ROSERAIE DE LUMIERE


ROSERAIE
DE
LUMIÈRE



Prélude


… Ne voyez des rives de ces Temples le temps s’estomper et la gravure de la Vie s’étoffer de leurs contes, de leurs cycles, de leurs enfantements,

 
Tant d’azur dans leurs nefs constellées des couleurs vivantes qui affirment, autorisent, dessinent des arcs-en-ciel dont les voies s’en vont pluvieuses de jours d’horizon,
 
Cet horizon si souvent lu dans les yeux de la victoire, ces yeux qu’emporte le devoir de la gloire et de ses forces, de ses nefs adventices qui sur les flots des mers houleuses, des océans tempétueux s’avancent, fières, esquifs portant la Voix messagère,
 
La Voix de la rencontre de toutes éclosions, ici, sans mystère dans la contemplation qui fût, allant, venant les fruits de l’indicible éclair qui ne s’arrête, ne s’interprète, ne se fige, ni même dans l’imaginaire perception, ne cesse,
 
Car l’aventure Humaine en son sein se révèle, se perpétue, dans l’émotion des jours et dans les chants de la nuit, dans la densité du granit comme dans la douceur sablière, dans cette éternelle Lumière de l’Univers qui baigne de son calice Solaire la beauté réfléchie de l’harmonie souveraine,
 
Univers parmi les Univers, corolle d’un calice d’étreinte supérieure, devisant le sort dans l’évolutive clarté du parcours vivant, de ce qui semble éphémère au pas éprouvé, mais qui par-delà cet éventail apparaît dans le cœur de l’Être comme son étonnant rivage à naître, perdurer, et annoncer, dans la félicité du levant comme du couchant,
 
Dans cette félicité magnifique que seule respire l’architectonie nuptiale, et là, dans l’iris de la perfection, féconde pour transcender chaque faste, chaque fresque, chaque épopée, tant individuelle que générée,
 
Toutes voies dans la Voie, sans refuge, s’affirmant, s’autorisant, s’initiant, se décuplant, se bravant, dans un enchaînement qui eut pu paraître insolite à celles et ceux, rescapés des plus grands drames, mais qui dans la féerie des mondes bien au contraire entonnent ce chant de l’aventure qui se doit de naître, éveiller,
 
Et resplendir par-delà les contenus barbares, les îlots de granit, et les pierres brisées des splendeurs d’antan, de ces roses fanées qui renaîtront les roses éternelles, avec leurs parfums, leurs désinences, le déploiement de leur flore gravitant et l’espace et le temps pour formaliser dans le cœur du cristal l’opale du destin,
 
Et nous-mêmes, feux follets d’un orbe diamantaire dont nos cœurs purs ne s’effrayaient mais admiraient la beauté, preux Chevaliers d’un temps qui semblait de déshérence alors que s’annonçait dans les frimas de l’automne un enchevêtrement majestueux, naturel et serein, que nos âmes se devaient d’aventurer pour en connaître les ramures comme les racines enfantées,
 
Il y avait là un solstice de vaillance et de promptitude que les galops furieux de nos chevaux ne savaient estomper, nous renvoyant alors un écho somptueux qui nous enivrait d’une gloire certaine,
 
Et l’or du firmament d’un seul coup nous apparut, là, immense et fier, couronne frontale de toute espérance comme de tout miracle éperdu, retrouvé aux fiançailles de l’Amour éternel qui nous était Règne et devoir,
 
Transhumance des cœurs qui parlent en ces pages au-delà des rythmes de la passion effeuillée, dans la pulsation des Univers qui ne se déclament mais s’enchantent de la pure harmonie de l’Absolu Divin et Souverain…

Création
Omne virum, ex ovo
Tout être vivant provient d’un germe

 
 Ma très Chère,

 
Depuis notre dernière entrevue dans ces coulisses du théâtre de Marmont, bien des choses nous sont venues dont leur entente vous sera agrément.
 
Vous rappelez-vous les clameurs qui sont venues après la prestation des acteurs, et le feu aux joues des innocentes, et la rudesse des verbes qui déferlaient, qui pour huer, qui pour admirer, qui pour s'exclamer, qui encore pour simplement murmurer.
 
Ce vent du verbe public, dans les digressions des Temples nous fut nouvelle qu'il me faut vous exprimer, car je sens là comme une érosion des chants que ne saurait retarder ce que je vois destinée, sinon à la peine, dans une infinie décadence qui est le prisme d'un ivoire incertain.
 
