veneur de l’Île des Alfes.

TOME II
 
LE LABYRINTHE ÉQUINOXIAL

 
 
AUX PORTES DE HRIM
 
Réflexions de Veneur sur son devenir pendant qu'il navigue du Détroit d'Idunn à la rencontre de l'Océan de Hrim, arrivée à Ymir.
 
YMIR LA CITE D'ARAL
 
Rencontre de Zeldra, la Sorcière d'Ymir, description de la ville, des alentours, elle lui donne le cœur du cristal.
 
ÉPURE DES VAGUES DU CRISTAL
 
Rencontre d'Elfing qui le guide à travers la Nature jusqu'aux statues fantastiques du temple de l'Amour.
 
LA SOURCE DU COEUR DE L'AMOUR
 
Vision de la Vie dans ses atours, ses tumultes et ses préciosités, des galaxies et de l'enfantement des Univers.
 
AUX FRUITS DU TEMPLE LE MYSTÈRE
 
Initiation à la génération et à l'Amour.
Rencontre des Baladins, Urf, le Vieillard, Margra et Tonk et leurs Enfants Send et Ulla, Vorb et Erd, ainsi que Iris, la petite fille de Urf, géographie d'Aral, ressemblance de la Vie d'Iris et de Veneur, découverte du lieu de Vie et des statuaires les représentant Iris et lui.
 
L'AMBRE DE SVARTA GUERRIÈRE
 
Découverte des cartes des lieux de Vie, naissance de l'Amour d'Iris et de Veneur, rencontre avec le Roi de Svarta, et de la femme en noir.
 
AUX MÂNES DES SITES AZURES
 
Traversée des chaînes Araliennes, géographie de Véga du cygne, visite d'un lieu de Vie avec Iris, reconnaissance des objets des sites azurés.
 
L'ORBE D'YDALIR AUX VENTS D'AEGIR
 
Où l'on découvre Zeldra, maîtresse de la ville d'Ydalir, mise en garde d'Iris, embarquement de Veneur et d'Iris sur l'Océan vers Les Nixes afin de retrouver Zeldra, décision de la troupe de se rejoindre à Austri.

TOME III
 
LA SPIRALE DE L'ÉVEIL

 
DES CILS PARSIFAL LA BLONDEUR
 
Voyage sur Aegir en direction des Nixes, enlèvement d'Iris,  échouage de Veneur sur la barrière Parsifal.
 
LES MARCHES DE TRÉHOR
 
Destruction du cristal de Zeldra, rencontre de Valois, capitaine pirate désignant les maux de Tréhor , attaque conjuguée de Tréhor, et prise de la ville.
  
 
ÉCLAIR DE LA PUISSANCE D'AEGIR
Disparition de Zeldra et d'Iris, pacification de Tréhor, visite des Îles sauvages,  recrutement des équipages, Evir ( Ame ) et Etol ( Esprit ) deviennent les compagnons d'armes de Veneur. Ils accostent  près d'Ymir à Aral.
 
LA SOURCE YLIENNE DU SACRIFICE
 
Premier pas sur Aral vers l'Orient, définition de la quête, recherche d'Iris, détour sur un Lieu de Vie,  contemplation du Monde Antique.
 
DU DÉSERT LES CONJONCTIONS SOLAIRES
 
Après avoir pris les armes qui lui étaient nécessaires, la Triade s'accomplit dans le désert, combat la magie de Zeldra, reconnaissance de la mort de Gamnon, père de tout ce qui existe sur Véga, et Sautir miroir du désert Ylien.
 
L'EMPIRE D'ARAL EN LA DEMEURE
 
Cohésion de la Triade, considération sur le devenir des civilisations, rencontre de la Mer d'Aral et traversée de cette dernière.
 
D'AUSTRI LA CONQUÉRANTE LE VERBE
 
Arrivée à Tiquil, rencontre d'Odrin ( Corps ) des terres des falaises de l'Acier qui se joint à la Triade, arrivée à Austri, Capitale d'Aral sous dominance des Gord, retrouvailles de Urf, détail sur la captivité d'Iris dans une Île située à l'Est dont les clés se trouvent à Sigyn.
 
