LA FORGE DE L'EPEE


DES AIGLES
DES AIGLES EN CITE
 
 
 

Tome IV
 
LA FORGE DE L’ÉPÉE


  

  
 
 

Qu’en cil la vertu des songes nous voici en devenir, et l’écume de la mer fragile et pure dans la diaphane caresse des azurs qui constellent de vision l’éblouissant rivage de la Terre, d’Iles encore au fanion si puissant qu’aucune dérive n’en vient paraître la fluidité et les escarpements, toujours naissants dans la sérénité de la Gloire qui s’affermit et se pénètre, de rayonnantes fugacités l’ordonnance des préaux, la myrte et le glaïeul stances qui se réverbèrent par toutes fêtes du Vivant, ici se tiennent de vastes ramifications des étoiles naguère et des sites austères qui se devisèrent sous la nue tendre et éloquente des fluviales arborescences du Chant, ici s’en viennent dans leurs armoiries la promptitude des âmes du Vivant dans l’Ame de la Terre, l’Esprit des Cieux, pour consteller la gravitation des corps qui fertilisent les lendemains à naître, ces lendemains qui ne s’éperdent ni ne se renient mais se vivent dans la clarté essentielle de la chair vive qui rayonne sa majesté pour enfanter la Nature et ses cycles épousés, toutes faces écloses qui s’éprennent et s’aventurent après les âges qui s’épurent, ces âges qui garderont un nom et toujours seront mémoires et pour les uns et pour les autres, comme un signe parmi le feu qui apprête la destinée et délivre son message de floralies pour les uns et pour les autres afin de révéler en chacun la portée de son Règne et l’éloquence de sa Voie, ainsi le Naître de tous dans l’allégorie qui sanctifie et qui de chacun verra enfin le sourire vivre la pure constellation de son sacre et de sa renommée par les Ages de l’Eternité ...
 
 
 

I
 
Hrim au vent puissant de l’Orbe

 
 
  
 
 
Chant d’Est en marche du propos, tel en ce monde éclos des Oasis incertains qui baignent de leurs cils les étalons à la brume tombée, toutes vagues sans repos dont le miel, satin des roseraies aux lys éperviers, effeuille les routes sombres d’ombres assumées aux vastes désinences des candeurs anonymes, fierté des âges et prouesse des cimes, fierté partagée aux écumes vives qui enseignent des mâtures les rives parfumées et les élans sauvages,
Dont les sillons exploitent de leurs vœux toutes fêtes à Midi, toutes fêtes éclairées dont le satin de l’ivoire partage la mémoire et éclaire de ses règnes l’onde mère des surfaces tendres de la nue complice, instance de mage densité aux forces libérées qui de volutes en volutes éprennent leur condition pour savourer des algues le lieu d’une magnificence commune, éclair du Chant, éclair du Règne, et toutes voies insignes,
Au-delà de l’affliction des formes qui se déshéritent et se naufragent, et toutes voies en fêtes dans l’annonciation splendide de l’Amour qui s’embellit, ainsi en vague de ce sillon, orbe prêtresse qui se tient, naturation, féconde des lys perfections dont les azurs constellent de leurs demeures l’équipage novateur qui respire leurs embruns, forges des talismans qui ne s’évitent mais se prennent afin de forcer l’Eternité,
Volition qui ordonne, de celle qui fulgure les lendemains à naître, au-delà des paradis artificiels qui vont de clameurs en clameurs fortifier l’irréalité et ses écrins votifs, au-delà de ces apparences trompeuses qui voguent sur l’Océan en désignant des mirages que la vision ne sait voir, tant d’assurance dans ce regard neuf, tant de détermination dans cette face noble qui surgit, tant de joie et tant de réelle autorité que le firmament de l’Age s’incline,
Pour offrir aux majestueuses embellies la pluviosité d’un souffle et la consécration d’un rite, éclair aux marches d’un palais dont les épures safranées déploient leurs oriflammes sur toutes tentations de l’Etre, sur toute vérité au-delà des prosternations et des abîmes, au-delà des sagesses d’apparences et d’apparaître, au-delà de ces vêtures inconséquentes qui ploient sous les armes sans répit d’une pitié parasitaire qui lentement s’englue,
Dans l’inutilité de l’action comme de l’imagination, toutes voies enceintes aux surfaces éployées qui de rythme en rythme délibèrent les vastes fronts de la splendeur et déjà dans la rime éveillée, désigne la pure jouvence d’un élan mystique et fabuleux, du devenir le rayonnement, du souvenir sans refuge, de la vaste promptitude des éclats qui vont de sites en sites développer l’éveil d’une ardeur nouvelle à voir et fortifier,
D’une force destinée qui ne peut que s’accomplir dans la tresse des émaux de l’Amour et leur couronnement, étreinte du Vœu qui s’accompagne et dans la hardiesse du jour neuf acclame son élan afin de fêter la dignité du signe qui s’invente, se compose et se révèle dans l’affirmation de la Vie et de ses prouesses, d’Iris le nom sacré l’aventure de la beauté des rives opalines, fruits vivants d’Azur et de serments le séjour de la pluie d’Or,
En ces liens indéfectibles venus et revenus des âges incertains dans la splendeur du témoignage et dans l’accomplissement qui se devait pour s’offrir et s’iriser de la plénitude comme de la jouvence éternelle qui ne se parure mais se vit dans sa finalité et son exhaustive étreinte, demeure s’il en fût de plus noble et de plus vaste dont le firmament ce jour d’Île nouvelle à voir s’exauce et se partage pour la raison de la nomination,
Du Chant de l’Harmonie ne pouvant se révéler que dans la fécondation de l’Avenir et de ses fastes, jour de splendeur s’il en fut dans la reconnaissance du parcours de l’Unité s’évertuant maintenant à la connaissance de cette terre en laquelle le sacre du Printemps était tenu prisonnier par cette force singulière des ténèbres, Œuvre du Chant à naître et signifier pour que les chaînes tombent des cils de l’Amour magnifié ne demandant qu’à vivre ...
 
«... Ainsi nous y voici, et l’onde amère de ce passage, l’onde délétère de ses ramures qui nous menèrent à travers ces paysages dantesques dont la nuit volatile nous était promesse d’une aube de renouveau, que de fresques combattues dans cet ordre qui n’était que pâle renommée de ce qui nous attend et que nous devrons vaincre afin de fertiliser le jour neuf qui nous verra réunis à Iris, Feu de l’Amour de mon ambre, sacre d’un salut et d’une ovation,
Ainsi le souffle et l’embrasement du souffle dans le vol du dragon qui nous permit le signe de ce séjour dans lequel nous allons appartenir au seul symbole de l’équité et de ses membrures divines qui fulgureront la Déité et permettront l’évanescence des scories qui épuisent le monde de notre Amour, ce Monde dans lequel nous sommes partis et au-delà destins de son éternité et de son rayonnement, de son sacre comme de sa vitalité,
Ici se tient le lieu, et nous le savons, ici se tient le Chant et sa prison que nous devons détruire afin qu’ils puissent de nouveau enchanter l’horizon et sa plénitude, délivrance sublime dessinant de ses hospices les clartés au-delà des ombres assouvies qui bâtissent leurs nids dans ses frondaisons qui furent d’azur et le redeviendront par le vœu de notre force, par le vœu de notre élan, de notre joie et de notre courage associés,
Et nous prendrons ce droit comme il se doit de vaincre ou bien mourir, de vaincre les turpitudes de la nuit pour que l’aube s’éveille et se vitalise dans l’orée superbe de la désinence d’Etre, d’Etre aimé et d’Etre à aimer, dans le flux de la Vie, dans tout ce qu’elle a de composantes magnifiques, dans tout ce qu’elle a de magique et d’éternelle, afin de soustraire l’inutilité d’une dérive qui ne sied à sa grandeur et son exacte destinée,
Ainsi dans ce Règne notre séjour qu’il nous suffit de comprendre pour en naître les écueils et les affronter, qu’il nous suffit d’intégrer pour en comprendre les vitales harmonies qui nous serviront d’appui dans ces combats qui viennent et que nous ne faisons pour l’instant que pressentir, pulsions domaniales de ce site dans lequel nos pas foulent un limon annihilé et prosterné  devant les ruines de la Vie et de ses augustes majestés,
Ainsi dans ce Chant notre désir commun, né de notre Union sacrée, qu’il nous faut maintenant mettre à l’épreuve dans ce fleuve de gloire ou bien de déperdition, dans cet Océan qui deviendra limpide ou restera amer suivant notre victoire ou bien notre chute, Hrim au vent puissant de la Lumière qui ne peut continuer sur ce versant a servir les ténèbres et leurs flots dissipateurs de vie et de beauté, et leurs flots navigateurs de folie,
Compagnons, que nos armes soient prêtes, que nos cœurs soient trempés dans le plus dur acier, que nos esprits soient aux aguets, que nos âmes restent pures, le temps nous est venu de la confrontation, le temps nous est venu des signes qui seront les guides de nos pensées les plus secrètes, il est temps de vivre ou bien mourir, il est temps de nous voir naître ou bien dépérir, mais conserver le sens de l’honneur par tous les feux qui nous deviendront,
Et l’onde est en ce jour qu’il nous reste à naître et l’onde est en ces feux qui nous observent et nous questionnent, deviendrons-nous ou à la poussière resterons-nous, éclos du jour, venons donc ce sérail et que ses fruits les plus doux comme les plus méprisables viennent à nous pour que nous puissions prendre mesure de leurs écrins, de stances sablières, l’éperdu des temps leur essaim, qu’il nous faudra contrôler pour persévérer notre quête,
Voici donc le jour neuf, mes compagnons, voici donc ce terrain d’action qu’il nous faudra découvrir et je reste persuadé de vos forces, et je reste conscient de notre inconscience de nous aventurer si loin dans les méandres de l’agonie, mais nous le faut-il non pour nous prouver notre éclat mais pour délivrer de ses chaînes la pure beauté à laquelle nous avons prêté serment, moi dans l’Amour, vous dans l’Enamoure, vaste Foi qui nous embellit...»
 
