LES CONTINENTS OUBLIES




PRAIRIAL
 


LES CONTINENTS OUBLIES


 
 
DEUX HYMNES AU BONHEUR VÉCU
 
Le Temple des Mages
Fresques Italiennes
 
 
 
 
LE HAVRE
MEUDON
ST GERMAIN DES PRES
ST MICHEL
BOULOGNE BILLANCOURT
DONORATICO
LIVORNO
ISSY LES MOULINEAUX
 
VINCENT THIERRY

 
 

AVANT PROPOS
 

 
 
 
Continents,
Irréalité quotidienne !
Continents,
Amour plein de contraste !
Continents,
À jamais en la mer oubliée !
Continents,
Je vous rends hommage !
 

 
PREMIÈRE PARTIE
 
 
LE TEMPLE DES MAGES
 

 
INTRODUCTION
 

 
 
Miracle, incertitude,
Où vont les gens ?
Je me sens vivre en dehors du bitume,
Je plane vers des soleils lointains ! ...
 


 
CHAPITRE PREMIER
 
 
UNE LUEUR
 
 

 

LE RENOUVEAU
 
 
 
 
À l'Univers, j'ai laissé mon âme !
À l'amour, j'ai laissé mon cœur !
Le soleil s'élève, le temps se calme.
Les vagues s'aplanissent sur l'heure.
 
Le goût de vivre reprend l'enfant abandonné.
Que le ciel fasse sa joie symbolique !
À ses amies, il parle de l'amitié,
Au monde, il cause d'idylle magnifique.
 
La tendresse a caressé son doux visage,
Son sourire rappelle la merveilleuse beauté.
Ah ! L’espoir de voir les plus sages
Reconnaître ce que la Vie apporte à l'Humanité !
 
À l'Univers, j'ai laissé mon âme !
À l'amour, j'ai laissé mon cœur !
Le soleil s'élève, le temps se calme.
Les vagues s'aplanissent sur l'heure.

 


QUESTION
 
 
 
 
 
Son chemin était le mien, le nôtre,
Croire à sa frayeur, c'eut été croire à l'orage !
De ma route longue en passé et en apôtres,
Je ne me souviens pas d'avoir été aussi sage.
 
Que le matin au langage plein de secrets
M'apprenne l'amour, cela ne m'étonnerait point.
Elle est si belle avec son petit minois d'été,
Ses bras nus, son regard distant, lointain.
 
Je ne sais si je vais sourire à son approche,
Je ne sais si le désir de liberté est aussi fort
Qu’auparavant, avant sa rencontre si proche
Et si lointaine en les sables du port !
 
Mystère bien amusant de l'amour
Vas tu ne me point laisser conquérir,
Ou bien me laisser désirer jusqu'au jour
Ou impuissant de secret, j'abdiquerai devant le désir!
 

 


 
CHAPITRE DEUXIÈME
 
 
UN SENTIER
 

 

 

SONGE
 
 
Et l'on me croira si l'on veut
Si je conte en ce jour mon hiver éternel.
 
Le rêve transforme l'être, transforme la vie.
Pour moi, il a raconté mes insuffisances.
De ma longue expérience de noctambule,
J'ai tiré de cet éphémère, le simple fruit
D'une orgueilleuse sensation de puissance.
D'une arme, j'ai rompu avec la mélancolie.
 
Le ciel se levait, l'orée du bois était triste.
Apparut le mirage ! Ses yeux myosotis
Resplendissaient sous les feux bistre
De la lumière immaculée, quel délice !
Son regard immortel scrutait l'horizon,
De sa bouche s'élevaient des cris de joie.
On l'aurait cru insatiable de sons
Encastrés par des parures pleines d'effroi.
 
