SOLSTICE

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SOLSTICE

 
  


Prologue

 

Puis, inexorable, viens le jour où sonne pour toi l'heure de te retirer de cette scène, et tu t’en vas les mains vides, vides de l'essentiel (...) faute d'un enseignement adéquat, faute donc de savoir ce qu'il en est de toi-même en vérité, tu t'en vas toujours captif de ta méprise, toujours enlisé dans ta confusion, toujours plongé dans ta dualité, tu poursuis ta course folle, tu poursuis ton errance.
 
Voici un enseignement rigoureusement juste. Si tu t'appliques à comprendre tout ce qui est dit, finis pour toi tous ces états odieux de souffrance, de tourmente, de torture intellectuels, finis pour toi tous ces états effroyables d'angoisse, de désespérance, de détresse, fini pour toi l'état d'errance ...

 
Paul de Séligny
 
À Voir en Voyant tout ce qui Est ...
 
V.T.
 

... Du dessein de l'Ordre ...

 
 
  

Ainsi te dis-je, dans la nue qui resplendit toutes faces de ce coeur Terrestre, verras-tu la beauté révéler la justice et la tempérance annoncer une ère nouvelle, des feux d'ambroisie jaillir des fontaines de jouvence pour sanctifier ce présent du renouveau de l'Age de la Terre, Empire en son chant et chant de l'Empire naissant, dans une forge mystique s'élever les voix pour se répondre et pour répandre l'Idéal souverain de la communion et non plus du mépris, de toutes faces vers toutes faces,
 
Heure harmonieuse s'il en fut où les Humains s'enchanteront pour rejoindre par-delà la matérialité des faits la spiritualité de la Voie, unis par-delà le site aux Sites des ambres glorieux ayant franchi ces étapes tumultueuses de l'alpha vers l'Oméga, maîtres et sûrs de l'aventure à déployer dans le mystère sacré de la Création formelle, en ce lieu de la Temporalité, initiation au degré de l'Espace en Voie de l'Absolu, O marche novatrice où tu verras les oriflammes se réunir pour forger l'Universalité,
 
Ainsi te dis-je, O Enfant de la Terre, en marche vers l'Or Spirituel qui sacre chaque étape de la Vie, ainsi verras-tu la Paix régner sur cette opale des Univers, manifestation du Chant de l'Etre naissant, et dans le sillon vertueux se joindre à la pure incantation de la Vie parmi les Univers dans la reconnaissance du lieu et du destin, dans la compréhension du Chant et de son Œuvre parmi les nombres et les forces qui s'inscrivent et s'évertuent à la réalisation grandiose de l'Œuvre majeure,
 
Dans l'Ordre et la mesure, loin du chaos comme de l'infertile démesure, du signe la flamboyante des demeures en Voie d'accomplissement, représentation de chaque état de la Vie dans le Temple sacré où s'inscrivent le devenir et sa foi inexpugnable, dessein des âges et des chants, dessein enfin reconnu de la Terre et de son déploiement, l'Etre Humanité, microcosme et macrocosme de l'Ordre Impérial rassemblant sous son étendard la pure novation de la Vie, exact accomplissement de l'épanouissement qui se doit sous le regard de l'Absolu ...


 
 
 

... Le Sage passant ...

 
  

Des cils éveillés sur l'aube ouatée de prairies nuptiales,  le regard dérive les tumultes du Verbe d'Or ver le lac bleui dont les irradiations profanes marbrent l'ivoire de veines azurées où l'onde s'éclôt avant que de se dissoudre dans la nue fertile de l'ambre profane, un ciel flamboie cette demeure et le cristal y forge son lit d'Amour, nef de Temples majestueux où s'en viennent, serments de l'Ame, des cohortes volatiles aux chants surannés, l'Aigle en leur aire, divin principe de l'œuvre Solaire frontale,
 
Du site embrasé, perçant les flancs des monts d'émeraudes,  dans la pluviosité des shistes et des grenats, ce feu pénètre l'astre et sa grandeur,  et dans le poudroiement des floralies diluviennes, son coeur précipite la destinée pour l'offrir à l'immortalité du signe connaissant, dessein du moment sublime, voyant de l'œuvre ou l'œuvre s'épanche et dans le tourbillon des flux du temps fulgure la couleur exondée du rite des renaissances, que le Sage parait, monarque en ce déploiement d'arcs en ciel éployés,
 
Mesure désignée, au pas le ressac du firmament et de ses limites ataviques, dans la graduation des cycles le Reptile argenté, stance des flots et des nuageuses radiations des sens de la Terre, lové dans la contemplation indéfinie de la supérieure désinence, faste et grandeur comme préciosité du Vivant dans l'ordre et le désordre lui-même, du chant la parure et les séquelles du chœur déchu, déjà renaissant à la vibration fertile de l'Univers décuplant les fresques colorées comme pour mieux les exfolier,
 
D'ivresse azurée, onde sans surface que traverse le Sage venu des cimes éclairées, vaste et prompt dans sa démarche, des flores le parfum embaumé, des faunes la compagnie d'un Aigle et d'un Serpent, le Feu et l'Eau aux racines prairials, la Terre et l'Air pour parchemins, vifs incarnats de ce Temple élevé sur la Croix originelle, décuplant ses triades dans le silence des cieux pour en graver les mystères afin qu'un jour naisse et que par cette naissance se déploie l'Univers dans une perfection soudaine ...




Table


SOLSTICE
 
 
 
SOLSTICE 3
 
 
 
 
 
 
•      Prologue 5
•      Du dessein de l'Ordre ... 9
•      Le Sage passant ... 11
•      Parmi les Astres ... 13
•      Où vient l'Azur ... 15
•      Temps d'Or des pluviosités domaniales ... 17
•      Où le Chant s'ivresse ... 19
•      Dans la nécessité de la Voie ... 21
•      Hommage qui se doit ... 23
•      Symbole de la majesté ... 25
•      De l'élan fertile ... 27
•      Mesure du Zénith ... 29
•      Dans la flamboyante Sacrale ... 31
•      Du Verbe la mesure ... 33
•      Du Chant de la Vie ... 35
•      Voie Souveraine ... 37
 
Table 39
 
  


Le Pecq
Le 15/06/1986
Le 07/01/2004
Vincent Thierry


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