Anse des marées portuaires, l’Île était là, reflet de toute perception du quatuor qui maintenant réalisait sa destinée, et l’ambre en site du devenir témoignait, qu’Iris en sa saison l’ouverture du rythme qui façonnait le détail de cette troupe revenue des orbes du désert pour s’enchanter dans ce labyrinthe des âmes mortes qui dérivaient la gravure de cette face marbrée d’aisance et de pâmoison dans l’azur incertain que les regards maintenant fixaient,
Il y avait là demeure d’un hymne qui s’élevait mais avait bien du mal à se comprendre, tant de rites sans assouvissements les termes de ses chants qui s’amenuisaient dans la conscience en la préhension du sort qui se devisait, et l’ambre à mi-saison, sans rupture de cette force lentement jaillissait la gravure de cette face enlisée certes de ténèbres mais au-delà de la corruption, la Nature maîtresse de tout propos, élevant ses ramures par-delà l’horizon,
Insigne en la présence des Etres de ce temps soulevant leurs voiles mystérieux devant cette cohorte venue de nulle part, pêcheurs de souffles à demi nus sous les soleils voilés qui portaient encore leurs rayons sur cette entité méconnue dont le feu perlait des arabesques étranges dans les sentes de ses épervières mélancolies, diurnes éclats aux algues des roseraies qui s’épanouissaient sous les pas voyageurs comme des contes de racines en mal d’éternité,
Veneur guidait sa troupe au milieu de ce lieu, épris de ses vertiges, et chacun conduits et conduisant prenait mesure d’une force irréelle qui semblait s’être emparée à la fois des terres, des cieux et des Etres rencontrés, tant de faces impromptues dans les rencontres qui s’égaraient, improvisation de fugitives évanescences éclairant de brefs instants l’esprit d’un tumulte et d’une gloire autrefois méritée ce jour à peine témoignée,
Chacun se taisait devant ce monde, tout en ses pensées, ses questions, ses abîmes et ses cimes, le souffle seul délibérant autrui pour comprendre l’essence de cet enclos dans lequel chacun concerné et concernant s’adressait pour trouver au-delà des remparts une certitude que rien ne viendrait détruire, celle de toujours Etre là où ne se rencontraient non pas comme à Sigyn, des Etres dénatures, mais des Etres désincarnés qui ne cherchaient le dialogue,
Qui non plus ne fuyaient, mais toujours semblaient issus d’une torpeur dans laquelle ils se complaisaient et s’anéantissaient, semblant ne rien voir sinon qu’eux-mêmes, et encore, cela n’était pas certain, donc en chaque état comme en chaque moment de leur existence, semblant déjà mort, triste répons d’une incarnation qui ne se concevait que dans la préhension de la réalité de ce phénomène né de la puissance de Zeldra,
Lutter n’aurait servi de rien pour appréhender ce fait, il fallait, et la troupe en convint, se laisser bercer par cette irréalité, non pas en malmener les défections, mais en suivre les méandres afin d’aller au-delà des imperfectibles conditions qui étaient la mesure de cette terre curieuse, terre austère s’il en fut et pourtant non dénuée de vie dans son royaume, car là existait le minéral, et la flore parsemait ses élans, et la faune sans inquiétude s’y baignait,
Insigne de la géographie Sacrale, Veneur arrêta sa troupe pour essayer de percer le mystère de cette Île et sinon la situer déjà peut être la comprendre par d’autres yeux que les siens qui furent, ces yeux qui permirent la renommée de tout ce qui était vivant à la surface de Véga, des tablettes il retira les sources d’Aral et de ses Îles, retrouva les Alfes et les Nixes, d’autres Îles encore, situées bien au sud et enfin le nom sans oubli, Gullveig, la mystérieuse,
Un nom pour un chant, un nom pour un hymne, des formes curieuses aux vastes fronts de l’Océan, un semblant de continent perdu dans l’Océan de Hrim, que personne pas même les marins d’Alphaeim ne connaissaient, Nature d’un enchantement ou bien d’un enfantement, du séjour la clarté d’un front pusillanime qui féconda l’Astre et sa demeure, délivré du message appesantissement d’un sort qui devait perdurer l’éternité ...
 
«... Et la pluie du langage dans cette aire qui nous détermine, la pluie de la Voix s’exprime dans le regard qui sied aux habitants de cette Île, ne les regardez, ne les voyez, ils ne sont pas, ils ne sont qu’errances de domaniales participations aux éloquences d’un plus vaste drame qui officie dans leurs remparts et dans leurs fastes, des ambres à genoux qui constellent d’ivoire les florales demeures qui furent un jour de vivante acclamation,
Que le songe ne s’exprime, leur réalité fugace témoigne de leur inconséquence, de leur mot écrit qui ne sait plus se lire ni même s’écrire, il y a là bien des rites qui perdurent dans la tonalité des vagues de Hrim dont la puissance elle-même ne peut rien pour circonvenir leurs écrins maladifs et stériles, nous sommes en face d’Etres qui furent et cela n’est rien de le dire, faut-il le vivre avec toute la témérité qui se doit pour que nous puissions avancer,
Éclore le Vœu de notre destinée, libérer la beauté qui se tient cachée, la vertu qui est immolée, la tendresse qui est prisonnière, toutes voies que ne savent lire ces Etres éperdus dont les litanies commencent à emprisonner nos esprits de leurs liens et de leurs lieux, vagues qui s’éparpillent et se pressent dans le songe de nos incarnations, vagues idolâtres qui règnent de fausses harmonies dans la douleur d’un soupir qui s’évertue,
Ne nous laissons leurrer dans ces mélopées qui vont stances leurs défaites et s’arrogent le droit de naître en nous de vastes mélancolies qui sont pires que le désert que nous avons traversé, ne nous laissons méprendre sur leurs inquiétudes qui frappent nos cœurs d’un sourd grondement, celui de la peine déchue qui cherche un point de rupture pour reconnaître la face cachée de nos âmes et pénétrer ainsi la force de notre déploiement,
Il n’y a de fête dans l’arceau de leurs béatitudes, il n’y a de corps dans la présence de leurs mots, il n’y a de chair et d’émotion dans leurs avides présences, il n’y a que les reflets incarnés de pensées détruites qui perdurent des mots et les semences de ces mots, d’avides arrogances qui festoient des principes de la Vie et s’acclament en sillons par les vagues de l’Océan frontal qui devisent leur respires sans joie et sans partage,
Le voyez vous, le sentez vous, ici se tient le lieu de la Mort et de ses cohortes, ici se tient le jour déchu ce qui explique les vaporeuses indéterminations du soleil qui se voile sous les assauts d’un monde infertile qui ne connaît de caresse que celle de la stérilité et non de la fécondité, ici se tient le refuge de la désincarnation et de ses habitudes, de ses remparts insipides et de ses tourelles crénelées de crânes dévorés,
Nous sommes en marche de ce devenir, il ne faut pas nous tromper, nous sommes en marche de cet avenir, il nous faut bien le comprendre pour en cerner les desseins et les morbides langueurs, l’horizon exprime cette moiteur dans laquelle se bercent ces semblants d’Etres qui nous regardant cherchent à satisfaire le dernier besoin de vie qui est racine de leur conscience prisonnière, car là aussi, il ne faut pas nous tromper, certains sont encore vivants,
Et leurs yeux sans regard pourraient luire d’une flamme en laquelle nous risquons de disparaître, car leur puissance réside dans ce secret qui ne se dévoile mais se comprend, qu’ils sont capables d’engendrer en épuisant l’énergie de chaque Etre comme de chaque lien de Vie, celle qu’ils n’auront plus mais dont ils restent convoitise, espérance et désir afin de satisfaire des exigences qu’ils sont seuls à connaître,
Car forgées de leurs vies antérieures, de ces vies qui furent et dont les essences et les parfums stagnant dans les hautes régions de l’Éther nous témoignent la raison, l’irraison aussi, la noblesse parfois, le courage bien sûr, mais bien souvent la lâcheté servile qui leur servit de rempart pour affronter leur servitude, celle née de leur élan à servir cette intrépide et délétère mortification que nous allons combattre et j’espère vaincre ...»
 