SIGYN EN SON LIEU D'ÉVEIL
 
Le groupe quitte Austri, installation dans Sigyn, mise en confiance des villageois, mise en garde contre les "suffisants", discours sur la courtisane, découverte des pouvoirs des suffisants.
 
 
HRIM AU COEUR DU CRISTAL
 
Rencontre de Terik qui en harmonie avec Veneur dévoile le nom de l’Île recherchée, Gullveig ou se trouve le Temple de la Mort, mort de Terik, création du pont et disparition du groupe vers l’Île de la mort.

TOME IV
 
LA FORGE DE L'ÉPÉE



AEGIR AU VENT PUISSANT DE L'ORBE
 
Par la Voie du Dragon, arrivée sur Gullveig, rencontre d'êtres désincarnés, avance à travers un paysage glauque, découverte d'une citadelle souterraine, d'un peuple de nains commandé par Nilfung, réfugié dans les entrailles de Véga pour échapper aux forces ténébreuses, géographie de Gullveig.
 
DE L'INCANTATION DES SONGES LE SUBSTRAT
 
Zeldra révélée courtisane de la mort, Iris prisonnière, le savoir de son lieu de séjour ne peut naître que de la rencontre du corps mystérieux lové au cœur de l’Île, découverte de ce lieu en compagnie de Senestra, gnome Guerrier.
 
L'AUBE ECARLATE DE FAUVE ALLEGORIE
 
Connaissance du symbole de Zeldra, deux serpents lovés s'entre-dévorant, après avoir reçu le bouclier, le glaive d'émeraude et le casque de brume d'Or ( paralysie), les étoffes de la splendeur ( pétrification), la triade rejoint la surface accompagnée de Senestra, échoit dans un labyrinthe.
 
MENTOR EN LA NUE D'OR DU GUERRIER
 
La triade déjoue le sortilège, arrive dans une ville où Serling, poète et vagabond, officie un Peuple, tentative de libération de ce Peuple.
 
L'EPREUVE DU FIRMAMENT QUI NE S'INITIE
 
Réussite de ce vœu, historique des Peuples de Gullveig, emprise de Zeldra, sa force révélée, souvenir de Hati et de ses possibilités de discernement, où l'on dit la présence de gardiens qui se sont soustraits à la force de Zeldra.
 
DANS LE FEU ET LA CENDRE DE L'HIVER EN BRUME
 
Départ de la triade accompagnée d'une partie du Peuple libéré, le surplus restant sous le pouvoir de Serling, vers Hati, Veneur s'adjoint Ator né d'Hati comme guide, combat contre les ténèbres, Sargir prisonnier de ce combat se libère et dévoile l'existence de plans précieux se situant à Hati.
 
QU'EXALTE LE DEGRE DU REGNE AUX PULSATIONS VITALES
 
Rencontre de Hati, des Sages gardiens de cette ville, révélation du pouvoir de Veneur par ces derniers, lecture des plans du Temple de la mort, levée d'une armée.
 
IVOIRE DE MARBRE EFFEUILLE DANS LA TRANSE DU VIVANT
 
En route vers le Temple de la Mort, combats entre les forces des ténèbres et la force conquérante, rencontre de Zeldra et de Veneur, combat titanesque entre leur force, Veneur bat Zeldra sur son propre terrain, aveu de Zeldra concernant Iris, cette dernière est à Aral sur les Terres de l'Acier.
 
LE RENOUVEAU DE L'UNITE QUI SE DOIT D'ETERNITE
 
Fête de la victoire assumée sur toute l’Île de Gullveig, tristesse et joie, tristesse de ne pas avoir délivré Iris, joie d'avoir vaincu Zeldra, pacification de l’Île, recherche d'un gouvernement juste, remise de ce pouvoir aux Sages de Hati, levée d'une armée pour la terre d'Aral, le contre-pouvoir étant confié à Senestra et à son Peuple de Gnomes Guerriers.


