RESCRITS AUX PROTOCOLES

RESCRITS
 
 
  

 AUX PROTOCOLES

 
  

DIGRESSIONS

 

Et l’horizon blême des glauques incertitudes s’en vient animer de fertiles réticules les mondes à propos aux miasmes déshérités, nous qui venons de si loin, des villes aux vastes desseins dont les circonvolutions explosent des rythmes et des danses initiés par l’orbe serein des âmes légères, nous voyons son oriflamme se tresser d’amertume dans le jour fangeux qui dissipe les fumées des masses agglutinées dans la boue de l’aube qui se méprise et se respire,
 
Et notre jeu dans ce caprice funèbre ne sera de lire dans la pensée du monde les orgasmes de la lie qui se ploie et se déploie mais d’ouvrir les cercles qui la précipite dans la fange bulbeuse ou se trouve le parfum sauvage de l’ignorance ignorée qui s’accouple à la pulsion dantesque de l’incompréhension et de ses sœurs déliées, la haine, le sommeil et l’orgie, les fresques hautes en couleurs qui ne s’ignorent mais qui se veulent ignorées afin de ne ternir l’idée d’une juste demeure,
 
Nous n’avons et n’aurons de pitié dans le sentiment qui s’anime, se propulse et se démystifie, nous n’avons et nous n’aurons d’injure ni même de violence plus décriée pour annoncer sur la route des brumes opiacées qui se dérivent des sursis lapidaires aux étreintes de ses rives qui ourlent un fleuve de fange dont les horizons noirs et moisis s’écoulent vers les plaintes du lendemain qui lentement mais sûrement avorte dans un lit de douleur et de clameur,
 
Et notre Chant dans la vision qui se devise ne viendra cerner les terreurs et les peurs qui s’affrontent afin de ne s’enlaidir du pourpre message qu’elles deviennent dans les finalités trépidantes qui s’harmonisent dans la juste défiguration de l’aube tourmentée où pleut un soleil noir dont la mélancolie affolante s’enivre de flores tamisées par la terre embrumée d’oasis métalliques aux plastiques pudibonds qui s’inventent des écritoires et des crachoirs,
 
Des urinoirs déféqués soulageant les menstrues de civilisations qui agonisent dans le fumier divin de la prosternation et de la reptation, chancres en semis de ces poubelles de l’humanité qui ne tient de son nom ce jour que les écrins de ces miasmes qui font et défont les heures, qui font et défont les temps, qui font et défont les rives de la pure incantation comme de la pure abnégation, sans le moindre esprit de Vie sinon celui de la désintégration de ses forces vives,

Loin de nous l’idée de critiquer, la critique est facile aux reptiles assoiffés impuissants à la création, à ces forces malhabiles qui ne jouissent que dans le fumier et ne peuvent éclore que dans le délit, dans la bestialité et l’ornementation de la bestialité, nous ferons un constat et dans ce constat lui-même rechercherons les liens qui peuvent s’épuiser et d’autres qui peuvent éclore, des réalités, la réalité tangible permettant d’officier les lendemains à naître et essaimer,
 
Le Verbe est Souverain, ainsi le restera-t-il, le propos n’est pas de désigner, mais d’opérer au-delà des signes Humains les probités sans allégeances, les formes signifiantes et les conséquences majeures qui édifient et construisent et non ne détruisent, toute destruction étant inutile, la destruction étant impropre au créateur, indéterminée dans ses fonctions, ainsi, que chacun dans ce dire ne se retrouve, aucun procès n’est là pour altérer sa viduité,
 
La Vie est expérience et nécessité dans l’accomplissement de son ouvrage, et chacun est accomplissement de ses multiples routes, ces multiples qui dans l’ordonnance du Vivant viendront se conjoindre pour se déterminer dans la pure éloquence du Vivant et non plus dans ses scories et ses aberrations, nées des œuvres en leurs applications, nées des signes et des idéaux qui se bâtissent et se détruisent, s’orientent et s’accomplissent, parfois se divinisent puis s’ignorent,
 
Ainsi des jeux du Vivant dans l’orbe de ce Chant parlerons-nous, par les cercles en spirale qui ne s’oublient, par protocoles les desseins majeurs qui naissent, se dessinent, s’incarnent, s’immobilisent, se détruisent pour renaître, dans l’accomplissement ou bien la destruction, toujours construisent le rêve du Règne et de ses ornementations dont les fractales lentement mûrissent afin d’ordonner dans la veille le cycle du Chant qui marque de son renouveau l’iris éclos...




