RESCRITS A THANATOS

RESCRITS
 
 
 
 

RESCRITS À THANATOS

 
 
 
 

DIGRESSIONS

 
 

En ce jour aborderons-nous les rivages nouveaux du Chant qui orbe de ses stances le front Humain en ses oriflammes comme en ses fanions qui exaltent la pure volition, des aires neuves dont les signes éclosent la nuptialité d’un vœu et la témérité d’un don, forces vives éployant leurs ailes pour rencontrer dans le sein de l’Azur la clarté du souffle et l’ascension du respire, au-delà des gravures amères qui mènent le regard à l’atrophie et à ses paroles fauves,
 
Dont l’obscurité s’épanche par les faces de la Vie en ce lieu vivant de la Terre, en ce lieu de rêves qui inondent le flux de la détermination de leurs vagues altières, de leurs vagues prononcées dont les eaux par les citadelles palpitent l’orientation des actes au-delà des actes, le sens de la création dans tout ce qu’il a de plus transcendant, royaume du Monde dont les oasis se fertilisent, royaume des ondes dont les préciosités gravitent l’Azur d’un épanchement Divin,
 
Qui dirige ses pas vers l’harmonie et sa portée, des parchemins éclairés, les mots situant des signes la fermeté du Dire qu’un couronnement ne néglige mais affirme dans une densité ordonnée dont la splendeur s’éploie d’annonciation, et pour la Vie et dans la Vie, et par la Vie, la gloire qui se révèle, s’épanouit et ne s’attriste, si tant l’orbe éclairé libérant la mesure du Vœu dans le cri de l’Etre qui s’éponyme de la vertu des chants dont les fastes sont prouesses,
 
Vives arborescences au parcours des stances qui s’émondent, se précisent, et ourlent de leurs frais propos la décision de l’ornementation, pure autorité qui ne se parodie ni ne se laisse enchaîner afin de clamer au-delà du paraître l’Etre dans sa réalité et son assomption, dans sa réalité et son irradiation, site en mystère dans les alcôves des profondeurs où l’on voudrait voir baigner son nom, dans l’oubli et les marasmes, dans l’oubli et les désespoirs,
 
Dans la clameur commune de l’inutilité et de ses scories lamentables qui gagnent les royaumes amers des écumes évaporées qui tressent dans leurs couronnes les vents de la folie, de la démesure et de l’orgueil conjugués, forces éprises de la tourmente et de ses sèves éperdues où le règne a pris fin pour naître le néant et ses constellations épisodiques dont les vecteurs s’initient de profanes parjures et de transes convulsives aux ébats de la rumeur qui inscrit sa décrépitude,
 
Ambres sans mystères dans ce jeu qui voudrait voir le néant se prononcer pour les Etres, la mort pour équipage, rive de la fête qui ne s’émeut mais se complaît, errance de la somptuosité de l’éclat qui rive les rites à la chaîne équivoque de suffrages ordonnés dont les complaintes se bâtissent et sont accroire à l’aube dans la lie de la boue, étreinte de l’ignorance dans la conscience qui ne s’accouple, vœu stérile des âges qui se dénient dans la portée des actes,
 
Et dans la délibération des contemplations qui s’inscrivent aux fronts des temples hâtivement bâtis, aux fronts des temples avilis qui cernent leurs demeures dans des respires avortés afin de mieux se donner une image, resplendir la faiblesse de leurs hymnes fades, paresser sans équivoque la déité incarnée de la rupture avec la réalité, vaste inconséquence dont les affligeantes préhensions naturent les floralies de limons arides et de souffles putrides dont les ruts immobilisent,
 
Si tant de forces négatives leurs seins qui se répandent, ne s’annihilent mais se congratulent, afin de dominer l’errance et ses besoins, l’errance et ses sources taries qui fulgurent des fumerolles dont les émanations sont de sulfureuses contemptations, voiles ternes tentant d’étreindre l’Humain en marche de respire, l’ouvrageant en leurs sols infertiles pour le commuer dans la léthargie commune de l’insuffisance et de l’atrophie qui sont les turgescences de leurs mamelles assoiffées,
 
Qu’il convient de dénoncer afin que renaisse le flamboiement Divin de la portée du jugement, de la beauté native de la créativité, de l’harmonie somptueuse de l’Esprit conquérant qui jamais ne doit se laisser emporter par les tourmentes de ces dysfonctions, de ces préhensions, et de leurs vagues houleuses qui ne bâtissent mais détruisent toute portée du Verbe d’Etre, toute portée du Verbe Humain dans une fosse immonde en laquelle se tient l’ignorance d’Etre!...