Présence du Chant, l’orbe majeur dessinait sur l’horizon ses sillons marbrés de sylves et d’errances, le semblant d’aube qui venait en liseré semblait échu d’un pouvoir incongru dans lequel se baignait une rive lavée par les fraîcheurs des vagues de Hrim, la troupe avançait ce sillon et l’écume balayait devant elle les scories de la nuit aux festivités inquiètes, il n’y avait là rien de représentatif de ce que l’on aurait pu dénommer joie,
Les rencontres éparses des Etres de ce temps se renouvelaient dans la même litanie, une tentative d’approche puis une fuite égarée témoignant de l’atrophie de ces semblants de vivants qui ne cherchaient le dialogue que pour mieux se confronter et non pas pour se lier, la route indéfinissable se poursuivait au lointain, parmi des arbres que l’on aurait pu juger magnifiques si les vaporeuses circonvolutions de l’éther ne masquaient leurs membrures étonnantes,
Un cours d’eau sinuait vers les terres des évanescences brumeuses où l’on devinait plus que des formes des amas de forge engendrée dont les laves bouillonnaient des crispations stridentes qui se répercutaient dans l’infini, revenant sur les terres dans un élan moite de règne qui s’effaçait pour ne plus laisser place qu’à une rumeur opiacée dont les effluves dans le silence parfumaient l’aurore d’un encens entêtant et dérangeant,
La troupe se dirigea vers cet amas, traversant un champ lavé de frisson où les herbes rares s’éparpillaient dans des entretoises gravées dont les symboles ruisselaient des atermoiements et des plaintes que seul l’inconscient pouvait saisir tant de scènes découvertes aux fluviales arborescences de leurs entrelacements brefs et soumis, la nature disait là ou aucun Etre ne semblait devoir parler, et ses semis en friches engendraient des contes étonnants,
Mémoires des lieux, ils invitaient les présences au recueillement par l’astre dévoilé qui dérivait le paysage, par-delà le guet que franchissait la cohorte, un guet fait de lambris de palissandre, de vieux chêne et d’ivoire dont le monticule couvert de lierre épousait la surface de la terre d’accueil afin d’en soustraire au regard les mélopées avides qui se couvraient de désir dans l’espérance d’apprivoiser les Etres en son passage,
Jeu dévié par la troupe aguerrie qui ne se laissait intimer l’ordre de son devenir par les fresques de ce paysage, le but seul concernant l’esprit unique né du gestalt des forces et des chants des compagnons qui s’entraidaient les uns les autres devant les miasmes qui auraient pu décomposer leur harmonie, signe victorieux leur permettant de naître l’horizon qui maintenant révélait la nature de l’amas qui se dressait devant eux dans une clameur dénommée,
L’informe devenait forme et l’on pouvait voir en son sein le règne de sa forge, des élytres aux foisonnements de la nuit hivernale, grandeur de stalactites développant des nuées de jade et d’or entrelacés dans des ramures épousées dont les correspondances sous le souffle de l’air enchantaient le répons de l’hymne entendu au large par la troupe, et ce lieu s’évertuait dans une raison particulière de laves arborescentes qui striaient l’azur de couleurs mordorées,
Dessinant un escalier s’enfonçant au plus profond des entrailles de la terre visitée, de marbre les veines dissipant des armes aux volutes d’inscriptions incompréhensibles qui s’agitaient sous les précieux développement des couleurs embrasées, ondulant des écrits aux mots épars que le conscient pouvait éprendre et reconnaître dans un effluve interpellant chaque ramure de la personnalité de celui qui les comprenait,
Piège s’il en fut de plus pur caprice pouvant prendre en ses liens les épures innocentes mais ne pouvant défaire les Etres qui regardaient se dérouler les pulsions de leurs heures dans ces sursis de minéraux qui s’impatientaient de ne les voir se confondre en leur sein, lieu du Chant, ils s’avancèrent sur ces marches qui ne pouvaient les distraire de leurs forces, parcourant ainsi des mystères aux éclosions de leurs fastes ...
 
«... Et notre pas ne doit s’éloigner des rives qui sont contraintes dans ce défi, les images qui nous sont renvoyées ne sont que des effluves des épures qui se montrent de nos faces, à la ressemblance des rivages que nous avons connus dans le désert, plus stylisées certes mais de même nature, Zeldra, prêtresse en son royaume se renouvelle et s’éperd dans ses litanies qui ne sont que les convoitises qui accroissent leur pouvoir lors qu’elles ne sont que pâles figures,
Que nous pouvons sans failles dissocier, que nous pouvons destituer sans qu’elles atteignent leur but ultime, celui de nous voir nous rendre à leur désintégration, à leur dissociation, cette force qui voudrait nous voir parcellisés à l’infini afin que notre harmonie se voie destituer et réduite au néant, ainsi que chacun veille dans le destin des autres, ainsi nul de ces atteintes ne pourra nous enliser dans la destruction,
Ce lieu de naître est écaille virtuelle du monde de Zeldra, ressentez ces effluves, il y règne des menstrues de glauques incertitudes et par ailleurs, chrysalide curieuse, une émanation qui ressort du divin, et là nous pouvons voir qu’au-delà de toutes failles coexistent à la fois la laideur mais aussi la beauté, l’une l’autre ne pouvant vaincre totalement la surdité de chacune, et de ces remparts de l’une l’autre nous faudra-t-il nous servir pour aller plus avant,
Ici des marbres solsticiaux, ils sont les veines du passé et les commentaires du présent, et déjà dans l’avenir le cycle sans failles qui nous vient, de l’amas qui fut la forme qui est, cette forme d’une énergie magnifiée qui ne s’isole mais toujours perdure malgré les tumultes de la nuit et de ses déités moitées de songe et d’ivresse, Energie qui ne peut se détruire ni s’annihiler sous peine de tout annihiler et détruire,
Ivoire, l’Œuvre est en sillon, et là-bas dans ce règne minéral ces pas furtifs qui vont les coursives de la terre, des conques brumeuses sous le feu qui se déclare, des alcôves bruyantes dans lesquelles on ressent des présences habiles, des sourires inquiets et déjà la force qui se meut, il y a là mesure de vivants, respirez ces hospices, respirez ces gravures, elles n’ont été faites du hasard mais de mains bâtisseuses et éclairées,
Il ne nous suffit d’en croire l’empreinte, il nous faut aller plus avant, et restant sur nos gardes, délimiter la pulsion de ses actes qui se montrent et se démontrent dans la façon des arrangements des limbes sans sursis qui éclairent de leurs fastes les écrins de ce labyrinthe où les espaces s’agrandissent et s’amenuisent comme pour mieux nous tromper sur le sort de leurs officiantes générosités, rien de stupide dans cet agencement curieux,
Rien de facile non plus, et la raison est là de ce témoignage, que ces gréements sont présents pour destituer la force de la nuit, car ils sont tissés d’une force que je reconnais, celle non de la pitié ni même de la faiblesse mais de la force tranquille qui agit, de la force claire et éclairée qui veille le chemin de l’harmonie et de ses signes, dessein d’un cœur qui palpite les frondaisons de ces minéralités qui s’épanchent et s’enchantent,
Ne nous méprenons, il ne s’agit d’accroire, il y a la toute fonction de toute devise, et rien ne nous dit que nous trouverons le port, les enchantements s’ils sont clairs ne sont peut-être que les flux d’une évanescence plus profonde que je ne reconnais pas mais qui peut exister et nous leurrer, ainsi ne soyons que maîtres de nous-mêmes, et dans la prudence continuons notre recherche pour comprendre la raison de cette citadelle aux rives de cette Île méconnue,
Allons et que nos cœurs ne défaillissent, nous trouverons le chant de cette force qui se sublime pour apprivoiser les corps et embrumer les esprits, destituer les âmes et circonvenir l’Unité, restons sur le fil des veines et progressons cette entité dont je pressens les souffles vivants derrière le miroir des songes qui affluent et participent à ce leurre dans lequel nos pas s’affermissent et ne se complaisent afin d’agir leur salut ...»
 