Son approche ombrée par la chaleur diurne
Alimentait mon cœur d'espoir irraisonné...
Sans me laisser du temps,
Elle me dit tomber la bure,
Elle me prit avec la foi d'un être libéré.
Tel quel, je suis resté longtemps affaissé ;
Accablé de remords,
Le mensonge m'avait brisé !
Aussi chaste qu'une ombre en écrin
Devant ma faiblesse.
Je ne regrette rien,
Je ne regretterai jamais ce songe
Me rappelant l'appui des lyres, des nymphes...
De cette mémoire endeuillée renaît le courage
D'une nouveauté, d'une vie simple...
Simple oui !
Car elle doit être simple pour être vie !
Je m'émerveille, devant moi un soleil, des herbes,
La beauté naturelle d'un site emplit d'abeilles.
Jamais, jamais je ne regretterai ce songe ! ...
Et l'on me croira si l'on veut
Si je conte en ce jour mon hiver éternel...




 
UN DRUGSTORE, UNE FILLE
 
 
 
 
Un drugstore, une fille,
Le début d'un amour effarant.
Le doute surgit là où on l'attend le moins.
À me regarder aujourd'hui, je le sens bien.
La peur du grand amour, du grand frisson!
Elle est là, les lèvres humides, les yeux rieurs;
Vers quel destin vont me mener ces jours, son nom ?
Je ne sais et ne veux point le savoir sur l'heure...
 
Un drugstore, des mariés,
L'apogée d'un amour effarant.
Les cœurs en fête, ils dirigent leurs pas communs
Vers les sorties de l'infini : main dans la main,
Ce n'est pas une ivresse, mais une réalité !
Enfin, après tant de soucis, les lois de l'amitié
Se sont mues en une douce idylle sans fin...
Peut-être les mènera-t-on ensemble au tombeau
Le cœur et l'âme toujours fiers de leur anneau...
 

 
 
 
 
 
CHAPITRE TROISIÈME
 
 
 
LE TEMPLE DES MAGES
 
 

 
LES ROMANTIQUES
 
 
 
 
De leurs noms, il ne reste que la cendre.
Mon âme désespère, mon cœur est en deuil.
Vers quels destins fragiles nous mènent-ils ?
Dieu a fait la vie, les hommes les sentiments,
De cette chaleur monte l'hymne du désespoir...
 
Sur la bruyère fanée, le soleil s'éplore,
Sur l'amour en peine, l'amour se meurt...
Les romantiques...
Les romantiques...
 

 


PERSONNE !
 
 
 
 
N'avoir jamais personne !
N'avoir jamais personne !
Parler aux murs,
Rive de ses visions,
S'éplorer sur l'âme humaine,
Des regards incertains,
Le vague à l'âme de l'homme...
Jamais personne !
À qui parler ?
À qui ?
Des vers qui se perdent
En des mondes inconnus,
Des tirades en deuils,
Des paroles auvent...
N'avoir jamais personne !
Jamais personne ! ...
 

 

GLACES




 
Le vent siffle,
La neige frissonne
Et les glaces s'agglutinent...
Seul en la marche forcée
Damné par les corbeaux
Au son des éléments,
Je m'avance vers la forêt.
Le frisson vous prend au col
Et ne vous lâche jamais...
L'immense solitude,
Les arbres desséchés,
Les branches amoncelées
Une vie terne et lassante.
Là, je m'assois et contemple
La nature endeuillée,
Recouverte de son linceul blanc,
Le linceul de l'hiver...
De temps à autre, les seuls oiseaux
Rescapés de la morne journée
S'élancent en le ciel et, redonnent le goût
Au fleuve en glace...
La buée s'estompe,
Sous ce paysage désolé,
L'herbe verte des prairies
Renaît à la volupté, au désir...
Autrefois jouaient les enfants
Sous les regards émerveillés des parents,
Les fifres et les tambourins,
Tout se mêlait et donnait à ce lieu
Les fruits d'un orgueil à la passion divine.
Les couleurs se sont estompées,
L'enfant a regagné son logis,
La nature a disparu...
Au loin les cimes enneigées,
Dansent en un dernier rayon de soleil
Le froid réveille mon esprit endolori,
Je reprends ma marche vers le silence,
Vers le feu, vers la cheminée
Où brindilles entassées
Se chantent les racontars
Des étés trépassés...