 
 
 

Premier cercle

 
 
 

Il devient urgent de nous rencontrer, sinon de nous réunir, la réunion impliquant une autonomie d’Esprit, une candeur devrais-je dire qui ne semble point se désirer dans ce lieu qui se veut ouvert sur la clarté, sur la justice et l’Ordre qui demeure, urgence motivée, urgence éclairée qui ne se contrefait devant les événements qui augurent le désert et ses appropriations, l’incompréhension, la malversation et leurs cohortes qui sèment la discorde,
 
Et enrichissent les haines comme les outrages inventés hâtivement jugés, que l’on soit bien d’accord, nous ne sommes en plaintes, nous écoutons les plaintes, et leurs voix serviles qui s’accommodent, leurs voix précieuses qui immolent, leurs voix qui ébruitent et dilapident, comparaissent puis disparaissent dans des brouillards équivoques qui ne sont de notre lieu, mais du monde profane qui s’enhardit de leurs propos, de leurs rives fangeuses sur lesquelles se sont noyés,
 
Plus d’un orateur, happé par la pluie des mots dont les dissonances troubles font l’objet de notre convent, qu’en langage clair il convient de dissiper, de dissoudre sous les hospices de notre réalité, de notre histoire comme de notre lendemain, car le fait est là, que si le sujet poursuit sa route dans les conditions inventives qui lui permit de naître et prospérer, ce sujet deviendra le glaive qui mettra en sommeil toute la vitalité de l’Ordre, toute la force,
 
Comme la forme de l’Ordre jusqu’en ses racines les plus profondes comme les plus immédiates, tel éclat se réfléchissant par d’autres éclats plus puissants, et du fer porté délibérons, nous sommes en mesure, mais avant tout dans ce lieu et dans ce temps ne nous oublions, car la marque de notre langage ne doit se voir compromise, tant d’errance dans le mortel sentiment du cercle figé qui porte le fruit de cet instant, tant d’errance dans la profanation du Chœur,
 
Qui respire et témoigne notre appartenance consciente, qu’il convient de renaître la flamme, non comme un initiateur mais tout simplement un initié, pour en cerner la limpide naissance au-delà des scories, état du respire, ne nous voilons, nous sommes de pentes inoubliables et inoubliées malgré les ressacs de l’histoire qui défont les Etres mais ne détruisent ce qui est indestructible, malgré les déferlements de l’outrecuidance des signes, qui semblent se contredire,
 
S’annihiler et paraître, se combattre et se dissocier, malgré les forces qui se lient et se délient pour prononcer la destruction et activer la désintégration de ce qui fût, mais qui toujours restera malgré la volonté des prébendiers assoiffés, qu’une commune présence nous signifie, du regard éveillé, ce lieu de notre réunion, ce Temple clos irradiant ce qui devrait être en chacun de nous le pouvoir de l’accomplissement d’Etre, dans le recueillement de l’intégrité,
 
De la symbolique initiatrice qui flamboie la mesure de l’Humain au-delà de sa structure, dans la structure vitale de l’Ordre Souverain qu’il justifie et qui le justifie dans la prononciation de sa détermination signifiant le Temple ouvert sur la fraternisation des Idéaux, Juste état qui ne se pèse, ne se commente, ne se déstructure au regard de la Loi Universelle qui veille, de racines antiques l’éternité qui contemple, L’éternité qui juge et accomplit,
 
L’éternité supérieure dont la présence acclimate toutes données du respire comme du souffle dans les assises qui se tiennent, dans les assises incorruptibles qui ne paraissent mais toujours évertuent le sens de la réalité pour prononcer la désinence du pur devenir que chacun en ce lieu se doit de couronner et non de détruire, Juste état qui ne se devise, ne s’oriente et ne se compromet devant la nature inexpugnable de notre Ordre, qui permit notre naissance,
 
Comme notre horizon, qui permit notre avenir par les lieux temporels qui fluctuent sous les bouleversements des contraintes historiques, sous les contingences des engagements individués ataraxiques et quantitatifs, qui jamais ne purent assignifier la raison de son ordonnance et de sa vitalité exhaustives qui fulgurent d’une luminosité cristalline qui s’explique et par le rite et par le devoir du rite dans la fidélité du vœu qui ne s’exclue !
 