 
 

Tome II
L'UNIVERS TEMPLIER

 

TOME I
 
LE CORPS DU VIVANT

 
 
D'IRIS EN LA VERTU MAJEURE
 
Retour vers Aral, accompagné d'Ator, guide de Veneur sur Gullveig, traversée de la Anse des tempêtes, réflexions de Veneur quant à l'avenir et ses certitudes.
 
L'ÉLAN DU SACRE EN LA PORTÉE
 
Dessein de la reconquête, à la recherche d'Iris, Evir en direction des Terres de l'Acier, Etol vers Snotra par les côtes, Odrin par le désert Telyien, Veneur en route vers le Temple de Téthys, sens du devenir, séparation.
 
AU RÈGNE MINÉRAL DE L'ÉCLAT
 
Evir, avec pour compagnons Knitberg (esprit), Magni (corps), à la rencontre des Terres de l'Acier, combat contre les forces des ténèbres, hommage aux morts nés de ce combat.
 
DANS LA SPLENDEUR DES FLORES ADVENTICES
 
Etol, avec pour compagnons Modi (corps), Nagrind (âme), à la rencontre des côtes d'Aral, réalités naturelles et parures abstraites circonscrivant leurs moires aisances dans le flot de la gravitation, préambule sur l'unité.
 
DES FAUVES L'ORBE DU SATIN
 
Odrin, avec pour compagnons Ifing (esprit), Mimir (âme), à la rencontre du Désert Telyien, combat contre la magie des ténèbres, victoire circonscrite.
  
L'AMBROISIE DES PERLES DU COEUR RENAISSANT
 
Les messagers des trois cohortes de retour vers Veneur content leur épopée, à la recherche d'Iris toujours sans nouvelle, réflexions sur le savoir et l'action.
 
DESSEIN DE L'AMBRE AUX MARCHES DE GLOIRE
 
Rencontre du Temple de Thétys, de sa Reine et de ses trois conseillères, dialogue constructif ou Veneur se révèle, entrée dans les enfers.
 
QUE LE CIEL ÉPONYME EN SON CRISTAL
 
Sauvetage d'Iris des antres de l'enfer, après une compréhension des éléments concourant à sa réalité et à ses essors, au-delà du temps et de l'espace.
 
AUX MARCHES DU CORPS DU VIVANT
 
Snotra, amours enfin conjugués d'Iris et Veneur, décision de reconquête globale de Véga.


TOME II
 
L'ESPRIT DU RÈGNE

 
LYRE DE SNOTRA LE DETROIT DE DYOSOS
 
Retour de Valois à Snotra, décision de rechercher ceux qui peuvent aider à la reconquête, envoi des piliers des cohortes par Aral, Veneur, Iris et Valois, se préparant pour la reconnaissance de l’Île des Grims, par l'Océan Glaciaire.
 
DES GRIMS l’Île SAGE DE L'ÉLOQUENCE
 
Notion sur les Îles des Grims, le Temple des Arts, accostage périlleux dans ce monde de glace, rencontre de la princesse de Grimlheim, Inéa, départ pour le Temple des Arts.
 
 
D'ART LE SIGNE DU VŒU DE L'HORIZON PROPICE
 
Parcours à travers le désert de glace, arrivée au Temple des Arts, ou Temple de l'Histoire immédiate, reconnaissance des alliés potentiels, les Alfes, Elfing par Ymir en Aral, la femme en noir de Svarta, sœur d'Inéa, les Gords en Austri, Serling et Nilfung sur Gullveig, Valois par les Nixes, par Pongée, le Temple de la Victoire, Par les Îles de Hell, le Temple de Thanatos, Oxphar étant signifié comme l'ennemi global, d'autres alliés encore, les Îles de Manna, qu'il leur faudrait conquérir, les Îles des Ases ou se situait le Temple de la Vie, Hyperborée et son Temple du Soleil, et bien sûr Inéa.
 
