SEMEUR D’ÉTOILES

  • SEMEUR D'ETOILES

Semeur d'étoiles


I

Inscrit du temps comme de l’espace …


Inscrit du temps comme de l’espace, le Verbe assiste
Le préambule des écrins et des rives qui résistent
Aux distorsions confondantes qui mènent la brume
Et ses conséquentes orientations, voies d’écumes.
Toutes sentes conquérantes ne s’immobilisent ici
Mais s’instaurent et vivent les flux de l’harmonie,
Qui brillent de saisons nouvelles à voir et parfaire,
Pour conjuguer l’existence et son vœu sans mystère
Dont les orbes saillissent les ambres d’une élégie.

L’Élégie, des mânes exquis de la beauté, frappe à la porte de la consécration des âmes, des rêves et des fêtes sous le vent, dans l’azur souverain, nous conte la frénésie des séculaires consonances, complaintes de gestes de bravoures,  fers de lance des armoiries limpides où les fastes éblouis procréent notre secrète histoire parmi les temps.

 
« Il y a là, émaux, des cithares, vibrant l’infini des ciselures de diaphanes constellations aux fruits hivernaux, vertu de couronnements, consignant des joyaux d’espérance, des armes sans écueils et des parousies hautes en couleur, que, vestale, une strophe décore de forces abyssales, où des écrins pleuvent des arcanes aux déambulations songeuses. »
 
Glèbes en jachère, où le verbe plonge afin d’en dénuder et épurer les tourbes et les limons de leurs transes et leurs sevrages,  clameur d’un dessein brillant de la formidable armature les espaces enseignés, qu’un cil transmute par l’horizon, ici, là, plus loin, pour d’agraires destinées, parlant de l’éloquence d’une aire propice, résolue, agréée, et comblée.
 
 
« Native perfection devisée par les Sages, délivrant dans leurs balbutiements improvisés et mémorisés, comme des algues en miroir, un arrangement se répercutant sur les cimes de leurs mondes, se prononçant non dans des illusions adventices, mais dans des expansions motrices finalisant le discernement de toutes demeures, des plus humbles aux plus opportunes. »
 
Discours talismanique de vive harmonie, dévoyant les excroissances délétères pour venir le sceau d’une sacrale désinence, se menant par la douve des allées de ronde dans la baie d’un royaume délaissant, sans nombre, les prismatiques vacuités, pour s’offrir à une luminosité sereine, qui ne s’épie mais se grandit par la vivacité éthérée d’œuvres accomplies.
 
« Corrélation d’hymnes proclamés, délibérés par des nefs parfumées d’agrumes, innervées et gréées de forte souche, celle incorruptible aux sablières errances, celle forgée par les tempêtes antédiluviennes, celle enivrée par le chant,  une racine inventive et curieuse voguant avec alacrité, lentement mais sûrement, vers les Océans les plus purs. »
 
Aux fermentations opiacées de sèves, déployant ses oriflammes par les fronts d’or d’un chemin sûr et limpide, bruissant une glorification naturelle, par les lisières des forêts les plus pernicieuses comme les plus sombres, pour palpiter un cœur animé, sans égarement, devant ses oscillations messagères, tressées d’un respire au devenir céleste.
 
« Que ne masquent les roulements des tambours de bronze, préséances de cantiques incarnés de vœux nourriciers, inscrivant leurs féeries dans des dorures aux attachements votifs, libérant sous des cieux safranés, l’élan spontané et triomphant d’une cité dominante et impériale, nacre de la persistance de toute existence. »
 
Dans un flot insigne où se réverbère une luminosité levant le voile de moiteurs aux courses splendides et rares, hâlant, par des vagues ensorcelées, le chant de cristal de l’Oiseau-Lyre, Dieu des dynasties ouvrant ses portiques, aux intenses langages, les uns héritiers, les autres bâtisseurs, les dernières densifications d’un règne enchanteur.


« Leur flamme, aliment de la source, dans ses degrés les plus opalescents et les plus vivifiés, fulgure les forteresses, de houles turbulentes d’avenirs, ourlant d’un frais propos les esquifs, les plus humbles comme les plus puissants, navigue les lambris de terres adulées aux peuples accueillants, citadins de libelles enfantés de hauts vols gracieux. »
 
Factum aux vêtures respectables et stylisées où les enluminures sont sevrages de gemmes et de cristaux, ruisselant des chroniques d’hier et d’aujourd’hui, attisant le parement de clairvoyances, adages de nectars, et de vigueurs déterminées, en adéquation de préceptes monastiques que les Temples assurent d’une pérenne équité.
 
« Messagère, toutes voiles dehors, s’en venant deviser, par les carènes aux miroirs de quartz et de fragrances, l’ivresse du bonheur des âges sous le vent, par les îles aux passementeries solsticiales comme aux équinoxes solaires embrasés, tous en liesse des parcours de fleuves aux rives coriaces, protectrices de transports puissants et fiers. »
 
 
Le règne est là, dans cette axiomatisation intime, corrélant les jugements pour d’une loi solennelle carguer le signe étincelant, vers l’alcôve de la révélation, mesure par les intrépides alluvions érigeant les cités, arborant leurs manteaux de gypse, leur cacophonie de jade, et leur mansuétude diamantaire, charriant l’essence d’une randonnée distincte et supérieure.
 