Qui ne s’improvise mais engage chacun de nous dans le devenir de la construction de ce Temple de l’Humanité ouvert sur la pérennité et non enfermé dans le statisme et la régression qui sont les apanages de l’atrophie née de l’aphasie, la perte de la parole individuée conditionnellement asservie, enchaînée à d’autres lieux comme d’autres voies qui n’augurent en notre sein que la déperdition de notre spécificité Universelle, Je dis notre, dans le sens de l’inclusion,
 
Et non de l’exclusion, si tant des racines portantes les racines communes qui nous virent naître et naître toutes voies spontanées délibérant dans la Voie le principe d’une recherche éclairée œuvrant l’approche de la Voie et de sa luminosité, dans des particularismes dont les dissemblances ne sont que pures spéculations devant le regard qui se porte et ne peut nier la complémentarité qu’ils définissent, et épanouissent au-delà des seuils qui s’ignorent,
 
Je dis notre, au-delà de la terminologie qui se veut disposer de l’éclat de ce que l’on veut nommer la régularité ou bien l’irrégularité qui ne sont que des termes trompeurs qui ne reflètent que la détermination de la luminosité précaire d’un éclat qui se veut le centre alors qu’il n’est qu’un point dans l’horizon qui se signifie et ne s’ordonne, qui se témoigne et palpite la Nature même de l’élan majeur, qui porte en son respire le souffle de la vitale détermination qui compose et n’atrophie,
 
Je dis notre, dans la conscience de la Nef commune qui porte le message de notre réalité par-delà le temps, l’espace et les fictions qui s’affectionnent en remparts pour mieux se vitaliser dans la faiblesse de leurs forces qui ne savent plus interagir sinon que pour mieux se corrompre et s’indéterminer dans une austérité factice qui les plie et les lie à la suffisance de l’orgueil, qui les bâtie dans la démesure d’un statisme dont les fastes ne peuvent cacher,
 
La fragilité comme la pauvreté de rayonnement, je dis notre, en toute condition dans l’épanchement qui trouve ses racines dans la pulsation qui vient ce chœur qui enchante et ne louange, ce chœur qui palpite et dans la raison de l’ordonnance culmine les principes de la pure autorité qui ne se destitue au profit de l’incertitude et de ses dénégations, au profit de ses servitudes et de ses reptations qui n’ont lieu d’être dans ce préau qui ne peut se surseoir,
 
Et ni même se condamner, qui ne peut se destituer et ni même se décomposer devant la volition des composantes symboliques qui sont communes à nos Ordres, qui sont les signes de concentration énergétiques qui n’assujettissent mais irradient, permettant la genèse et l’accomplissement de l’individualité dans la communauté et inversement, sous les hospices de la rigueur morale et de l’ouverture d’Esprit permettant par concomitance le développement harmonieux
 
De la réalisation du Vivant dans le pur respect de sa condition formelle ouvragée et signifiée, dessein qui est le fait de notre Identité, dessein qu’il ne nous est pas permis d’oublier sous peine de nous renier nous-mêmes, sous peine de renier la vitalité qui nous sublime, nous interpelle et nous enseigne, sous peine de renier la force majeure qui de ses éclats les plus humbles aux plus nobles a permis non la préciosité de notre demeure mais son respire,
 
Et par ce respire son devoir d’Etre pour les Etres et non simplement d’Etre par les Etres, distinction qui nous tient lieu et qu’il convient de ne circonvenir, et qu’il convient de mesurer dans son épanchement et non dans sa dispersion, et qu’il convient de mettre en évidence afin que ne se voilent les principes, qui sont les supports de nos Ordres, j’irai plus loin encore, de l’Ordre lui-même, toutes faces du cristal en composantes dans l’affinité du centre ne se désunissant,
 
Mais symbiotiquement s’ordonnant pour officier la rectitude de la désinence comprise qui sous tend la formalité de notre devoir et au-delà de notre devoir individué de l’entendement commun, cet entendement qui fait l’objet de toutes convoitises, sinon de rejet, d’insinuations des plus vagues aux plus dénaturées, d’insinuations des plus nobles aux plus circonstanciées, d’insinuations qui nous sont données à connaître et que nous ne méconnaissons,
 
Par les marches de nos Temples les reflets de la condition Humaine en ses désirs, ses novations, ses parcours, ses illuminations, ses conjonctions et aussi ses reniements, ses houles qui gravitent le sens du perfectionnement, houles qui bâtissent ou bien détruisent, houles qui s’amenuisent ou bien se fortifient, houles qui s’étiolent et disparaissent, houles encore, dans la compréhension des forces, qui gravitent s’accroissent, perdurent et semblent vouloir faire vaciller,
 
