MUTATION TERRESTRE

HEROIQUES
 
 
  

MUTATION
TERRESTRE

 
 

I
 
LES PLAINTES



 
Ainsi de l’enfer partaient des plaintes comme essence funeste d’un proche devenir …
 
Tout de larmes en corps d’un oubli que chante encore sur l’aube des rides le fier chevalier …
 
Tout de sel fade dans l’astre qui marche le saule serment des abeilles nouvelles, insignes …
 
Tout crispé qu’à la lune mélancolique se content les rires et les appels d’amour, parfums intimes…
 
Tout nu et clairvoyant de pure fertilité au vol de l’oiseau migrateur …



C’était un lit de mousse,

 Dans son âme limpide, Nature, regardant les homes avec l’amère certitude qu’au déclin de son aube périrait l’ambre Vie,

Songe de colère, criait …


 

Osez me défier
Vous dont la santé fragile
Corrompt éternelles idylles !
Vous de boue en courbe fol
Bassesse d’orgie des sols !
 
Autrefois, Victoire
Embellie d’Amour mon Nom,
Source rayonnante d’Aton !
Maintenant, suis-je l’or
Perle sans anémones d’alors !
 
Et ce cri germe mort,
Matière sans matière d’âge
Qu’aujourd’hui livre l’image !
L’ivresse ronge ma cendre
Comme tombe ouverte à prendre !
 
Nuit de soufre
D’hier ce levain semence réelle
Planètes sœurs d’heures belles !
Ambre de grâce ce serment sacré
Écoute au sublime de ton Eternité !


 

C’était un lit de larmes ou dansaient quelques fleurs en flores, dernières de Soleil sous le rire des Tyrans …

 
Et là,
 
Nue de pustules outrages, visage lourd et décomposé aux cavernes des rides,
 
Vie,
 
Sans fanion, déchirure affreuse de pleurs en sources au rempart de la Destinée,


Le cri d’angoisse … 
Immensité,
D’abîme couvre le regard morne
Triste au chagrin qui m’emporte !
Détruite suis-je d’une larme fer
Fusion d’auréole la mer vent fier !
 
Prière,
Au souffle du fleuve emprisonné
Que chante mon cœur d’osmose né!
De par le gouffre puissant, jour
En cycle habile d’étreinte l’Amour !
 
Meurtrie,
D’âges rouges aux noirs Océans
Tous d’appel aux appels du sang !
Fève nue aux âtres parcours d’Or
Ou l’Ame enivrée, sort, s’endort !
 
Temple d’ailleurs,
Barque aux navires d’étoiles
D’aide siècles je demande voiles !
Pour renaître fertile, cosmique,
L’Espace, miel joie de l’Antique !

 

Et là,
 
Traînant son fardeau de malade, agonie le songe divin, l’orbe, ivre, marchait vers le crépuscule …

 
TOUS NE PLEURAIENT PAS …





Table

 

MUTATION TERRESTRE
 
 
 
I LES PLAINTES 5
 
II LE JUGEMENT 33
 
III MUTATION TERRESTRE 47
 
Table 59

 
  
 

Paris le 06 06 1975
Dernière refonte 21 06 1980
Relecture 03/03/2003
Vincent Thierry


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