MELODIE D'AMOUR

NATURAE
 
 
  
 

MELODIE D’AMOUR

 
 
   
 


 

Avant Propos

  

Il n’existe site plus grand que celui de l’Amour, Site fantastique inclinant l’individuel au salut pérenne d’une présence multiple en accord d’Unique.
 
D’Alpha la route mène Temporel au Royaume de Nature, puis d’Esprit, enfin d’Âme, orbe symbolique taisant la lévitation pour ouvrir la route d’Espace.
 
Ce tout né de Matière Spirituel pour le sublime, Ordre de Vie dans la Vie, par tous rangs ne se prévaut que d’un commun, le germe d’Amour, enfantement du cycle, chemin du cycle, apogée puis ouverture d’éternité à l’Absolu.
 
Chaque Etre est élément et structure de cet hymne, par ce fait se doit de vivre la totalité fascinante de cette ode dont il est le fruit, l’espérance et le futur.
 
Si hier des chaînes ont retenu son souffle, chaînes violentes et terribles de l’ignorance tant idéologique que corporelle, tant brumes que tabous, aujourd’hui ces chaînes de désespoir ne se valent plus de droit à son vouloir, elles déclinent leurs maillons devant le savoir, soit la grande aventure de la Vie, aventure dont il est constituant, unique ainsi que multiple à la fois, et dont la figuration réelle ne peut pas se valoir sans lui.
 
Car l’Etre est Amour, perpétuation de la Vie, chant de gloire divin approchant la réalité du sublime, il n’est pas contrairement à ce que veulent certains simplement fait de matière sensitive ou simplement d’esprit, il est un tout forge de l’Eternité, unité à la révélation de ce tout, transcendance de la route de l’Avenir, la route d’Etre.
 
La désolation mortifiante de siècles d’absurdité dans laquelle a baigné l’Etre fait que ce dernier au passif de l’inertie, Temporel de passage, s’absout de toutes contraintes, libère l’énergie de sa vérité, en flots discontinus, onde que l’on peut voir en l’Actuel, manifestant au multiple des égarés, par fougue et vitalité, le symbole de son cycle jusqu’à l’outrage, ruissellement dont l’orgiaque peut dérouter et surprendre, mais dont le souffle est nécessaire car libérateur des entraves millénaires de l’abnégation et du doute en l’Etre.
 
Lors à l’aube de la Sagesse, voici ce livre, sans but moralisateur, sans verve fausse, écrit de Nature pour donner l’influx du réel à la réalité, de l’expérience à l’inexpérience, fruit d’Amour Unique, pour qu’à jamais se taisent la frustration et l’incompréhension, tous les tabous ancrés par les dogmes d’injustice ralliant l’Etre au rang de l’esclave, sources dont je voudrais voir à jamais se tarir les flots d’inconscience.
 
Tel, ce livre, pour désigner de notre époque le seuil de la route d’Oméga, symbole de l’Amour,
 
Mélodie d’Amour …

 

 
 
 

I
 
FRÉDÉRICK

 

 

1

 
 

Beauté sublime!
 
D‘Enfance alors nos jeux ou nous allions front commun, splendides et Dieux, étreindre nos corps d’une tendresse émue, seuil vivant de découverte. Nos regards se baignaient d’images charnelles, satinées et sensuelles, écumes de bronze désignant à nos désirs l’absolu fertile d’un ambre parfumé, orbe de vertige dont nos esprits quémandaient l’hymne futur, l’Autre,
 
La Femme !
 
Insigne magique inspirant les plus grands rêves, mot pérenne dont je reconnaissais par perception l’existence et la finalité, chair, sang, eau, soleil, visage de l’Humain menant à la connaissance parfaite.
 
Nus en plages, fiers êtres nés charnels au désir puissant de l’Amour inconnu, l’Eternel, nos souffles s’éclairaient de certitude, comme les perles en l’Océan, améthystes de victoire, au symbole de ce chemin à parcourir.
 
Seuil perçu couvert d’algues ivoirines, pures et merveilleuses aux flots blancs d’une écume idolâtre, sincère vertige en lequel le secret d’amitié nous épuisions de fraîche haleine, orbe bienfaiteur tuant la cendre du mépris et de la violence, l’hypocrisie, mère de jalousie, l’insignifiance, iris de l’orgueil...
 
C‘était en ce lieu le jour et la nuit, la solitude et l’épars, un sortilège fuyant effondrant lentement le lac de l’Azur, gestuel vivant peuplé de caresses découvertes dans l’amitié comme dans la solitude, découverte de la Vie et de son embrasement, source féconde à mon corps brûlant de plaisir, Narcisse d’Enfance, Aphrodite et vierge d’attente l’espérance de l’Avenir !
 
Le Temps silencieux y espaçait ses rythmes, d’Age élevait un soleil de flamme pour ne plus me faire percevoir qu’un seul horizon celui de mon complément, la Femme !
 
Tel, au milieu des heures de la nuit lorsque elfes de l’Amour sur la brume des songes titanesques m’enveloppaient de leurs fresques orgiaques, tel, lorsque mon corps enhardi au corps d’amitié répondait à l’appel de l’offrande, tel, lorsqu’au sein de la solitude, mes caresses se faisaient vibrantes au recueil de mon corps dressé, insignes en mon souffle comme aux voûtes de mes hanches humides de semences, tel, lorsqu’écho d’un répond la sensation du plaisir demandait à vivre le respire d’une femme épanouie d’un sourire l’abandon !
 
D’Age fût il dit, jusqu’au chant du vouloir, allée forte de mille parfums, lointaine des négations du sol de peur dont s’inspire l’innocence fidèle ; l’Amour vierge réclamait ce secret, marchait son futur pour en extraire l’entité,
 
Et cet orbe fût sourire sur mes lèvres, lors nu, sève éparse sur mon premier duvet, car l’aube s’éveillait sur l’Océan, m’inspirant un désir de partage, inconquis fabuleux dont déjà le miroir brisé renvoyait le Temple comme pour mieux éveiller mon âme éprise...

 

 
 
 

TABLE


MÉLODIE D’AMOUR
 
 
 
 
- Avant Propos 5
 
- I – Frédérick 9
 
- II – Diane 49
 
- III - Les Stances 87
 
- IV - Les Oracles 129
 
 
Table 167

 

À Paris
A Le Pecq
Le 01/11/1975
Le 13/12/1981 Refonte
Le 15/03/2003 – 01/05/2004
Refonte définitive.
Vincent Thierry.

 

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