Ce qui est né de l’inexpugnable, houles qui existent mais dont la détermination ne peut contraindre ce qui n’est pas contraignable, l’existence irréductible de l’Ordre dont la composante magistrale et inviolable, est la virginité du seuil, ici, en ce terme, en cette exacte affinité, se tient le lieu de notre propos, qu’il va sans dire nous ne pouvons voiler, nous ne pouvons dans notre intuition la plus intime désacraliser, car se serait obérer à la trivialité des circonstances,
 
Dénaturer ce qui ne peut pas être dénaturé, conjoindre à la facilité et conjuguer à une situation intolérable dans le champ d’action de l’Ordre qui je le répète, et en cela trouverais-je écho, ne peut s’enchaîner à ce qui n’est sa raison d’Etre et de perdurer, Éveilleur est-il, éveilleur restera-t-il, dans sa prononciation, sa définition et sa sublimation, dans le champ de sa course qui ne s’arrêtera, qui ne se figera, qui ne se détruira, dans la signification profonde,
 
De son moment majeur permettant à l’Humain de naître à sa réalité, à son potentiel de transcendance, à son épanouissement comme à son accomplissement, dans la formalité vivante qui ne s’immobilise mais affronte le destin sous les hospices du respect inconditionnel qui bâti le lendemain à naître, et dans le fruit de ce Champ qu’il soit naissance, nous l’affirmons et non seulement l’autorisons car son but est dans l’autorité même de cette naissance,
 
Qui permet la viduité dans tout ce qu’elle a d’aristocratique détermination, dans tout ce qu’elle situe par les prédominances individuées et supérieures, dans tout ce qu’elle conjoint par son rayonnement et sa puissance attractive, par les jeux harmonieux des complémentarités qui se désignent et se destinent à la création du Temple Humain, par les multiplicités qui embrasent la destinée et la façonnent, l’orientent et la devisent, l’acclimatent et la signifient,
 
Multiples rives et multiples forces qui trouvent paroles, qui enseignent leur Verbe, qui inscrivent leur stance, qui participent leur hymne, s’éperdent du creuset pour naturer leur Esprit, reviennent en ce creuset pour s’éprendre et se renaturer dans les principes immémoriaux, repartent à nouveau pour fulgurer le Vivant et l’épanouir à la pure viduité du Chant qu’ils sèment et moissonnent, Moissons nées de l’Éveil, moissons natives qui s’expriment,
 
S’adulent et s’ornementent, moissons diversifiées dont les clartés se répandent et parfois s’obscurcissent, se tarissent et se désertifient, jusqu’à oublier le creuset qui leur permis de naître, et d’autres encore qui s’induisent et s’insinuent s’accroissent et se diversifient pour monopoliser ce creuset qui ne brille plus que d’une lumière obscure et indéfinie, reflet terne qui s’alimente de sa propre dénature qu’il convient d’infléchir et non d’ignorer,
 
Dans le devoir de Veille qui est le nôtre au propos de notre Ordre, ce devoir majeur qui n’est un vain mot, qu’il ne suffit de complaire, qu’il ne suffit de dire mais d’agir dans sa formalité la plus exacte et la plus vaillante, dans l’insoupçonnable maîtrise qui lui tient lieu de respire, et dont les temps ont comparu l’ordonnance, respire de l’éthique qui ne doit se corrompre, de la justice qui ne doit s’affadir, de la beauté qui ne doit s’enlaidir,
 
De l’harmonie qui ne doit disparaître et il ne s’agit là, que l’on ne se trompe, d’un argument de défense, mais bien d’un argument conquérant, qui ne cherche ni gloire ni triomphe, ni paraître ni honneur, car composant intime du Devoir qui nous sied, ce Devoir vis-à-vis de l’Ordre qui ne connaît ni de lieu ni de temps pour exprimer sa vitalité et sa viduité, ce Devoir vis-à-vis de l’Ordre dont nous sommes officiants et qu’il nous convient de consacrer sous peine de nous perdre,
 
Et de le perdre dans des inconséquences dont les abstractions s’éprennent, Veille, ai-je dit, Veille de l’Éveil, de ses potentialités, de ses accords, de ses pouvoirs, de ses correspondances, de ses novations, veille qu’en aucun cas l’Éveil ne devienne par une de ses formes structurées ou informes, l’autorité qui prédestine à l’Ordre qui ne serait plus qu’un mot et non une réalité, qui ne serait plus qu’une évanescence portée par un support atrophié,
 