Prisme de la pensée aux remparts élevés, l’orbe du règne s’évertuait de haute vague par la sphère engendrée et le cil du parcours devenait de plus en plus dense et souverain dans les liens embrasés des sentes rejointes, il y avait là un nid de verdure de curieuse légitimité dans cet endroit où l’on ne s’attendait à trouver que rocailles et indétermination, et dans ce semis de moisson un hameau, livrée de génération, ou se trouvaient des foyers illuminés,
Du ciel dans la fracture du labyrinthe venaient des voiles perceptibles d’une luminosité suffisante pour animer la surface moirée de scintillements floraux qui épanchaient une soif d’être et perdurer, et dans l’atmosphère régnant un parfum de quiétude qui magnifiait l’existence de ce lieu, faces nouvelles à voir dans l’ombre et ses jeux de facettes renvoyant le clair mystère d’une appropriation que rien ne devait troubler,
Pas même l’arrivée de la cohorte qui, émerveillée, laissait aller tous ses sens dans cette tribale arborescence où rougeoyaient les lucioles d’une pérennité qui inversaient la nature même de l’écrin traversé, insigne nanti qui devisait ses frontières aux calices de parterres qui n’avaient rien d’imaginaire, car gréés de façonnages lumineux dont les cristallisations renvoyaient dans l’éther des ondes de chaleur et de bonheur partagés,
Conscience le gestalt apprivoisait ce sérail, et dans la forme devinait les présences d’Etres en éveil qui annonçaient leur avance, de petites formes aux yeux incandescents dont les éclairs traversaient, fugaces, le respire des esprits de la troupe, questionnant et répondant la mesure de la pénétration de leur désir comme de leur force afin de s’assurer des intentions de chacun face à leur découverte et leur apparence extraordinaire,
Veneur délibérant les hymnes en parcours intima à la troupe un arrêt qui permit aux Etres de ce champ d’exposer leur mesure pour qu’ils puissent poursuivre leur chemin, s’avancèrent alors, à la ressemblance de la cohorte, quatre Etres bâtis en force, armés et volontaires, la main droite levée dans un signe universel et compris signifiant le désir de l’amitié, auquel ils répondirent par un salut semblable, scellant ainsi la Voie d’une paix intime entre leur puissance,
Puis, éclos des pas de chacun, les uns les autres firent connaissance, ces Etres aux formes sveltes malgré leur petite taille étaient parfaitement constitués, vêtus de tissus éblouissants, leurs armes ruisselantes de joyaux, ils transparaissaient un degré de sagesse qui n’était pas élémentaire mais bien plus puissant, et sous leur sourire discret on devinait qu’aucune peur ne les traversait devant la présence de ces géants qui venaient à eux,
Le plus âgé d’entre eux qui semblait être leur chef et qui se révéla tel, engagea le dialogue avec Veneur, après quelques tâtonnements ils trouvèrent une langue commune qui leur permit de se comprendre, lors, Nilfung, le maître des lieux, les invita à se rendre dans le hameau qui leur était apparu, après une marche à travers le déguisement des apparences qu’il leur aurait demandé bien des épreuves pour le franchir, là, ils parvinrent sur la place centrale,
Lors, tout un Peuple surgit de l’immensité des clairières, une tribu majestueuse de vieillards, de femmes, d’enfants, et d’hommes en pleine possession de leur force, les yeux scintillants de cette étrange lueur dont la troupe avait constaté le pouvoir singulier, les uns vêtus de pourpre, et les autres d’émeraudes, certains nus, la chair incandescente et mordorée, d’autres encore équipés de pied en cap d’armes de guerre, et d’autres encore,
Les plus jeunes souriants, les plus vieux, sans inquiétude, le regard insistant, tous rencontrant l’éclair de Nilfung qui d’un geste apaisa les demandes quand à la nature des Etres ayant réussi à percer leur demeure et leur asile de bonheur, chacun en ce rite épousant la fidèle dénomination de leur chef et dès lors retournant à ses occupations, seuls restants auprès de la cohorte et Nilfung les conseillers de la tribu et les chefs de guerre ...
 
«... S’il vous prie de nous suivre, et que notre chemin soit le vôtre, vos pas dans les nôtres afin de ne sombrer dans ces pièges qui sont autant d’aimants pour les Etres mendiants et ceux plus féroces et reptiles qui guettent nos tribus afin de satisfaire leur désir de puissance et de violence par ces lieux que vous découvrirez, nous sommes surpris de vous avoir avec nous, surpris que vous ayez déjoué tant de leurres pour que notre rencontre se fasse,
Il n’y a de crainte sur vos visages et nous sentons dans vos esprits une force qui ne se meut que si elle est soumise à la désintégration, ainsi êtes-vous parmi nous et allez vous venir le premier cercle de notre Peuple, ce cénacle où nous siégeons pour préserver nos droits légitimes sur cette terre sur laquelle maintenant nous n’avons de prise qu’en ses sous-sols et ses cavernes, là où les affres de feu s’élèvent vers les cieux,
Là où les stridentes circonvolutions du cœur de Véga s’expriment afin de désigner aux surfaces notre colère légitime, la colère de tout un Peuple se voyant déchu de ses arborescences pour le privilège de faces ténébreuses qui réalisent leur destin en souillant l’avenir d’une harmonie, là où la Vie témoigne encore au grand regret des prédateurs qui, fauves, s’enhardissent afin de nous destituer de ces lieux les plus secrets pour assouvir leur gloire,
Ainsi tel en ce monde sommes nous, et sauvés par le corps même de notre taille qui nous permet de nous cacher au plus profond des entrailles des sables, des racines et des fresques naturelles qui embaument chaque lieu préservé de l’outrage de ces nauséeuses perceptions que vous avez pu ressentir en arrivant sur les rives de Gullveig, Île au nom maudit qui ne se respire plus outre-monde par les arcanes du savoir de Véga la magnifique,
Car il vous faut comprendre qu’avant même d’aller plus loin nous ne sommes pas là par hasard mais de circonstance en votre marche, gardiens prévenants des mondes rencontrés, gardiens de cette Île en ses ramures les plus secrètes qui ne se naufragent malgré les dimensions qui se sont instaurées en son sein et qui cherchent par tous les moyens à détruire sa dimension exacte afin d’initier par ses écrins le destin de toute la planète qui nous sied,
Gardiens devenus après qu’être maître de ce feu qui songe son cristal d’harmonie maintenant qu’il n’est plus qu’avec nous que refuge des entrailles de ces sérails qui se situent les uns les autres près des rivages les plus hospitaliers, là où les ombres ont discerné leur possibilité d’irradier leurs volutes de noir dessein, par-delà ce monde, vers les autres mondes qui les ignorent et en connaîtront un jour les ravageuses destinées,
Gardiens pour ceux qui s’aventurent sur nos rives et dont il nous appartient de prévenir le chemin, gardiens pour ceux, et ils ne sont pas nombreux, qui cherchent à redonner la Vie à ce lieu, mais aussi témoins de guerre pour ceux qui cherchent à bâtir leur nid dans l’orbe destructeur qui s’évertue sur les surfaces, ainsi nos ramures et nos pièges qui sont autant de leurres et éperdent les égarés de la Vie qui ne prônent que la mort et ses densités,
Leurres voyant des êtres désincarnés les ruissellements d’eaux vives dans le feu salvateur qui sacralise leur immortalité, en force de ce sérail qui ne se disjoint de ces orientations qui nous mènent et nous inspirent, qui nous ouvrent la Voie et nous permettent d’ouvrir la Voie aux plus vastes destinées qui se meuvent et épurent de leur vœu les lendemains à naître et non seulement espérer, les lendemains à vivre et non seulement rêver,
Ainsi notre Chant, ainsi notre vocation dans l’astre du séjour qui s’émeut, ainsi notre surprise de vous voir naître à nos côtés, là où nous n’avons reconnu qu’un seul Etre en son temps qui, trop pressé dans sa quête, a oublié de regarder ce que nous étions, Terik fût son nom, et je vois que vous aussi l’avez connu, et sa perte fut de ne venir que pour voir et non agir, ce qui apparemment n’est pas votre cas et ce qui d’une certaine manière nous rassure ...»
 
Mantisse du souffle azuré aux portiques qui se révélaient, la troupe à la suite des nains, pénétra un arceau de vitrail ramifié dans lequel les images se renvoyaient les unes les autres pour ne plus former qu’une trame où l’invisible dominait, des marches descendaient des ramures épervières qu’il fallait circonscrire pour en appréhender les terminaisons et ainsi s’ouvrir un passage propice vers les suivantes dont les jeux ornementaux éclairaient une salle,
D’ivoire et de gypse, constellée de veines bleuies dont les luminosités fractales renvoyaient des ondes colorées affinant des sonorités douces et nobles qui irradiaient l’atmosphère, dessein du message de paix arboré qui ne se montrait mais se déclamait par toutes faces de cet îlot de beauté où les sièges bas cristallisaient des splendeurs que tout un chacun aurait bien voulu posséder ne serait-ce que l’ombre d’un instant,
Chacun prit place dans ces fumerolles légères, et l’onde envoûtée se tue pour laisser place à l’érection d’une table centrale qui figurait l’Île du destin sur laquelle naviguait l’esprit de la cohorte, cartographie d’un monde miniature, chaque détail pouvait s’y éveiller suivant l’intensité du regard du visiteur, ainsi cernée de Hrim, l’Océan puissant, chaque rive pouvait se dévoiler au gré de la raison et de ses éventails de sagesse,
Gullveig était immense, non une Île mais presque un continent face aux Îles reconnues par les membres de la cohorte, au nord une avancée de sable doux battue par le vent de la puissance, des roches en détail venaisons de sentes en éclats qui striaient la gravure de ports hier nantis ce jour déchus, plus au sud déjà l’ambre d’une végétation superbe éclairant des rythmes de fenaisons que la moisson ne saurait reconnaître par le temps vécu,
Insigne en ce sein l’existant d’un Temple dont on ne devinait qu’une couronne frontale, dissipée au milieu de roches inaccessibles, moiteur des cieux et chaleur de la terre les effervescences bruyantes de rives ombrées par des eaux sulfureuses sortant du cœur de ses citadelles, à l’Ouest l’épanchement de rives noircies par les fureurs de la dépression de Hrim, une anse aux violences inassouvies qui inondait les parures de l’horizon,
Anse des tempêtes culminant au large les prouesses de la Nature dans ses dérives et ses dysfonctions les plus exaspérées où nul marin n’avait reconnu la densité de la Vie si tant écharpes des navires les conjonctions qui œuvraient sur les plages en portance de ces écumes qui foudroyaient jusqu’aux arbres millénaires, à l’Est une calme latitude isolée et superbe, presque souveraine tant le calme y régnait, dichotomie des œuvres,
La Nature ici y couvait des élytres de roches en chrysalides, des gemmes et des pierreries, toutes faces écloses tendues vers le pâle soleil qui dérivait d’esplanades en esplanades jusqu’aux limites d’un lotissement de forêts s’étendant les unes les autres dans un entrelacement curieux qui formait une frontière entre le nord et le sud, préservant cette dernière région des vastes épanchements de la Nature et de ses flots ourlés et fauves,
Là des fruits coralliens les premiers villages encore habités et des champs austères où ne vivaient qu’épars des faunes altérés, une surface jonchée par les travaux coutumiers, faits sans hâte et sans précipitation, travaux que l’on devinait dans l’escarpement tracé par les mains qui façonnèrent les rives naturelles dans une forge née de l’esprit et non laissée au hasard des passementeries de la végétation et de ses orbes adulés,
Annonciation de la ville haute, Hati, la capitale de ce lieu, immense et ruinée par le sort qui la conviait à la désespérance, par le corps lui-même ouvragé, du feu de l’Océan au nord, et de chaînes de montagnes dissipées au sud nanties de neiges éternelles, toutes faces qui auraient dû lier une tempérance en son sein, qui si elle avait existé, ce jour ne se révélait plus, et marquait la ville d’une crispation qui se devinait dans ses méandres oublieux ...