Premier Cercle




Constat des siècles en silence, dans l’aube devenue des mémoires qui s’altèrent, le fruit de l’orbe se destine et montre les maux dans leurs essors et leurs finales ardeurs dont les vacuités sont des promesses stériles et des œuvres trépassées que les chants défigurent et dévisagent dans l’astre qui demeure et s’obnubile dans un présent d’abîme dont les candeurs suffoquent et les précisions s’édulcorent pour mieux naître la perversité d’un drame acquis,
 
Le premier cercle est en cet ambre défini comme le cycle des remparts qui poudroient de lamentables errances dont les fruits amers stimulent les poisons qui permettent de digérer les lépreuses divinations et les incantations surannées dont les développements légifèrent l’ordonnance de la destitution de tout ce qui est vie au profit de l’abysse d’une ménagerie que les animaux fuient, épouvantés par tant de hargne et de démesure dans son front de citadelle,
 
Mesurez, le désordre est un règne et ses palpitations nées des prismes qui se conjurent s’enveloppent de lianes équivoques dont les vertiges tissent des lames de fonds qui s’irisent dans le courant desséché des marches qui se délectent et s’apprivoisent dans les conséquences de leurs racines maladives et outrageuses qui poussent et repoussent à l’infini la destinée pour naître l’écume d’une houle avide dont les litanies s’épanchent et se sursoient,
 
Le cœur se brise dans un déchirement plaintif, l’âme s’éperd en ces pulsions qui se définissent, il y a là tout un univers qui se plie et se déplie pour s’offrir à la prostitution du désordre, à ses cris vengeurs, à ses démons familiers, à ses ornements sans beauté, à ses largesses qui infusent des denrées pitoyables que les êtres de ce temps larmoient dans des soupirs de rêve et des soupirs de songe qui vont et viennent les densités d’une destitution orientée,
 
Clameur dans l’aube qui se lève, clameur dans la nuit qui se respire, l’orbe en semis s’étiole et la pauvreté lentement s’insinue pour formaliser les matières brutes qui permettent de suffoquer la présence de l’éternité, un seuil qui se dépasse et ne se lamente, un seuil qui s’éblouit d’artifices dont les rives effeuillent les virginités des temples pour ruisseler des messages ordonnés qui vampirisent la conscience d’être, l’obligent et l’assoient afin qu’elle ne se rebelle,
 
Ces formes ne s’affadissent mais bien au contraire prennent de l’amplitude pour correspondre des éloquences dont les veuleries ne se perçoivent, dont les affines partages sont dénaturés de tout propos qui se culmine, et l’ambre à genoux dans cette distorsion des rythmes lentement devient de reptation la conjecture favorable permettant l’assouvissement et ses fadeurs oisives qui témoignent la désunion de l’idéal et de la pratique des essors souverains,
 
Et ce ne sont les mémoires qui se parlent, se devisent, et se témoignent, ce ne sont les mémoires qui ce jour sombrent dans la lie de l’opportunité, du bien penser, de l’odeur fétide des lâches abandons, de la survie tout simplement, qui se définissent pour montrer l’éclat délétère des pensées qui s’abîment, le rien devient l’éclat, le tout n’existe plus, sinon comme une bourrasque sur la plaine qui s’amenuise, sinon comme un tableau déchu qui respire une couleur unie,
 
Non point la couleur vive et vaillante mais la couleur née de l’ensemble des couleurs qui se dissolvent pour naître une morne incertitude qui dans son austérité se plaint de sa noirceur, de son dégoût et dans sa parousie sombre dans le sommeil pour ne plus se voir, pour ne plus s’entendre, pour ne plus s’idéaliser, sinon comme le moment qui s’imprègne et dans son agonie perdure sa promesse de n’être plus, essor qui se libère de fumerolles dont les senteurs sont pauvretés,
 
Et l’arbre dans cette glauque indétermination ne se nourrit plus, il a perdu ses atours, il a respiré des parfums sans vie, il sombre avec délectation dans sa paresse et s’organise pour s’approprier le dernier respire de tumulte dans lequel, orgiaque en sa pensée, il peut croire encore, il peut espérer encore, il peut parodier la vie et ses splendeurs, il peut renaître, le croit-il lui qui ne croît plus, lui qui s’enlise dans le ferment de l’entropie visitée...
 
