L'AIGLE IMPERIAL REGARDE

ARRIOR
 

L’AIGLE IMPÉRIAL REGARDE



 

Dans la nuit éblouie

 

De l'Œuvre en respire du Chant, l'Aigle en sa demeure vole de l'aire souveraine les marches de cristal des temples qui se devisent, et les contes dans l'ardeur se renouvellent pour porter au sérail ses nidations sacrées dont les orientations sans tumultes parlent du Verbe et de sa mesure, du Verbe civilisateur et de ses enchantements dont les signes se trouvent dans l'Olympe et ses mystères, par les cimes sacre de la Vie du cœur Impérial qui naît impérissable,
 
Devise du Chant dont les forces vives s'épanchent et s'éblouissent au-delà de la nuit et de ses habits trompeurs dont les léthargies fugaces avivent des rancœurs et des exhalaisons perfides, au-delà de ces remparts dont les cohortes s'enluminent pour éblouir leur pauvre destinée, le cœur amer et la vie austère, le cœur enchaîné et la vie déchaînée, s'offrant de mille rêves comme de mille règnes des sources d'incarnats dont les pourpres abîmes sont de poussières,
 
Éthers des jours anciens qui demeurent, éthers aux circonvolutions stériles dont les phares destinent des luminosités imparfaites que des gravures immondes exploitent et signifient dans des ramures épicées dont les volitions s'ordonnent dans des épanchements gradués effeuillant les mille vestiges de la déperdition pour en savourer le suc et la lie magnifiés, ce suc dont les tempes s'enlaidissent, cette lie en laquelle se plonge l'innocence pour trouver un mobile,
 
Mobile de fresques pitoyables qui se nouent et se dénouent dans des effluves malsains que respirent des roses épanchées dont les stigmates portent dans la nue des respires flétries, lieux de vives déficiences aux préaux surannés des monacales perversités qui isolent de l'univers les bassesses pour en approprier le songe et envergure immoler leur pénétration dans des rides odieuses que le tourment des cycles fustige avec délectation comme avec miséricorde,
 
Mobile trompeur des tromperies ouvragées qui s'irisent de hauts faits, alors qu'ils ne sont que messages sans ivoire de l'histoire, des remous, des marécages hideux ou se dressent le monticule de l'errance et des nauséabondes senteurs, écumes du principe de la bestialité adorée, érigée en temple par les concordats et les lois abstraites qui vont, fastes, ce monde de pures désintégrations dont les opales brisent les mystères à grands bruits délétères,
 
Penser du fruit délivrant des suppurations visqueuses dont les potentats s'aspergent et se parfument pour se consoler de leur prêtrise magnifiée dont les cohortes sont la souffrance et les rimes translucides qui fécondent des rites orgiaques où la nue ne transpire que le sang de la vie, que la gloire de la beuverie, que l'épanchement de la laideur dont la propitiatoire répugnance s'affaire avec la délicatesse et la préhension qui sied à la démesure de la dénature,
 
Penser d'eaux de moires aisances qui sans refuges s'éparpillent dans des chrysalides d'où naissent des parures spongieuses et déliquescentes aux fumerolles ouatées d'acides allant et venant les scories pour en façonner la pure invention, la pure détermination, dessein des actes qui s'inscrivent et se plaignent, qui s'adorent et s'écrasent dans le fondement des conjectures qui ouvre sur les avenirs des oripeaux pour horizon et des lacunes pour plage endeuillée,
 
Voies ouvertes à la pénétration des mondes qui s'abreuvent de jaillissements et de pestilences ouvragées, voies lactées dont les prémisses se tiennent et s'entretiennent afin de s'offrir aux plus offrants de la pensée stérile, mouillant des nefs sans désirs inventant des passages pour s'octroyer la lyre de la venue de la destruction à grands renforts de déjections dont les poubelles matinales s'emplissent à foison pour signifier l'abandon de vivre de la Vie,
 
Éclat de larmes sur la soie des rires constellés qui marquent de leurs outrances les piédestaux de la bêtise dont les ornementations s'éclosent dans la pure divination de l'ignorance, qui, maîtresse, entreprend en toutes racines les voies de la destitution de la reconnaissance de l'Etre, de la condition souveraine de son état, pour faire place à la contingence de la préhension du vide souriant qui benoît s'allonge dans la fange pour s'offrir la joie d'une soumission native…


 




Table

 

L'AIGLE IMPÉRIAL REGARDE
 
 
Dans la nuit éblouie 5
Irons-nous plus loin ce destin 9
Dans la pluie des songes 13
Des sources à Midi 17
Aux fêtes du Vivant 21
L'ambre de l'Avenir 25
Des joies étincelantes 29
De la Vie majestueuse 33
Le Cœur équinoxial 37
Où vont les pétales 41
Dans la nuit du Chant 45
Des rives dévoyées 49
Des éclairs de jouissances 53
Dans l'imprégnation stérile 57
Des vagues gluantes qui paraissent 61
L'irradiation du Devenir 65
Que nul ne peut tarir 69
Dans le souffle des Règnes 73
Dont les phrases témoignent 77
Éclairs des Mondes enivrés 81
Où la Vie disparaît 85
Dans la nuit du désespoir 89
Que le Vivant déploie 93
Par-delà les cimes 97
Où l'Aigle Impérial regarde 101
 
Table 105

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