AUX VOIES MARITIMES L'ADRESSE DES MONTS DE CANTOR
 
Décision de se séparer devant Pongée, l'énergie messagère suffisant pour nouer des contacts et assurer les reconquêtes, escalade des monts de Cantor, rencontre de Nadia, fille de Rana le Sage, et Urien le Mage.
 
DE PONGEE LE CALICE DE LA NIDATION SACRALE
 
Mise à l'épreuve de Veneur, au travers du labyrinthe créé par Urien le Mage, victoire de Veneur sur ce mandala, acceptation d'Urien, désinence de la résistance du Peuple des Monts de Cantor.
 
AU VISAGE DE L'ARDEUR LE CIL EN POUVOIR
 
Organisation de la résistance sous les hospices d'Urien le mage, révélation d'un Pouvoir consacré des Mages de Pongée, premiers combats, départ de Rana et Veneur vers les autres villes ou travaillaient les Mages désignés.
 
DE NORVI LA PARURE DES MONDES EN ÉCRINS
 
Traversées des paysages de Pongée défaits par les ténèbres, arrivée à Norvi dans la famille de Tolkar, retournement de Béor, Mage blanc ayant abjuré sa condition pour servir les ténèbres, par Veneur, départ vers Nep.
 
 
AU FLEUVE TEMPLIER DE NEP L'IMAGE VIVANTE
 
Les pièges déjoués, arrivée de Rana et Veneur à Nep l'oubliée, cité splendide à l'assemblance d'Hati en Gullveig, enseignement de Nep sur la désintégration du pouvoir en Pongée, arrivée à Munin.
 
DESSEIN DU SIGNE AUX FLOTS VOTIFS DE LA MER DE DIRAR
 
Rencontre de Langlois qui les assigne à la recherche du Peuple libre de la Mer de Dirar, lui-même assurant la possibilité de retourner le Peuple de Munin contre les ténèbres, arrivée sur les berges de Dirar, rencontre du Peuple de ses rives conduit par Dysant le Guerrier, rencontre des Mages de ce lieu, réunion en vue d'unir les forces de Pongée, reconnaissance de l'existence de Tanor introduit au cœur des ténèbres, décision de rencontrer Tanor.

TOME III
 
L'AME DU DÉPLOIEMENT

 
DES CILS L'ORBE TEMPLIER DE LA VICTOIRE
 
Sur la Mer de Dirar, rencontre virtuelle de Veneur avec Tanor, demande à Iris de faire intervenir les piliers originaux pour seconder Veneur dans sa tâche, arrivée au Temple de la Victoire, rencontre d'Ulgrad, Mage majeur, assisté de Béor et Tanor.
 
PAR LE DÉSERT DE SMYRNE L'ÉLOQUENCE GRAVE
 
Unification des mouvements de résistance, Ulgrad mène Veneur vers les détenteurs du Pouvoir Temporel, à travers le désert de Smyrne.
 
DONT DIRAR ENSEIGNE LA MESURE SANS ALLÉGEANCE
 
Tyrne, Prince de Pongée accueille Veneur et Ulgrad, mise en forme d'un plan de reconquête, tandis qu'Ulgrad et Veneur par les sentiers des ténèbres se dirigent vers le cœur de la Plaie de Pongée.
 
 
DES FRESQUES DE RORM LES ÉCUMES SACRALES
 
Pénétration des ténèbres, découverte de la citadelle où se meut Chimère, Prince des ténèbres nommé par le Roi de l'Échiquier, entretien avec Chimère, insinuation de la traîtrise des vecteurs des ténèbres de Pongée à l'encontre de Chimère, qui tombe dans le piège, et demande qu'on ramène tous les puissants pour les juger.
 
AUX SENTENCES DE L'ŒUVRE VIVANTE ASSUMÉE
 
Premiers jugements rapides des " traîtres " désignés par Ulgrad et Veneur, dont Ténia qui témoigne des lieux et des noms qui détiennent le Pouvoir des Ténèbres, Chimère décide de mener campagne lui-même devant la défaite qui s'accentue et laisse la citadelle entre les mains de Ulgrad, et part avec Veneur.
 