« Perception lucide aux secrets orientant de la nature les prémisses de la rencontre des énergies les plus subtiles et les plus sublimées, que la route des échanges détermine aux poudroiements des nuées dissipant calamités et ouragans naufrageurs, générant des prouesses chanceuses par les corps les plus divers martelant le limon et ses grenats d’ivoires lumineux. »
 
Préambule de forces célestes aux bouillonnements intenses, où le lys de la parturition des grimoires ne s’émerveille, mais féconde la tonalité du verbe aux marches du corail où l’albâtre et le porphyre professent dans la majesté insigne, un hommage de la Vie à la Vie, dans ses concordances les plus transparentes, les plus équilibrées et les plus sûres.
 
« Approfondissement des poèmes procréés par la pluviosité sacrée, liseré des cours des intelligences exposées, paisiblement, s’attelant pour œuvrer, dans une témérité audacieuse, des sentences aux coordinations votives, sui ne s’inventent, mais s’explorent dans une pensée fulgurante resplendissant le berceau des goémons, séjour des odes. »
 
Appréciation du caractère des nidations sublimes atteignant des crêtes parées de soieries colorées de vifs éclats, par les marbres nuageux, où officie l’imaginaire, dans ses vertus, ses tendres logis épanouis, et ses fiers zèles qui vont, volition, les villes à prendre, les cités à conquérir, en ces temps qui ne s’éperdent dans une bucolique mélancolie.
 
« Car gravité des félicités exondées des fugacités, des termes naissant dans la méticulosité une assomption, que regarde l’érudit dans la sapience d’un foyer lumineux, bordé de floralies, témoignage de fresques induites, ardeurs de semis impérieux fondant, moissonnant la postérité d’un devenir de nectar, miel des saisons. »


Où l’ambre, dans ses allégories, dresse de festifs honneurs, que le bruissement des ressacs décrit somptuosité, de domaines ne s’estompant mais amorçant, dans une tempérance mélodieuse d’oiseaux mythiques, fêtant le renouveau, l’ascension de la transmutation, par les glaises encore humides de saillies, d’une temporalité qui se cherche et se retrouve. 
 
« Tandis qu’en frondaison, les suavités des heures s’écoulent dans le fluide des mots séparant l’ivresse de la beauté, partagent un sable mûr, concaténé et rebelle, pour mieux s’affermir et ternir les imprécations des cycles, où des phares constellent des fenaisons d’anses parodiées et d’isthmes ordonnés, à une exigence de maturité. »
 
Se distinguent ici les firmaments sans failles, symboles des ornements de la prescience, inaltérable, clémente, découvrant aux sujets le but à naître, ouvrager, prospérer par l’Éternité, dans une attention incontestable, car par la clarté des sphères, orientant le sens commun protecteur, rayonnant la probité et l’excellence.
 
« Prisme de flux ne se noyant dans l’inexistence et ses refuges, mais, disposition de la pluralité, ne se spoliant, aménageant, composant, une organisation des plus vivifiantes comme des plus conquérantes, permettant d’accéder, au seuil d’une expression incarnée, envol de souffles conduisant à leur terme ses fruits naissants et supérieurs. »
 
Par les grèves parfumées de soupçons d’oasis, adulant une rayonnante sensation de fraîcheur, où se conservent, la racine du lieu et du lien féconds, promontoires des ivres panaches d’une épopée ciselant une souveraineté, ici, aux jardins de félicités armoriées, parlant de citadelles étranges et circonstanciées par-delà les faubourgs de la nue.
 
« Où le Verbe, par leurs dimensions ressourcées puis canalisées de sillons portuaires aux prestigieuses capacités affines, se prononce, liesse de la légèreté des orbes dans un chœur aux opulences perdurées et mélodieuses, turbulences, d’une vague aux contenus irisant et affermissant les terres pour les advenir portées sublimes d’un répons. »
 
Villégiature des armées, nuances dénombrées du granit, aux enseignements gradués qui ne se nécrosent, car perfections du règne des multiples univers, gardiens d’avant-veille, contournant leurs contractions, investissant leurs embellissements pour amener leurs parcours, quintessences, vers la permanence magnifiée. 
 
« Leur fracas se fait entendre, virevolte puis se dissipe dans d’aériens crachins véhiculant le sursis de la pâmoison du présent, accompagné par la voix perspicace des anachorètes retenant la faveur de leur formidable avance à Midi, que le soleil dévisage, émoi des flores et des faunes réfugiés dans les profondeurs des forêts de mousses bleuies aux sépales cristallins. »
 
Où surgit, par leurs coursives limpides, la médiation, aux accents magistraux, de l’impérieuse exigence de succès, entourée de ses correspondants, arborant des intensités accentuant des vivacités, neutralisant des emportements, incertains et dévoyés, recueillant leurs éloquences, éliminant leurs combinaisons profanes afin d’en abstraire le but...

Table


 I
 
5 Inscrit du temps comme de l’espace …
 
II
 
37 Vêture sacrale …
 
III
 
69 De grands sacres …
 
IV
 
101 Tandis qu’enseigne le Règne …
 
V
 
133 Libres vagues de profonde maturation …
 
VI
 
165 Émotion dans le Chœur …
 
VII
 
197 Aube sous le vent …
 
VIII
 
229 Clameur des silences …
 
IX
 
261 Des lumineuses incantations …
 
 
293 Table


Vincent Thierry
France, Royan, Villefranche de Rouergue, Montalivet
Le 15/11/2017



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