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

 

TABLE

 

DES AIGLES
 
 
 
Tome I
 
DES AIGLES EN CITE

 
Tome IV
 
LA FORGE DE L’ÉPÉE 
 
 
 
 
 
Aegir au Vent puissant de l’Orbe 9
De l’incantation des Songes le Substrat 27
L’Aube écarlate de fauve allégorie 45
Mentor en la nue d’Or du Guerrier 63
L’épreuve du firmament qui ne s’initie 81
Dans le feu et la cendre de l’hiver en brume 99
Qu’exalte le degré du règne aux pulsations du Chant 117
Ivoire de marbre effeuillé dans la transe du Vivant 135
Le Renouveau de l’Unité qui se doit d’Éternité 153
 
Table 171
 
Des Aigles 175
Glossaire 199

 
 
 

 
A LE PECQ
LE 29/10/1995 VINCENT THIERRY
Relecture le 12/04/2008





 
 

DES AIGLES
 
Tome I
Des Aigles en Cité
 
Tome I
La Citadelle de Marbre
Tome II
Le Labyrinthe Équinoxial
Tome III
La Spirale de l'Éveil
Tome IV
La Forge de l’Épée
 
Tome II
L'Univers Templier
 
Tome I
Le Corps du Vivant
Tome II
L'Esprit du Règne
Tome III
L'Ame du Déploiement
Tome IV
L'Unité Harmonieuse
 
Tome III
L'Aire Impérial
 
Tome I
Le Parvis de Cristal
Tome II
Les Marches du Trône
Tome III
La Nef du Pouvoir
Tome IV
Le Chœur des Sages




Tome I
DES AIGLES EN CITE



TOME I

 LA CITADELLE DE MARBRE




CELUI QUI VIENT
 
Veneur, issu de l'Empire, né à Arvak, Hyperborée, est sauvé des hordes septentrionales, suite à la Guerre des Hespérides et des Impériaux,  par les guerriers fidèles qui se décident à survivre pour naître le renouveau; il est laissé aux flots du Détroit d'Idunn
 
D'OCCIDENT L'AMBRE LYS
 
Elias, maître des Marins d'Idunn, de l’Île des Alfes le préau, sauve Veneur des flots et le ramène sur la terre ferme de son Île natale.
 
LES PORTIQUES D'ALPHAEIM
 
Elias et son épouse Ida, sont nommés parents de Veneur lors d'une Assemblée du Peuple présidée par les Sages zodiacaux.
 
L'INITIABLE VERTU DU CHANT
 
Hommage d'Ida et du peuple à l'Enfant, mise en éveil de l'éducation
 
DEMEURE DU CRISTAL
 
Éducation de l'Enfant à la pérennité de l’Île des Alfes.
 
DU TEMPLE DE LA BEAUTÉ
 
Initiation au Temple de la Beauté, à la vie commune et en respire déjà de l'Éveil.
 
L'ÉVEIL DE LA VOIE
 
Auto initiation de Veneur sous les yeux des Incarnés dans le temple de la Beauté.
 
PAR LA VOIE PARTAGÉE
 
Les Incarnés du Temple de la Beauté assistent la Renaissance de Veneur et rendent hommage à Celui qui Vient.
 
DE L'AIGLE AU REGARD SOUVERAIN
 
 Éducation de Veneur par les Sages Zodiacaux, révélation de la chute de l'Empire, née des Sites d'Oxphar, révélation sur la naissance de Veneur, sur son destin, départ de Veneur de l’Île des Alfes.





TOME II
 
LE LABYRINTHE ÉQUINOXIAL



 


AUX PORTES DE HRIM
 
Réflexions de Veneur sur son devenir pendant qu'il navigue du Détroit d'Idunn à la rencontre de l'Océan de Hrim, arrivée à Ymir.
 
YMIR LA CITE D'ARAL
 
Rencontre de Zeldra, la Sorcière d'Ymir, description de la ville, des alentours, elle lui donne le cœur du cristal.
 
ÉPURE DES VAGUES DU CRISTAL
 
Rencontre d'Elfing qui le guide à travers la Nature jusqu'aux statues fantastiques du temple de l'Amour.
 
LA SOURCE DU COEUR DE L'AMOUR
 
Vision de la Vie dans ses atours, ses tumultes et ses préciosités, des galaxies et de l'enfantement des Univers.
 
AUX FRUITS DU TEMPLE LE MYSTÈRE
 
Initiation à la génération et à l'Amour.
Rencontre des Baladins, Urf, le Vieillard, Margra et Tonk et leurs Enfants Send et Ulla, Vorb et Erd, ainsi que Iris, la petite fille de Urf, géographie d'Aral, ressemblance de la Vie d'Iris et de Veneur, découverte du lieu de Vie et des statuaires les représentant Iris et lui.
 
L'AMBRE DE SVARTA GUERRIÈRE
 
Découverte des cartes des lieux de Vie, naissance de l'Amour d'Iris et de Veneur, rencontre avec le Roi de Svarta, et de la femme en noir.
 
AUX MÂNES DES SITES AZURES
 
Traversée des chaînes Araliennes, géographie de Véga du cygne, visite d'un lieu de Vie avec Iris, reconnaissance des objets des sites azurés.
 
L'ORBE D'YDALIR AUX VENTS D'AEGIR
 
Où l'on découvre Zeldra, maîtresse de la ville d'Ydalir, mise en garde d'Iris, embarquement de Veneur et d'Iris sur l'Océan vers Les Nixes afin de retrouver Zeldra, décision de la troupe de se rejoindre à Austri.





TOME III
 
LA SPIRALE DE L'ÉVEIL





DES CILS PARSIFAL LA BLONDEUR
 
Voyage sur Aegir en direction des Nixes, enlèvement d'Iris,  échouage de Veneur sur la barrière Parsifal.
 
LES MARCHES DE TRÉHOR
 
Destruction du cristal de Zeldra, rencontre de Valois, capitaine pirate désignant les maux de Tréhor , attaque conjuguée de Tréhor, et prise de la ville.
  
 
ÉCLAIR DE LA PUISSANCE D'AEGIR
Disparition de Zeldra et d'Iris, pacification de Tréhor, visite des Îles sauvages,  recrutement des équipages, Evir ( Ame ) et Etol ( Esprit ) deviennent les compagnons d'armes de Veneur. Ils accostent  près d'Ymir à Aral.
 
LA SOURCE YLIENNE DU SACRIFICE
 
Premier pas sur Aral vers l'Orient, définition de la quête, recherche d'Iris, détour sur un Lieu de Vie,  contemplation du Monde Antique.
 
DU DÉSERT LES CONJONCTIONS SOLAIRES
 
Après avoir pris les armes qui lui étaient nécessaires, la Triade s'accomplit dans le désert, combat la magie de Zeldra, reconnaissance de la mort de Gamnon, père de tout ce qui existe sur Véga, et Sautir miroir du désert Ylien.
 
L'EMPIRE D'ARAL EN LA DEMEURE
 
Cohésion de la Triade, considération sur le devenir des civilisations, rencontre de la Mer d'Aral et traversée de cette dernière.
 
D'AUSTRI LA CONQUÉRANTE LE VERBE
 
Arrivée à Tiquil, rencontre d'Odrin ( Corps ) des terres des falaises de l'Acier qui se joint à la Triade, arrivée à Austri, Capitale d'Aral sous dominance des Gord, retrouvailles de Urf, détail sur la captivité d'Iris dans une Île située à l'Est dont les clés se trouvent à Sigyn.
 