DESSEIN D'HEILHEIM AUX FAUVES ÉCRINS
 
Sous l'influence de la Triade et de Veneur, début de la reconquête formelle de Pongée par les forces de la Vie, premiers combats, premières défaites stigmatisées par les protagonistes.
 
DU COMBAT L'ARDEUR RENOUVELÉE DE PONGEE
 
Rencontre décisive des forces en présence, combat terrible entre elles, les forces de la Vie mènent ce combat qui ne devient plus nécessaire, Veneur intervient pour le clore, Chimère ne s'avoue pas vaincu et meurt pour son idéal.
 
AFFINE VERTU DE LA MOISSON PRAIRIAL ET VIVANTE
 
Honneur rendu aux guerriers de quelque origine que ce soit, Tyrne se considère comme suzerain de Veneur qui le fait acclamer et proclamer Roi par tous les Peuples de Pongée, premières décisions de Tyrne, et premières libertés retrouvées sur Pongée.
 
DU DÉPLOIEMENT L'AME DU DEVENIR RENAISSANT
 
Veneur regarde déjà vers Oxphar mais recherche la pérennité de ses Pouvoirs qu'il sait trouver sur les Îles de Hel, Ulgrad le fortifie dans sa demande et sous les hospices de Tyrne le témoigne dans son devenir.
 

TOME IV
 
L'UNITÉ HARMONIEUSE

 
 
D'HEILHEIM LIBÉRÉE LE COEUR DE CYTHÈRE
 
Au cœur des Marais de Dirar, réflexions de Veneur sur son devenir et au-delà de son propre devenir de l'ensemble des Etres Vivants de Véga, mûrissement de ses réflexions, conjonction du don de sa personne à la densité de Véga.
 
NOTT L'ÉPURE DE NAGRIND
 
Du Détroit de Cythère, arrivée à Nott, Capitale de Nagrind, accueil de Sual le maître de la Ville, pénétration de Hell et de ses talismans.
 
AUX ÎLES DE HELL LE PRINCIPE DEVISE
 
Sual interprète la réalité des Îles de Hell, leur principe, au-delà de toute velléité; prise de conscience de Veneur des orientations décisives et nécessaires qui permettront la libération de Véga.
 
DANS LA FULGURANCE DE NAASTRANE AU RAYONNEMENT DIVIN
 
Etat de Véga dessiné par le regard de Sual qui compénètre le jour comme la nuit, afin de déterminer sans errance le souffle du Pouvoir et de son sacre par-delà l'abnégation comme par-delà l'humilité et l'orgueil.
 
QUE LE CORPS DE MUNIN IRRADIE EN SA PERCEPTION
 
Enlèvement matriciel de Veneur vers Munin de Naastranne le cœur, la régénérée, ou Vifur témoigne de la beauté, et l'acclimatation de ce qui se doit et de ce qui ne peut naître sur Véga que par l'apport inconditionnel de Veneur.
 
ŒUVRE RÉGÉNÉRÉE SOUS LES HOSPICES DE THANATOS
 
Au Temple de Thanatos, redécouverte de la réalité de la Vie par-delà la mort et ses écumes, de la Temporalité à l'Espace, intégrés dans l'Absolu Souverain, surconscience de l'état du devenir de Véga.
 
DESSEIN DU VERBE S'OUVRANT A LA PLÉNITUDE COMPOSÉE
 
Naestra, la Pythie de Naastranne développe le devenir de Veneur dès son retour de Thanatos; Veneur accompli correspond ce devenir et au-delà de son individualité, correspond la multiplicité pour assigner la raison de l'Avenir.
 
DANS LE SORT DE LUTTE ET DE VICTOIRE RÉVÉLÉES
 
Sous les hospices de la Voie, les Peuples de Véga libérés se dressent et affluent vers les Îles de Hell, nantis de la foi gravitée par Veneur, préhension de la lutte qui déterminera la victoire sur les forces des ténèbres.
 