Dont la signification dénaturerait le sens de toute volition comme de toute ordonnance signifiante, Veille pour le lendemain à naître, Veille pour les Etres qui viendront naître, en le sein de l’Ordre, et qui doivent trouver sur le seuil de nos Temples l’ultime condition de leur réalisation, la virginité du champ d’action de leur pouvoir comme de leur capacité au pouvoir, la virginité du champ d’Œuvre de leur accomplissement comme de leur épanouissement,
 
Au-delà de toute tutelle qui n’est point celle de l’Ordre et de son enseignement, de l’Ordre en sa structure et son organisation immémoriale, Veille permettant d’éradiquer les leurres, et les attroupements de leurres qui cherchent à asseoir un pouvoir qui n’est pas de ce lieu, qui n’est pas de ce temps en ce lieu, Veille de l’Éveil, ai-je dit, et que l’on n’accroît un seul instant que cette formule ne soit qu’une formule, car elle puise en notre détermination,
 
En notre appartenance, en notre réalité sa puissance et sa formalisation, car elle trouve en chaque cœur qui appartient à l’Ordre, dans ses ramifications une résonance incoercible, n’en déplaise, tel est le signe et telle est la volonté, et il ne suffit de croire un seul instant que le désordre pourrait acclimater une prédisposition qui serait malléable pour en généraliser la volition, pour en corrompre le parcours et en insinuer le fleuve porteur,
 
Pour en asservir les fondements et en assigner la présence, non, il ne suffit de croire et d’espérer, nulle contrainte ne viendra ternir l’identité, dans son éclat et sa flamboyance, dans sa réalité et sa portée majeure, l’Ordre est Vivant et demeure, et demeurera malgré toutes les forces qui chercheraient à comprendre sa viduité et la finaliser dans une servilité dont elle n’a que faire, car sa viduité est propre et ne se doit d’aucun autre signe que celui qui est le sien,
 
En elle se tiennent le sacre et son couronnement et en conséquence elle n’a besoin d’aucune autorité pour lui servir ce couronnement et ce sacre, en elle se tient le ferment de toute potentialité et donc aucune potentialité ne peut l’immobiliser, et ce serait faire preuve d’un orgueil démesuré ou d’une inconscience judicieusement domptée mais acculturée pour accroire un seul instant qu’une tentative de désintégration de la volition de l’Ordre soit possible,
 
En son état et en son ordonnance, car ce serait oublier que là où les Etres passent demeure sa réalité et son firmament, demeure son intégrité et son rayonnement, au-delà de toute duplicité et de toute servilité, au-delà de toute faiblesse comme de tout enchaînement insinués et forgés, ceci exposé, convient-il pour chacun d’entre nous, quel que soit le souci de son appartenance, quel que soit le souci de son autorité près ces appartenances,
 
Et quel que soit son pouvoir du plus humble au plus noble, convient-il pour chacun d’entre nous, dis-je, de bien réfléchir sur le sujet évoqué, afin de se ranger soit dans le rang des constructeurs, soit dans le rang des destructeurs de l’Ordre qui nous tient lieu, et nous expose, de l’Ordre immuable qui je le rappelle s’appartient et ne nous appartient, car l’enjeu de notre réunion est là, et il ne faudrait croire un seul instant que cet enjeu ne soit pas important,
 
Important pour chacun d’entre nous, important pour chacun de nos Ordres, important pour le devenir de l’Ordre dans sa réalité, ses objectifs et sa densité et cet enjeu peut se résumer dans une seule question que tout un chacun doit se poser, et qui n’appelle à mon avis aucune réponse positive ou informelle, qui est la suivante : devons-nous nous soumettre à Thanatos ou bien au-delà de ses reptiles déterminations combattre sa déshérence ?

 
 

Table
 
 
RESCRITS
 
À THANATOS
 
 
Digressions 5
Premier Cercle 11
Deuxième Cercle 25
Troisième Cercle 39
Quatrième Cercle 53
Cinquième Cercle 67
Sixième Cercle 81
Septième Cercle 95
Huitième Cercle 109
Neuvième Cercle123
 
Table 137

 
  
 

A LE PECQ
LE 01/04/1992
Relecture le 06/04/2008
VINCENT THIERRY

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