 
 


DEUXIÈME PARTIE
 
LES FRESQUES ITALIENNES
 

AVANT PROPOS
 

 
 
 
 
 
 
« De la parodie  à l'oubli
Une ivresse de bienheureux
Le songe de la réalité
Vers une certaine liberté »
 
 
À travers les nuées, les nuages, les soleils
Un cœur palpite, lointain, irréel ...
L'Italie : parodie d'un nectar disparu,
Songe, rêve, continent, perdition ...
Fresques, comme au temps des Pharaons,
Un amour, des joies, des silences ...
Misère, richesse, ivresse : trois mots,
Trois symboles courtisant la femme rêvée ...
Je te lègue par le don de mes écrits
Ma parole ... Transmission de la Vie ...
À un amour disparu ...
À Marie-Noëlle ...
 


CHAPITRE PREMIER
 
 
 
NUITS
 

 
« Des nuits sans fin ...
ITALIE !
Nocturnes, passion, folie ! ... »
 

 

L'ARRIVÉE
 
 
 
 
Si parfois en rêve, je revois ce petit jardin
Où nous nous rencontrions la nuit,
Ce n'est pas sans soupçon d'amertume
Aux coins des lèvres ...
La grange constellée,
Illuminée d'étoiles miraculeuses,
Là, je criais au monde
La beauté du site, onde merveilleuse ! ...
Parcourant de long en large
Le buffet scindé d'amandes,
Nous allions bras dessus, bras dessous
À la recherche de l'entente :
Invisible beauté ...
 
 

 
LA VOILE BLANCHE
 
 
 
 
 
La voile blanche livrée au zénith
Embrassait le vent du large.
 
Du ciel illuminé tombait une myriade
D'ondes bienfaitrices ...
 
Seul,
Faisant corps avec mon voilier
J'avançais vers la courbure des continents.
 
Le regard purifié, l'âme saine,
Tout en moi revivait !
 
La vie, la vraie, m'attendait là-bas,
Bien loin du monde enivré d'amertume,
Bien loin ...
Bien loin ...
 
Au-delà du sadisme des humains ...
 
Enfin libre ! ...
Enfin libre ! ...
 

 

CHAPITRE DEUXIÈME
 
  
JOURS
 

  
Les lumières, les villes éveillées,
L’éclat du soleil, le désir, verte Italie …
 

 

AU CLAIR DE LUNE.
 
 
 
 
Mon regard se voile,
J’ai du mal à retenir mes larmes.
En mes bras tu es si désirable.
Je n’ose te dévoiler mon secret intarissable.
La soirée terminée, en les allées,
Nous sommes allés nous promener …
Instant délectable où nous ne pensions guère,
Où tout nous paraissait beauté, mirage de l’univers.
Puis il a fallu nous quitter, il a fallu rentrer,
Les verts sapins, sous le vent agité,
Rendent un dernier hommage à ta beauté.
Les huttes toutes ombrées nous enveloppent,
Nous laissent un bref instant en l’extase.
Je te donne un baiser puis, sans détour,
M’enfuie vers le cirque enluminé où l’amour
En maître règne, se défait, puis s’efface …
Mes yeux attristés, te voient encore, te suivent
Lorsque seule, loin des regards, tu huiles
Ton corps de parfums enivrants …
Ton lit reste pour toi toute seule en ce moment
Car, dès le jour tombé, tes humbles parents
T’ont décidé à rester une enfant...
Tout cela sous un clair de lune enchanteur...
J’attendrai, je te le promets avec ferveur...
 
 
 
 
 
LA PISTE EN FOLIE.
 
 
 
Par les chemins de tristesse, je regagne la piste
Où les cœurs enchantés à tout prix se risquent.
Les couples enlacés sous les lumières voilées
Se font et se défont ivres d’une certaine liberté.
 
Mes amis aux rires incertains caressent l’ennui
Sans jamais se douter ce que sera plus tard leur vie.
Intimement, je les plains et à la fois les envie.
Ah! Que de romantisme en la nuit, de mélancolie !
 
Là-bas, tu es, le cœur dérivant vers des rêves,
Des monticules de songes pleins de vermeilles,
Pleins d’amants, d’amoureux éphémères,
Au réveil que de tristesse, qu’il est dur l’envers !
 