SIGYN EN SON LIEU D'ÉVEIL
 
Le groupe quitte Austri, installation dans Sigyn, mise en confiance des villageois, mise en garde contre les "suffisants", discours sur la courtisane, découverte des pouvoirs des suffisants.
 
 
HRIM AU COEUR DU CRISTAL
 
Rencontre de Terik qui en harmonie avec Veneur dévoile le nom de l’Île recherchée, Gullveig ou se trouve le Temple de la Mort, mort de Terik, création du pont et disparition du groupe vers l’Île de la mort.





TOME IV
 
LA FORGE DE L'ÉPÉE







AEGIR AU VENT PUISSANT DE L'ORBE
 
Par la Voie du Dragon, arrivée sur Gullveig, rencontre d'êtres désincarnés, avance à travers un paysage glauque, découverte d'une citadelle souterraine, d'un peuple de nains commandé par Nilfung, réfugié dans les entrailles de Véga pour échapper aux forces ténébreuses, géographie de Gullveig.
 
DE L'INCANTATION DES SONGES LE SUBSTRAT
 
Zeldra révélée courtisane de la mort, Iris prisonnière, le savoir de son lieu de séjour ne peut naître que de la rencontre du corps mystérieux lové au cœur de l’Île, découverte de ce lieu en compagnie de Senestra, gnome Guerrier.
 
L'AUBE ECARLATE DE FAUVE ALLEGORIE
 
Connaissance du symbole de Zeldra, deux serpents lovés s'entre-dévorant, après avoir reçu le bouclier, le glaive d'émeraude et le casque de brume d'Or ( paralysie), les étoffes de la splendeur ( pétrification), la triade rejoint la surface accompagnée de Senestra, échoit dans un labyrinthe.
 
MENTOR EN LA NUE D'OR DU GUERRIER
 
La triade déjoue le sortilège, arrive dans une ville où Serling, poète et vagabond, officie un Peuple, tentative de libération de ce Peuple.
 
L'EPREUVE DU FIRMAMENT QUI NE S'INITIE
 
Réussite de ce vœu, historique des Peuples de Gullveig, emprise de Zeldra, sa force révélée, souvenir de Hati et de ses possibilités de discernement, où l'on dit la présence de gardiens qui se sont soustraits à la force de Zeldra.
 
DANS LE FEU ET LA CENDRE DE L'HIVER EN BRUME
 
Départ de la triade accompagnée d'une partie du Peuple libéré, le surplus restant sous le pouvoir de Serling, vers Hati, Veneur s'adjoint Ator né d'Hati comme guide, combat contre les ténèbres, Sargir prisonnier de ce combat se libère et dévoile l'existence de plans précieux se situant à Hati.
 
QU'EXALTE LE DEGRE DU REGNE AUX PULSATIONS VITALES
 
Rencontre de Hati, des Sages gardiens de cette ville, révélation du pouvoir de Veneur par ces derniers, lecture des plans du Temple de la mort, levée d'une armée.
 
IVOIRE DE MARBRE EFFEUILLE DANS LA TRANSE DU VIVANT
 
En route vers le Temple de la Mort, combats entre les forces des ténèbres et la force conquérante, rencontre de Zeldra et de Veneur, combat titanesque entre leur force, Veneur bat Zeldra sur son propre terrain, aveu de Zeldra concernant Iris, cette dernière est à Aral sur les Terres de l'Acier.
 
LE RENOUVEAU DE L'UNITE QUI SE DOIT D'ETERNITE
 
Fête de la victoire assumée sur toute l’Île de Gullveig, tristesse et joie, tristesse de ne pas avoir délivré Iris, joie d'avoir vaincu Zeldra, pacification de l’Île, recherche d'un gouvernement juste, remise de ce pouvoir aux Sages de Hati, levée d'une armée pour la terre d'Aral, le contre-pouvoir étant confié à Senestra et à son Peuple de Gnomes Guerriers.




Tome II
L'UNIVERS TEMPLIER





TOME I
 
LE CORPS DU VIVANT






D'IRIS EN LA VERTU MAJEURE
 
Retour vers Aral, accompagné d'Ator, guide de Veneur sur Gullveig, traversée de la Anse des tempêtes, réflexions de Veneur quant à l'avenir et ses certitudes.
 
L'ÉLAN DU SACRE EN LA PORTÉE
 
Dessein de la reconquête, à la recherche d'Iris, Evir en direction des Terres de l'Acier, Etol vers Snotra par les côtes, Odrin par le désert Telyien, Veneur en route vers le Temple de Téthys, sens du devenir, séparation.
 
AU RÈGNE MINÉRAL DE L'ÉCLAT
 
Evir, avec pour compagnons Knitberg (esprit), Magni (corps), à la rencontre des Terres de l'Acier, combat contre les forces des ténèbres, hommage aux morts nés de ce combat.
 
DANS LA SPLENDEUR DES FLORES ADVENTICES
 
Etol, avec pour compagnons Modi (corps), Nagrind (âme), à la rencontre des côtes d'Aral, réalités naturelles et parures abstraites circonscrivant leurs moires aisances dans le flot de la gravitation, préambule sur l'unité.
 
DES FAUVES L'ORBE DU SATIN
 
Odrin, avec pour compagnons Ifing (esprit), Mimir (âme), à la rencontre du Désert Telyien, combat contre la magie des ténèbres, victoire circonscrite.
  
L'AMBROISIE DES PERLES DU COEUR RENAISSANT
 
Les messagers des trois cohortes de retour vers Veneur content leur épopée, à la recherche d'Iris toujours sans nouvelle, réflexions sur le savoir et l'action.
 
DESSEIN DE L'AMBRE AUX MARCHES DE GLOIRE
 
Rencontre du Temple de Thétys, de sa Reine et de ses trois conseillères, dialogue constructif ou Veneur se révèle, entrée dans les enfers.
 
QUE LE CIEL ÉPONYME EN SON CRISTAL
 
Sauvetage d'Iris des antres de l'enfer, après une compréhension des éléments concourant à sa réalité et à ses essors, au-delà du temps et de l'espace.
 
AUX MARCHES DU CORPS DU VIVANT
 
Snotra, amours enfin conjugués d'Iris et Veneur, décision de reconquête globale de Véga.






TOME II
 
L'ESPRIT DU RÈGNE





LYRE DE SNOTRA LE DETROIT DE DYOSOS
 
Retour de Valois à Snotra, décision de rechercher ceux qui peuvent aider à la reconquête, envoi des piliers des cohortes par Aral, Veneur, Iris et Valois, se préparant pour la reconnaissance de l’Île des Grims, par l'Océan Glaciaire.
 
DES GRIMS l’Île SAGE DE L'ÉLOQUENCE
 
Notion sur les Îles des Grims, le Temple des Arts, accostage périlleux dans ce monde de glace, rencontre de la princesse de Grimlheim, Inéa, départ pour le Temple des Arts.
 
 
D'ART LE SIGNE DU VŒU DE L'HORIZON PROPICE
 
Parcours à travers le désert de glace, arrivée au Temple des Arts, ou Temple de l'Histoire immédiate, reconnaissance des alliés potentiels, les Alfes, Elfing par Ymir en Aral, la femme en noir de Svarta, sœur d'Inéa, les Gords en Austri, Serling et Nilfung sur Gullveig, Valois par les Nixes, par Pongée, le Temple de la Victoire, Par les Îles de Hell, le Temple de Thanatos, Oxphar étant signifié comme l'ennemi global, d'autres alliés encore, les Îles de Manna, qu'il leur faudrait conquérir, les Îles des Ases ou se situait le Temple de la Vie, Hyperborée et son Temple du Soleil, et bien sûr Inéa.
 
AUX VOIES MARITIMES L'ADRESSE DES MONTS DE CANTOR
 
Décision de se séparer devant Pongée, l'énergie messagère suffisant pour nouer des contacts et assurer les reconquêtes, escalade des monts de Cantor, rencontre de Nadia, fille de Rana le Sage, et Urien le Mage.
 
DE PONGEE LE CALICE DE LA NIDATION SACRALE
 
Mise à l'épreuve de Veneur, au travers du labyrinthe créé par Urien le Mage, victoire de Veneur sur ce mandala, acceptation d'Urien, désinence de la résistance du Peuple des Monts de Cantor.
 
AU VISAGE DE L'ARDEUR LE CIL EN POUVOIR
 
Organisation de la résistance sous les hospices d'Urien le mage, révélation d'un Pouvoir consacré des Mages de Pongée, premiers combats, départ de Rana et Veneur vers les autres villes ou travaillaient les Mages désignés.
 
DE NORVI LA PARURE DES MONDES EN ÉCRINS
 
Traversées des paysages de Pongée défaits par les ténèbres, arrivée à Norvi dans la famille de Tolkar, retournement de Béor, Mage blanc ayant abjuré sa condition pour servir les ténèbres, par Veneur, départ vers Nep.
 
 
AU FLEUVE TEMPLIER DE NEP L'IMAGE VIVANTE
 
Les pièges déjoués, arrivée de Rana et Veneur à Nep l'oubliée, cité splendide à l'assemblance d'Hati en Gullveig, enseignement de Nep sur la désintégration du pouvoir en Pongée, arrivée à Munin.
 