DES RYTHMES LE SIGNE DE L'HARMONIEUX DEVENIR
 
Accueil des armées et génération de ces dernières par Veneur à l'aide de la Triade retrouvée, combat de Valois dans le Détroit de Cythère, et victoire, mise en place d'une tête de pont sur Oxphar que Veneur rejoint afin de diriger les armées.


Tome III
 
L’AIRE IMPÉRIALE


TOME I
 
LE PARVIS DE CRISTAL

 
DU CIL EN CYCLE LE REMPART AFFIRME
 
Considération sur la Voie et sur l’Unité de l’Etre, arrivée d’Iris et de la Triade à Vala, retrouvailles d’Iris et Veneur, difficulté d’aller au-delà de la citadelle conquise.
 
AGES ÉCLOS PORTUAIRE LE RÈGNE DE VALA
 
Reconnaissance de l’incapacité des Guerriers de la Vie à franchir les murs de Vala, mise en cause de la force pernicieuse des forces des ténèbres, décision de contourner cet écueil.
 
DANS LA SOURCE LE FEU DE HRIM CONQUÉRANT
 
Départ de Valois pour affiner ce contournement, accueil aux marges des plateaux d’Oxphar et premiers combats terrifiants, mise en place d’une tête de pont sur cette aire indésirable.
 
INITIE DU VERBE LE REFLUX DE VESTRI
 
La tête de pont se trouve de même que les troupes de Vala bloquée, décision de Veneur d’intervenir sur les terres de Dizan, départ des cohortes en renfort de Valois.
 
AUX COHORTES DE DIZAN DÉPLOYÉES
 
Après une tentative infructueuse de la part des forces des ténèbres de réduire les cohortes de la Vie, engagement du combat et démesure de celui-ci à l’image des forces en présence.
 
TERRES VOTIVES DES ÉLÉMENTAIRES OPIACÉES
 
Maîtrise du combat et de ses éléments, arrivée en nombre de troupes fraîches et participation des essors des peuples de Dizan à la bataille livrée.
QUE LES PLATEAUX D’OXPHAR CONTEMPLENT
 
Avancée significative des cohortes de la Vie qui sous les ordres de Veneur décident de concaténer les forces des ténèbres tenant les plateaux d’Oxphar et poursuivre leur avance.
 
DANS LE CHAGRIN D’UNE HAINE SANS REMORDS
 
Poursuite de l’avance des cohortes de la Vie en mesure des terres de Dizan vers Vestri.
 
QU’UN PARVIS DE CRISTAL ENFANTE EN RÉPONS
 
Prise en tenaille de Vestri par Vala et les terres de Dizan, pacification de la zone remise entre les mains d’Ulric né d’Oxphar, considérations sur le devenir.

TOME II
 
LES MARCHES DU TRÔNE

 
OU LA NUE DANTESQUE S’ÉLÈVE
 
Considérations sur la victoire épousée de Vestri à Vala, ordonnance de marche vers les plateaux d’Oxphar afin de mener le combat exhaustif permettant d’éradiquer les ténèbres sur ce Continent.
 
AUX PROMONTOIRES DES PLATEAUX D’OXPHAR LE VERTIGE
 
Combat titanesque entre les forces opposées, décision de rupture et de consécration dans un assaut unifié par Veneur de centaines choisies afin d’éviter un carnage inutile.
 
LE CRI DU TEMPLE S’ÉVEILLE
 
Du combat de la dernière centaine naît la complexité de la compréhension de la complémentarité devisée entre les hordes et signifiée.
 
DANS L’ORDRE LA MESURE INEXPUGNABLE
 
Le combat entre les deux forces cesse, les hospices de la Nécessité apparaissent  et dans la forge de la cité de Njord se dévoile le Roi de l’Échiquier, miroir de Veneur.
 
DU FLAMBOIEMENT LA DEVISE INCARNÉE
 
Considérations sur la Nécessité de l’existence des ténèbres, jusqu’à ce que les détenteurs de la Vie en comprennent les principes et en éradiquent les dysfonctions.
 
OU L’AMBRE EST CHEMIN TEMPLIER DE L’ULTIME DESTINÉE
 
Annonce par toutes terres de l’enfantement de la Victoire sous les hospices de la complémentarité destinée à l’Unité des Œuvres en pouvoir.
 