Qu’ivoire en son état, et les fruits du vivant se disent dans l’aventure qui s’octroie, l’univers en son lit d’innocence se tournant et se retournant pour ne plus écouter les plaintes et les douleurs affligées qui s’éperdent dans des respires incongrus dont les facettes s’épanchent dans des règnes adventices dont les marques sont des sites de la pluie des royaumes qui agonisent dans leurs forges assoupies et leurs flammes oubliées, toutes forces épuisées qui se lamentent dans l’oubli,
 
Terre de marches hautes en couleurs, en fresques et en mémoire, dilapidée ce jour dans la suavité des éclairs qui perlent des mensonges et ne font voir de la vie que les étreintes houleuses du venir et devenir dans l’association des rives, dans la dissociation des chants, dans l’affliction des conditions, dans la fiction des organisations, dans la conjonction des pérennes densités qui s’édulcorent en ces semis et se prosternent dans la glaise pour s’avilir et s’ignorer,
 
De la Cité qui fût de l’histoire impartiale, de la Cité qui régna un jour pour ne plus demeurer les rives qui se parlent, pour l’unité des âges et des Peuples, pour l’unité des cycles et des sens, pour l’unité des forces et des stances, la Cité dans son flot s’incarne et se respire par les lieux enfantés, méprisable sous l’horizon qui cerne ses limites, ses impitoyables destitutions et ses corvéables souhaits, augure qui se marginalise et suffoque la densité de la Vie,
 
Dans son avance magnifiée qui ne se construit plus, l’œuvre vivante qui se veut, l’œuvre vivante qui se fait croire, lors qu’en l’histoire elle ne fût que piège pour les vivants, les errants en son lieu se devant de l’esclavage, les errants en son sein sans témoignage, tout un Peuple bâtisseur bâtissant sur les ossements défraîchis des guerres outrageuses et des franges isolées serviables et malléables dans la duplicité des mythes qui s’imposent et se reconnaissent,
 
Ivoire dans la brume des opalescences divergentes le front de l’art qui se révèle et se justifie pour les consciences prisonnières des rêves et des songes, pour les utopistes en renom, gagneurs d’îles en règnes qui ne se sursoient, plongeurs de l’inconscience qui se veut idée dans la pure dominance de l’ignorance, nectars des orées traversées par les nuageuses fumerolles de la destinée qui se veut statique, imperturbablement moirée de la poussière et de ses vagues natives,
 
L’aube de ce sillon évertuant les masques et signifiant les marques de l’horizon qui naît, destructrice de l’aristocrate détermination, louant un mimétisme barbare dont les sophismes s’épurent dans le pillage des arcanes du Sacre, puis anéantissent leurs plus hautes consécrations pour les réduire à la simple portée de leurs faces sans faces qui improvisent de ruines en ruines les métempsychoses qui se ravissent et s’obligent dans la lie de l’indétermination,
 
Voile de larmes dans l’arme du soupir qui se nargue et s’approprie, à bon escient semble-t-il dans La ressemblance du pouvoir qui se dit et dans la maîtrise de ce pouvoir qui se croit, toutes forces en éclats par les cités nées de l’orbe de la Cité s’enchantant de leur vœu le plus précoce et le plus nubile, au nom de la vertu mensongère qui obnubile et illumine, au nom de la vertu dessinée qui lentement s’insinue pour violer les consciences et les prosterner à son cri,
 
Cri de meutes en sommeils, cri de meutes encapuchonnées par les dires ignorants qui veules et reptiles caressent les miasmes et les adulent afin qu’ils deviennent les oriflammes de la matière qui se submerge et se délecte de sa propre infamie, cri du chant qui se demeure et s’isole dans la trépidation des louanges qui aspirent à la plus sombre dénature, dans l’annonciation du songe qui devient rêve, dans l’annonciation du sommeil qui devient de l’abstraction le réel,
 
Qu’ivoire le faste et ses embrasements dans le tumulte qui explose dans des rayonnements serviles, et d’autres malléables toujours conquérants délivrant au-delà de la suffisance les lumières du règne assombri, fête sans vie voyant la vie se taire et s’initier dans la mesure impartiale et dominatrice des masses houleuses régies et supervisées dans les fractales désinences qui se ploient et se déploient afin d’advenir les délires et leurs justifications prononcées...  
 