DESSEIN DU SIGNE AUX FLOTS VOTIFS DE LA MER DE DIRAR
 
Rencontre de Langlois qui les assigne à la recherche du Peuple libre de la Mer de Dirar, lui-même assurant la possibilité de retourner le Peuple de Munin contre les ténèbres, arrivée sur les berges de Dirar, rencontre du Peuple de ses rives conduit par Dysant le Guerrier, rencontre des Mages de ce lieu, réunion en vue d'unir les forces de Pongée, reconnaissance de l'existence de Tanor introduit au cœur des ténèbres, décision de rencontrer Tanor.





TOME III
 
L'AME DU DÉPLOIEMENT





DES CILS L'ORBE TEMPLIER DE LA VICTOIRE
 
Sur la Mer de Dirar, rencontre virtuelle de Veneur avec Tanor, demande à Iris de faire intervenir les piliers originaux pour seconder Veneur dans sa tâche, arrivée au Temple de la Victoire, rencontre d'Ulgrad, Mage majeur, assisté de Béor et Tanor.
 
PAR LE DÉSERT DE SMYRNE L'ÉLOQUENCE GRAVE
 
Unification des mouvements de résistance, Ulgrad mène Veneur vers les détenteurs du Pouvoir Temporel, à travers le désert de Smyrne.
 
DONT DIRAR ENSEIGNE LA MESURE SANS ALLÉGEANCE
 
Tyrne, Prince de Pongée accueille Veneur et Ulgrad, mise en forme d'un plan de reconquête, tandis qu'Ulgrad et Veneur par les sentiers des ténèbres se dirigent vers le cœur de la Plaie de Pongée.
 
 
DES FRESQUES DE RORM LES ÉCUMES SACRALES
 
Pénétration des ténèbres, découverte de la citadelle où se meut Chimère, Prince des ténèbres nommé par le Roi de l'Échiquier, entretien avec Chimère, insinuation de la traîtrise des vecteurs des ténèbres de Pongée à l'encontre de Chimère, qui tombe dans le piège, et demande qu'on ramène tous les puissants pour les juger.
 
AUX SENTENCES DE L'ŒUVRE VIVANTE ASSUMÉE
 
Premiers jugements rapides des " traîtres " désignés par Ulgrad et Veneur, dont Ténia qui témoigne des lieux et des noms qui détiennent le Pouvoir des Ténèbres, Chimère décide de mener campagne lui-même devant la défaite qui s'accentue et laisse la citadelle entre les mains de Ulgrad, et part avec Veneur.
 
DESSEIN D'HEILHEIM AUX FAUVES ÉCRINS
 
Sous l'influence de la Triade et de Veneur, début de la reconquête formelle de Pongée par les forces de la Vie, premiers combats, premières défaites stigmatisées par les protagonistes.
 
DU COMBAT L'ARDEUR RENOUVELÉE DE PONGEE
 
Rencontre décisive des forces en présence, combat terrible entre elles, les forces de la Vie mènent ce combat qui ne devient plus nécessaire, Veneur intervient pour le clore, Chimère ne s'avoue pas vaincu et meurt pour son idéal.
 
AFFINE VERTU DE LA MOISSON PRAIRIAL ET VIVANTE
 
Honneur rendu aux guerriers de quelque origine que ce soit, Tyrne se considère comme suzerain de Veneur qui le fait acclamer et proclamer Roi par tous les Peuples de Pongée, premières décisions de Tyrne, et premières libertés retrouvées sur Pongée.
 
DU DÉPLOIEMENT L'AME DU DEVENIR RENAISSANT
 
Veneur regarde déjà vers Oxphar mais recherche la pérennité de ses Pouvoirs qu'il sait trouver sur les Îles de Hel, Ulgrad le fortifie dans sa demande et sous les hospices de Tyrne le témoigne dans son devenir.







TOME IV
 
L'UNITÉ HARMONIEUSE






D'HEILHEIM LIBÉRÉE LE COEUR DE CYTHÈRE
 
Au cœur des Marais de Dirar, réflexions de Veneur sur son devenir et au-delà de son propre devenir de l'ensemble des Etres Vivants de Véga, mûrissement de ses réflexions, conjonction du don de sa personne à la densité de Véga.
 
NOTT L'ÉPURE DE NAGRIND
 
Du Détroit de Cythère, arrivée à Nott, Capitale de Nagrind, accueil de Sual le maître de la Ville, pénétration de Hell et de ses talismans.
 
AUX ÎLES DE HELL LE PRINCIPE DEVISE
 
Sual interprète la réalité des Îles de Hell, leur principe, au-delà de toute velléité; prise de conscience de Veneur des orientations décisives et nécessaires qui permettront la libération de Véga.
 
DANS LA FULGURANCE DE NAASTRANE AU RAYONNEMENT DIVIN
 
Etat de Véga dessiné par le regard de Sual qui compénètre le jour comme la nuit, afin de déterminer sans errance le souffle du Pouvoir et de son sacre par-delà l'abnégation comme par-delà l'humilité et l'orgueil.
 
QUE LE CORPS DE MUNIN IRRADIE EN SA PERCEPTION
 
Enlèvement matriciel de Veneur vers Munin de Naastranne le cœur, la régénérée, ou Vifur témoigne de la beauté, et l'acclimatation de ce qui se doit et de ce qui ne peut naître sur Véga que par l'apport inconditionnel de Veneur.
 
ŒUVRE RÉGÉNÉRÉE SOUS LES HOSPICES DE THANATOS
 
Au Temple de Thanatos, redécouverte de la réalité de la Vie par-delà la mort et ses écumes, de la Temporalité à l'Espace, intégrés dans l'Absolu Souverain, surconscience de l'état du devenir de Véga.
 
DESSEIN DU VERBE S'OUVRANT A LA PLÉNITUDE COMPOSÉE
 
Naestra, la Pythie de Naastranne développe le devenir de Veneur dès son retour de Thanatos; Veneur accompli correspond ce devenir et au-delà de son individualité, correspond la multiplicité pour assigner la raison de l'Avenir.
 
DANS LE SORT DE LUTTE ET DE VICTOIRE RÉVÉLÉES
 
Sous les hospices de la Voie, les Peuples de Véga libérés se dressent et affluent vers les Îles de Hell, nantis de la foi gravitée par Veneur, préhension de la lutte qui déterminera la victoire sur les forces des ténèbres.
 
DES RYTHMES LE SIGNE DE L'HARMONIEUX DEVENIR
 
Accueil des armées et génération de ces dernières par Veneur à l'aide de la Triade retrouvée, combat de Valois dans le Détroit de Cythère, et victoire, mise en place d'une tête de pont sur Oxphar que Veneur rejoint afin de diriger les armées.





Tome III
 
L’AIRE IMPÉRIALE




TOME I
 
LE PARVIS DE CRISTAL



DU CIL EN CYCLE LE REMPART AFFIRME
 
Considération sur la Voie et sur l’Unité de l’Etre, arrivée d’Iris et de la Triade à Vala, retrouvailles d’Iris et Veneur, difficulté d’aller au-delà de la citadelle conquise.
 
AGES ÉCLOS PORTUAIRE LE RÈGNE DE VALA
 
Reconnaissance de l’incapacité des Guerriers de la Vie à franchir les murs de Vala, mise en cause de la force pernicieuse des forces des ténèbres, décision de contourner cet écueil.
 
DANS LA SOURCE LE FEU DE HRIM CONQUÉRANT
 
Départ de Valois pour affiner ce contournement, accueil aux marges des plateaux d’Oxphar et premiers combats terrifiants, mise en place d’une tête de pont sur cette aire indésirable.
 
INITIE DU VERBE LE REFLUX DE VESTRI
 
La tête de pont se trouve de même que les troupes de Vala bloquée, décision de Veneur d’intervenir sur les terres de Dizan, départ des cohortes en renfort de Valois.
 
AUX COHORTES DE DIZAN DÉPLOYÉES
 
Après une tentative infructueuse de la part des forces des ténèbres de réduire les cohortes de la Vie, engagement du combat et démesure de celui-ci à l’image des forces en présence.
 
TERRES VOTIVES DES ÉLÉMENTAIRES OPIACÉES
 
Maîtrise du combat et de ses éléments, arrivée en nombre de troupes fraîches et participation des essors des peuples de Dizan à la bataille livrée.
QUE LES PLATEAUX D’OXPHAR CONTEMPLENT
 
Avancée significative des cohortes de la Vie qui sous les ordres de Veneur décident de concaténer les forces des ténèbres tenant les plateaux d’Oxphar et poursuivre leur avance.
 
DANS LE CHAGRIN D’UNE HAINE SANS REMORDS
 
Poursuite de l’avance des cohortes de la Vie en mesure des terres de Dizan vers Vestri.
 
QU’UN PARVIS DE CRISTAL ENFANTE EN RÉPONS
 
Prise en tenaille de Vestri par Vala et les terres de Dizan, pacification de la zone remise entre les mains d’Ulric né d’Oxphar, considérations sur le devenir.