Mon Dieu, aidez-moi à surmonter ma douleur
Et, que sans soucis, je vole vers d’autres heures,
Vers d’autres années où, enfin délivré, réunis,
Nous irons le cœur joyeux, sourire à la vie...
 

 
 
 
TABLE DES MATIÈRES
 
 
LES CONTINENTS OUBLIES
 
 
 
 
- Présentation
 
- Avant-propos
 
 
 
1° Partie
 
 
 
LE TEMPLE DES MAGES
 
 
 
- Introduction
 
- Chapitre premier
 
 
UNE LUEUR
 
 
 
- Le renouveau
- Question
- Faiblesse
- Régiments
- Une joie
- Ce monde sans fusils
- Mélancolie
- L’oubli
- Contemplation
- Andes merveilleuses
- Heure d’amour
- Ah ! Quelle histoire !
- Le bronze
- L’été se termine
- C’est trop, beaucoup trop
- Les illusions
- Regard
 
 
- Chapitre deuxième
 
UN SENTIER
 
 
- Songe
- Un drugstore, une fille
- Opinion
- Lettre
- Si près du monde
- Rêver l’éternel
- Love
- La flûte noire
- Le souterrain
- La sagesse
- Le sentier
 
 
- Chapitre troisième
 
 
LE TEMPLE DES MAGES
 
 
- Les romantiques
- Personne
- Glaces
- Voiliers
- A mes parents
- Je suis un gitan
- Des soupirs
- J’ai dix huit ans
- Torero
- Mon ange, mon démon
- Fleuve d’argent
- L’éternel aventurier
- Souhait
- Résolution
- Rencontre
- Que la vie est belle
- Réflexion
- De profundis
- Nous serons deux
- Soirée
- Le chemin du rêve
- Sortilège
- Petit pays
- Le musée
- Souveraineté
- Une note de musique
- L’île radieuse
- Prière à l’amour
- Le rêve
- Calme
- Mendiants
- Objectif
- Les lianes
- Adieu
- Histoire d’un rêve
- Où vais-je aller ?
- La plage nue
- L’âme sœur
- Aimez-vous
 - Dans son lit d’amour
- Sujet
- De guerres, d’amour
- Les pierres brisées
- L’arbre séché
- Septembre
- Hardiesse
- Eros
- Parodie
- Mes habitudes
- Les drogués
- Visages ou le temple des mages...
 
 
2° Partie
 
 
LES FRESQUES ITALIENNES 
 
- Avant-propos
 
- Chapitre premier
 
NUIT 
- L’arrivée
- La voile blanche
- Un site paradisiaque
- La déesse
- Le lever du soleil
- Ivresse fatale
- Les flots impétueux
- Nous étions hommes
- Artificiel
- Kondo
- Orgies
- Sauvage solitude
- Mystère
- Le port
- Amour séparé
- Les découvertes
- Le chevalier
- Vive l’empereur
- Fils de l’Olympe
- Le moribond
- Venise
- La légende passée
- En le noir
- Laisse courir le temps
- La fille des Dieux
- Aux pauvres
- L’enfer
- Cela me regarde
- Le martyr
- Les indomptés
- Les immigrés
- Chapitre deuxième
 
JOURS 
- Au clair de lune
- La piste en folie
- Le mirage
- Les louanges
- Donoratico
- Le théâtre du soleil
- Le masque
- Vers des rives lointaines
- L’enchantement
- Le repas
- La fête champêtre
- L’odyssée
- Nous les humains
- L’orchestre
- Le jardin des rosiers
- Armelle
- Le mal de mer
- La course au grand large
- L’inoubliable parodie
- Déserte est la plage
- Les sourires
- La veillée
- Ivre mort
- Notre souvenir
- Hymne à l’océan
- Le radeau
- La pluie
- Le théâtre de verdure
- L’inoubliable
- Notre aventure
- Tahitienne
- La course aux amours
- Les beaux jours
- L’adieu...
 
 
 


LE HAVRE
MEUDON
ST GERMAIN DES PRES
ST MICHEL
BOULOGNE BILLANCOURT
DONORATICO
LIVORNO
ISSY LES MOULINEAUX
Recueil de poèmes 31/12/1972
Dernière refonte 15/01/2003
Vincent Thierry

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