Ce signe est en sommeil dans la volonté du terme qui se régit, et l’orbe en son principe, dans le tumulte des vagues qui se parlent, se parodient et s’identifient, l’orbe en semence des rives égarées rugit un verbe dont le doute flamboie par la sphère les termes d’un corail qui ne luit plus sous le soleil, qui ne vit plus sous la nue des âges somptueux mais s’éclôt de moires aisances en moires aisances afin de se parfumer d’un détail qui se révèle de l’ivraie l’éclat,
 
Le sommeil est là, dans sa puissance profane, et sa puissance conjuguée dont les essors s’éploient dans des ailes diaphanes couvertes des multiples efforts de l’être pour se reconnaître au milieu de l’éclair, pour se renaître au milieu de la lumière, qu’il ne correspond, l’ambre en semis des envergures futiles devenant ses lieux et ses précisions avortés dont les phares masquent les étranges circonvolutions de la pensée qui lentement s’épuise et naufrage,
 
Parfum des algues en mémoires, parfum des algues en détail, le vœu du règne s’étiole et dans la pauvreté des genres se confine, il n’y a plus d’essor, il n’y a plus de vie, il n’y a plus de site dans l’aube qui se précise, les vents mauvais ont tu les racines de la beauté, de la justice et bien pire encore, de l’harmonie qui se voulait, se tressait, s’identifiait, et dans la noblesse de l’iris ne reste plus qu’une larme pour se noyer et s’oublier afin de désespérer,
 
Faiblesse du signe, faiblesse de l’horizon qui se voile de ses maux, de ses armes infidèles qui ruissellent le sang des passants, non seulement le sang physique mais le sang de l’âme et de ses espérances houleuses qui forgèrent des Temples à Midi avant que ne s’écroulent leurs pierreries sur le lit de l’aventure éprise de la lie et de ses turpitudes légères et délétères, ces voix en semis qui se partagent dans les lagunes de la fragilité et de la désunion des cœurs fanés,
 
Qu’un respire défaille dans la nuit ardente qui coule ses songes d’îles en îles en voyant des amertumes les signes de ses conséquences et les étreintes de ses pures dénominations qui abritent le désert des mots, et la tristesse d’un séjour, et l’écume encore des litanies qui soufflent parmi les temples des actes obligés qui s’en viennent de cils austères à la rencontre de la nef brisée dont le cœur martyrisé éclate dans la brume offerte et messagère,
 
Viduité sans principe, viduité exonde qui ne peut se rebeller, tant le terme de ses outrages la pensée profonde qui l’immole et l’œuvre dans la fiction des rives où elle se dénature, viduité profane des langueurs monotones qui ne trouvent plus qu’un rempart dans la folie qui demeure, un rempart de matières dont les insondables exploits s’abreuvent de parfums mélancoliques et suaves qui parlent de la mort comme d’un seuil favorable dans l’astre désespéré,
Cette mort de tous les jours, cette mort qui se parfume de la tendresse comme de l’immoralité la plus subséquente, toute voie dans l’oriflamme de son séjour parlant de fier allant le cil convenu des nuées qui se frisent dans les fresques et s’ordonnent dans le préau des voix qui se demandent et se questionnent, qui se respirent et s’incantent dans l’ouvrage de la déraison qui obnubile et témoigne de ses satisfactions nubiles comme de ses satisfactions morbides et caduques,
 
Qu’il ne suffit de croire, qu’il ne suffit de voir, les tempes fraîches d’hier devenues grises et impatientes des mémoires qui se subliment, des mémoires qui se divinisent, il suffit de regarder et inscrire la plainte qui se révèle des austérités et des forces adventices en leurs colères comme en leurs masques, pour en finaliser l’inconscience téméraire qui broie, dilapide, exclue, contente et dans le jour de l’hiver le plus nocturne épanche les floralies de la déperdition,
 
Ces floralies sans naissance, ces floralies avides, ces floralies destructrices de toute vie par les flammes qui scintillent et flamboient des ivresses qui ne sont plus passagères mais le respire des temps présents, en lesquels les êtres n’ont plus de lieu, n’ont plus de force, n’ont plus d’existant, n’ont plus d’écrin, portuaires d’amers élans dans la candeur insoupçonnée des âges de la Vie qui ne se méprisent mais se correspondent dans la finalité de l’onde qui fulgure ces moissons...
 