TOME II
 
LES MARCHES DU TRÔNE





OU LA NUE DANTESQUE S’ÉLÈVE
 
Considérations sur la victoire épousée de Vestri à Vala, ordonnance de marche vers les plateaux d’Oxphar afin de mener le combat exhaustif permettant d’éradiquer les ténèbres sur ce Continent.
 
AUX PROMONTOIRES DES PLATEAUX D’OXPHAR LE VERTIGE
 
Combat titanesque entre les forces opposées, décision de rupture et de consécration dans un assaut unifié par Veneur de centaines choisies afin d’éviter un carnage inutile.
 
LE CRI DU TEMPLE S’ÉVEILLE
 
Du combat de la dernière centaine naît la complexité de la compréhension de la complémentarité devisée entre les hordes et signifiée.
 
DANS L’ORDRE LA MESURE INEXPUGNABLE
 
Le combat entre les deux forces cesse, les hospices de la Nécessité apparaissent  et dans la forge de la cité de Njord se dévoile le Roi de l’Échiquier, miroir de Veneur.
 
DU FLAMBOIEMENT LA DEVISE INCARNÉE
 
Considérations sur la Nécessité de l’existence des ténèbres, jusqu’à ce que les détenteurs de la Vie en comprennent les principes et en éradiquent les dysfonctions.
 
OU L’AMBRE EST CHEMIN TEMPLIER DE L’ULTIME DESTINÉE
 
Annonce par toutes terres de l’enfantement de la Victoire sous les hospices de la complémentarité destinée à l’Unité des Œuvres en pouvoir.
 
DES MAGES LE CŒUR NUPTIAL DE L’ÉTERNITÉ
 
Rencontre des Mages de Véga dans le Temple d’Oxphar, qui sanctifient le Pouvoir en Veneur, disparition du Roi de l’Échiquier dont la mission est accomplie.
 
L’ENFANTEMENT DE NJORD ACCOMPLI
 
Retrouvailles d’Iris à Njord, mariage d’Iris et de Veneur en liesse des terres délivrées par la marque des ténèbres.
 
PAR LA MER DE TSIN L’ORBE TANNHAUSER
 
Combat renouvelé contre les courtisans des hordes de la Mort, qui ont cessé de se battre, pacification des territoires jusqu’à la Mer de Tsin sur Oxphar, considérations sur l’avenir.





TOME III
 
LA NEF DU POUVOIR






DE LA FOI DÉVOYÉE
 
D’Utgard le renouveau se tresse, se réunissent les hordes conquérantes en route par le Détroit de Tannhäuser vers les Îles des Ases sous la houle d’Aegir.
DE L’EMPIRE BROYÉ
 
Traversée des Ases vers Asgard, gardienne de la mémoire, rencontre de Iovan, Maître Guerrier des Ases, communion des Guerriers.
 
RESTITUERONS NOUS LES CITADELLES INVINCIBLES
 
Entrée dans Asaheim, accueil par le Maître du Chant, reconnaissance de la destinée commune des œuvres vivantes du passé en voie de l’Avenir, intronisation de Veneur dans le Temple de la Vie.
 
PAR LE FEU ET PAR LE FER DE LA TOURMENTE
 
Onction de Veneur dans le Temple de la Vie, reconnaissance et conjonction des Pouvoirs du Passé comme de l’Avenir dans la fonction comme dans la définition.
 
DU PLUS GRAND AGE QUI RENAÎTRA SOUS LA CENDRE
 
Départ vers les Îles de Manna, arrivée et dépassement de la peur comme de la terreur des forces contraires gardant ces Îles, réception par Levia, Prince des Isthmes de Manna.
 
LE FOYER IMPÉRIAL DE NOS DEMEURES ENFANTÉES
 
Mise à l’épreuve de Veneur par Levia, conjonction des souffles aux hospices du Temple de la Lumière et de ses rites, dans la préhension de la réalité formelle.
 
LAVANT À JAMAIS NOS SOLS SOUILLES D’IMPURETÉ
 
Dépassement des limites de la temporalité aux hospices du Temple de la Lumière révélant la vérité la plus crue et la plus signifiante au-delà des apparences trompeuses.
 
AFIN D’ADVENIR LA PLUS BELLE SIGNIFICATION DE LA VIE
 
Maîtrise de Veneur face au déploiement des œuvres du Temple de la Lumière, condition de dépassement des tumultes et de leurs scories.
ÉTENDARD SACRE
 
Consécration de Veneur mantisse du Pouvoir et en définition de son incarnation, départ des Îles de Manna et arrivée à Hyperborée.




TOME IV
 
LE CHŒUR DES SAGES



DE L’ORBE SOUVERAIN
 
Considérations sur le Pouvoir et sa légitimité, son appartenance et sa formalité, en l’œuvre et par l’œuvre assumé.
 
LA PULSATION VITALE DE LA VIE
 
Mantisse des Etres de Pouvoir dans le sacerdoce des signes Vivants au devoir de l’accomplissement Unitaire qui marque de son Chant l’étreinte de toute Vie.
 
MYSTIQUE DE L’ONDE IMPÉRISSABLE
 
Du Règne l’accomplissement par l’Empire ouvragé aux textures fécondes qui fondent les lendemains à vivre et naître.
 
OU L’UNIVERS ACCOMPLI PRIE
 
Témoignage de l’alacrité des Vivants aux portiques de la solidarité, de la complémentarité et de l’esprit de synthèse éveillant toute plénitude.
 
DU TEMPLE L’ORIENTATION GÉNÉRÉE
 
Du Corps tisserand les échanges et la fonction des échanges dans le fruit de l’arborescence de Véga légiférée et maîtrisée.
 
CLAMEUR DU SOUFFLE DE L’AZUR
 
Des fêtes du Savoir l’Esprit en demeure de toute cristallisation par l’aventure ouvragée par les cycles et les cycles qui se répondent.
 
SURCONSCIENCE DU POUVOIR LÉGITIME
 
Du Dire l’essaim de la plénitude en ses résonances et ses fertiles devises aux marbres de l’existant impérissable.
 
INSCRIT DANS LA NUPTIALITÉ DES UNIVERS
 
Du Pouvoir Unitaire les signes de floraisons dans la tripartition agencée par la quadripartition de l’écrin et de ses forges.
 
D’IMPÉRIALE DENSITÉ LE DEVENIR
 
Ouverture des Etres à toute destinée Impériale dans le sens de la parousie de la Voie et de la reconnaissance de la Voie en ses hospices majestueux.



 
 
 



GLOSSAIRE



 


Veneur Prince de l'Empire
Elias Père adoptif de Veneur, Maître des marins d'Idunn
Ida Mère adoptive de Veneur
Zeldra Sorcière d'Ymir
Elfing Etre de la Nature
Urf Père adoptif d'Iris (baladin)
Iris Petite fille d'Urf (baladin )
Margra et Tonk Famille de Urf (baladins )
Send et Ulla Enfants de Margra et Tonk (baladins )
Vorb et Erd Jumeaux (baladins )
Roi de Svarta Allié
Femme en noire Sœur d'Inea, femme du Roi de Svarta
Valois Capitaine pirate des Nixes
Evir Maître d'équipage ( Ame)
Etol Maître d'équipage ( Esprit )
Odrin Guerrier des Terres de l'Acier ( Corps )
Gamnon Père de tout ce qui vit sur Véga
Nivord Maître d'équipage de la Mer d'Aral
Les Gord Dominants de la cité d'Austri
" Les suffisants " Alliés des ténèbres
Terq Martyr des suffisants
Terik Inventeur de la route de Gullveig
Nilfung Maîtres des Nains de Gullveig
Senestra Compagnon de Nilfung
Serling Poète de Gullveig
Ator Né d'Hati, guide de Veneur sur Gullveig
Sargir Prisonnier des ténèbres
Knitberg Adjoint d'Evir ( esprit)
Magni Adjoint d'Evir ( corps )
Modi Adjoint d'Etol ( corps)
Nagrind Adjoint d'Etol ( âme )
Ifing Adjoint d'Odrin ( esprit )
Mimir Adjoint d'Odrin ( âme)
Inea Reine des Grims
Nadia Fille de Rana, Sage des Monts de Cantor
Rana Sage des Monts de Cantor
Urien Mage des Monts de Cantor
Tolkar Famille de Norvi
Béor Sage de la ville de Norvi
Langlois Sage de la ville de Munin
Tenia Maître de la ville de Munin
Dysant Guerrier de la Mer de Dirar
Tanor Image de Béor à Heilheim
Ulgrad Mage supérieur de Pongée
Tyrne Prince de Pongée
Sterne De la cité de Nep, Guerrier exilé
Divoy De la cité de Rorm, Guerrier exilé
Mardien Des Terres de Dirar, Guerrier libre
Noctar Sage conseiller de Tyrne
Chimère Prince des Ténèbres de Pongée
Roi de l'Échiquier Roi des Ténèbres sur Véga
Sual Maître de la ville de Nott, sur Nagrind
Vifur Sage de la ville de Munin, sur Naastranne
Naestra Pythie des Îles de Hell
Ulric Nommé maître de Vestri, des terres de Dizan
Ars Archimage de Véga maître du Temple d’Oxphar
Iovan Guerrier des Îles des Ases
Levia Maître de la Lumière, Prince des Isthmes de Manna

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