L'EMPIRE KOUCHAN


VINCENT THIERRY

De Pangée puis de la Laurasie nous viennent nos racines multimillénaires, d’Hyperborée les vastes conquêtes des Aryas se déversant dans le creuset des Indes, de la Perse, de la Grèce, de la Baltique jusqu’au Danube et l’Océan Atlantique et les rives de la Méditerranée, éveillant la multiplicité se formalisant par de hautes œuvres, sacrales, magnifiées, sculptant pour l’ardeur solaire de Dieu, la couronne d’Empires se succédant, jusqu’à l’apothéose des trois fils du Ciel au Ier siècle après Jésus-Christ, à l’est, l’Empire des Hans en Chine, à l’ouest, l’Empire romain, et au centre, gardien de toutes diffusions des matières comme des philosophies et des religions, l’Empire des Kouchans, dont ce rescrit retrace l’épopée multipolaire.


© 2022
PATINET THIERRI ERIC
Éditeur : © Patinet Thierri 2022
ISBN 978-2-87782-756-0
ISBN 978-2-87782-754-6
ISBN 978-2-87782-755-3

1 Texte 317 pages


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L’EMPIRE
KOUCHAN


© 2022
PATINET THIERRI ERIC
 
Éditeur : © Patinet Thierri 2022
ISBN 978-2-87782-756-0
ISBN 978-2-87782-754-6
ISBN 978-2-87782-755-3

I
 
Ab Origine
 

 
 

La caravane s’étirait interminablement, les premières étoiles s’annonçaient, entourant une lune dense, déjà s’interrompait sa marche pour laisser à chacun le repos mérité, après les agapes nocturnes, les feux de camp maintenant accompagnaient la luminosité stellaire. Arius, Romain, accompagné par son père électif Olên, Scythe, devisaient, le sage enseignait l’histoire de ce monde au jeune homme, tout ouï sur les flots de ses monèmes immortels.
 
 
 
 
 
Brassage de terres et de mers, dans la profusion sommes-nous, et, où que ton regard se porte, l’énergie majestueuse, incorruptible, est là, intarissable, présente en chaque grain de poussière, par-delà l’éphémère, allaitée par la musique des sphères, le temps comme l’espace y sont des sentes, des allées, et bien plus des routes qui, dans leurs passementeries, ne flânent ni ne vagabondent, mais suivent imperturbablement une logique impérissable.
 
De l’origine à l’éternel, notre passé répond de notre avenir dans cette course sans fin, sinon la finalité de notre renaissance dans les arcanes de la création qui persiste, s’amplifie, se magnifie, se déploie par-delà les erreurs de l’abstraction et du vide pour s’accorder, de ramures en fibrilles, afin de poindre l’exhalaison ardente d’une légitimité qui se révèle, se confère, s’ajuste et s’ennoblit, dans, et par une persévérance sans austérité, car libre, accrue et signifiante.
 
Nos poètes ont fredonné et chantent encore sa mélopée, d’une joie conférée et animée, assistés de la sonorité des embruns et de leurs résurgences, nos philosophes inscrivent sa tempérance et sa sagesse arbitrale, nos géographes et nos historiens en cherchent, devinent, restaurent, récupèrent l’ultime écheveau de ce qu’elle fut, et de ce qu’elle est, et de ce qu’elle sera, par le sentier de la prescience, celle qui ne se soumet mais s’autorise, toujours en avance, de son flambeau guide le substrat.

 
Ce brasier sous nos pieds nous parle de ses migrations les plus élémentaires, de ses forces les plus tempétueuses, de ses amplitudes les plus éclairées, et de ses désirs les plus sacrés, perlant de ses souffles illuminés les contraintes des dynamismes qui en jaillissent, et par là même en pérennisent les convections, par des agencements rejoignant la stabilité, comme il en est de toute chose, ici-bas, comme en haut, sans servitude, sans glorification.
 
Le destin n’étant de charge mais bien l’éclair qui passe afin d’affiner la présence du créé par toutes innocences comme par toutes concrétions habiles, sans terme de victoires sur l’insoupçonnable, car il faut aller au-delà de sa vision pour en concevoir l’essence comme la substance, en parfaire les désinences et en œuvrer par complémentarité les reconnaissances, ces devises dont les perfections ne peuvent se soustraire à la nature exacte qui leur parle.
 
Là, telle celle de notre Terre vigoureuse qui est le fruit de notre expérience, elle nous emmène par ses miroirs et ses ondes aux réflexions amènes qui ne se dissolvent dans l’évanescence mais expriment ses partitions pour mieux la comprendre, par-delà le statisme de considérations sans le moindre fondement, autrement celui d’un déséquilibre emportant vers l’idolâtrie, celle des anathèmes, celle des bruyantes distorsions aux moisissures fatales.
 
Dont nos sources sont multiples, dont les éclats rugissent par les courses aux galops furieux d’adventices conséquences, marbrant les éclisses de ces heures de pérégrinations houleuses, parfois fâcheuses, quelquefois sans tourments, à l’image de ces vastes flamboiements terrestres recherchant les espoirs d’une pérenne condition, qu’ils ne trouveront dans le changement des courants et des laves sous la semonce des cieux, la vitalité ne se laissant contraindre.
 
Par les marasmes des buccinateurs, mais seulement par la maîtrise de leurs concordances, de leurs ébruitements et de leurs fières élévations, alors l’imagination déroulant, portuaire, ses divinations, ses échos, ses mansuétudes et ses révélations, tandis que l’ambre majeur dans sa stipulation affine la pensée, et témoigne de ses opérandes où la magie fulgure, et emporte pour singulariser tout un chacun en ce lieu du sacre, et déjà, par le cours ouvragé de l’empyrée.
 
De Gaïa les prompts chemins, ici de la transmutation des eaux, là de la péréquation des terres, couverts par les ardeurs des aquilons, au ferment de l’horizon solaire, le cœur palpitant de la novation qui fonde, déambule, ramifie les splendeurs de la Vie dans ses ramifications les plus novatrices comme les plus destinées, recélant l’imaginable comme l’inimaginable, par l’éloquence des gravures tectoniques, aux mouvances impériales, épanchant un lieu généré...


 

L’EMPIRE
KOUCHAN


5 - Magistère

9 - I Ab Origine
41 - II Par la route ancestrale
73 - III Aux Royaumes fécondés
105 - IV Par l’Éternel retour
137 - V Vers le Levant Solaire
169 - VI L’Empire se dresse
201 - VII Des Voies sublimes
233 - VIII La synthèse magnifiée
265 - IX Où l’horizon est oriflamme
297 - La Race de l’Esprit
301 - Cartes
 
  
305 - Table
 
309 - Œuvres de Vincent Thierry


 
 

 
Vincent Thierry
France, Les cinq Noyers, Royan
Le 13/11/2022



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