LANZAROTES ELEGIES

lanzarote élégies



Un

 
 

Éclair des rimes à genoux, aux cieux de laves les serments dans la frénésie des mondes qui s’éploient, un ciel dense vint ce serment, clameur sans repos des âmes de la nue, des exondations fertiles rugissants au levant l’éponyme ascension d’un gestuel affine délivrant de son sein l’élémentaire conjonction du feu et de la Terre, et l’orbe en cil de ce vivant sillon lentement gravitait sa perfection, témoin de l’astre de l’aventure et de ses confluents, d’une demeure le fruit qui se jette sur le chant pour en opérer les fonctions magiques et majestueuses, orientation profonde, livrée au souffle brûlant des efflorescences divinatoires, ou chacun en site sans émoi, dans la venue des profondeurs, délibérait un renouveau, un ciel dense, une épopée, une pâmoison dont les passementeries agglutinées élevaient dans le pourpre horizon des citadelles ravinées et éthérées, déflorant l’instant pour en magnifier le songe et éclairer le rêve,
 
Il y avait là des azurs incertains, des promesses profanées, et des horizons bafoués, mais d’autres encore dans le firmament des cendres, le ciel d’une incantation vivante déployant par-delà ces scories les fêtes ardentes de la plénitude et de leur essor, alors que se taisaient dans un bruissement de flot dantesque les premières émotions du ruissellement de la Terre émergée, vapeurs de couleurs armoriées jaillissant tel des arcs en ciel tumultueux le corail et Le gypse, l’émeraude et l’olivine, le cristal et les diamantaires effervescences de la nue, gloires du satin des âges hurlant en témoignage l’ivresse du moment, rencontre d’une quadripartition remarquable, le feu, l’eau, la terre, le vent, solsticiaux préaux de toutes routes menant vers le Vivant et son amazone destinée, alors que des foules moirées d’opiacées telluriques dansaient encore le flux et le reflux des mages allégeances Ouraniennes…




Deux

 
 

Festives aurores, le ciel y pleuvait une densité amère, la forge illuminait ce sacre, de mille vents, de mille pluies, de mille signes, et insigne parmi ces signes, se dressait une parure, écume affleurant l’Océan brumeux, sépale armoriant les flots, rempart jaillit frénétique et sublime incarnant la mesure d’une maïeutique éternelle, souveraine en ses talismans d’or et de bruine, glissant d’orbes en orbes la genèse d’une mémoire nouvelle disposant en son cil l’horizon sans naufrage d’un ordre neuf et éclairé, sillonnant de son corps la pure jouvence d’un prisme ardent dont l’éclair paraissait l’abondance et le recueillement, ornementation de la vague qui passe et revient, mystique éclose, telle une fleur vivante déployant à tire d’aile son pollen azuré sur toutes faces prairial du monde afin de générer son devoir d’Éternité, adamante certitude relevant des promesses l’incarnation du Divin,
 
Qui ne cesse d’ouvrir aux temporalités distinctes le secret de l’Avenir et de ses ambres, force de son dessein par les routes en nombre, ondes vibrantes de l’allégorie festive, dans la nuit sans errance délivrance de ces ramures, alors que ployées sous le joug des forces telluriques, s’étendaient, promontoires sans oubli, les laves incandescentes d’une joie sereine, allant, venant, dans une danse magnifiée les volutes en transes de conjonctions vives et tressées, de ce qui serait demain le parterre de floralies astrales du sacre de l’élan vital, enchanté de prouesse aux fumerolles nacrées et légères, perfectibles errances du moment, s’élevant en stries armoriées par couleurs votives de claires fenaisons, de pourpre en vermillon jusqu’au suffrage des sables altiers, geysers de leurs caprices et de leurs songes puissants, afin de naître en cette forge l’élément singulier de la portée désignée, Île sous le vent au promontoire glorifié…


 
Trois

 
 

Offrande du rite épousé, ferment des cieux du lis parfum des algues bouillonnantes, le chapitre du règne apparaissait dans sa méticulosité, ses brouhahas et ses fêtes magnifiées, signifiantes clameurs dans la bravoure exonde des farandoles gravitant dans une chaleur inouïe les messages de l’Éther, affines vertus du silence après les fracas des émaux en chocs développant les passementeries glorieuses de l’insolence victorieuse du feu germant la terre, éclair du mystère épanoui dardant de ses rayons des tubulures granitiques d’où émergeaient, à peine nées, des ondes cristallisées réveillant la fortune des âges et la préciosité des vents, écumes de solsticiale demeure devisant ses lagunes, ses antiques préaux, et déjà dans le soupir des algues éployées la mémoire de la flore épousée, tendre élancement au grenat des verbes sillonnant la sphère des ébats et de leurs souffles, de leurs multicolores promptitudes,
 
Témoignant de la vivacité des ambres et de leurs gestes, épopée du Chant dans la clameur des rives essentielles germant des âmes de ce temps la gravure fidèle de l’instant, circonvolutions de pénétrations avides et impérissables libérant dans une fougue adulée les semences de la vie, de la plénitude et de sa grandeur, ici et là par les forces telluriques en ébats, ici et là dans la splendeur du firmament qui veillait l’accomplissement de cette magnificence déclamant ses pétales par toutes voies ouvertes de la nature et de ses sillons, armoiries limpides des flux et des reflux des ivoires opalins, et des sentes glacées comme des alluvions les plus tendres, et des fosses abyssales comme des élévations sublimes éclairant de leurs cimes l’avenir et son destin, ici et là et plus loin encore dans le creuset de l’Océan, qu’ivoire le serment de la nue dans sa propice allégeance à l’Eternité devenue…



TABLE
 
 
LANZAROTE ELEGIE
 
Table
Un
Deux
Trois
Quatre
Cinq
Six
Sept
Huit
Neuf
Dix
Onze
Douze
Treize
Quatorze
Quinze
Seize
Dix sept
Dix huit
Dix neuf
Vingt
Vingt et un
Vingt deux
Vingt trois
Vingt quatre
Vingt cinq
Vingt six
Vingt sept
Vingt huit
Vingt neuf
Trente
Trente et un
Trente deux
Trente trois
 
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Vincent Thierry
Charco Del Palo Lanzarote
Le 29/10/2003

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