Mais prenons mesure, fort l'honneur, rien dans ce monde n'est définitif, tout est ouverture, comme il en existe dans ces symphonies qui enchantent notre moment d'affine liberté.
 
Regarder ce monde c'est prendre de la distance et dans ses notes mélodieuses retrouver la perfection qui anime ce tout.
 
L'Histoire peut nous en être propos, mais en ses racines, compte tenu des intempérances de notre écorce terrestre par les millénaires, et subséquemment la perte de repères, nous faut-il plonger non dans l'imaginaire, mais dans ce verbe de nos traditions qui ont enfanté nos rêves, nos espoirs, et parfois nos allégories.
 
Le sens est ici divination de la surconscience, compréhension de ses arcanes et enfantement de ses stances qui sont là, présentes, et que chacun de nous, par la constante de notre parturition cosmique peut dévoiler, révéler, dans la félicité du Verbe.
 
Oh, non point celui de l'apprenti sorcier qui se délecte dans sa moisson avide, mais dans celui du chant qui ne s'interrompt mais se répond.
 
Digressions dans la nature même du dire, nous y voici et dans ces fleuves qui s'alimentent de gerbes florales si nombreuses, dont chaque Peuple est initiateur, des Nordiques passages aux frontispices des déserts rutilants de bosquets azuréens, jusqu'aux gouffres des forêts dont les orées sont d'amazones recrues, enfantant la nature même de la beauté de l'œuvre passagère de l'humaine persévérance.
 
Y voir, y croire, il ne s'agit, mais bien au contraire s'y inscrire pour effeuiller les aventures de ces siècles de fortune, de misère, de lumière mais d'ombre aussi, dans ce grand cri de l'humain voyageur, témoin de son temps.
 
Par les racines solidaires, voie des voix qui se racontent, s'opacifient, se lamentent, ou ivres de joie portent le flambeau des renaissances, de ces invariants qui guident l'évolution à son terme, et ne se brisent sur les contractions temporelles qui se déchoient.
 
Ainsi les mesures, les notes étant les Êtres Humains, la composition l'ensemble comme les sous-ensembles des Êtres Humains, la symphonie, la désinence de leurs rencontres dans le corps de l'épanouissement ou bien de la division, advenant soit une ode souveraine, soit une cacophonie, dont maintenant il me reste à vous entretenir.

Origine

 

Ma très Chère,
 
Qu’il ne suffise du temps, alors que du fait de la tempête je suis réfugié, il m’est maintenant permis de vous écrire.
 
Nous en étions à la lecture de l’origine.
 
Qu’il me soit donné ici de vous éclairer sur les certitudes qui s’enfantent et dont les fondements ne sont que les manifestations des illusions qui se consacrent.
 
Vous le savez, notre petite planète à l’âge respectable de quatre milliards cinq cents millions d’années, se situe dans la très grande périphérie d’une galaxie souveraine, elle-même incluse dans un superamas de galaxies, elles-mêmes interdépendantes d’amas encore plus puissants.
 
Et cette petite planète, si bleue, si belle dans cet espace fabuleux nous vit naître, comme elle verra naître des milliards d’Êtres Humains dans le cadre du temps qui lui est donné à vivre, le sens même de l’évolution voulant voir ses écrins s’initier aux purs espaces dans le déplacement, l’agencement des floralies les plus vives.
 
Le soleil, notre source de vie puisatière va devenir une géante rouge, pulvérisant tout l’état de notre système planétaire, puis une naine blanche, enfin un pulsar, tel un signe que de son sein s’initia la Vie, en ses degrés et en ses déploiements.
 
Une inscription majeure, témoignant de cette force que l’évolution nous contraint afin de nous affirmer dans la connaissance tant du microcosme que plus tard du macrocosme.
 
Là, bien des théories s’enseignent, de celle du bing bang, qui verrait naître l’ensemble de ce que nous nommons l’univers – mais cet univers est-il le seul ? – de celle de l’univers en expansion, de celle de l’univers en régression.
 
Toutes voies sont ouvertes dans la contemplation et la préhension de ces lieux qui nous sont donnés à contempler et agir.
 
Mais si nous regardons au plus près, nous découvrons que l’implicite n’est pas nécessairement l’explicite devant la majesté des ordonnances qui nous lient.
 
L’Espace est force et énergie, comprenant des réseaux complexes qui tels nos réseaux neuronaux, exploitent toutes les dimensions, dans l’ascension comme dans la fertilisation, un champ d’œuvre qui dévoile là la pure beauté de la création.
 
