L'AME FRANCAISE

SOLSTICE
 
 
  

L’AME FRANÇAISE

 
  

Vecteur du Propos ...




En ce jour,
 
Prélude dans le chant des ivoires ou le germe fut, tel d'or,  le prisme de la conscience novatrice qu’Être le ciel inspira, vaste demeure, Empire de la foi qui bruit douleur des larmes le vent dépéri des hymnes hauts, qui furent âges sacrés à la porte de nos temples bannis, ou le fer dessine des gravures incertaines et fauves, ou la mort idolâtre couve sans regrets le songe de la Vie altière qui fut,  déterminante épreuve des heures, louanges d'incertitude la clameur des odes barbares,  nos cycles et nos règnes lamentablement échoués sur ce roc insipide de la détresse,  ferment de terreur et d'oubli, fable d'inconscience la royale destitution de la Voie du Sacre, nos marches en corps nu d'étreinte, soupir des labyrinthes le sens secret de l'aube au détail fulgurant, talisman mystérieux des sorts profanes aux songes hérétiques et fiers couvant d'austères prédilections le témoignage d'un signe déshérité,  naufrageur et stérile, vague d'armoiries sans nombre la folie magique d'un destin en ruines de l'aurore, nos passions sans rives destituées de fleuves sans écumes arguant la compromission des rythmes pour verbiage de non-sens l'entropie d'un cycle vagit d'univers la croyance d'un hasard sans but ni vigueur, sans aire ni semblable d'Etre la corruption de l'erreur pour souci de haute satisfaction domaniale, tempe d'ivoire l'Esprit en marge de son chant le respect du coeur d'univers fenaison des miasmes la moisson sans heures de propos, sites amers et sans respires, sites fourvoyés aux cris de l'ignorance le grand vœu, mal à nos jours la fertile ivresse des incantations qui fusent nos remparts constellés aux moires significations abouties de l'ordre défiguré souverain par les chants qui règnent en nos terroirs de naissance, enchaînements vertigineux acclimatant l'insigne des floraisons la candeur des regards ancestraux pour arborescence d'un faisceau multiple rongeant les quelques mesures qui stancent encore le réalisme foudroyant des heures advenues, respire foudroyé le souffle vaincu témoin de vive voix dans le salut des cœurs diurnes l'enfantement nocturne du devoir rêvé en ciel vaste l'offrande renouvelée d'un chant d'horizon embrasant la sphère du détail la configuration totale de l'astre à nos pentes sans mesure, cimes à nos abîmes qui montrent leurs visages défigurés, vecteurs du propos,
 
En ce jour,
 
D'esclaves les prisons du signe la force étrange rompant le devenir par toutes consomptions érudites de son feu, flamme vivace brûlant velléités d'un carcan à demi rompu le souvenir sauvage des âmes sans repos, les chaînes tumultueuses bravant l'espace d'un éveil si miroir l'atteinte lumineuse des matières endeuillées à la perfection d'une parole fauve, parole sans lumière dans la Voie qui vibre Solaire la flamme oubliée, esclaves d'arrogances les mythes éperdus, crépusculaires et sans noms la fourberie et le mensonge de la nécessité pour plus basse bassesse des rires faux qui s'étreignent à la nue des cages qu'hivernent les mendiants d'un frisson mortel et rare, la pluie de ce règne lamentable croulant tout espace de la Terre,  toutes faces de l'Humain, conjonction d'une harmonie sans failles à la déclinaison de l'orbe, parure maculée du sang et de l'horreur, hypertrophie des âges notre âge ce son qui signe du métal la rage des espoirs aux masques hideux d'une perception voulue le monde pour crispation l'élévation de cette abstraction qui ride nos angoisses levain d'amertume la couleur désenchantée des rives en naufrages, des rives et des Peuples, des Peuples et des Etres de leurs sangs, toute Humanité du nombre floralies perdue dans le brouillard des corps atteints de cette lèpre miroitante qui vrille dans l'Esprit ses délicates prostitutions de l'âme pour zénith, faste de ce jour la pure destitution du vivre pour mobile d'une satisfaction tronquée du vivre souverain, clameur dans le vil et l'impie sans détresse tant de mage la présence qui fausse le propos route l'antre pervers qui détruit et immobilise les consciences nubiles et fatiguées, jeunes de la Vie intégrées à la compréhension et au désir semblable du corps fabuleux araigne de solstice de foi l'enivrance et le langage si tant rompue les hardes à nos pas seuil novateurs des semis qui tressent leurs moissons à nos épures de grand siècle, nos mots sans signes dans la couleur des mémoires et des esprits qui parlent ces messages de leurs hauteurs splendides de nuisances, vecteurs du propos,
 
