LE CHANT DU CYGNE

OMÉGA
 
 
  

LE CHANT DU CYGNE

 
 
  
 
 

Villes sans rupture

 

Villes sans rupture des âges renouveaux, où l'isthme de la pensée témoigne, voici venir des heures nouvelles par les fastes du Chant qui demeurent, et des précarités du songe sans oubli les promptitudes de l'aube sous le vent, des cils en éveil dans la préciosité du règne, l'Etre en chemin livrant des souffles l'annonciation de la Vie, des épices cendrés l'orbe qui marche la route noble, iris en son fruit d'Or l'acclimatation des sèves et la candeur des hymnes, dessein de l'onde aux émaux tressés de lys et d'ambre parfumé, grenât des perles que le saphir éblouit de rives adamantes dont les nuptialités farouches enseignent des roseraies les senteurs divines et précoces, dessein fut-il dit, du rite au firmament les fenaisons de l'Ouest,
 
Villes de la nue au respire frontalier, signes d'éclairs aux rêves qui s'exondent, et des fruits d'Or sous la pluie aux ornements sacraux qui vont de rives en rives la rencontre de la beauté témoignée, la candeur de l'Amour dévoilé, la pure densité de l'émotion qui vagit le sommeil et délibère la splendeur de la profusion de l'Etre en son état souverain, des marches amazones les latitudes ouvragées des respires qui s'affrontent, s'espèrent, s'initient dans une gerbe de corail dont la passion éblouit les cœurs et les corps d'une effusion divine dont le sort éploie et déploie l'horizon dans un site d'énamoure aux effluves parfumés d'étreintes et de chants, accomplissant de l'or nuptial la sagesse du Chant qui ne s'improvise mais se vit avec passion…





C'était à Tharsis




 C'était à Tharsis, dans la plénitude de Storm, aux complaintes de Stidan, les fêtes de la nue commençaient et l'œuvre en souci fécondait les stances de la pluie et du corail, le Dieu d'opale tenait son sceptre et ses mains d'Or dans l'onde venue caressaient les chants de l'avenir aux sons des lourds tambours de bronze dont les gerbes frontales devisaient un devenir pour les Guerriers nés du jour, impétrants des âges farouches, le cœur éclairé par des talismans virginaux dont les fastes se dressaient aux sons d'ivoire de la nue propice pour une étreinte magique, la sève des ruisseaux alimentait cet hymne, ruisselant l'orgueil des cimes et la prestance des corps dont les chairs éclairées livraient un combat majestueux sous les ovations des puissants du jour,


Fêtes du Vivant, les âges composaient et recomposaient des cils la venue de l'Œuvre et de ses parfums essentiels, il y avait là mesure d'un Peuple en détail s'exprimant dans la fertilité d'un Chœur dont les rayons parfumaient la nuit mauve de signes enfantés, éclairs et somptuosités, le sel de l'Océan tout proche frappait les chairs d'un souffle puissant aiguisant l'appétit de la régénérescence et de son tumulte, signifiant et ordonnant du Pouvoir la conquête de chaque ambre comme de chaque atour afin que naisse l'esprit de l'hommage le plus noble et le plus fort, le plus vif et le plus doux, du zéphyr le conte de l'immortalité dont les songes ne sont plus qu'un souvenir dans les stances éthérées, désignées de l'Astre épure du séjour…

 


Le cœur allait ce vif-argent

 



Le cœur allait ce vif argent messager dans le rite de la pénétration des ondes, sans austérité, vif et clair des bains essaimés, le corps lisse et tendre, sauvage et offert, libérant ses stances dans de libres étreintes dont le salut novateur parlait de fruits orgueilleux, de conques divines, de glaives majestueux et de couronnes frontales, gerbes du corail aux marches d'Éden des nombres altiers délivrant de coralliennes effervescences, desseins d'ivoires et de schistes, orbes de caresses épousées de l'onde en fruit les mousses bleuies des sites éveillés à la pénétration des ondes et aux fleuves incarnés des rives essentielles, poudroiement des âges que le sort exonde de liens en liens vers la promesse de l'incarnat vibrant d'une aube sous le vent délétère une marche nuptiale,
 
Visage épris du sourire de la Vie, veneur de tendre émotion des aventures magnifiées, du chant du corps l'irisation des profondeurs, beauté des lianes sans adversité éployant une splendeur votive, marche de la vigueur et de l'éclair de la spontanéité des gerbes ruisselantes, d'écrins en écrins les cils fauves des courses domaniales dont les forces en majesté se livrent pour s'éprendre de la candeur d'une rosée ardente que les vastes horizons libèrent de gemmes et de grenats, vivantes affections de l'onde aux forces éprouvées, de lys essor la vision du songe qui s'éploie afin d'affirmer l'horizon des stances que les cieux flamboient dans un respire divin et clair dont l'épure conjoint l'éveil et la désinence de tout éblouissement par le rite de la Vie désignée…


 
 

Table
 
 


LE CHANT DU CYGNE
 

 
Villes sans rupture 5
C'était à Tharsis 6
Le cœur allait ce vif-argent 7
Et la nue en ascension 8
De l'ambre le Chant 9
Zéphyr de la pluie 10
Du jeu vif de la nue 11
Et l'Aube par ce Chant 12
Hymnes dans l'Azur 13
Éclos des âmes 14
Il fut un temps pour tout cela 15
Et l'Amour en sa puissance 16
Ce fut une légende 17
De l'Onde née d'écumes 18
Mais voici que le ciel pleure 19
Des jardins azuréens 20
Floralies votives 21
Nue de l'Aube en ses principes 22
De l'Ambre en chemin 23
Et des brumes encore 24
Des villes nobles 25
Que l'onde à genoux 26
En mesure de l'Astre 27
Nous fûmes en chemin 28
Vivant d'écume et de songe 29
Des cimes de la Vie l'oubli 30
Etre libre par ce Chant 31
Et l'Etre sans regard 32
Et cette vie passait 33
Enfin libre l'Etre 34
Et de l'aire de solitude 35
Et nous marchions 36
Navigateur du Vivant 37
Moissons des Chants 38
Dessein du Vivant 39
Et des cris de joies qui furent 40
Des villes nouvelles du séjour 41
Jour neuf du solstice 42
Où l'Aube vivante 43
Nous fûmes en ce chemin 44
Séjour de la nuit qui pleut 45
Le voile se déchire 46
Et l'aube en son Chant 47
Des signes d'Azur 48
Dessein du Verbe en ses limites 49
Flots vifs et graves 50
Floralies des âges en promesse 51
Devenir d'Aube claire 52
Que notre Chant demeure 53
Ainsi après ce Chant du Cygne 54
 
Table 55

 
  
 

A LE PECQ
LE 24/12/1989
Relecture le 24/03/2008
VINCENT THIERRY



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