Il livre à nos sens l’écume d’un Océan gigantesque, où les nefs sont ces galaxies qui vont l’avenir, et où l’Océan lui-même est matrice de tout devenir de par les forces qui interagissent chaque facette de leur essence.
 
Une conscience donc, une conscience très certainement que nul ne peut ce jour éclairer sinon que dans des concaténations sublimes, lesquelles dégagent des énergies absolument extraordinaires dont nous ne nous servons pas actuellement, mais qui seront demain ressources de notre capacité de joindre d’autres mondes comme d’autres Univers.
 
N’en doutons pas.
 
Et la question nous vient, mais de quelle origine ce tableau magnifique ?
 
Et là se précipitent toutes les croyances jusque d’ailleurs dans l’athéisme le plus profond, qui éliminé, initient la consécration du Créateur de cette magnificence, que chacun en sa rémanence formelle évoque comme Dieu, ce Grand Architecte devant lequel nous ne pouvons que nous incliner sauf à croire un seul instant au hasard qui n’est rien d’autre qu’une autre face de la nécessité, ce qui élimine donc totalement ses frasques, ses rets, ses sacres.





TABLE DES CHAPITRES

 
 ROSERAIE DE LUMIÈRE

7 Prélude
13 Création
Omne virum, ex ovo
Tout être vivant provient d’un germe
19 Origine
23 Immanence
27 Transcendance
31 Rémanence
35 Contemplation
39 Action
43 Détermination
47 Initiation
51 Compassion
55 Interprétation
Variorum
Divers
61 Histoire
65 Indo Européens
69 Projection
73 La pensée gréco-romaine
77 Rome
81 Judée
85 Maya
89 Europe
93 Fondation
97 Civilisations
Sic transit, gloria Mundi
Ainsi passe la gloire du Monde
103 Aryen
107 Inde
111 Égypte Maya Chine
115 Asie mineure
119 Grèce
123 Rome
127 Les Empires
131 La Rencontre des Empires
135 Le monde Contemporain
139 Apparences
Veni, Vidi, Vici
Je suis venu, j’ai vu, j’ai vaincu
145 La Tripartition
149 La Théocratie
153 La Royauté
157 L’Empire
161 La République
165 Socialisme le Capitalisme
169 La Dictature
173 Le mondial socialisme
177 Oligarchie
181 Transparence
Felix qui potuit rerum cognoscere causas
Heureux celui qui a pu pénétrer les choses secrètes des choses
187 Bouddhisme
191 Mithraïsme
195 Monothéisme
199 Judaïsme
203 Catholicisme
207 Islamisme
211 Protestantisme
215 Évangélisme
219 Nihilisme
223 Insinuation
Si vis pacem, para bellum
Si tu veux la Paix, prépare la guerre
229 Théosophie, New Age, Lucis Trust
233 Franc maçonnerie, B’nai B’Right, Round Table, Pilgrims
237 Instituts de Relations Internationales, RIIA, IISS
241 SRIA, Golden Dawn, Fabian Society, Rose Croix
245 Aspen, Tavistok Institute, Club de Rome,
249 Bilderberg, Trilatérale, CFR, Pan Europe
253 Organisation des Nations Unies
257 OMS, OMC, FMI, Unesco
261 Banques Internationales, BRI
 265 Globalisation
Est modus in rebus
Il y a une mesure en toutes choses
271 Racines bio géo historiques
275 Communes
279 Département - Régions
283 État Nation
287 État Inter nation
291 Multipolarité
295 Empires
299 Symbiose
303 Ordre Mondial Naturel
307 Détermination
Sursum corda
Haut les cœurs
313 Déterminant Universalité
317 Déterminant Scientifique
321 Déterminant Intellectuel
325 Déterminant Spirituel
329 Déterminant Individuel
333 Déterminant Généré
337 Déterminant Culturel
341 Déterminant Politique
345 Déterminant métapolitique
349 Avenir
Vade in pace
Va en Paix
355 Intégration solidaire
359 Intégration complémentaire
363 Intégration synthétique
367 Intégration harmonique
371 Intégration symbiotique
375 Imperium
379 Intégration naturelle
383 Intégration cosmique
387 Devenir
401 Œuvres de Vincent Thierry

 

Vincent Thierry
France, Sèvres, La Rochelle, Royan
23/05/2016


 

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