En ce jour,
 
De notre Terre en liesse lianes perfides les cloisons de ce nombre qui marchent les silences du grand nombre, actives prédestinations des sorts qui installent leurs gravures l'ombre gigantesque d'un fléau sans mémoire sur les sites d'univers, sites anachroniques aux respires achevés des Peuples en ruines aux villes fières trépassées le marbre des minéraux cultivés de la boue sèche de salive des fruits déserts ou s'immolent des temples à genoux perfides rouages des lamentations au rythme assouvi de l'heure belliqueuse, sans remords, ô fratricide inconscience de l'erreur, nos villes par tout Temple ouvertes de semences incontrôlées rouages de plus haut esclavage par les temps du vivre, nos chairs du limon étouffées l'orage du service de l'horreur, acceptation le terme dans sa suffisance de bonheur, toutes nos faces abaissées à la parure de cet écrin qui affabule nos demeures, faces douteuses au poison qui ennoblit les racines amères d'un monde foudroyé de haine, faces sans contour démesures de la plaie qui s'inonde de prouesse dans le chant de la torture des hymnes qui s'entre-détruisent de noble arborescence dans l'ivresse qui fuse sans repos, faces encore inconnues qui bruissent le détail d'une pâmoison l'insigne de vertu mobile de la guerre les outrages et les asservissements, silences d'hypocrites abnégations que le terme désigne dans la violence qui demeure et nous trompe par mirage des présences qui s'immolent à nos routes conquêtes à nos pentes l'abîme impitoyable des sentences du néant, rages des constellations qui fuient ce rythme sans éloquence partage d'élus le principe des âges sans concrétisation salutaire le baume de candeur habile dans ce règne la puissance de l'outrage dans le chant d'ouvrage armorié de perfide sensation, éclos de la mort le prestige caresse des espoirs la splendeur déchue des sources signifiantes du plus haut rappel à la plus noble éternité du règne Terrien qui fut,  l'ensemble gravitant diversifié et unique la pure incantation du jour l'uniforme et le métal dans la fusion qui s'impose comme un refrain sans aventure, sans pudeur et sans mélodie,  toutes nos faces échues de ce terme qui rentre en nos aspirations tel sans vouloir le coeur brisé de l'Etre qui fuit la raison s'assemble d'une démarche titubante vers l'horizon de l'affliction la plus commode, mortelle fiction que le genre s'irise de parcours à nos visages défaits et silencieux, sentence sans recours qu'une pluie immonde vagit dans ses labyrinthes les plus secrets, et qu'il nous faudrait suivre telle cohorte de splendeur dans ce monde qui se meurt, vagissement terrible les ténèbres qui le recouvrent lentement, vecteurs du propos,  
 
En ce jour,
 
De sombre certitude tout mirage l'assomption des heures, les Peuples assis roulant des écumes un Océan de noire présence l'aisance d'une clameur offerte sans lumière, l'Humanité inexistante dans le mobile de la coercition qui fuse son langage minéral l'appauvrissement de toutes lagunes pour histoire uniforme un âge ou les Dieux déchus iront boire litanie la consomption d'un miracle parchemin scripturale offrande d'or, l'Etre de quelque face son ambre martelé d'esclavage à ces chaïnes sans mémoire qui ruissellent son devenir et son devoir, toutes faces alanguies et fortes de ce présage qui avilit l'espérance comme le futur, écoute de plus haut naufrage dans le destin qui s'alimente de verbiages enchaînés à la mesure de la plaie qui suinte son prestige par toutes domaniales certitudes de nos pentes, action de l'entropie vertigineuse qui rive nos espaces la pluralité défigurée roulant aux abysses du néant qui foule nos messages, ordonnance de gravure immonde bestiale et cruelle lapidant la Vie, ensorcelant mobile d'autodestruction la pauvreté d'un verbe fou, fou de la folie d'un fétiche insatiable clamant sa décrépitude aux violences inacceptables sources morbides de la destruction totale des hymnes qui furent, furent à toutes faces de notre Terre en deuil de Substrat, furent en moisson les gerbes sans équivoques de la pensée novatrice par tous Peuples du rang fabuleux qu'Humanité un jour désira pour aventure graduelle dans la plus haute aventure de l'Humain, furent et sans repos dans la boue qui suinte à leurs pas de conquérants dans le mystère des Oasis de la pluie qui lave ces silences de règnes incapables, résistent de par les frissons de la Terre maculée aux poisons de ces seuils sans vertu qui déclament leurs ivresses comme élan majeur du vivre de demain, ruines dans les ruines qui s'alimentent de la sueur des esclaves de la matière, ruines impies à foudroyer sans lendemain la rumeur à renaître tel du Verbe ces iris qu'éveil le sens majestueux de l'ivoire du jour aux marches à gravir sans repos, d'existences templières le nom du vivre par toutes rives de la nue qui flamboie ses tristes certitudes au feu roulant des abysses qui s'exondent pages de l'histoire fuyante déchirée, réponse malhabile aux multiples du crépuscule qui déjà songent participe d'un renouveau à la matrice éternelle, lagune par tous Peuples l'âge signifiant qui brisera l'idole perverse et démoniaque qui stance nos propos par subversive incantation de règne, fourbe trahison au plus grand nom de l'aventure d'Etre par le vaste Empire qui fut donné à l'Etre, lagune sans mystères la source novatrice au cristal qui s'anime, des Peuples le grand nom le faisceau des hymnes qui d'éveil marchent le grand sacre au devenir qui sera retour à nos pentes de la cime à conquérir de plus haute noblesse par les heures qui seront, insignes dans l'espace de notre demeure, la Terre altière et fantastique délivrée du fardeau des âges ténébreux, et de part les rives de ces âmes nombre qui sèment leurs oracles chant d'harmonie au règne fécond de l'Univers, dans le sens de l'unique perfectible aux ramifications splendides qui viendront, un pas semblable en nos Terres du Couchant, pas de nombre dans la limite qui s'incante, vecteur du propos,
 
Et j'en parle dans ce jour ...





Table


L’AME FRANÇAISE
 
 
Vecteurs du propos 5
Telle cette Terre d'Occident 15
Ame en mal d’horizon 23
Regard templier, notre aire 33
Racines inexpugnables 43
Orbe du Peuple Souverain 53
Triomphe de l’Humain 63
 
Table 73


 

Vincent Thierry
Paris, Le Pecq
Paris le 11/02/1979
Refonte le 04/05/2003


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