DES MAGES LE CŒUR NUPTIAL DE L’ÉTERNITÉ
 
Rencontre des Mages de Véga dans le Temple d’Oxphar, qui sanctifient le Pouvoir en Veneur, disparition du Roi de l’Échiquier dont la mission est accomplie.
 
L’ENFANTEMENT DE NJORD ACCOMPLI
 
Retrouvailles d’Iris à Njord, mariage d’Iris et de Veneur en liesse des terres délivrées par la marque des ténèbres.
 
PAR LA MER DE TSIN L’ORBE TANNHAUSER
 
Combat renouvelé contre les courtisans des hordes de la Mort, qui ont cessé de se battre, pacification des territoires jusqu’à la Mer de Tsin sur Oxphar, considérations sur l’avenir.

TOME III
 
LA NEF DU POUVOIR

 
DE LA FOI DÉVOYÉE
 
D’Utgard le renouveau se tresse, se réunissent les hordes conquérantes en route par le Détroit de Tannhäuser vers les Îles des Ases sous la houle d’Aegir.
DE L’EMPIRE BROYÉ
 
Traversée des Ases vers Asgard, gardienne de la mémoire, rencontre de Iovan, Maître Guerrier des Ases, communion des Guerriers.
 
RESTITUERONS NOUS LES CITADELLES INVINCIBLES
 
Entrée dans Asaheim, accueil par le Maître du Chant, reconnaissance de la destinée commune des œuvres vivantes du passé en voie de l’Avenir, intronisation de Veneur dans le Temple de la Vie.
 
PAR LE FEU ET PAR LE FER DE LA TOURMENTE
 
Onction de Veneur dans le Temple de la Vie, reconnaissance et conjonction des Pouvoirs du Passé comme de l’Avenir dans la fonction comme dans la définition.
 
DU PLUS GRAND AGE QUI RENAÎTRA SOUS LA CENDRE
 
Départ vers les Îles de Manna, arrivée et dépassement de la peur comme de la terreur des forces contraires gardant ces Îles, réception par Levia, Prince des Isthmes de Manna.
 
LE FOYER IMPÉRIAL DE NOS DEMEURES ENFANTÉES
 
Mise à l’épreuve de Veneur par Levia, conjonction des souffles aux hospices du Temple de la Lumière et de ses rites, dans la préhension de la réalité formelle.
 
LAVANT À JAMAIS NOS SOLS SOUILLES D’IMPURETÉ
 
Dépassement des limites de la temporalité aux hospices du Temple de la Lumière révélant la vérité la plus crue et la plus signifiante au-delà des apparences trompeuses.
 
AFIN D’ADVENIR LA PLUS BELLE SIGNIFICATION DE LA VIE
 
Maîtrise de Veneur face au déploiement des œuvres du Temple de la Lumière, condition de dépassement des tumultes et de leurs scories.
ÉTENDARD SACRE
 
Consécration de Veneur mantisse du Pouvoir et en définition de son incarnation, départ des Îles de Manna et arrivée à Hyperborée.

TOME IV
 
LE CHŒUR DES SAGES

 
DE L’ORBE SOUVERAIN
 
Considérations sur le Pouvoir et sa légitimité, son appartenance et sa formalité, en l’œuvre et par l’œuvre assumé.
 
LA PULSATION VITALE DE LA VIE
 
Mantisse des Etres de Pouvoir dans le sacerdoce des signes Vivants au devoir de l’accomplissement Unitaire qui marque de son Chant l’étreinte de toute Vie.
 
MYSTIQUE DE L’ONDE IMPÉRISSABLE
 
Du Règne l’accomplissement par l’Empire ouvragé aux textures fécondes qui fondent les lendemains à vivre et naître.
 
OU L’UNIVERS ACCOMPLI PRIE
 
Témoignage de l’alacrité des Vivants aux portiques de la solidarité, de la complémentarité et de l’esprit de synthèse éveillant toute plénitude.
 
