LA LEGENDE DE L'ESPACE

COSMOS
 
  

LA LÉGENDE DE L’ESPACE

 
 
 

Des Hymnes de la Pluie

 
 
 

Forges en règne des lys aventures, orbes en profit des algues monotones, voici venir de Véga la ville nouvelle des surfaces claires et l’ambre à genoux des cycles adventices aux pures manifestations de la Vie qui se dirige et s’éblouit en la perfection de la beauté, en l’apprentissage de la nue et de ses exondations fertiles et vives,
 
Qui vont les règnes de la pure densité de naître, d’essaimer, et de régner l’incantation salutaire de l’éternité en son royaume, ville de faste et site d’éclair armorié dont les ambres ruissellent de florales jouvences dont les fenaisons sont des à propos, des talismaniques jouissances, qui s’éperdent et se multiplient dans la pure incantation manifestée,
 
De l’Etre en repos le livre épousé des genres qui s’alimentent, se correspondent et s’ouvragent dans des degrés de félicité libérés des enchaînements et des masques qui ne sont que des refuges dont les pentes mènent à l’oubli et aux roches friables qui déracinent l’identité et sa candeur, masques étranges inconnus en ce lieu de vitalité,
 
Épures de villes en miroir des satins bleuis et des chairs amazones lisses et tendres de la moisson éclose des sites armoriés qui s’éprennent et dans la joie se vivent parfumées et éloquentes de sèves adamantes, respire des nuées ardentes qui vont les rêves et les songes des navigateurs et des équipages en voie d’assomption et de sagesse,
 
Qu’irise le verbe d’or, prompt et signifiant, libérant dans la profusion des âmes qui s’irradient, se perfectionnent et se désirent, lors que la nue dans ses danses magiques incante l’apogée des rites et l’ouvrage de l’incarnat, la mesure sans oubli, la mesure de la pluie des lys parchemins qui s’effeuillent et se destinent dans la préciosité du Règne élevé,
 
Onde d’ivoire et de gerbes exondes exfoliant les mythes pour retrouver dans la charnelle éloquence les rives essentielles des parfums d’ambre et de lumière sous les constellations diaphanes incantant leurs forces au-delà des rives absentes et des fonctions éployées qui marchent vers des fronts austères et désertiques,
 
Libre atteinte de l’orbe qui fulgure les Univers dans une tresse commune dont les fastes sont les flamboiements de la Lumière qui vagues après vagues détermine la puissance de l’incarnation et de ses devises ouvragées, de l’Etre la conscience de ce Temps qui se détermine dans la pulsion du Devenir en Voie de l’Avenir,
 
Enchanté en la pluie de gemmes qui de sources en sources s’éploie et se déploie afin d’orienter le songe vers la pure viduité et ses transes majestueuses dont les significations perdurent les sites et les respires en volonté, des marques en propos l’aventure du Verbe qui jamais ne se destitue ni ne se corrompt,
 
Instance du Chant et demeure de l’hymne dont les voix s’enseignent, se proposent, s’initient et se perdurent dans la joie de la Vie qui marche vers le salutaire horizon dont les vagues sont des fêtes et les stances des promesses qu’un séjour vivifie et signifie de haute mémoire par les temporalités qui viennent le nectar de leurs enchantements...


 

L’énamoure du Chant

 
 
 

Dans la pluie d’or qui nous vient, dans le secret serein des Dieux qui parlent dans notre mémoire, dans la gnose suprême de l’élan de la vertu, dans la marche de la Vie en ses appréciations comme en ses moments majestueux, dans la face signifiée de la destinée qui dit les lendemains à naître, dans la candeur nuptiale du désir d’Etre,
 
D’orient le vertige des sens, par le feu et la flamme ai-je consumé ce Chant divin qui aurait pu faire renaître la pérennité et la densité de l’éloquence, ai-je vécu des myriades de forces et des incarnations votives dans la préhension majeure de l’Amour souverain, ai-je enfanté l’énamoure de la beauté, depuis me suis-je tu dans les contingences,
 
Le Verbe, fanal des règnes debout, le Verbe dans sa grandeur et son opalescence magique m’a rappelé des termes et des entités afin de prononcer dans le vif éclat du jour l’immortelle tendresse qui ne dispose mais au-delà de se proposer épanouit toutes flores dans leurs vertiges comme dans leurs splendeurs magnifiques,
 
Et mon Cœur, noble, de l’élan porteur, mon cœur palpitant de désert en désert, d’écume en écume a rejoint cette lys perfection pour d’un éveil glorieux enchanter la raison de son œuvre, et mon cœur qui n’a su faire, qui n’a su dire, mon cœur s’est éveillé à la désignation d’un partage que nul à ce jour ne peut reconnaître, tant d’Amour,
 
Tant d’Amour en son Chant, tant de joie en son regard, tant et tant que l’éclair du respire ne peut que s’y confondre, s’y noyer afin d’en rapporter le talisman sacré, aube sous le vent, aube magnifiée dont le secret est ardeur, dont le songe sans équivoque témoigne du pur instant lors duquel se taisent les voix pour annoncer le mystérieux essor,
 
Mais que reste-t-il aujourd’hui, des laves et des frissons, ces marches sur la mer, de sable doux, de sable d’Or aux souffles familiers, des espoirs et des rêves sans parcours, et dans la limite du rêve la prononciation d’une défaite, la prononciation d’une aventure dont la définition s’enlise dans le tourment des mélancolies amères,
 