Ainsi le drame effeuillé du novice couvert de la bure de lin offerte aux vents de la disgrâce dans le chant sans couronne qui se lamente et se précise pour l’ordonner majeur dans la pluie des œuvres et la pluie des heures au zénith assombri, tel des cimes les épanchements qui se cristallisent pour orienter les sèves et les marquer du sceau de l’infamie au corps nubile qui s’offre sans comprendre le lendemain lors que ne se décille le visage d’airain qui se parodie,
 
Le sommeil est vainqueur de ce site, et ses ornements apurent les divinités pour les circonscrire dans la poussière des mythes avant qu’elles ne deviennent les menstrues de l’oubli, les exhalaisons de parfums surannés dont les algues partent vers un voyage sans cristal, là-bas, dans les règnes des abysses ou se tient le rire et le carnage du rire, l’immolation des temples et la suffisance des rides, tout naufrage consumé en son œuvre messagère,
 
Et l’âge futile dans ce rite, l’âge exond de ses caresses et de ses tendresses, l’âge sans royaume qui se disperse dans les élans qu’il croit généreux, l’âge englouti dans le crime du penser, le crime de naître et de vivre la grandeur, le crime d’être tout simplement, l’âge se disloque, se brise, et se glorifie de cet état qui le nucléarise et l’atrophie pour permettre la naissance du rien qui se doit d’animer les circonvolutions temporelles de ce lieu de fiction et d’abstraction,
 
Regard du jeu de la jouvence, regard du jeu de la jouissance et de la délectation profane, le cil toujours voilé se correspond et dans l’âtre du chemin flamboie des scories qui s’éparpillent et se révèlent sortilèges des âmes de ce couchant, allant et venant les parures pour les inonder de leurs diluviennes dysfonctions qui ébauchent des granitiques démesures dont les orbes attisent les haines et les farouches déterminations de l’inutilité de la vaillance,
 
Le lieu devient ignoble et l’ignoble devient la couronne que portent les êtres dans une fanfare agglutinée dont les clameurs ne se discernent mais se mêlent et s’entremêlent afin de former un bloc adipeux sans beauté ni harmonie, sinon celle de la force primitive qui inclue l’aberration et ses exactes ascensions, ses mobiles trompeurs et ses dérisions forcenées, toutes houles qui lèchent les terres vives pour les rendre moisissures sur la terre du Levant,
 
Le conte en cet essaim des marges de la force qui se lie et ne se délie, les fers puissants de la pensée atrophiée soudant les chaînes les unes aux autres afin que le moule se signifie sans errance parmi les genres, les couleurs et les idéaux, afin que toute manœuvre ne soit ouverte mais fermée dans le grand cercle fauve qui ne menace mais accapare et respire chaque souffle de la vie dans ses clameurs et ses respires vifs et incarnés, vifs et majestueux,
 
Étreinte du sommeil qui se relit, étreinte de ce chant qui vague après vague témoigne des dormeurs qui semblent naître à l’éveil mais qui s’endorment à nouveau sous la pulsion des mots qu’ils n’ont conçus mais qui ont été conçus pour eux, qui ont été chantés et enchantés pour les rendre servile et fiable à la domesticité, autre figure de l’esclavage bien plus horrifiante que celle démarquée, la domesticité étant acquiescement et non obligation,
 
Où le songe et le rêve s’identifient, où le réel agonise, essaim des libres désinences qui se conjuguent dans l’essor de plaire et de complaire, et non de se démarquer sous peine de se voir traîner dans la boue, justiciable à souhait des ferments de lois iniques qui ne se voient pas car en parures des voiles qui ferment les yeux des vivants sur leur état prononcé, d’esclaves appropriés épanchant leurs racines dans le miel des satisfactions instinctuelles,
 
L’instinct devenant maître de l’éclat des orbes civilisateurs, l’instinct en sa fonction inversée libérant les forces permettant la cohésion des scènes de cette pièce qui se joue sur toute la surface de la terre dans un ouragan allant de la simple parole jusqu’à la plus dure violence, afin d’instaurer sur le sommeil sa dictature féroce avide de domination pour la domination, inscrit du chant qui ne se perçoit dans le rite samsarique de ce cercle dominé…

 

Table

RESCRITS
 
AUX PROTOCOLES
 
 
 
Digressions 5
 Premier Cercle 11
Deuxième Cercle 25
Troisième Cercle 39
Quatrième Cercle 53
Cinquième Cercle 67
Sixième Cercle 81
Septième Cercle 95
Huitième Cercle 109
 Neuvième Cercle 123
 
Table 137

 
  

A LE PECQ
LE 17/06/1991
Relecture le 06/04/2008
VINCENT THIERRY

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