DU TEMPLE L’ORIENTATION GÉNÉRÉE
 
Du Corps tisserand les échanges et la fonction des échanges dans le fruit de l’arborescence de Véga légiférée et maîtrisée.
 
CLAMEUR DU SOUFFLE DE L’AZUR
 
Des fêtes du Savoir l’Esprit en demeure de toute cristallisation par l’aventure ouvragée par les cycles et les cycles qui se répondent.
 
SURCONSCIENCE DU POUVOIR LÉGITIME
 
Du Dire l’essaim de la plénitude en ses résonances et ses fertiles devises aux marbres de l’existant impérissable.
 
INSCRIT DANS LA NUPTIALITÉ DES UNIVERS
 
Du Pouvoir Unitaire les signes de floraisons dans la tripartition agencée par la quadripartition de l’écrin et de ses forges.
 
D’IMPÉRIALE DENSITÉ LE DEVENIR
 
Ouverture des Etres à toute destinée Impériale dans le sens de la parousie de la Voie et de la reconnaissance de la Voie en ses hospices majestueux.

 
 
 

GLOSSAIRE

 


Veneur Prince de l'Empire
Elias Père adoptif de Veneur, Maître des marins d'Idunn
Ida Mère adoptive de Veneur
Zeldra Sorcière d'Ymir
Elfing Etre de la Nature
Urf Père adoptif d'Iris (baladin)
Iris Petite fille d'Urf (baladin )
Margra et Tonk Famille de Urf (baladins )
Send et Ulla Enfants de Margra et Tonk (baladins )
Vorb et Erd Jumeaux (baladins )
Roi de Svarta Allié
Femme en noire Sœur d'Inea, femme du Roi de Svarta
Valois Capitaine pirate des Nixes
Evir Maître d'équipage ( Ame)
Etol Maître d'équipage ( Esprit )
Odrin Guerrier des Terres de l'Acier ( Corps )
Gamnon Père de tout ce qui vit sur Véga
Nivord Maître d'équipage de la Mer d'Aral
Les Gord Dominants de la cité d'Austri
" Les suffisants " Alliés des ténèbres
Terq Martyr des suffisants
Terik Inventeur de la route de Gullveig
Nilfung Maîtres des Nains de Gullveig
Senestra Compagnon de Nilfung
Serling Poète de Gullveig
Ator Né d'Hati, guide de Veneur sur Gullveig
Sargir Prisonnier des ténèbres
Knitberg Adjoint d'Evir ( esprit)
Magni Adjoint d'Evir ( corps )
Modi Adjoint d'Etol ( corps)
Nagrind Adjoint d'Etol ( âme )
Ifing Adjoint d'Odrin ( esprit )
Mimir Adjoint d'Odrin ( âme)
Inea Reine des Grims
Nadia Fille de Rana, Sage des Monts de Cantor
Rana Sage des Monts de Cantor
Urien Mage des Monts de Cantor
Tolkar Famille de Norvi
Béor Sage de la ville de Norvi
Langlois Sage de la ville de Munin
Tenia Maître de la ville de Munin
Dysant Guerrier de la Mer de Dirar
Tanor Image de Béor à Heilheim
Ulgrad Mage supérieur de Pongée
Tyrne Prince de Pongée
Sterne De la cité de Nep, Guerrier exilé
Divoy De la cité de Rorm, Guerrier exilé
Mardien Des Terres de Dirar, Guerrier libre
Noctar Sage conseiller de Tyrne
Chimère Prince des Ténèbres de Pongée
Roi de l'Échiquier Roi des Ténèbres sur Véga
Sual Maître de la ville de Nott, sur Nagrind
Vifur Sage de la ville de Munin, sur Naastranne
Naestra Pythie des Îles de Hell
Ulric Nommé maître de Vestri, des terres de Dizan
Ars Archimage de Véga maître du Temple d’Oxphar
Iovan Guerrier des Îles des Ases
Levia Maître de la Lumière, Prince des Isthmes de Manna
Cohortes de la Bienfaisance

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