Les pleurs ne sont de ce propos, les pleurs et leurs larmes de sel ancré comme parfum des vagues qui furent légères en mémoire, ces pleurs de l’Etre qui ne sait plus quoi faire et dont l’existence se brise sur les roches de marbres de l’innocence, ces pleurs austères dont la voix témoigne pour dire l’impossible éternité d’un Vœu,
 
Déjà le Chant se montre, et dans la rupture dépose son serment d’avenir, et dans la simple béatification de son salut délibère les lendemains qui se devront, et d’autres qui ne seront, et d’autres encore dont les stances s’éblouissent et ne se partageront, d’autres et d’autres dont le fruit est hiver immolé sur les remparts de la Vie,
 
La Vie qui ne se mesure mais se déploie, la Vie volontaire, Age renouveau, dont l’harmonie est quiétude au-delà des passions qui furent et seront, au-delà des instances et des contingences que le souffle des vagues prononce par les nuits cendrées où s’en vient le Chant perdurer les monacales errances, et les fruits d’Or épousés...

 


 

Où la fête revînt

 
 
 

Des nefs de cristal azurées, nefs en voix d’assomption, nefs d’Amour et de joie, où la fête revînt, nefs en transes des mélancoliques errances, nefs oublieuses des cycles d’entropie, nefs toujours renouvelées après la pluie de l’Ame qui brise le couchant et enfuit les lendemains de règne, nefs encore dont le feu est incarné de Lumière,
 
Nous prendrons cette voie, et nos talismans, Ô Guerriers de la pensée souveraine, seront de clairs hospices pour nos fronts lourds de messages, pour ces brumes équinoxiales nées des passions qui nous dévorèrent un instant, broyèrent nos sentiments et enlisèrent le faste de nos renommées, de nos enchantements et de nos émerveillements,
 
Oui, bien sûr, si belles et si tendres, si douces et si vives, si harmonieuses, ces fêtes qui nous furent, ces fêtes de la Vie, ces épanchements graciles et ces vertus motrices alimentant les fiers essors de nos cœurs éclairés, oui, bien sûr, mais que reste-t-il, au firmament déçu, le visage en larme de la nuit qui nous vient des nuées solsticiales,
 
Le visage de l’austérité et déjà de l’oubli dont le parfum est terrifiant à l’idée généreuse, dont la senteur est un fiel sans consolation à l’Amour qui vibre en chaque état de nos états Vivants, je le sais, je le comprends, je le vis et dans le témoignage de la candeur qui reviendra en assume le Verbe qui tient lieu, qui tient et ne libère,
 
En parlerons-nous un jour de ces Chants qui fulgurent le temple de la mémoire, ces Chants terribles dont la moindre incarnation met les chairs à vif et le cœur dans la tourmente, nous n’en parlerons à nouveau, nous ne prendrons cette route vive dans laquelle notre voie se meurt et ne renaît, dans laquelle notre Chant s’éperd et ne flamboie,
 
Il n’y a de place en ce lieu de la terre pour le bonheur que de quelques Etres, et les Etres qui s’assemblent ne sont que préciosité d’une heure seulement, ne voyez votre amertume, et Dieux déchus vos visages las, vos chants atrophiés et vos vastes comédies funéraires, notre destinée n’est de ce lieu, mais bien au-delà par les étoiles conquérantes,
 
Ainsi des nefs de cristal notre heure de parcours les lendemains à naître et dans la pérennité et l’harmonie des songes qui se doivent, notre voie qui se montre et notre voix qui s’enchante à la rencontre des fêtes de l’Espace, de ces nuptiales floralies dont les gerbes coralliennes déploient d’ingénieuses perceptions pour définir la pure majesté,
 
Un soupir, un rire, un règne, dans l’éclat du miroir qui se brise, le temps disparu qui ne revient, mais la fête qui dispose, prenez mesure au-delà de ce désespoir qui vous lit, au-delà des racines de la matière qui enlise vos propos et démesure vos actes dans le nombre et l’infinie densité de l’inquiétude, toujours plus loin des âges incertains,
 
Ne s’attend ce préau du bonheur, il se prend et dans sa définition s’expose au firmament pour naître l’instant magique de l’éloquence qui se déploie, de la beauté qui brave toutes les tempêtes et tous les horizons, nous y viendrons et notre Chant lui même sera en ce lieu oriflamme de la pure jouvence de ce séjour magnifié et harmonieux...



 
 

 
Table

LA LÉGENDE DE L’ESPACE
 
 
 
Des Hymnes de la Pluie 5
L’énamoure du Chant 7
Où la fête revînt 11
Des signes éveillés 15
Ivoire à voir 19
Dans l’Amour de l’Hymne 21
Des Ages oubliés 25
Le Chœur mystérieux 27
L’Empire de la Voie 29
Par les champs des Univers 31
De la Divine Nativité 33
Le Respire éveillé 35
Et l’ambre à propos 37
Des fêtes du Vivant 39
La Spirale de l’Amour 41
Du Songe éclairé 43
L’ambre vertu du Chant 45
De la demeure exonde 47
De l’Aube au firmament 49
L’Empire du Moment 51
Nue de l’Eternité 53
De rives en rives incarnées 55
Dans le déploiement des Univers 57
Éloquence de la Vie 59
La Légende de l’Espace 61
 
Table 63

 
  
 

A LE PECQ
LE 03/10/1990
Relecture le 30/03/2008
VINCENT THIERRY



RETOUR